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WATAIN - The Wild Hunt

Publié le par Nono666

WATAIN – The Wild Hunt
Century Media Records
Style : Black Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.templeofwatain.com

WATAIN_The Wild Hunt



01. Night Vision / 02. De Profundis / 03. Black Flames March / 04. All That May Bleed / 05. The Child Must Die / 06. They Rode On / 07. Sleepless Evil / 08. Wild Hunt / 09. Outlaw / 10. Ignem Veni Mittere / 11. When Stars No More Shine

Les Suédois de WATAIN sont plutôt réputés pour leur Black Metal crasseux qui a d’ailleurs engendré bien des suiveurs. Alors lorsque le bassiste chanteur déclare à qui veut l’entendre que ce nouvel album, The Wild Hunt, contient du chant clair, des parties calmes et bien d’autres surprises, on imagine bien la perte de repère pour certains fans du combo. Toutefois, on connait le recul des musiciens sur leur propre musique, il ne faut donc pas grossir le trait, certes l’ambiance a quelque peu évolué avec des incursions Thrash régulières ("De Profundis"), Heavy Metal ("The Child Must Die") ou même un peu Crust sur un "Sleepless Evil" pourtant lancé dans des tonalités Raw Black Metal sans concession qui nous ramènent quelques années en arrière mais dont le break central prend des allures de 1349. Ce parallèle est également vrai sur l’ambiance générale de l’album, le groupe Norvégien ayant de son côté également développé cette approche où grandiloquence côtoie facilement des choses plus légères. La véritable évolution, le véritable choc pour les die-hards, va venir de "They Rode On", une sorte de ballade gothique qui évoque un certain TIAMAT même si la grandiloquence reprend le dessus le temps d’un emballement central, et de "Wild Hunt" chargé en chœurs et dont le calme apparent est contrebalancé par une certaine malice. Voir WATAIN nous proposer un énième album de Black ou le voir s’aventurer en terrain inconnu, voilà le dilemme mais même si cette voie n’est pas des plus originale, elle est plutôt bien maitrisée, la voix claire de la chanson titre est une vraie réussite. Nul doute qu’au milieu des standards des Suédois, certains titres de ce cinquième album choqueront et ne trouveront pas leur place mais en studio, il est bon de voir ce trio prendre des risques pour un The Wild Hunt qui ne ravira pas tous les suffrages mais qui a au moins la vocation à faire réagir. Pour être totalement subjectif, on pourra tout de même regretter des longueurs sur cet album, rien que l’introduction, "Night Vision" parait interminable malgré ses variations d’ambiance sur un peu moins de 4 minutes, mais la montée en intensité ne semble jamais vraiment toucher à sa fin et nous laisse sur la notre, de faim ! On regrettera également une production qui étouffe considérablement les percussions, que ce soit la caisse claire sans vraiment de vie après le coup ou les différents effets ("All That May Bleed") qui perturbent au gré des hausses et des baisses de son, la faute à quelques choix d’appuyer certains passages pas vraiment indispensables. Mais malgré tout cela, The Wild Hunt reste un album intéressant pour son choix artistique qui garde encore des traces très visibles du passé du groupe ("When Stars No More Shine", un vieux titre du groupe réenregistré pour l’occasion et n’apparaissant pas sur tous les formats disponibles, "De Profundis").

Note : 7,5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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DARKANE - The Sinister Supremacy

Publié le par Nono666

DARKANE - The Sinister Supremacy
Massacre Records
Style : Death Mélodique
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.darkane.com

DARKANE_The Sinister Supremacy



01. Sounds Of Pre-Exsistence / 02. The Sinister Supremacy / 03. Mechanically Divine / 04. Ostracized / 05. The Decline / 06. Insurrection Is Imminent / 07. In The Absence Of Pain / 08. Humanity Defined / 09. Hate Repentance State / 10. Collapse Of Illusions / 11. By Darkness Designed / 12. Existence Is Just A State Of Mind

Formé en 1998 sur les cendres d'AGRETATOR, DARKANE sort son sixième album chez Massacre Records. Mené par le frontman de F.K.Ü, Lawrence Mackrory, le groupe Suédois officie dans un Death Metal mélodique typique de cette région du globe. Ce nouvel opus contient son lot de surprises et d'originalité qui pourrait faire passer le groupe pour un véritable O.V.N.I. du Death. Parmi ces surprises, on peut citer l'intro "Sounds Of Pre-Existence" jouée au violon qui pourrait parfaitement coller à l'intro d'un jeu video style RPG. On notera également le titre instrumental "Hate Repentance State" dont la première moitié est jouée au piano et au violoncelle avant d'être reprise en instru' métal. Le rendu est vraiment savoureux, rafraîchissant et beau. Le reste des morceaux regorge d'épique et les compos sont très inspirées et travaillées comme on le rencontre rarement. Malgré la relative complexité des compos, le groupe ne fait pas l'erreur de tomber dans le pompeux du Prog' et arrive à conserver un groove tout à fait délectable et headbanguant. Les nombreux changements de rythmes sont un autre point positif qui permettent de ne jamais s'ennuyer. Chaque piste ralentit, puis accélère avant de se stabiliser pour un temps et, enfin, nous surprendre à nouveau. La voix de Mackrory se plait aussi à explorer toutes les pistes possibles. Du Growl au suraigu en passant par le chant Thrash ou même Black par moment, le tout contribue à rendre le tout encore plus riche. Bref, un album plein de qualités, riche et original. Un prod' aux petits oignons par les soins de Daniel Bergstrand (BEHEMOTH, DIMMU BORGIR, DECAPITATED, ...) et une pochette plutôt cool font de The Sinister Supremacy un excellent album à réécouter encore et encore.

Note : 9/10

Chronique : Germain

 

DARKANE_Band 2013
 

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HATESPHERE - Murderlust

Publié le par Nono666

HATESPHERE – Murderlust
Massacre Records
Style : Modern Thrash Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.hatesphere.com

HATESPHERE_Murderlust


01. Murderlust / 02. Pandora’s Hell / 03. Fear Me / 04. The Violent Act / 05. Punishable By Death / 06. In Process / 07. Iconoclast / 08. Darkest Of Forces / 09. Refill The Chest / 10. Assassin (MUSE cover)

HATESPHERE fait partie de cette masse de groupes œuvrant dans un Modern Thrash Metal dont les sorties surabondent les amateurs du genre. Pourtant avec ses 12 années d’existence, les Danois ont toujours su garder cet esprit old-school qui les différencie de la frange la plus groovy du style et qui tourne sacrément en rond. The Great Bludgeoning était passé entre les mailles de nos filets en 2011 et c’est lors des récents concerts que justice a été rendue à ce disque énorme de puissance et de feeling unique. Murderlust avait été annoncé d’ailleurs par Esben "Esse" Elnegaard Kjaer Hansen, le bouillonnant vocaliste d’une formation alignant les hymnes Thrashy et une lourdeur couplée à une mélodie très nordique. Avec ce nouvel album, qui inaugure sa nouvelle signature avec Massacre Records, HATESPHERE continue la voie tracée par son illustre prédécesseur, chanson titre immédiate et impeccablement efficace avec toutefois des arrangements de guitare très soignés tout comme ce "Pandora’s Hell" plus malsain nous renvoyant vers les grandes heures de THE HAUNTED. Tout comme sur The Great Bludgeoning, les Danois glissent quelques titres écrasant et dans ce domaine, "Fear Me" nous rappelle l’énorme "Resurrect With A Vengeance" auquel viendrait se greffer une ambiance clairement inspiré par HYPOCRISY dont les Danois assurent en septembre et octobre de cette année une première partie dans toute l’Europe. Ce huitième album s’inscrit donc dans la logique qualitative du groupe alors que les Danois se paient le luxe de glisser une reprise de MUSE avec le titre "Assassin" particulièrement réarrangé mais dont on reconnait bien la mélodie principale, on ne sait pas si Matthew BELLAMY appréciera l’hommage mais ce titre est également une sorte de tradition pour les groupes nordiques, surtout Suède, avec des reprises de titres en dehors du milieu du Metal et customisé . Murderlust est une réussite avec un peu moins de mélodie facilement mémorisable, un brin plus sombre et brutal, ce nouvel album est la confirmation que HATESPHERE sait donner le change à des DEW SCENTED ou THE HAUNTED à grand coup de production béton et pourtant si fraiche, il suffit d’écouter ce grain de guitare chaleureux…

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

HATESPHERE_Band 2013
 

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ANATHEMA - Untouchable

Publié le par Nono666

ANATHEMA – Untouchable
Kscope Music
Style : Atmospheric Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.anathema.ws

ANATHEMA_Untouchable
 

01. Untouchable, Part 1 / 02. Untouchable, Part 2 / 03. Thin Air / 04. Dreaming Light /  05. Lightning Song / 06. The Storm Before The Calm / 07. Everything / 08. A Simple Mistake / 09. The Beginning And The End / 10. Universal / 11. Closer / 12. A Natural Disaster / 13. Deep / 14. One Last Goodbye / 15. Flying / 16. Fragile Dreams

Les albums live d’ANATHEMA sont toujours des moments de grâce et de beauté fragile, alors lorsqu’en plus les Anglais se concentrent sur les albums les plus récents, cela donne un moment unique qui vous hérisse le poil. Sorti en DVD, en album live et dans un coffret ultimate die-hards, ce nouvel album live met en lumière la délicatesse de Weather System et de We’re Here Because We’re Here avec un ANATHEMA pour le coup accompagné du Plovdiv Philharmonic Orchestra le 12 septembre 2012 dans le théâtre Romain de Philippopolis (Bulgarie) pour un concert exceptionnel où l’orchestre ne prend cependant pas le pas sur l’esprit encore Rock du groupe. D’ailleurs, dans les bonus du DVD, on trouve des titres issus d’un concert Londonien où Judgement, Natural Disaster et Alternative 4 sont également mis à l’honneur et le côté plus direct d’ANATHEMA refait alors surface mais toujours avec cette délicatesse si caractéristique. Comme d’habitude, inutile de chercher la fausse note, l’approximation vocale, tant les frères CAVANAGH que Lee DOUGLAS sont impeccables dans leurs interventions ("Thin Air", "Natural Disaster"), et peu importe si c’est retouché (pour les avoir vu plusieurs fois, cela semble très fidèle à un concert du groupe) le résultat est simplement incroyable et d’une justesse vocale et instrumentale avec une précision qui n’occulte cependant pas l’esprit énergique de la musique du groupe. Pris dans les tourments où tous les sens sont en éveil, ce nouvel album live est indispensable pour tous les fans, pour les autres, c’est une introduction parfaite à l’univers que le groupe développe depuis maintenant 10 ans, poussant même la perfection dans le choix des titres figurant sur les différentes galettes. Alors oui, ce groupe s’éloigne de plus en plus de ses racines Metal mais l’évolution entamée par les Anglais engendre tellement de choses exceptionnelles, qu’enlever les œillères pour seulement apprécier le moment et laisser le flot des sensations couler dans tout son corps tient de la magie avec ce groupe ! Avec une acoustique incroyable (comme les précédents DVD d’ailleurs), vous aurez l’impression qu’ANATHEMA donne ce concert dans votre salon. "Natural Disaster" garde cette interprétation si prenante malgré les nombreuses interprétations de ce titre depuis sa sortie sur l’album du même nom, ce groupe vit ses chansons, de vrais artistes à la sensibilité mise à nue devant un public plus que conquis, il faut l’entendre reprendre le refrain de l’énorme "Deep". Alors on ne va plus essayer de mettre une pseudo note à ANATHEMA, ce serait ridicule, en vous précisant seulement que l’album live, Untouchable a également son penchant vidéo sous le nom d’Universal, un titre qui va superbement bien à cette sortie réunissant les publics Progressif, Rock, Metal et tant d’autres encore. IM-MAN-QUA-BLE !
 
Note : pfff 11/10 ça existe ?

Chronique : Aymerick Painless

 

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AVENGED SEVENFOLD - Hail To The King

Publié le par Nono666

AVENGED SEVENFOLD - Hail To The King
Roadrunner Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.avengedsevenfold.com

Avenged Sevenfold_Hail To The King



01. Shepherd Of Fire / 02. Hail To The King / 03. Doing Time / 04. This Means War / 05. Requiem / 06. Crimson Day / 07. Heretic / 08. Coming Home / 09. Planets / 10. Acid Rain

Il faudrait créer un questionnaire dont la seule question serait : “Qu'avez vous fait en écoutant Hail To The King d'AVENGED SEVENFOLD ?”. M'est avis que pas mal d'entre nous répondrons “j'ai regardé si je ne m'étais pas plantée dans la playlist”. Si vous vouliez entendre du AVENGED SEVENFOLD de l'époque de l'album éponyme ou même un nouveau Nightmare, préparez vous à être surpris. Vous allez en réalité entendre une version vintage très réjouissante d'un Heavy Metal old/new school, bien loin de flirter avec les contrées nu métalleuses ou metalcoreuses (ce qui fut parfois le cas, sans critique aucune, car justement, ils jonglent entre les sons et sont ouverts d'esprit). Pour parler franc, il serait intéressant d'avoir l'avis de papys du Hard Rock sur la quastion Hail To The King, je laisse le soin à Nono d'aller interviewer AC/DC et de glisser une question dessus à ma santé (y'a de l'idée non ?). Pour faire simple : ça sonne eigthies, mais le eighties des meilleurs moments, c'est technique sans être tape à l'oeil, et ça surprend ! Quand on connaît les déboires du groupe ces dernières années, on ne peut pas dire qu'un tel retour aux sources soit surprenant. Avec le décès de The Rev, batteur du groupe et ami de longue date, de nombreuses questions se sont posées pour les AVENGED SEVENFOLD et après avoir collaboré avec Mike Portnoy (rien que ça), ils ont enfin accueilli en leur sein un nouveau batteur. Trève de blabla biographique, Wikipédia fait ça mieux que moi. Dès "Sheperd Of Fire" on est mis au parfum, et on peut dire qu'ils resteront sur leur lancée, avec brio. C'est un album de 2013, et pourtant on enfilerait bien le perfecto et les pantalons fuseau de maman/papa. Quand débute le titre éponyme, on remarque deux choses : que M.Shadows au chant a vraiment un vrai timbre Heavy comme il faut et qu'il sait balancer du lourd tout en finesse, mais aussi qu'on risque fortement d'avoir cette chanson en tête. Les guitares chantent, les mélodies sont simples mais touchantes car elles appellent à la nostalgie, et on se baladera dans l'histoire de notre genre musical préféré entre Heavy, groove plutôt “south” ("This Means War, toujours “big up” à M. Shadows qui a un rien de rauque dans la voix qui fait tout, et magnifiquement poussé), ou même l'exercice de la power ballade (mis en exergue pour de nombreuses générations maintenant au travers du symbolique "Still Loving You") dans lequel ils ne déméritent absolument pas ("Crimson Day", très réussi, avec le solo langoureux de rigueur, et "Acid Rain" pour clore l'album). On retiendra également de cet album le morceau "Requiem" (qui pour le coup est plus un “dies irae”), avec son introduction en latin et des constructions et tonalités empruntées aux plus grands compositeurs classiques (impossible évidemment à comparer, mais si vous êtes curieux, les requiems de Verdi et Mozart, c'est un bon début, et surtout les “dies irae”). Un très joli coup pour AVENGED SEVENFOLD, et on ne peut s'empêcher de se dire que ce morceau a sans doute une signification particulière pour eux. Pour résumer, si BLACK SABBATH avait supplié Mozart de faire un petit boeuf avec eux, ça aurait sans doute donné quelque chose d'approchant. Un album à écouter en profondeur, qui se laisse apprécier et qui montre un beau retour aux sources du Heavy Metal d'AVENGED SEVENFOLD.

Note : 8/10

Chronique : Nastassja

 

AVENGED SEVENFOLD_Band 2013
 

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NINE INCH NAILS - Hesitation Marks

Publié le par Nono666

NINE INCH NAILS - Hesitation Marks
Columbia Records
Style : Experimental/Progressive Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.nin.com

NINE INCH NAILS_Hesitation Marks



01. The Eater of Dreams / 02. Copy of A / 03. Came Back Haunted / 04. Find My Way / 05. All Time Low / 06. Disappointed / 07. Everything / 08. Satellite / 09. Various Methods of Escape / 10. Running / 11. I Would for You / 12. In Two / 13. While I'm Still Here / 14. Black Noise

Trent Reznor est un grand monsieur. Il est au Rock ce que Phil Anselmo est au Metal. C'est un hyperactif de la création, il montre un talent et une inspiration inépuisables, et sait naviguer parmi les genres qui l'inspirent pour en faire émerger des créations originales et authentiques. S'il est vrai qu'au début de la carrière de NINE INCH NAILS, on pouvait parler de Rock ou Metal industriel sans rougir, les temps ont changés. Il est beau de voir les artistes évoluer, car sinon la répétition guette, et là c'est bien une chose qu'on ne pourra pas reprocher à Monsieur Reznor. Dédoublons nous pour écouter le nouveau cru, Hesitation Marks, qui pourra autant réjouir que laisser perplexe. Si cela fait déjà quelques albums que NINE INCH NAILS délaisse petit à petit les sons indus' et noise au profit d'une attention accrue portée sur les mélodies et l'intégration de plus en plus d'éléments glanés dans la musique électronique (depuis Ghosts I-IV, ultra expérimental), ce soupçon de crasse et de brutalité (il y a plus de dix ans, nous nous souvenons forcément de "Happiness in Slavery") pourra nous manquer sur ce dernier né. En revanche, et quoi qu'on en pense, Hesitation Marks est loin d'être un album facile d'accès. Si The Slip avait entrouvert la porte de l'hybridité Rock atmopshérico-électronique, on entre directement dans le vif du sujet sur Hesitation Marks, avec une introduction bruitiste qui enchaine sur un morceau très électro (“Copy of A”, avec l'utilisation de l'horrible autotune...). En parlant de “A”, un tel album n'est pas sans rappeler des années auparavant l'expérimentation de RADIOHEAD sur ces mêmes territoires, puisqu'ils signaient Kid A, véritable chef d'oeuvre. Ne nous perdons pas en comparaisons stériles (les voix de Yorke et Reznor n'ayant strictement rien à voir…). Sur Hesitation Marks, le fan de longue date de NINE INCH NAILS ne devra pas avoir peur de se confronter à des sonorités pour le moins inhabituelles pour qui aime le Rock indus'. C'est très “dancefloor” par moment ("Disappointed", et les mécontents de répondre “je te l'fait pas dire”), mais on aura aussi droit à des moments de calme, comme avec "Find My Way", presque “comptine”, ou "All Time Low", résolument trip-hop. La mélodie de "Find My Way" reviendra comme leitmotiv, quelques touches, durant cet album ("While I'm Still Here" par exemple. On remarquera une certaine ressemblance avec MASSIVE ATTACK sur ce morceau, pour ensuite en revenir à RADIOHEAD. Superbe mélange, quoi qu'un peu troublant). "Everything" est là pour confirmer que Reznor n'a pas oublié l'existence de la guitare, et on aura aussi notre incursion purement atmo sur "Various Methods Of Escape". Sur Hesitation Marks, Reznor ajoute trois remixes , et on se demande où se termine l'album : sur "Black Noise" ou après les trois morceaux remixés ? Déjà que l'album fait plus d'une heure, ces “bonus” ne sont-ils pas superflus ? À vous de voir. Pourquoi donc devoir se dédoubler pour parler d'Hesitation Marks ? On peut soit être heureux des différents “champs des possibles” explorés par NINE INCH NAILS sur cet album, ou regretter un tel virage… Petit avis perso pour finir : quitte à écouter un album expérimental très marqué électro, je choisirai Kid A, sans hésiter, et m'est avis que Hesitation Marks doit beaucoup à son illustre prédécesseur. Une réussite cependant, qui pourra laisser perplexe, mais n'est-ce pas bon signe d'être perturbé et de s'interroger ? Le tout cuit, c'est pour les fainéants.

Note : 6,5/10

Chronique : Nastassja

 

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DEVILDRIVER - Winter Kills

Publié le par Nono666

DEVILDRIVER - Winter Kills
Napalm Records
Style : Death/Groove Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.devildriver.com

DevilDriver_Winter Kills



01. The Oath / 02. Ruthless / 03. Desperate Times / 04. Winter Kills / 05. The Appetite / 06. Gutted / 07. Curses and Epitaph’s / 08. Caring’s Overkill / 09. Hunting Refrain / 10. Tripping Over Tombstones / 11. Sail / 12. Shudder (Deluxe Edition Bonus) / 13. Back Down To The Grave (Deluxe Edition Bonus)

Après avoir abandonné le Nu Metal (à temps), Dez Fafara est de retour en 2013 sur les deux fronts avec le groupe DEVILDRIVER pour donner un successeur à Beast (2011), et sur scène pour la reformation de COAL CHAMBER (mainstage au Hellfest, comme si avec PAPA ROACH et STONE SOUR le public du festival n'avait pas déjà sa dose de Nu Metal... Bref, c'est un autre débat). Avec un album tous les deux ans, les fans du combo californien ne souffrent pas d'impatience, et avec Winter Kills, ils auront de beaux morceaux à se mettre sous la dent. Tout d'abord, s'il est vrai que l'originalité n'est pas la marque de fabrique de DEVILDRIVER, on ne peut pas en dire autant de l'énergie déployée sur cet album. On sait d'avance qu'en live, ça va poutrer sévère, et dès les premiers morceaux de l'album, on s'aperçoit que sans s'en rendre compte, la tête oscille agréablement pour un puissant massage de cervicales. Les rythmiques sont variées, qu'elles soient rapides ou un peu moins ("Ruthless"), et les riffs semblent taillés pour la grande destruction en cas de wall of death. Les titres s'enchaînent et ne se ressemblent pas, et après un début d'album “plutôt calme” (le début ne nécessite pas forcément de prêter une oreille attentive, c'est très easy-listening, et pas dans le mauvais sens du terme), il semble que la fin du titre éponyme marque un regain d'énervement de DEVILDRIVER, avec un "The Appetite" guerrier, qui cisaille, et qu'on a envie de se repasser en boucle. Il dure quasiment cinq minutes, mais ça passe très très très vite et on en redemande. Encore heureux, le reste de l'album se montrera à la hauteur. Sur "Curses and Epitaph", on sent comme un rien de GOJIRA chez les guitares, et Dez Fafara hurle toujours comme un damné (espérons que lorsqu'il défendra cet album en live, l'exercice ne sera pas trop périlleux). Notons également de très bons solis sur cet album, sans non plus d'énormes claques. Si Winter Kills regorge de bons morceaux Death, techniques et agressifs, on se dit quand même que DEVILDRIVER ne se renouvelle pas des masses. Bien que… à la fin de l'album, on s'interroge. Mais qu'est-ce que ceci ? Je n'ai jamais entendu parler d'AWOLNATION (je ne sais même pas si c'est une grosse lacune. Puis-je encore dormir tranquille ou dois-je pourrir dans la honte la plus absolue ?), mais le titre "Sail", qui détonne complètement sur cet album, est une reprise de ce groupe d'électro Rock anglais. Après s'être enchaîné 10 titres de ravages, ça surprend, et très agréablement ! D'ailleurs les deux bonus track seront elles aussi à écouter très attentivement. Pourquoi donc attendre la fin de l'album pour donner tout ça ? En tous cas, ça fait son petit effet. DEVILDRIVER ne livre pas ici un album transcendant, mais qui réjouira les fans et cache quelques pépites. Pour les sans avis, une petite lassitude peut éventuellement se faire sentir à l'écoute in extenso de l'album, avec parfois des impressions de déjà vu, mais en tous cas personne ne pourra nier que le groupe s'est montré très efficace. Mais comme je suis tâtillonne, je soulignerai quand même que l'efficacité, c'est bien, mais que ça n'empêche pas de se renouveler un peu. À dans deux ans donc !

Note : 6,5/10

Chronique : Nastassja

 

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SLATSHER - Human Light Leakage

Publié le par Nono666

SLATSHER - Human Light Leakage
Spheres Records
Style : Progressive Atmospheric Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/slatsher

Slatsher_Human Light Leakage



01. Human Error / 02. Vorarephilia (Mosaic Of Flesh And Blood) / 03. Tongue Of Soul / 04. The Faceless Man / 05. Luci / 06. Fugus / 07. The Sap Of The Burned Tree / 08. Man, Angel And Moon / 09. The Adamant / 10. Pixel Prison / 11. Great Loop

Les français de SLATSHER, après moults péripéties sur leur line-up et plusieurs années d'activité, puisque le projet débute en 2007 au coeur du Collectif de Moncel, sortent enfin en mai 2013 leur album, Human Light Leakage. Revendiquant haut et fort des influences prestigieuses comme DREAM THEATER, THE FACELESS ou encore GOJIRA (le morceau "Fugus" en sera une bonne illustration), on se rend rapidement compte que l'on n'a pas été trompés sur la marchandise. L'album s'ouvre sur un morceau exclusivement instrumental, "Human Error", où l'utilisation des samples pourrait servir de leçon à pas mal de groupes : là ou certains se servent des samples comme bête remplissage là où leurs talents de composition leur ont fait défaut, SLATSHER les met au service de la création d'une ambiance complexe qui sera le fil rouge de cet album. Human Light Leakage commence donc avec une (grande) intro riche de samples évocateurs, avec un solo très "heavy" qui donne l'eau à la bouche et nous met au parfum : ce que nous allons écouter n'est guère une musique de fond, elle demande toute notre attention. Oscillant entre les ambiances, tour à tour progressif, puis à la limite du Black ("The Sap Of The Burned Tree"), avec des riffs Thrash et des soli très bien maîtrisés et dosés. Chaque morceau mérite une écoute approfondie, mariant passages atmosphériques et brutaux avec une telle finesse que l'on ne sent ni le glissement ni le mélange... Chaque piste est simplement ce qu'elle devait être, et Human Light Leakage regorge de pépites. Il serait mesquin de dire que tel ou tel morceau est le meilleur, car c'est pris dans l'ensemble de la construction qu'ils prennent vraiment leur sens. Ainsi, on sent une progression, et si on est assez fous pour dégager un morceau en particulier, il s'agira de "Man, Angel and Moon", avec une montée extraordinaire qui nous fera sortir des frissons par tous les pores de la peau, sans oublier le frémissement pileux réglementaire. On apprécie à la fois la douceur et les mélodies ennivrantes, et les morceaux plus Death/Thrash, avec un growl qui sait jouer sur les différences de timbre et les contre chants virtuoses à la guitare. Human Light Leakage est un album a écouter de toute urgence, et SLATSHER un groupe à suivre avec la plus grande attention (ils étaient au Sonisphère off, ils continueront de monter). Ils rejoignent avec cet album une scène Metal française riche et qui n'a pas fini de nous surprendre (SLATSHER, ERYN NON DAE, KLONE, et les maintenant très reconnus GOJIRA). Inutile de se dire qu'on va écouter “vite fait” : les morceaux sont longs (mais si vous n'avez que cinq minutes, là tout de suite, "Vorarephilia" devrait vous inciter à vous poser un peu), et les compositions sont complexes. Il y a de quoi fouiller. Des contrastes, entre brutalité et atmosphères plus planantes, SLATSHER est une très belle découverte.

Note : 9/10

Chronique : Nastassja

 

SLATSHER_Band
 

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FIND ME - Wings Of Love

Publié le par Nono666

FIND ME - Wings Of Love
Frontiers Records
Style : AOR / Hard FM
Origine : Suède / USA
Sortie : 2013
Site Web : www.frontiers.it

FIND ME_Wings Of Love



01. Road To Nowhere / 02. Another World / 03. Dancing To A Broken Heartbeat / 04. Eternally / 05. Firefight / 06. On The Outside / 07. One Soul / 08. Powerless / 09. Bottom Of My Heart / 10. Unbreakable / 11. Wings Of Love / 12. Your Lips

Ce n'est un secret pour personne, Frontiers Records et son boss Serafino Perugino sont passés maitres dans l'art de créer de toutes pièces des projets studio regroupants divers artistes de leur écurie, et c'est encore une fois le cas avec cet album de FIND ME à la tête duquel on retrouve Daniel Flores (batterie/production), connu pour évoluer au sein de THE MURDER OF MY SWEET et MIND'S EYE, et Robbie LaBlanc, chanteur de BLANC FACES. Participent également à l'aventure, Daniel Palmqvist (guitare - XorigiN, THE MURDER OF MY SWEET) et le bassiste Jonny Trobro. Pour les aider dans leur tâche, des compositeurs reconnus comme Erik Mårtensson (ECLIPSE, W.E.T), Sören Kronqvist (CRASH THE SYSTEM), Alessandro Del Vecchio (HARDLINE) ou les frangins Tom et James Martin (VEGA) ont été convié, et il faut bien reconnaitre que cette association de talents made in Frontiers fonctionne à merveille... Que dire de titres comme "Road To Nowhere", "Another World", "Dancing To A Broken Heartbeat" ou "Wings Of Love" si ce n'est qu'il s'agit là de purs joyaux AOR frolant bien souvent l'excellence. Outre des compos imparables, un des points forts de cet album est incontestablement le chant de Robbie LaBlanc qui illumine littéralement de sa classe ce Wings Of Love. FIND ME nous offre là un superbe album d'AOR/Hard FM qu'il sera bien difficile de prendre en défaut (à part peut-être "Eternally", une ballade un poil faiblarde qui fait un peu pale figure à côté des autres perles de ce Wings Of Love, mais c'est là histoire de chipoter un peu !). Un coup de maitre pour Frontiers Records qui nous propose là, sans aucun doute, l'album AOR de 2013 !

Note : 8,5/10

Chronique : Nono666

 

Find Me_Band
 

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ARC ANGEL - Harlequins Of Light

Publié le par Nono666

ARC ANGEL - Harlequins Of Light
Frontiers Records
Style : AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.cannatamusic.com

ARC ANGEL_Harlequins Of Light



01. Harlequins Of Light / 02. As Far As The Eye Can See / 03. War (Battle Wounds Of Life) / 04. Voice Of Illuminati / 05. Through The Night / 06. Amnesia / 07. Fortune Teller 2 / 08. California Daze / 09. Tonight...Forever / 10. Get To You / 11. Diamonds And Gold / 12. Legend Of The Mary Celeste

ARC ANGEL, ce nom ne dira probablement rien à la plupart d'entre vous, et pour cause... à moins d'être un amateur féru d'AOR et d'avoir une culture inépuisable en la matière, il y a de grande chance pour que vous soyez passé à côté de l'unique album des Américains paru en 1983, et ce malgré d'indéniables qualités que tout amateur d'AOR reconnaitra bien volontiers. Derrière ce groupe se cache en fait un homme : Jeff CANNATA, tête pensante d'ARC ANGEL qui, depuis de nombreuses années maintenant, poursuit une carrière solo guère plus marquante, bien qu'offrant une fois encore des albums de qualité (Images Of Forever - 1988 - Mysterium Magnum - 2006). De retour avec ARC ANGEL trente ans après son premier opus, et désormais signé sur Frontiers Records, Harlequins Of Light pourrait bien enfin apporter à CANNATA la reconnaissance qui s'est toujours refusé à lui. S'il n'est pas un chef d'oeuvre, cet album n'en recèle pas moins d'excellents morceaux comme ce "Harlequins Of Light" qui ouvre l'album de manière on ne peut plus convaincante. Tout aussi recommandables, les très bons "As Far As The Eye Can See", "War (Battle Wounds Of Life)", "Diamonds And Gold" ou "Legend Of The Mary Celeste" dans un registre assez proche de ce que peut proposer un groupe comme ASIA. Avec "Amnesia", ARC ANGEL nous emmene sur les terres de TOTO tandis que "Voice Of Illuminati" tend, quant à lui, vers MAGNUM. Si quelques titres s'avèrent un peu moins marquants ("Through The Night", "California Daze", "Get To You"), Harlequins of Light n'en est pas moins un album plaisant que tout fan de Melodic Rock se doit de découvrir...

Note : 6,5/10

Chronique : Nono666

 

ARC ANGEL_Jeff Cannata
 

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