VIOLENCE FROM WITHIN - Idiocracy
VIOLENCE FROM WITHIN - Idiocracy
Send The Wood Music
Death/thrash atmosphérique
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/violencefromwithin
01. Impossible Reality / 02. Virtue Or Dishonor / 03. Futile Belief / 04. Sins Of Humanity / 05. The Umbilical Regeneration / 06. Cruelty vs Compassion / 07. Fanatic Sufficiency / 08. Absolution / 09. Decadent Stupidity / 10. The Human Problems
Quintet lyonnais formé en 2007, VIOLENCE FROM WITHIN signe, avec Idiocracy, son deuxième album, après Reminiscence qu'ils avaient auto-produit en 2009. C'est le mixage, bien meilleur sur Idiocracy, qui révèle toute l'essence de ce groupe inventif dont la singularité nous frappe dès "Impossible Reality", court morceau d'à peine deux minutes en guise d'introduction en douceur. J'aime quand les morceaux s'enchaînent sans pause, je suis servie. Dès ma première écoute je suis tombée en admiration devant "Virtue or Dishonor", qui est un concentré de toutes les qualités musicales de VIOLENCE FROM WITHIN. Des rythmiques très bien étudiées, parfois « Kornesques », alliées à un chant Thrash/Death, le tout entrecoupé de passages atmosphériques très « post » : un mélange réussi, et qui frappe par sa fluidité, malgré les nombreuses influences et les fréquentes ruptures de rythme. Les lyonnais n'ont apparemment pas assez des dix pistes de l'album pour se fatiguer, et nous livrent 42 minutes de plaisir auditif. On sera ravis de l'intro de "Moderns Sins of humanity" (sauf peut être l'effet trop « synthétique ») et du tempo un peu plus lent que sur les morceaux précédents. Une longue montée qui calme un peu le jeu après le rythme effréné du début de l'album et qui laisse chaque musicien s'exprimer. On trouvera invariablement un gros travail sur les rythmiques, qui, à mon avis, est pour beaucoup dans l'étonnement que l'on peut ressentir à chaque morceau. Sur "The Umbilical Regeneration", on notera l'évidente influence de groupes comme BENIGHTED dans les riffs de guitare, mais cette agressivité vient contraster avec les passages atmosphériques et parfois même « heavy » de ce morceau. Si la production d'Idiocracy (chez Send the Wood Music) est bien meilleure que celle de Reminiscence, leur précédent opus, je dois quand même dire que j'ai du tendre l'oreille sur "Cruelty Vs Compassion" pour percevoir la voix, et pourtant Viann a l'air d'avoir du coffre ! Je dis « il a l'air » parce que ça, on ne peut réellement le savoir qu'en live (cf le groupe DWAIL). Il y a certains passages où il est flagrant que la batterie et la guitare ont été mis en avant, mais c'est parfois un peu trop, ça nuit à l'équilibre et personnellement, ça a perturbé mon écoute. Il faut quand même avouer que le batteur envoie du lourd, c'est certain, mais c'est quand même pas une raison pour laisser le chanteur hurler dans son coin (et bizarrement, rien à signaler au début de l'album). Après le morceau d'introduction, retour sur un intermède teinté très « post », avec guitares atmosphériques à souhait, avant le retour à la brutalité technique avec "Decadent Stupidity", deuxième coup de cœur de cet album après "Impossible Reality", qui m'a fait penser à KHUDA, sans pour autant que l'on crie au pompage. L'album finit sur "The Human Problems", morceau qui transpire la mélancolie et qui m'a fait frémir les poils des avant-bras, avec un sample de la voix de Jack Fresco (« Let me say it again: communism, socialism, fascism, the democrats, the liberals- we want to absorb human beings. Women's Lib- ALL organizations that believe in a better life for Man! There are no Negro problems, or Polish problems, or Jewish problems, or Greek problems, or women's problems. They're Human problems! ») grand idéaliste souvent moqué mais néanmoins visionnaire. Je vais expliquer ma note : à la première écoute, on est submergés par le talent de VIOLENCE FROM WITHIN, leur maîtrise technique et leur art de mélanger les genres. Cependant, les écoutes répétées peuvent se révéler lassantes : pas assez de mystère, tout est là, on saisit tout au bout de trois ou quatre écoutes. C'est simplement ce petit jeu de redécouverte qui m'a manqué, mais un grand bravo, car Idiocracy est démentiel.
Chronique : Nastassja
Note : 7,5/10

