STONE SOUR - House Of Gold & Bones Part 2
STONE SOUR - House Of Gold & Bones Part 2
Roadrunner Records
Style : Alternative Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.stonesour.com
01. Red City / 02. Black John / 03. Sadist / 04. Peckinpah / 05. Stalemate / 06. Gravesend / 07. '82 / 08. The Uncanny Valley / 09. Blue Smoke / 10. Do Me A Favor / 11. The Conflagration / 12. The House of Gold & Bones
Le premier volet date de l'année dernière, et voici donc la deuxième livraison de ce double album, un an plus tard (faire paraître un double album en deux fois ça fait plus de sous, le double en fait, bah oui). L'impression que m'avait laissée House of Gold & Bones Part 1 était plus que mitigée, surtout sur la voix de Corey Taylor, que même sur un album, il avait du mal à tenir en chant clair. Voilà au moins un point amélioré sur House of Gold & Bones Part 2, et nous avons l'occasion de le constater dès la première chanson de l'album, "Red City", qui fera frémir les fausses dread-locks de ta petite sœur rebelle dans la cour du collège. Ce morceau plutôt mollasson pour une entrée en matière, a quand même un passage très connoté « sludge » plutôt surprenant, qui rend ce morceau moins lassant à écouter, et qui laisse rêveur quant aux capacités inexploités de STONE SOUR à varier les plaisirs. Les morceaux oscillent entre ballades, refrains radiophoniques, et riffs saccadés bien sentis qui accompagnent la voix délicieusement rauque de Corey Taylor. Les chansons "Peckinpah" et encore plus "Stalemate" sont représentatifs de cette tendance aux refrains qui ne détonneraient pas en génériques de séries pour lycéens... Cependant, c'est très bien exécuté, très bien produit et les soli de guitare ne sont pas désagréables. Sur la fin de "Stalemate", on se demande quand même pourquoi ils se sont arrangés pour nous pondre un passage bourré de simples modulations bêtes et méchantes pour aboutir à une fin en queue de poisson. Tant pis pour celle-ci, les autres ne sont pas mauvaises du tout, même si on ne peut pas dire qu'il y a beaucoup matière à réflexion et discussions sur ce House of Gold & Bones Part 2, qui assure la continuité avec son prédécesseur grâce à de petits clins d'œils sympathiques vers la fin de l'album, pour montrer qu'ils n'ont pas perdu de vue leur sujet. À noter aussi, l'intro de "Black John" qui laisse espérer une chanson meilleure, le sample est bien travaillé et mis en valeur. "The Uncanny Valley" en revanche : plus pop, tu meurs (note pour moi-même, vérifier s'il n'y a pas eu de collaboration avec REMY ZERO sur ce titre...). Heureusement, juste après cette honte ultime, "Blue Smoke" vient nettoyer l'atmosphère comme un intermède qui a étrangement fait écho dans ma mémoire au morceau "Danger-Keep Away" sur The Subliminal Verses, mais pas trop de transferts, le rappel « slipknotesque » est bien « stone sour-isé ». Le morceau "The House of Gold & Bones" qui débute par un rappel à "RU486" bien senti, démarre sur les chapeaux de roues, et Corey adopte un groove plutôt rock n'roll pour l'occasion. Les riffs sont simples mais efficaces, et la chanson se déroule sans accrocs et nous offre même un très beau solo de guitare:pour moi, le meilleur morceau de l'album pour l'énergie qu'il dégage. Comme pour la Part 1, la Part 2 s'achève avec, en bonus, une Rough demo qui illustre bien tout le travail de production pour lisser les contours... Ce que je reproche en général à STONE SOUR et qui m'empêche sans doute d'apprécier ce diptyque à sa juste valeur, c'est le manque d'inventivité, mais aussi un son pas assez « racé ». Cependant, je dois dire que la Part 2, alliée à l'album précédent, c'est du bon travail, mais pas de quoi s'extasier, on reste sur sa faim, comme si on s'attendait à être surpris.
Chronique : Nastassja
Note : 6,5/10

