JEX THOTH - Blood Moon Rise
JEX THOTH – Blood Moon Rise
I Hate Records
Style : Psychedelic Rock/Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jexthoth.net
01. To Bury / 02. The Places You Walk / 03. The Divide / 04. Into A Sleep / 05. And The River Ran Dry / 06. Keep Your Weeds / 07. Ejhä / 08. The Four Of Us Are Dying / 09. Psyar
Deuxième album seulement pour ce combo Américain qui jouit déjà d’une enviable réputation. Il est vrai que si le groupe surfe en apparence sur la vague revival qui a vu JESS AND THE ANCIENT ONES, GRAVEYARD, BLOOD CEREMONY et tant d’autres arriver sur le devant de la scène, la qualité de ses sorties en fait un représentant des plus dignes. Fort d’une personnalité affirmée et d’un sens de l’expérimentation 70’s, le groupe nous dégoupille quelques refrains imparables comme sur "The Places You Walk" ou "Keep Your Weeds" mais ce sont les titres comme "Into A Sleep" foncièrement plus Doom nous transportant dans un univers grisâtre digne de BLACK SABBATH ou "And The River Ran Dry" et son âme issue des plaines ambiantes et psychédéliques de PINK FLOYD. En effet, c’est bien là une différence majeure avec la vague actuelle, JEX THOTH ne s’arrête pas à un Rock 70’s souvent popisant mais vient avec ses influences plus sombres et moins immédiates pour un cocktail simplement jouissif. Pour autant, il ne faut pas voir en ces Américains un ersatz de ces groupes œuvrant il y a quarante ans car il y a avant tout une maitrise et une nature musicale toute autre que ces illustres ancêtres, les sonorités, si elles empruntent au côté expérimental des 70’s, gardent toutefois une modernité dans les structures et les effets utilisés (notamment sur les guitares). Et puis, il y a cette voix, cette fameuse Jex THOTH dont le timbre oscille parfois entre Anneke VAN GIERSBERGEN ("The Four Of Us Are Dying") et l’héritage de COVEN. Alors c’est vrai que sans aller à l’expérimentation à outrance, JEX THOTH réussit un bon compromis entre délicatesse, son roots, esprit de liberté et mélodies envoûtantes, dont le solo final de "Psyar" est une fidèle représentation, pour un Blood Moon Rise dont on a bien du mal à se défaire. Sans aucun doute, une vraie réussite largement destinée aux amateurs de son roots 70’s aux contours grisâtres.
Note : 8/10
Chronique : Aymerick Painless

