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ASHES OF ARES - Ashes Of Ares

Publié le par Nono666

ASHES OF ARES – Ashes of Ares
Nuclear Blast
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.ashesofares.com

ASHES OF ARES_Ashes Of Ares



01. The Messenger / 02. Move The Chains / 03. On Warrior's Wings / 04. Punishment / 05. This Is My Hell / 06. Dead Man's Plight / 07. Chalice Of Man / 08. The Answer / 09. What I Am / 10. The One-Eyed King / 11. The Answer (Acoustic version - Bonus track)

ASHES OF ARES a tout pour plaire : sièges chauffants, direction assistée, airbags latéraux... Quoi ? ASHES OF ARES n’est pas le nouveau monospace à la mode ? Sorry, je recommence. ASHES OF ARES a tout pour plaire : deux garages, trois salles de bains, 6 chambres, cuisine équipée, jardin de 600 mètres carrés… Comment ? ASHES OF ARES n’est pas une propriété à vendre ? Vous dites ? Le nouveau groupe de Matt Barlow ? Aaaaah ! Reprenons donc depuis le début. ASHES OF ARES a tout pour plaire : un chanteur à la voix unique et au passé glorieux et un guitariste/bassiste et un batteur ayant eux même un passé plus qu’enviable (avoir joué dans ICED EARTH ou NEVERMORE, c’est quand même pas du pipi de chat). Réunissez les trois larrons dans un même groupe et vous obtenez ASHES OF ARES. Il va sans dire que le style général du groupe ne sera une surprise pour personne : Heavy Metal burné, croisement ultra logique d’ICED EARTH et de NEVERMORE avec un net avantage à la bande de John Schaffer, la voix (exceptionnelle) de Matt Barlow étant tellement typée qu’on a constamment l’impression d’écouter des faces B de Something Wicked This Way Comes. Le tout est de très bonne qualité, mais on se surprend à écouter Ashes of Ares en pilotage automatique, sans vraiment accrocher à un refrain ravageur ou à un riff génial. Un passage aérien ou brutal attire bien l’oreille ici et là, mais la relative complexité des titres et des mélodies empêche l’assimilation directe d’un album que l’on voudrait plus fédérateur avec un ou deux gros titres à la "The Hunter". ASHES OF ARES n’est sûrement pas le groupe de l’année, mais il nous donne le plaisir de retrouver la voix sublime de Matt Barlow et laisse planer le suspense sur un avenir proche où il pourrait bien nous pondre une énorme tuerie.

Chronique : Emil Maniak

Note : 6,5/10

 

ASHES OF ARES_Band
 

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LAIR OF THE MINOTAUR - Godslayer

Publié le par Nono666

LAIR OF THE MINOTAUR – Godslayer
The Grind-House Records
Style : Thrash/Doom Sludge Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.lairoftheminotaur.com



01. Godslayer / 02. The Black Heart of the Stygian Drakonas

Que les amateurs d’HIGH ON FIRE stoppent leur masturbation hebdomaire pour lire ceci, d’ailleurs il faudra que l’on évoque la question de la raison pour laquelle vous consultez Heavy Sound Webzine durant cette activité, mais bref ! LAIR OF THE MINOTAUR a publié il y a quelques mois un EP digital et vinyle limité à 300 exemplaires (et malheureusement épuisé maintenant) nommé Godslayer. Constitué de 2 titres cette galette dévoile un Sludge Metal largement teinté de Thrash, la chanson titre est clairement dans la veine d’HIGH ON FIRE ou des excellents HORN OF THE RHINO, énergie et riff d’introduction entêtante sur fond de chant clamé, mais il faut également souligner la qualité d’arrangement avec une multiplicité des pistes de guitare donnant un côté massif à l’ensemble. Il faut dire également que Chris WOZNIAK ne fait pas semblant lorsqu’il tape sur ses fûts mais la fin très Death Metal old-school montre une volonté de ne pas s’endormir dans des frontières bien balisées. Le deuxième titre "The Black Heart Of The Stygian Drakonas" démarre avec les mêmes intentions mais finit par, lui aussi, prendre une tournure plus extrême avec ce break central où le growl se fait presque Grind/Death. Ce titre fourmille d’idées et change de tempo très rapidement avec une fluidité impressionnante de maitrise stylistique. Ces Américains fêtent dignement leurs dix années d’existence avec ces deux titres aussi old-school que réussis, en attendant un nouvel album que l’on guette avec impatience désormais.

Note : 9/10

Chronique : Aymerick Painless

 

 

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AERIS - Temple

Publié le par Nono666

AERIS – Temple
Ex-tension Records
Style : Progressive Post Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/AERISTEMPLE

AERIS_Temple



01. FLAME – Fire Theme / 02. FLAME – Hidden Sun / 03. FLAME – Rising Light / 04. Richard / 05. Horizon / 06. Robot / 07. Captain Blood

Le terme Progressive pour le premier titre "Flame" découpé en trois parties, Post Metal pour l’ensemble de son œuvre qui tient sur cet album, Temple, dont l’artwork est simplement parfait, léger, avec un second degré mais porteur d’un message. AERIS, originaire de l’ouest de la France met clairement les pieds dans le plat alors que bon nombre se réclament Technical Progressive J’saipaquoi, ce quintet dévoile toute l’étendue de son talent. Son talent d’écriture tout d’abord avec un premier titre bluffant dont le taping pourrait rappeler un certain GOJIRA, surtout sur sa troisième partie "Hidden Sun". Mais il faut entendre ce taping justement brutalement accéléré puis aussi rapidement ralenti, tout ceci sans que cela fasse masturbation de manche, un feeling énorme bien supporté par une basse au groove imposant. La production est costaud et c’est justement grâce à cette dernière que l’on peut apprécier des moments de calme comme cet "Horizon" au toucher unique ou cette basse galopante sur "Richard" par exemple. Totalement instrumental, cet album ne réclame pas de chant, un peu à l’image d’ABYSSE dans un autre genre, la musique sans cesse en mouvement (d’où l’appellation de Progressive également) se suffit à elle-même et nous entraine dans un voyage en dehors de tout repère balisé, une sorte de Rendez-vous en Terre Inconnue auditive et sensorielle dont l’ultime "Robot" nous renvoie vers un Jazz où les expérimentations guitaristiques finissent par lui donner une couleur proche de l’excellent Jeff BECK, tant dans l’intensité que dans la technique pure. Bien évidemment, l’étiquette Jazz reste cantonnée à un univers Rock/Metal mais peu importe car ce groupe n’est pas fait pour limiter son auditoire à de simples chevelus aussi sympathiques soient-ils, et  "Captain Blood" qui semble être là en tant que bonus tant il diffère dans son style, bien plus Progressive Metal, et sa production moins gavée d’hormones males, nous en montre encore une fois les raisons. Une ouverture d’esprit de tous les instants, tout simplement. Ce Temple est simplement bluffant et va très vite se révéler incontournable, c’est LA découverte 2013 !

Note : 9/10

Chronique : Aymerick Painless

 

AERIS_Band
 

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BETRAYED HEAVEN - Paradox

Publié le par Nono666

BETRAYED HEAVEN – Paradox
Autoproduction
Style : Deathcore Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.betrayedheaven.bandcamp.com

BETRAYED HEAVEN_Paradox



01. Paradoxical / 02. The Awakening / 03. Visions / 04. Exi(l)stence / 05. End Of The Light / 06. Regression / 07. Evolution / 08. Fateless / 09. Ouroboros / 10. Time’s Up / 11. The Letting Go / 12. Lost Promises

Certains d’entre vous se rappellent peut être d’Inner Bleeding, un EP publié par les Nantais de BETRAYED HEAVEN et dont le contenu se révélait assez prometteur, et bien voici la suite, un premier album, Paradox, autoproduit. Ce premier EP marquait notamment par cette cassure avec les groupes rythmiques qui pullulent dans ce style Deathcore. Un mec qui beugle et 3 riffs syncopés et très rythmiques qui tournent en boucle et voilà la majeure partie des albums qui sortent tous les mois, BETRAYED HEAVEN c’est un peu plus que ça et qu’une resucée d’ALL SHALL PERISH même si le groupe ne cache pas son influence. Et on peut d’ailleurs l’entendre sur les premiers titres de cet album, peut-être les plus ‘traditionnels’ de ce Paradox, car c’est ensuite que la patte du groupe reprend vraiment pleinement ses droits avec "End Of The Light" qui pourrait nous rappeler le meilleur de DAGOBA (comprenez leur premier album sans les effets électroniques en fait) mais aussi et bien plus BORN OF OSIRIS qui fait déjà bien plus partie des influences de ce groupe, avec un travail de composition plus abouti que sur le EP. Il suffit d’écouter la façon dont est placé le chant sur "Ouroboros", on s’éloigne là encore des clichés du genre qui consiste à s’époumoner, un feeling presque Rock’n’roll s’en dégage pour un groove qui fait de ce titre un moment fort de ce premier album, tout comme "Time’s Up" et "The Letting Go" pour une fin d’album simplement plus inspiré, notamment dans le jeu de guitare où quelques petites mélodies entêtantes font leur apparition. Un très bon premier album qui confirme la bonne tenue du EP, il reste encore un peu de travail sur la production, notamment sur le chant qui sonne peut être un tout petit peu trop brut (cela tranche avec toutes les voix trafiquées du circuit me direz-vous !), les amateurs de Deathcore apprécieront certainement.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

BETRAYED HEAVEN_Band Picture
 

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FIT FOR AN AUTOPSY - Hellbound

Publié le par Nono666

FIT FOR AN AUTOPSY - Hellbound
Eone Music / SPV
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/FitForAnAutopsyOfficial

FIT FOR AN AUTOPSY_Hellbound



01. The Great Gift Of The World / 02. Still We Destroy / 03. Thank You Budd Dwyer / 04. Do You See Him / 05. Tremors / 06. Dead In The Dirt / 07. There Is Nothing Here Worth Keeping / 08. Mother Of The Year / 09. Children Of The Corn Syrup / 10. The Travelers

Mise en situation : vous vous promenez dans un magasin de disques, vous fouillez tranquillement dans le rayon « Metal » de celui-ci, s'il n'a pas quasiment disparu au profit d'albums plus « radio friendly », et que voyez-vous ? Cette pochette fait penser à un album de KYLESA ou BARONESS, c'est très « art nouveau », et pourtant... comme on dit qu'il ne faut pas juger un  livre à sa couverture ou que l'habit ne fait pas le moine (quoi qu'on voit de moins en moins de civils vêtus en moine ces temps-ci… Sans doute que la robe de bure sied moins aux frimats de l'automne. Winter is coming !), ce n'est pas du Sludge. Pas du tout même. Les Américains de FIT FOR AN AUTOPSY officient dans le Death Metal, et leur Death Metal à eux, quitte à faire quasiment sécession avec leurs comparses, est engagé. Après une démo, puis un EP, et un premier album en 2011 (ils font les choses dans l'ordre, remarque), l'année 2013 est celle de l'arrivée de Hellbound, leur deuxième rejeton, qui doit prendre la relève d'une entrée fracassante dans le paysage Metal, vu l'accueil réservé à The Process Of Human Extermination, leur premier bébé. Vous l'aurez compris, si vous aimez les licornes, ou même simplement les balades en forêt, même la nuit et avec un loup-garou qui traîne, FIT FOR AN AUTOPSY, c'est pas une balade de santé, et ça fout franchement le bourdon pour peu qu'on s'attarde un peu sur les thèmes abordés. Comme je ne suis pas parfaitement bilingue en anglais-growlé avec accent new jersien, je ne vais pas développer plus sur ce point mais rien que le titre "Thank You Budd Dwyer" (qui, pour info, s'est suicidé en se tirant une balle dans la tête pendant une conférence de presse alors qu'il était injustement accusé de corruption) qui reprend les mots de la lettre d'adieu du politicien, annonce bien la couleur. En dehors de l'engagement de ces musiciens, qui nous dépeignent la noirceur de notre époque, qu'en est-il d'Hellbound ? Si vous en avez marre du Death « classique » et que le Deathcore ne vous dit rien, voici le compromis idéal. FIT FOR AN AUTOPSY offre un Metal technique, flamboyant, agressif et qui saura tenir en haleine l'auditeur. Il faut aussi mentionner que l'album est plutôt court, mais quoi qu'il en soit, on n'a pas l'occasion de s'ennuyer. L'intro du premier morceau brouille un peu les pistes, puisqu'on s'attend presque à du Doom, ou du post, mais FIT FOR AN AUTOPSY rétablit rapidement la vérité, et c'est parti. "The Great Gift Of The World" est un morceau riche, travaillé, qui varie les plaisirs et pose le décor. Rythme effréné jusqu'aux ruptures qui donnent du relief, hurlements rageurs, contre chants à la guitare, on pourrait presque qualifier Hellbound d'album de Death progressif ("Tremors", "The Great Gift Of The World"). La fin du morceau "There Is Nothing Here Worst Keeping" est l'exemple même de la tendance de FIT FOR AN AUTOPSY à jongler entre violence et émotion. Néanmoins, on pourra déplorer une certaine monotonie, due au timbre du chanteur qui semble ne pas vouloir moduler son chant guttural, et la récurrence de certains motifs mélodiques. Les constructions des morceaux sont toutes assez semblables et passée la (bonne) surprise de la première écoute, on s'accrochera difficilement et ce n'est pas un CD qui tournera plusieurs jours dans la chaîne hi-fi. C'est très bien exécuté, et ça plaira à coup sûr aux amateurs du genre, mais on ne cracherait pas sur un peu d'originalité.

Note : 7/10

Chronique : Nastassja

 

FIT FOR AN AUTOPSY_Band 2013
 

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ALTER BRIDGE - Fortress

Publié le par Nono666

ALTER BRIDGE - Fortress
Roadrunner Records
Style : Alternative Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.alterbridge.com

ALTER BRIDGE_Fortress



01. Cry of Achilles / 02. Addicted To Pain / 03. Bleed It Dry / 04. Lover / 05. The Uninvited / 06. Peace Is Broken / 07. Calm The Fire / 08. Waters Rising / 09. Farther Than The Sun / 10. Cry A River / 11. All Ends Well / 12. Fortress

J'avoue, je connais essentiellement le talent vocal de Myles Kennedy grâce à son travail avec Slash. Il me semblait donc indispensable de m'intéresser à ALTER BRIDGE, son groupe originel. La sortie de Fortress, le nouvel album du combo américain, me paraît être une bonne entrée en matière. Passée sa douce intro à la guitare classique, "Cry Of Achilles" nous plonge directement dans le flot d'énergie déversé par un groupe des plus inspirés ; "Addicted To Pain" bastonne de plus belle : voici deux morceaux qui vont faire un malheur dans les circle-pits !! "Bleed It Dry" décoche un groove énorme, haché par un refrain assassin, n'offrant qu'un répit de courte durée sur un break tout en nuance et en douceur ! Le vrai (faux) répit se présente avec "Lover", une excellente power-ballade dopée aux stéroïdes ! L'inquiétant et punchy "The Uninvited" nous renvoie dans les cordes, tandis que le puissant "Peace Is Broken" nous transporte de son superbe et lumineux refrain. Le calme (de courte durée) revient avec l'intro de "Calm The Fire" ou la voix de Myles Kennedy atteint des sommets de hauteur et de douceur, avant de partir dans un galop effréné réhaussé d'un refrain aérien ! L'épique "Waters Rising" et ses riffs orientaux nous transporte vers de lointaines contrées fleurant bon le sable brûlant. "Farther Than The Sun" poursuit ce voyage et surprend par ses rythmes décousus ; "Cry A River" complète cet excellent triptyque. "All Ends Well" sonne comme un hymne aux fins heureuses. L'album s'achève avec son morceau-titre, "Fortress", un morceau magnifique et magique dans sa construction, et dont le texte semble être le contrepied du morceau précédent, évoquant le fait que rien n'est jamais acquis et que les choses changent, mais pas forcément pour le meilleur... ALTER BRIDGE délivre avec Fortress un opus solide, magnifique, puissant et varié, parfois déroutant, d'une technicité qui mérite d'être soulignée, et emmené (ou devrais-je dire "envolé") par un Myles Kennedy à la voix bénie par les Dieux du Metal ! Du Heavy-Metal prog à l'américaine du meilleur acier que je vous conseille absolument ! Je suis fan de Slash avec Myles Kennedy, je le suis désormais aussi d'ALTER BRIDGE.

Note : 9,5/10

Chronique : Denix666

 

ALTER BRIDGE_Band 2013
 

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THE ANSWER - New Horizon

Publié le par Nono666

THE ANSWER - New Horizon
Napalm Records
Style : Hard Rock
Origine : Irlande
Sortie : 2013
Site Web : www.theanswer.ie

THE ANSWER_New Horizon



01. New Horizon / 02. Leave With Nothin' / 03. Spectacular / 04. Speak Now / 05. Somebody Else / 06. Concrete / 07. Call Yourself A Friend / 08. Baby Kill Me / 09. Burn You Down / 10. Scream A Louder Love / 11. Road Less Travelled (Digibook Bonus) / 12. Feel The Fear (Digibook Bonus) / 13. Real As It Gets (Digibook Bonus)

Depuis un moment déjà, j'entends parler de THE ANSWER en termes élogieux. Je vais enfin pouvoir me forger un avis avec le nouvel opus des irlandais : New Horizon, à la magnifique illustration de pochette que n'aurait pas renié PINK FLOYD, et pour cause, puisque son génial auteur, Storm Thorgerson, a également illustré quelques albums du groupe anglais. Mais passons maintenant au contenu de l'album. C'est de l'excellent Rock bien pêchu que nous offre THE ANSWER : du Hard-Rock 'n roll diablement efficace ("New Horizon", le tout nouveau clip extrait de l'album : "Spectacular", "Somebody Else", "Burn You Down", "Scream A Louder Love"...), des grooves tueurs tout droit sortis des années 70 et 80 ("Leave With Nothin'", "Concrete", "Baby Kill Me"...), des mélodies impeccables et prenantes mises en valeur par la voix puissante et "rockailleuse" de Cormac Neeson, qui a le bon goût d'y ajouter néammoins quelques touches de douceur et de clarté à son chant ("Call Yourself a Friend"). Je ne vous ferais pas le coup de "ça sonne comme tel artiste" ou "les influences de tel ou tel groupe se font ressentir", car à mon sens seuls comptent les talents de composition et d'interprétation des irlandais, et croyez-moi,  ils en ont à revendre ! New Horizon fait mouche dès la première écoute, et les titres bonus n'altèrent en rien la qualité de l'album, bien au contraire tant on en redemande ! Alors si comme moi vous n'aviez pas encore fait connaissance avec THE ANSWER, New Horizon saura sûrement vous convaincre des qualités indéniables du quartet de Belfast ; et puis avec une si belle pochette, avouez que ça vaut le coup de se procurer le CD (voire le vinyle !) plutôt qu'un téléchargement aussi légal soit-il !

Note : 9/10

Chronique : Denix666

 

THE ANSWER_Band 2013
 

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SHINING - 8 ½ - Feberdrömmar I Vaket Tillstånd

Publié le par Nono666

SHINING - 8 ½ - Feberdrömmar I Vaket Tillstånd
Dark Essence Records
Style : DSBM
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.shiningasylum.com

SHINING_8 ½ - Feberdrömmar I Vaket Tillstånd



01. Terres des Anonymes / 02. Szabadulj Meg Önmagadtól / 03. Ett Liv Utan Mening / 04. Selvdestruktivitetens Emissarie / 05. Black Industrial Misery / 06. Through Corridors of Oppression

Après à peine un an sans nouvelle livraison, nous voici encore sans nouvelle livraison de la part de SHINING, puisque 8 ½ - Feberdrömmar I Vaket Tillstånd n'est pas un nouvel album, mais des versions revues et corrigées d'anciens morceaux qui, au contraire du Redefining Darkness cuvée 2012, font du bien aux fans. SHINING renoue avec sa noirceur originelle, puisque puisée dans le passé du groupe, et invite à cette danse macabre et nostalgique divers chanteurs, qui réinterprètent les titres comme bon leur semble, dans leur langue, et avec un nouveau mastering (même si, et heureusement, on sent quand même une matière « démo au son dégueu » qui fleure bon le Black Metal old school du radio cassette). Des cris, à chaque fois différents, puisque interviennent sur cet « album »  Pehr Larsson (ALFAHANNE), Maniac (ex MAYHEM), Gaahl (GODSEED), Attila Csihar (MAYHEM) et Famine du groupe français PESTE NOIRE. On regrettera tout de même la relative absence de la voix torturée et malsaine de Niklas Kvarforth au profit de ses comparses, d'autant plus étonnant que le monsieur est du genre à plutôt tout contrôler. Six morceaux, pour quasiment 50 minutes de véritable SHINING, retravaillé et magnifié par un beau travail de remastering effectué sans dénaturer la matière première de ces morceaux qui datent de 2001/2002. Tout à fait personnellement, c'est le "Through Corridors Of Oppression", non retouché, et qui clôt 8 ½ - Feberdrömmar I Vaket Tillstånd, qui donne l'uppercut le plus violent. Même si tous les morceaux ont une personnalité très bien marquée et leur lot de frissons à offrir ! Pas de remarques sur la technique, ou l'efficacité au sens commercial du terme, car la musique de SHINING s'apparente plus à une expérience sensorielle qui, sur le coup, peut ne pas impressionner, mais qui laisse une trace, et qu'on le veuille ou non, on en ressort vidés et avec l'envie de dire « ouf  ! ». Il faut pouvoir se l'infliger pour l'apprécier : et c'est d'ailleurs peut être la meilleure chose qui soit pour le leader du groupe, sachant que Kvarforth prône haut et fort l'auto-destruction et incite à se faire mal. Parfois, le mal fait du bien, et si on se sent un peu masos, on est relativement heureux d'avoir pu tenter et réussir l'expérience. Après cette tirade qui pourrait s'intituler « pourquoi écouter du DSBM et SHINING en particulier ? », venons en au point qui fâche. J'aurais vraiment préféré éviter le sujet, je me l'étais même promis, mais voilà. Le premier titre… Rien à redire sur les qualités vocales de Famine, dont le cri déchirant colle tout à fait à l'esthétique SHINING, mais ces paroles… Sont-ce vraiment les paroles traduites du titre original "Fields Of Faceless" ? La réponse est non. Est-ce que ça donne vraiment mal à l'estomac d'entendre, après des riffs puissants, lourds en son et de sens, un « si si si si la Famine, je viens dégueuler mon putain d'fromage, plein de vermine » ? Ouais. Oh putain que ouais. « Si si si la Famine » : en espérant qu'un gros problème mental lui ai fait intégrer des éléments « rap » contre sa volonté sur  le premier morceau d'un album de SHINING (sachant que le morceau ne lui appartient pas je trouve ça vachement culotté même). Bon, on pourra dire : « allez, un peu d'ouverture d'esprit ! », et effectivement, j'aimerais bien, mais c'est hors de mes compétences, à ce point là. Que s'est-il passé pour que Kvarforth accepte une telle chose, en ouverture de son disque ? Grand mystère… Surtout sachant qu'on pourra aussi distinguer quelques « gros » et autres termes peu seyants sur cette chanson, pourtant à l'origine sobre en paroles, et qui devient sous la libre interprétation de Famine un verbiage argotique sans classe ni même respect de l'original. Allez, on pardonne, même si c'est pas facile de continuer à écouter 8 ½ - Feberdrömmar I Vaket Tillstånd après cet incident… Mais de toute manière, ce qui est chouette c'est que Niklas Kvarforth s'en fout : il fait ce qu'il veut, comme il le veut, et c'est tout à son honneur.

Note : 7/10

Chronique : Nastassja

 

SHINING_Niklas Kvarforth 2013
 

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AMBERIAN DAWN - Re-Evolution

Publié le par Nono666

AMBERIAN DAWN - Re-Evolution
Spinefarm Records
Style : Symphonic Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.amberiandawn.com

AMBERIAN DAWN_Re-Evolution



01. Valkyries / 02. Incubus / 03. Kokko - Eagle Of Fire / 04. Lily Of The Moon / 05. Come Now Follow / 06. Crimson Flower / 07. Circus Black / 08. Lost Soul / 09. Cold Kiss / 10. River Of Tuoni / 11. Charnel's Ball

Il n'est jamais aisé pour un groupe de gérer le départ de son (sa) vocaliste, c'est d'autant plus vrai quand ce groupe a déjà une certaine personnalité... NIGHTWISH en a fait la dure experience après l'eviction de Tarja, en optant pour une chanteuse totalement différente... C'est un peu ce chemin qu'a décidé de suivre AMBERIAN DAWN après qu'Heidi Parviainen ait annoncé son départ début 2012. Pour la remplacer, Tuomas Seppälä a, semble-t-il déniché la perle rare en la personne de Päivi Virkkunen, plus connue sous le nom de Capri, dont le style vocal résolument différent de celui d'Heidi risque bien de déstabiliser les die hard fans lors des premières écoutes de ce Re-Evolution. Toutefois, Tuomas a visiblement mesuré le risque et, plutôt que de nous offrir directement un nouvel album, a préféré assurer la transition en douceur et proposer une compilation de réenregistrements des titres les plus emblématiques de la formation Finlandaise réinterprétés en compagnie de leur nouvelle chanteuse, histoire de se familiariser avec sa voix sur des titres que l'on connait déjà. Première constatation, le chant lyrique que l'on a connu sur les quatre premières réalisations se fait dorénavant beaucoup plus discret, tout juste est il présent sur "River Of Tuoni" nous prouvant que la nouvelle recrue, si elle adopte désormais une approche plus "Rock", maitrise également très bien ce domaine. La voix de Capri, définitivement plus puissante et pêchue, apporte un regain d'énergie et une nouvelle dimension à la musique d'AMBERIAN DAWN qui, dans cette nouvelle configuration, retrouve un mordant qui n'est pas pour nous déplaire ("Lost Soul"). Au final, si Re-Evolution ne sera sans doute pas un indispensable de la discographie des Finlandais, il n'en constitue pas moins une excellente transition entre le passé et le futur du groupe...

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

AMBERIAN DAWN__Band 2013
 
 

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UNSCARRED - Fake Democracy

Publié le par Nono666

UNSCARRED - Fake Democracy
Autoproduction
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Unscarred.Thrash.Music

 

UNSCARRED_cover



01. Puppet's Territory / 02. Meet Your Fate / 03. 100 Lashes / 04. Reborn / 05. Fake Democracy

Premier EP pour le groupe UNSCARRED. Ça ne choque personne ? Formé en 2002, ce n'est qu'après moult péripéties pour former un line-up stable et l'arrivée au chant de Nelly que le groupe de thrasheux parisiens se jette à l'eau, avec une livraison qui fleure bon le poutrage sévère en live (il n'y a qu'à lire les reports du Mennecy Metal Festival pour s'en convaincre et se mettre l'eau à la bouche. Ne pas les louper au Warm UP !). Mais à l'écoute, sans le visuel et la spontanéité ravageuse qui va souvent bien aux groupes Thrash sur scène, ça donne quoi ? On en redemande, tout simplement. Avec un air « old school » qui fleure bon les groupes de la fin des années 80, on a aussi droit à une belle diversité sur les 26 minutes que durent cet EP. Un son massif, des rythmiques qui donnent immédiatement des démangeaisons dans la nuque ("Meet Your Fate"), et la puissance de la voix de Nelly qui peut se montrer tour à tour agressive et émouvante. Entre DORO (écoutez bien le début de "100 Lashes") et CRUCIFIED BARBARA, les qualités vocales sont indéniables et on meurt d'envie de voir ce que la dame nous réserve en live. À la guitare, même topo. C'est très bien exécuté. Les solis ne se résument pas à une stérile « masturbation de manche », mais s'insèrent parfaitement dans les morceaux, et offrent une seconde partie de « chant », si l'on peut dire. Les morceaux durent entre quatre et six minutes, mais vont toujours à l'essentiel : précis, efficace, magistral, et flirtent parfois légèrement avec le prog' ("Reborn" : longue plage instrumentale, jeu sur les effets de guitare, mélodie en leitmotiv quasi hypnotique, encore un morceau très réussi). Gros coup de cœur pour le morceau "Meet Your Fate", mais l'intégralité de l'EP Fake Democracy est d'ores et déjà, à mon sens, un « must have » pour tout amateur de Thrash Metal qui envoie du lourd, mais tout en finesse. Pas une once d'ennui à l'horizon, et les 5 morceaux de cet EP (disponible également en bonne vieille cassette audio, pour les nostalgiques de rembobinage au crayon de bois et d'auto-reverse) risquent de tourner longtemps dans les oreilles de quiconque aura une fois écouté, alors pas d'hésitation. Personnellement pas très fan de chant féminin, je vais décidément devoir m'avouer que j'ai souvent tort avec cet a priori.  Une bonne dose de Thrash qui fait du bien ! UNSCARRED, c'est un peu comme une vendange tardive, et on attend la suite avec grande impatience( pas dans 11 ans s'il vous plaît !).

Note : 9/10

Chronique : Nastassja

 

UNSCARRED_Band 2013
 

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