TRISTANIA - Darkest White
TRISTANIA - Darkest White
Napalm Records
Style : Gothic Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.tristania.com
01. Number / 02. Darkest White / 03. Himmelfal / 04. Requiem / 05. Diagnosis / 06. Scarling / 07. Night On Earth / 08. Cathedral (Bonustrack) / 09. Lavender / 10. Cypher / 11. Arteries
Les Norvégiens nous reviennent après un break de 3 ans et poursuivent avec Darkest White l’héritage de ce style qu'ils ont créé avec leurs compatriotes de THEATRE OF TRAGEDY. Dès la première écoute, on sent toute la richesse des compositions et que la découverte va continuer au fil de celles-ci. Les growls d'Anders H. Hidle apportent la noirceur et l’agressivité à chacune de ses interventions comme sur "Number" qui ouvre l’album ou encore sur le titre éponyme de cet opus. "Himmelfall" est un parfait équilibre entre la voix claire très sombre, froide et gothique de Kjetil Nordhus sur le début de titre, et le chant féminin lyrique de Mariangela Demurtas, un chant qui a souvent des intonations à la Anneke Van Giersbergen, ce qui est loin d’être une critique quand on connaît le niveau vocal de la Néerlandaise, notamment à partir de la quatrième chanson de l’album mais c’est certainement aussi parce qu'à partir de ce moment la musique du groupe nous entraine vers l’époque dorée des Bataves à savoir les albums Mandylion et Nighttime Birds. Cette impression va se poursuivre sur les titres suivants et cela jusqu’à "Lavender". Attention cette remarque ne signifie pas que TRISTANIA s’est engouffré dans la brèche laissée béante par THE GATHERING depuis le départ d’Anneke du groupe, ce sont juste les intonations et mélodies de Mariangela, si proches de celles la chanteuse citée précédemment, qui nous amène vers cette idée. La musique des Norvégiens leur est propre. Preuve en est les trois superbes titres qui clôturent cette septième livraison. "Lavender" en tête, certainement le titre le plus réussi de cet album. Un pur moment de mélancolie durant lequel la dualité entre les différentes voix apporte l’esprit "Beauty and the Beast" propre au style de TRISTANIA. On retrouve tout au long de ce CD une très large palette d’atmosphères (Doom, Gothic, New-Wave et j’en passe) et d’émotions. La musique proposée par le quintet est à la fois accrocheuse, sans être "commerciale", variée mais toujours avec un fil conducteur qui relie toutes les chansons ensemble. Tout juste pourra-t-on regretter qu’il n’y ait pas de titres avec les 3 voix ou plus de réels duos. Quoi qu’il en soit Darkest White reste une très bonne surprise pour moi.
Note : 8/10
Chronique : Horace Pinker

