IGNIS FATUUS - Soulbreaker
IGNIS FATUUS – Soulbreaker
Autoproduction
Style : Melodic Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/ignis.fatuus.fr
01. Soulbreaker / 02. Cries Of The Innocents / 03. Darkness Centuries / 04. When The Earth Dies / 05. Ignis Fatuus / 06. Reign Of Hypocrisy / 07. Procession Of Damned Souls / 08. Sleeping Hate / 09. My Epitaph / 10. Twist Of Eternity / 11. Soon Rising Of Hell
Groupe initié en 1995 du côté de la Franche-Comté sous forme d’un quintet, IGNIS FATUUS publiera deux démos en 1996 et 1997 avant de splitter ou en tout cas de disparaitre totalement de la circulation. Quinze longues années plus tard c’est un album autoproduit nommé Soulbreaker qui nous permet de prendre des nouvelles du groupe devenu quartet et avec Dan et Yves comme uniques membres d’origine. La recette des Français consiste en un Thrash/Death Metal mélodique, c'est-à-dire avec des leads de guitare plutôt bien ficelés d’ailleurs, de laquelle nous évacuons de suite le défaut de la production, la batterie sonne plastique et incroyablement petite (particulièrement flagrant sur le blast de "Cries Of The Innocents" donnant une couleur Black à l’ensemble), les voix, en plus d’être doublées, l’une gutturale et l’autre plus criarde, se trouvent exagérément mise en avant, reléguant les parties de guitare au second plan. Et pourtant, ces riffs sont plutôt inspirés et les parties accrocheuses d’un "Ignis Fatuus" répondent parfaitement à des choses plus sombres comme sur la chanson titre ou encore "When The Earth Dies". Et puis, il y a des défauts de production comme la fin d’"Ignis Fatuus" s’arrêtant nette comme s’il y avait eu un gros plantage derrière et que l’on avait du couper au court, ou l’introduction de "Twist Of Eternity" arrivant comme un cheveu sur la soupe. Sans être rédhibitoires, ces défauts accrochent l’oreille sur des détails au risque de passer à côté de très bonnes choses comme l’instrumental "Procession Of Damned Souls" ou le titre que le groupe avait dévoilé avant la sortie de l’album "Sleeping Hate" montrant un travail d’écriture un peu plus soigné et une énergie destructrice bien maitrisée. Il est clair, que sur scène, ces titres trouveront un impact bien plus important que sur ce premier album à la production handicapante, toutefois, on retiendra que des capacités réelles sont là, prêtes à être utilisées à bon escient et avec une personnalité loin d’être facilement compartimentable dans des comparaisons de toute façon stériles. On ne peut qu’encourager ce groupe à persévérer en espérant qu’ils réussissent à enchainer rapidement avec un deuxième album.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 6/10

