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ATLANTIS CHRONICLES - Ten Miles Under Water

Publié le par Nono666

ATLANTIS CHRONICLES - Ten Miles Underwater
Coroner Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/atlantischronicles

ATLANTIS CHRONICLES_Ten Miles Under Water



01. Enter The Bathysphere... / 02. And Embrace The Abyss / 03. Echoes Of Silence / 04. Thousands Carybdea / 05. Homocene / 06. Ten Miles Underwater / 07. L'ivresse des Profondeurs / 08. Architeuthis Dux / 09. Tales Of Atlantis / 10. Stomias Boa / 11. Behold Kraken / 12. William Beebe

Pas facile de s’y retrouver dans l’historique des parisiens d’ATLANTIS CHRONICLES. Le groupe s’est formé en 2010, mais officiait avant sous le nom ABYSS, et quand je dis « avant », ça veut dire depuis 2005. Faut il prendre en compte l’historique d’ABYSS pour parle d’ATLANTIS CHRONICLES ? Comme personne ne me dit « non ne fais pas ça ! », je vais m’gêner tiens. Deux groupes en un ? Une évolution genre « pokémon » pour des musiciens qui semblent fort attachés à la thématique marine ? Je me suis réécouté Against the Sea, l’EP 5 titres sorti par ABYSS en 2009, et quelque chose de drôle m’a frappé. Le morceau "Into The Tempest" est peuplé de bruits de naufrage, alors que l’ouverture de Ten Miles Under Water se fait sur les bruits apaisants des profondeurs, d’une eau abyssale brassée par les vagues (ou d’une baignoire qui se vide, je ne sais pas trop dire : blague) : donc même thématique (obsession ?) peut-être, mais en différent. Passons sur les détails de ce que j’ai eu du mal à suivre dans la transition entre ABYSS et ATLANTIS CHRONICLES, et parlons plutôt de ce bien bel album (je viens de détruire mon suspens), car oui, c’est un bien bel album. Ouverture : "Enter the Bathysphere" qui ne nous donne pas d’autre choix que de nous plonger dans cette ambiance particulière, entre le calme des eaux profondes et la tourmente des vagues de surface. Une intro dont découle naturellement "And Embrace The Abyss" qui donne la part belle aux guitares et nous donne à voir que la voix sur cet album s’apprête à tout déglinguer. Nous arrivons au titre "Echoes Of Silence" : belle antithèse tant dans le titre même que dans la correspondance du « Silence » avec la teneur du morceau. Des ruptures de rythmes, une maîtrise technique exposée sans pour autant délaisser l’aspect mélodique (ce qui fait plaisir, c’est quand un solo de guitare va vraiment dans le sens du morceau et l’enrichit, rien ne m’agace plus que l’astiquage de manche frénétique « histoire de »), un chant agressif et puissant : un morceau de cinq bonnes minutes qui nous tiendront en haleine du début à la fin, ils tiennent le rythme, les morceaux suivants en témoignent. "Homocene" en particulier, qui encore une fois prouve qu’un solo de guitare n’est pas forcément trop long, et qui, en démarrant sur les chapeaux de roue, s’achève en un soupir, avec des bulles d’oxygène et une voix étouffée au grand pouvoir évocateur. "Ten Miles Under Water", le morceau éponyme, qui vient confirmer que cet album est superbe que je le réécouterai, n’est pas sans rappeler GOJIRA, le solo de guitare chantant en plus et quelques sons plus « coreux » (non pas « coraux », et j’ai pas placé toutes les blagues sur la mer auxquelles j’ai pensées, alors bon, laissez moi celle là). "L’ivresse des profondeurs", court morceau atmosphérique à base de guitare sèche et d’effets sur la guitare électrique qui feront penser au chant des baleines, intervient comme pour nous laisser le temps de reprendre notre souffle, et c’est ensuite reparti vers les fonds marins hostiles pour "Architeuthis Dux" (c’est le nom latin d’un calamar de 10 mètres de long, si ça ça donne pas envie de hurler « unleash the Kraken ! » …) où les guitaristes s’en donnent manifestement à cœur joie, et tant mieux, parce qu’on en profite au passage. "Tales Of Atlantis" m’a tout de suite parlé, d’abord parce que le mythe de l’Atlantide, c’est pas rien, mais aussi parce que le chant envoie du lourd, autant que les guitares et la batterie : et voilà ce que j’appelle un groupe, c’est équilibré, c’est fluide, ça fait de la place aux copains. Même le bassiste y va de son petit solo. Ce morceau sonne épique et magistral, tout est dans le crescendo de puissance, dans le déploiement des forces : un début guitare/batterie avec des riffs percutants, pour ensuite éclater dans une débauche de mélodie qui s’achève pourtant une minute avant la « fin » du morceau, pour laisser place à nouveau aux bruits de plongée sous-marine, et toujours cette voix étouffée comme si elle était incapable de regagner la surface dans son exploration du monde du silence. "Tales Of Atlantis" est un morceau qui demande un peu de temps pour reprendre son souffle, mais ATLANTIS CHRONICLES en décide autrement et nous jette dans la gueule du "Stomias Boa" (je vous invite à taper ça dans Google image, il n’y a pas que des bestioles sympas dans la mer…) et de ses sons plus Metalcore. "Behold Kraken" sonnera également « Metalcore » et nous emportera dans un tourbillon de vitesse : ATLANTIS CHRONICLES souhaite nous essouffler ? Nous forcer à nous entraîner à l’apnée ? Nous voici au dernier morceau, "William Beebe" du nom de l’inventeur du bathysphère qui lui permit d’aller explorer les profondeurs de l’océan. Un long morceau instrumental, qui donne le meilleur aperçu possible de la maîtrise des musiciens d’ATLANTIS CHRONICLES : les mélodies, les rythmes… ou comment conclure dignement et magistralement un superbe album concept (ou peut-être est-ce carrément un groupe concept ?). Le vocabulaire me manque pour décrire tous les moments notables de ce morceau (je suis faible mais j’y travaille), le meilleur conseil sera alors de l’écouter, et jusqu’au bout. Moment de silence, on se dit « déjà fini ? », puis, retour des bruits sous-marins, « I become aware of my fate », commence la voix avec l’effet dont-je-ne-connais-hélas-pas-le-nom … Oui, je sais que je mettrai un 9/10 à Ten Miles Under Water, et que j’essaierai à chaque écoute d’approfondir encore un album si riche qu’il demande beaucoup d’attention. Un superbe album, grand bravo, et merci.

Chronique : Nastassja

Note : 9/10

 

Atlantis Chronicles
 
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