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EAR DANGER - Full Blast At Last

Publié le par Nono666

EAR DANGER - Full Blast At Last
Emanes Metal Records
Style : Heavy Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2013
Site Web : www.eardanger.com

EAR DANGER_Full Blast At Last



01. Beelzebubs Friend / 02. Assassin / 02. The Battle / 04. Thousand Days In Sodom / 05. Hellish Wings / 06. Children Of The Sun / 07. Burn At The Stake / 08. King Of The Midnight Fire / 09. Shock & Ave

Ressortez les vestes à patchs, les pantalons moule-burnes, les bracelets à clous et autres cartouchières, EAR DANGER est de retour... Ce nom ne dira probablement rien à la grande majorité d'entre vous, et pourtant il faut remonter au tout début des années 80, en 1981 pour être précis, pour retrouver les premières traces de cette formation Néerlandaise... suivront trois démos et le split Metal Power II avant que le groupe, en proie à de récurrents problèmes de line-up, ne se sépare en 1984 sans avoir sorti le moindre album. Si la stabilité n'a jamais été le point fort de EAR DANGER, c'est autour du duo d'origine Matt Verschoor (basse) / Dick Vijgen (batterie) que le groupe se reformera en 2007... reformation qui aboutira cette fois à la sortie d'un premier album, Full Blast At Last, en édition vinyl, en 2011. C'est cet album qu'Emanes Metal Records nous propose de découvrir via une sortie CD plus que bienvenue. On y retrouve un EAR DANGER au meilleur de sa forme, exécutant un Heavy Metal d'excellente facture qui nous replonge d'emblée au coeur des 80's. Full Blast At Last recèle d'un Metal délicieusement old school perpétuant la tradition de la glorieuse NWOBHM... quoi de plus normal vu les racines du groupe solidement ancrées dans les années 80. EAR DANGER reprend les choses là où il les avait laissés en 1984, et reconnaissons-lui un certain savoir-faire dans l'exécution d'un style qui n'a certes rien de révolutionnaire mais qui se révèle toujours terriblement efficace... Les fans de Heavy à l'ancienne vont adorer, les autres, avides d'originalité, passeront leur chemin... ce n'est, de toute façon, pas à eux que s'adresse cet album.

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

EAR DANGER_Band 2013
 

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THE WALKING DEAD ORCHESTRA - Architects Of Destruction

Publié le par Nono666

THE WALKING DEAD ORCHESTRA - Architects Of Destruction
Klonosphere
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.thewalkingdeadorchestra.com

THE WALKING DEAD ORCHESTRA_Architects Of Destruction



01. Swamp Fever / 02. A Mandatory Bloodshed / 03.Oppressive Procession / 04. Burden Of The Flesh / 05. Catharsis For The Fallen / 06. Entombment Of A Monarch / 07. Slaughtering The Weakest / 08. A Way To Survive / 09. Locusts / 10. Holy Cleansing / 11. Vows Of A Tyrant / 12. Coronation

Deathcore, Metalcore … Pas mal de métalleux ont une dent contre tout ce qui est « core » et on peut parfois les comprendre…. Si on entend par Metalcore un BULLET FOR MY VALENTINE au lieu de penser à AUGUST BURNS RED, et si on pense à NIGHTSHADE au lieu de THE WALKING DEAD ORCHESTRA pour le Deathcore, évidemment, ça coince… Non pas que TWDO (oui oui on abrège, c'est plus simple) soit le meilleur groupe de Deathcore qui soit, et d'ailleurs ce n'est pas quelque chose que l'on peut affirmer avec un premier album, mais c'est bien moins lisse et bien moins fade que ce que font nombre de leurs collègues deathcoreux. On n'est pas là pour voter pour le meilleur groupe de ce genre qui se veut « nouveau » mais qui est déjà galvaudé. Avec Architects Of Destruction (que les lecteurs de Metallian ont pu découvrir avec leur numéro 77), les français de TWDO ne vont pas venir révolutionner le genre, en revanche, ce qui est certain, c'est que ça poutre sévère, et que ça risque de mosher dans les chaumières. Une très bonne maîtrise technique, un chant agressif, des rythmiques précises, rapides et incisives, et tout ça en gardant quand même un sens de la mélodie affûté. Cet album est un concentré d'énergie Deathcore, un gros son absolument pas subtil (quoique… "Entombment Of A Monarchy" pourrait éventuellement venir contrebalancer le manque de finesse de l'album), mais extrêmement efficace. Comme leurs comparses, cependant, on regrettera que cette énergie ne suffise pas à tenir l'auditeur en haleine : pas de surprises, donc forcément, à force, on se lasse, et on n'arrivera pas à la fin de l'album en demandant « encore ! ». Le son est bon, certes, mais on pourra regretter une certaine surcharge qui devient vite fatiguante pour nos oreilles délicates. Question artwork, peut être qu'il y a une tradition « apocalyptique », surchargée et pas très belle, dans le genre du Deathcore. La pochette fait un peu penser à celle de NOEIN mais en orange au lieu de bleu… Sinon ? Presque rien à déclarer en fait, c'est net, précis, et vachement bien fichu, mais question originalité… On repassera ! Après la démonstration de force (réussie, il faut bien le dire), THE WALKING DEAD ORCHESTRA devra s'employer à sortir du lot. Attendons donc la suite.

Note : 6/10

Chronique : Nastassja

 

THE WALKING DEAD ORCHESTRA_Band
 

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TABERAH - Necromancer

Publié le par Nono666

TABERAH – Necromancer
Dust On The Tracks
Style : Heavy Metal
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/taberah.tas

TABERAH_Necromancer



01. 2012 / 02. Dying Wish / 03. Burning In The Moonlight / 04. Necromancer / 05. Warlord / 06. Don't Say You'll Love Me / 07. For King And Country / 08. One Goonbag Later / 09. The Hammer Of Hades / 10. My Dear Lord / 11. Burn (Deep Purple cover - Bonus Track)

TABERAH ... Kezako ? Derrière ce nom étrange (pour plus de détails : http://en.wikipedia.org/wiki/Taberah ) se cache un quatuor australien qui, avouons le, m’a positivement surpris. Passée la pochette plutôt hideuse de Necromancer, "2012" ouvre l’album de très belle façon, avec ses guitares qui rappellent directement IRON MAIDEN et METALLICA (comme influences, on a trouvé pire) et ses chœurs grandiloquents que n’auraient pas renié QUEEN. Toute la première moitié de cet opus est du même calibre : "Dying Wish" semble tout droit sorti du meilleur album des four horsemen et "Burning In The Moonlight" doit beaucoup au "Rainmaker" de la vierge de fer. Passé "Necromancer", excellent morceau titre, la sauce retombe un peu avec des titres plus « faciles » bien que très bien interprétés et une ballade ("Don’t Say You’ll Love Me Forever") qui n’apporte rien au schmilblick. Heureusement, l’instrumental acoustique "One Goonbang Later" et la bonne reprise du "Burn" de DEEP PURPLE en bonus empêchent la deuxième moitié de Necromancer de sombrer dans le poussif. Les tasmaniens de TABERAH surprennent donc, en évoluant dans un style peu commun chez les compatriotes d’Angus Young et il ne leur reste qu’à donner un dernier petit coup de reins pour (et c’est tout le mal qu’on leur souhaite) se hisser au rang de nouvel espoir du Heavy Metal classique. Histoire à suivre…

Note : 7/10

Chronique : Emil Maniak

 

TABERAH_Band
 

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MESSENGER - Starwolf - Pt.1: The Messengers

Publié le par Nono666

MESSENGER – Starwolf – Pt. 1 : The Messengers
Massacre Records
Style : Speed/True Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.messengerband.de

MESSENGER_Star Wolf-PT.1- The Messangers



01. Raiders Of Galaxy / 02. The Spectre / 03. Salvation / 04. Pirates Of Space / 05. Port Royal (Running Wild cover - Bonus Digipack) / 06. Chosen One / 07. Earth, Water And Power / 08. Reign Of The Righteous / 09. Thousand Suns Of Eternity / 10. Starwolf / 11. Blackbone Song (Zed Yago cover - Bonus Digipack) / 12. The Path Of Science / 13. Born To Face The Wind

Pas de doute à avoir, avec une pochette pareille, nous ne pouvons avoir à faire qu’à du True Metal des familles ! Oscillant entre RUNNING WILD, MANOWAR, voire RHAPSODY, les teutons n’ont pas la prétention d’avoir inventé l’eau tiède, mais ce n’est pas ce que l’on demande lorsqu’on s’écoute une galette de True Metal. On veut lever le poing et reprendre à tue – tête des hymnes taillés pour la scène. MESSENGER n’a aucun souci à se faire, il se situe dans la moyenne du genre, les compos sont bien écrites et bien interprétées. On peut citer dans les temps forts "Thousand Suns Of Eternity" ou "Starwolf". Cerise sur le gâteau quelques invités de marque viennent  pointer le bout de leur nez : Ralf Scheepers (PRIMAL FEAR) sur "Salvation", Preacher sur une version plus qu’honorable de "Port Royal" de RUNNING WILD et enfin Jutta Weinhold (légende du Rock allemand à la discographie bien fournie) qui a beaucoup plus de mal à s’en sortir sur "Blackbone Song", morceau chanté à deux voix, plus criard que réussi. C’est apparemment devenu la mode, tout le monde veut filer un coup de patte aux copains… Ne nous voilons pas la face, il s’agit plus vraisemblablement d’un moyen de vendre plus d’albums pour les groupes et leurs maisons de disques (ou alors, ce brave Ralf Scheepers a vraiment beaucoup d’amis). Quoi qu’il en soit, MESSENGER signe ici un album sympathique qui, à défaut d’être le chef d’œuvre de l’année, a au moins le mérite de faire passer un moment agréable à ses auditeurs.

Note : 6,5/10

Chronique : Emil Maniak

 

MESSENGER_Band
 

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HUMAN IMPROVEMENT PROCESS - Deafening Dissonant Millenium

Publié le par Nono666

HUMAN IMPROVEMENT PROCESS - Deafening Dissonant Millenium
Memorial Records
Style : Experimental Death metal/Deathcore
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.hipband.net

HUMAN IMPROVEMENT PROCESS_Deafening Dissonant Millennium



01. Jenova / 02. Deafening Dissonant Millenium / 03. Erase / 04. Empty Eyes / 05. Our Last Pieces Of Sanity / 06. Artificial Savior / 07. Materioscura / 08. Architecture Of A Dying Sun / 09. The Process / 10. Ethereal / 11. The Deepest Oblivion

HUMAN IMPROVEMENT PROCESS (HIP, comme ils disent, donc je vais dire ça aussi) passent à la vitesse supérieure. Après deux EP plutôt bien accueillis, les Italiens (qui ont à peine trois ans d'activité au compteur) sortent leur premier album. M'est avis que le fil rouge de cet album est (comme pour pas mal d'albums, soit dit en passant) le sujet sur-galvaudé de ces dernières années et surexploité par d'innombrables groupes qui ont tous leur mot à dire dessus, une interprétation  « personnelle » à donner : la décadence de l'être humain, du monde dans lequel nous vivons… etc.. etc… Pfiou ! « Olala comme c'est… pas nouveau ! » Mais après, ça peut être fait avec classe, et nous voilà donc de retour au sujet principal après cette petite digression/moment « râlage ». Dans Deafening Dissonant Millenium, les Italiens soufflent le chaud et le froid, jouent sur les contrastes et  nous emmènent là où on ne pensait pas. S'ils savent blaster et construire du riff de flingueur « en veux-tu, en voilà », ces gaillards ont plus que de la puissance comme corde à leur arc. Ils ont le sens de la mélodie, ce sont de vrais musiciens, tant dans l'aspect technique que dans la construction des morceaux : on pourrait presque qualifier leur son de Death progressif (je pense que le morceau "Erase" pourra illustrer correctement mon propos). Osant superposer chant hurlé (quasi « screamo » à certains moments) et guitares plus atmosphériques, tout en incluant des sonorités électro (voire dubstep), on dirait presque que le but du jeu est de brouiller les pistes, mais le résultat est simplement qu'ils réussissent avec brio à ne pas s'embrouiller et brodent avec élégance et virtuosité sur des sonorités pas forcément copines à la base : et ça, ça attire l'oreille. Le chant crié est très bon, autant que les rares passages en chant clair. Il y a un très bon travail du batteur sur la maîtrise des rythmiques Death dans les règles de l'art ("Artificial Savior"!!!) et l'appréhension des cassures. Deafening Dissonant Millenium est un album autant adapté pour se déboîter les vertèbres cervicales que pour écouter posément. Quand plusieurs niveaux d'écoute sont possible, on sait qu'on à affaire à un album riche, pour autant qu'on ne s'arrête pas à une première écoute qui sera toujours très superficielle. Ainsi, après une première moitié d'album sur un rythme effréné, arrive un morceau qu'on ne s'attendait pas à trouver là, comme perdu, mais une jolie pause. "Materioscura" nous permet de reprendre notre souffle, et ce morceau tout en douceur et mélodie aérienne est une bouffée d'air frais autant qu'une bonne surprise. Toute la fin de l'album est magistrale, HIP semble avoir voulu y aller crescendo, et on finira l'écoute de Deafening Dissonant Millenium en apothéose avec le morceau "The Deepest Oblivion" qui vaut bien la peine que l'on s'y attarde. On peut chercher à chipoter, trouver que le chant clair sur "Architecture Of A Dying Sun" est un peu faiblard, mais tout ce qui l'entoure peut nous faire passer une légère faiblesse. Il faut s'accrocher, cependant, pour créer des atomes crochus avec cet album : c'est chargé, l'écoute est éprouvante, ça peut vite fatiguer (sans être monotone, bizarrement). Pour quelqu'un qui fonctionne au coup de cœur, ce sera tout ou rien, pour les autres amusez-vous (à aimer ou détester, au choix). Ce n'est pas parfait, mais pour un premier, HUMAN IMPROVEMENT PROCESS nous livre ici un bon album dont on attend la suite en guettant les améliorations.

Note : 7,5/10

Chronique : Nastassja

 

HUMAN IMPROVEMENT PROCESS_Band 2013
 

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IZEGRIM - Congress Of The Insane

Publié le par Nono666

IZEGRIM - Congress Of The Insane
Listenable Records
Style : Thrash/Death Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2013
Site Web : www.izegrim.nl

IZEGRIM_Congress Of The Insane



01. Relic Of The Past / 02. Decline And Fall / 03. Celebratory Gunfire / 04. Endless Strife / 05. Deterioration From Perfection / 06. Unchallenged Dominance / 07. Modern Day Freak / 08. The Legion / 09. Carousel Of Death / 10. Manifest Of A Megalomaniac / 11. Carnival Of Deception

IZEGRIM n'est pas de première jeunesse, puisque le groupe s'est formé en 1996, mais Congress Of The Insane est le deuxième album que les thrasheux hollandais sortent chez Listenable Records. S'il est sûr que ce n'est pas encore avec cet album qu'ils gagneront la palme de l'originalité, il est certain qu'ils n'ont rien perdu de leur énergie, ni de leur attachements aux racines du Thrash et du Death Metal. C'est « conventionnel » dans le bon sens du terme : tout y est ! La rapidité des rythmes, les riffs acérés, et la voix rugissante de Marloes Voskuil (qui a aussi des cheveux de trois kilomètres de long, soit dit en passant). Dès les premières secondes de l'album, on sait à quoi s'attendre, et si "Relic Of The Past" est, d'entrée, un morceau magistral, on s'apercevra vite que malgré la maîtrise technique évidente et l'énergie pachydermique déployée, on se fatigue vite, car si c'est indéniablement exécuté dans les « règles de l'art », il est parfois bon de s'éloigner un peu des sentiers battus pour éviter la monotonie... L'artwork est plutôt marrant (mais peut faire penser à l'album Carnival Of Dead Bodies de DREADFUL SILENCE car la thématique est la même) et quand on lit les titres, on voit clairement que la ligne directrice est respectée : cependant, vous comprendrez qu'il va être difficile d'analyser les paroles et d'en tirer la substantifique moelle rien qu'à l'oreille... Pour exemple, prenons donc la chanson "Celebratory Gunfire", choisie comme teaser pour l'album (dont la sortie est prévue au 7 octobre en Europe) : les paroles sont cohérentes entre elles et avec l'iconographie qui l'accompagne, et ça correspond tout à fait à IZEGRIM qui semble vivre, penser, respirer Thrash, à toute heure, samedi et dimanche compris. C'est cliché mais efficace, donc on pardonnera facilement, d'autant que chaque musicien se montre virtuose, tant à la guitare qu'au chant, ça respire la maîtrise impeccable : m'est avis que la musique d'IZEGRIM, si elle peut être un peu indigeste lorsqu'on écoute in extenso un album dans la sécurité de son appartement, pourra prendre toute sa puissance en live. J'imagine que se faire hurler dessus par une sirène aux cheveux interminables, ça doit laisser quelques souvenirs indélébiles. Congress Of The Insane se déroule paisiblement (« izegrimement » parlant, il s'entend) quand débute le morceau "Modern Day Freak", avec un clin d'oeil à l'artwork en introduction qui démontre que cet album n'est pas qu'une démonstration de force de la part du groupe, mais a bel et bien été réfléchi (de là à parler d'album-concept, il y a tout de même un sacré gouffre). Marloes Voskuil a une voix très puissante et un timbre « plus Thrash tu meurs » qui nous fait dire que certains sont nés juste pour ça (des petites fées métalleuses : « toi tu hurleras sans te fatiguer, et toi dans le berceau d'à côté, tu inventeras des solos infaisables comme si tu avais des araignées schizophrènes à la place des mains », idée à creuser…), mais sur "Manifest Of A Megalomaniac" elle montre qu'en variant légèrement son cri, un morceau peut passer d'une atmosphère Death à une autre teintée « Black » en une fraction de seconde. Un album très technique qui fera le bonheur des amateurs du genre, qui aiment ses codes et les « recettes » suivies à la lettre. Pour les autres, Congress Of The Insane pourra être autant une bonne qu'une mauvaise surprise, si on s'amuse à calculer le quotient énergie/monotonie. Un peu « too much » ?

Note : 6/10

Chronique : Nastassja

 

Izegrim_Band 2013
 

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METALLICA - Through The Never

Publié le par Nono666

METALLICA - Through The Never
Blackened Recordings
Style : Live Album
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.metallica.com

METALLICA__Through The Never



CD1 : 01. The Ecstasy Of Gold (Ennio Morricone) / 02. Creeping Death / 03. For Whom The Bell Tolls / 04. Fuel / 05. Ride The Lightning / 06. One / 07. The Memory Remains / 08. Wherever I May Roam
CD2 : 01. Cyanide / 02. ...And Justice For All / 03. Master Of Puppets / 04. Battery / 05. Nothing Else Matters / 06. Enter Sandman / 07. Hit The Lights / 08. Orion

Exceptionnellement, le 9 octobre prochain ne sera pas seulement la St Denis (fête de votre serviteur) mais également celle de toute la Metallica Family ! En effet, ce jour-là sortiront simultanément au cinéma pas moins de deux films consacrés à METALLICA !! Le premier, Mission To Lars, est un road-movie sur un fan de Metalloche qui entreprend un long périple pour rencontrer ses héros ; le second, plus "officiel" car coproduit par le groupe (qui à également coécrit le scénario), se nomme Metallica - Through The Never, et qui sera bien sûr présenté en 3D, une nouvelle expérience dont nous régale nos californiens préférés ! C'est de ce dernier dont je vais vous parler, et plus exactement de sa bande originale déjà disponible. Il s'agit en fait d'un album live puisque le film traite "d'évènements" qui ont lieu pendant un concert de METALLICA, avec les petits problèmes techniques que cela engendre (un micro récalcitrant pendant "Ride The Lightning", ou un "incident" qui écourte quelque peu la fin de "Enter Sandman"). N'en reste pas moins qu'il s'agit d'un vrai album live qui a été enregistré devant un public canadien très enthousiaste (à Rexall Place, Edmonton, Alberta les 17 et 18 août 2012 et au Rogers Arena, Vancouver, Colombie Britannique les 24, 25 et 27 août 2012 pour être précis). La set-list fait la part belle aux premiers albums de METALLICA puisque seul "Cyanide" représente Death Magnetic, les autres morceaux survolent un répertoire allant  de Kill 'em All à Reload (l'impasse est faite sur Load et St Anger). L'intro est bien évidemment l'habituel "Ecstasy Of Gold" d'Ennio Morricone et ce live qui transpire de toute l'énergie que le groupe donne sans compter sur scène inclus quelques raretés bienvenues sur un live de METALLICA, telles "Ride The Lightning" cité précédemment, ou encore "...And Justice For All". A noter le dernier morceau de l'album puisqu'il s'agit d'une version studio 2013 de "Orion" tout à fait intéressante qui sert de générique de fin au film. Le son de l'album est des plus soignés malgré quelques enchaînements entre les morceaux qui confirment que ce live a été enregistré sur plusieurs dates (ce qui, j'en suis certain, ne devrait pas avoir d'incidence lors du visionnage du film) et laisse présager  une bande-son explosive au cinéma ! Des bandes-annonces sont déjà disponibles en ligne si vous voulez voir un petit aperçu de ce que sera Metallica - Through The Never (...et également Mission To Lars). Metalloche au cinoche, c'est le 9 octobre dans les meilleures salles !!!

Note : 9,5/10

Chronique : Denix666

 

METALLICA_Through+The+Never
 

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SATYRICON - Satyricon

Publié le par Nono666

SATYRICON – Satyricon
Roadrunner Records
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.satyricon.no

SATYRICON_Satyricon



01. Voice Of Shadows / 02. Tro Og Kraft / 03. Our World, It Rumbles Tonight / 04. Nocturnal Flare / 05. Phoenix / 06. Walker Upon The Wind / 07. Nekrohaven / 08. Ageless Northern Spirit / 09. The Infinity Of Time And Space / 10. Natt

SATYRICON est devenu le groupe bankable dans le style Black, même si au fur et à mesure des albums, le duo infernal prend de légères distances avec. Lâché par les Black Metalleux et adulé par une frange du public Metal sensible au côté direct de la musique du groupe, SATYRICON est installé durablement c’est certain. Toutefois, Satyr n’est pas un homme qui aime tourner en rond alors The Age Of Nero déclinant plus ou moins la recette de Now, Diabolical, il était temps pour lui de montrer que SATYRICON n’était pas devenu la marionnette de Roadrunner Records et voici que déboule Satyricon, un titre d’album bien peu original mais qui prend tout son sens à l’écoute de ce huitième album. En effet, il est bien difficile de faire ressortir quelque chose de cet album très disparate, les titres traditionnels comme "Our World, It Rumbles Tonight" ou "Walker Upon The Wind", on miserait alors sur une stagnation du groupe pas tout à fait de son rang, les titres mid tempo et mélodiques comme "Tro Og Kraft" qui a clairement le cul entre deux chaises, introduit par un "Voice Of Shadows" un peu longue et même peut être inutile, ou les surprises comme "Phoenix" mais qui, pour le coup, forme une vraie fissure avec le reste, chant clair assez dark, parfois même doublé, mid tempo très mélodique, les die-hards vont avoir un choc c’est certain, un grand écart un peu grand pour un résultat pas mauvais mais qui ne correspond pas tout à fait à l’image crade et brute que SATYRICON développait  jusqu’alors. Ce Satyricon se révélera certainement comme un tournant pour les Norvégiens qui pourrait poursuivre dans une voie moins brute que par le passé ou bien revenir en arrière avec un album brutal et sans concession mais là où on reste pantois c’est que SATYRICON a mis 5 ans pour donner une suite à The Age Of Nero et que le résultat ne les vaut pas vraiment... Soyons clair, cet album est une déception mais pas parce que le groupe s’éloigne des rivages qu’il connait bien mais plutôt parce que les mélodies sont d’une naïveté confondante et que l’inspiration n’est pas au rendez-vous, messieurs enchainez rapidement sur autre chose s’il vous plait !

Note : 5.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

Satyricon-2013
 

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M:PIRE OF EVIL - Crucified

Publié le par Nono666

M:PIRE OF EVIL - Crucified
Mausoleum Records
Style : Apocalyptic Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.mpireofevil.com

M-PIRE OF EVIL_Crucified



01. Temples Of Ice / 02. Parasite / 03. Kissing The Beast / 04. Blackened Are The Priests / 05. Carnivorous / 06. Black Legions / 07. Need To Kill / 08. Wolverine / 09. Crucified / 10. Demone / 11. Taking It All

Après un EP et un premier album respectivement sortis en 2011 et 2012, Mantas et Tony "Demolition Man" Dolan, tous deux ex-membres de VENOM, nous présentent leur second album sous le nom de M:PIRE OF EVIL... Toutefois Crucified n'est pas un réel nouvel album, il s'agit en fait de réenregistrements de titres de VENOM issus de la periode 1989/1992, époque où Cronos ne faisait plus partie du groupe, couvrant les albums Prime Evil (1989), Temples Of Ice (1991) et The Waste Lands (1992), sans doute pas les réalisations les plus appréciées du combo de Newcastle mais un choix somme toute assez logique vu le line up de l'époque et celui de M:PIRE OF EVIL aujourd'hui. Si ces relectures n'ont rien d'incontournables, elles ont au moins le mérite de mettre un coup de projecteur sur une pèriode décriée de la carrière de VENOM et nous permettent de redécouvrir des compos finalement pas si mauvaises que ça ("Blackened Are The Priests", "Need To Kill"...). Grâce à un traitement du son résolument moderne ces titres retrouvent une seconde jeunesse via une prod' énergique ne manquant pas de mordant. Les deux inédits qui ferment ce Crucified sont taillés dans ce même Metal sans concession, nous prouvant, s'il en est besoin, que Mantas & co sont encore capable de faire parler la poudre avec un Metal apocalyptique de premier ordre.

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

Mpire Of Evil_Band
 

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THE CHARM THE FURY - A Shade Of My Former Self

Publié le par Nono666

THE CHARM THE FURY - A Shade Of My Former Self
Listenable Records
Style : Metalcore/Deathcore
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/thecharmthefury

THE CHARM THE FURY_A Shade Of My Former Self



01. The Unveiling / 02. A Testament / 03. Carte Blanche / 04. A Shade Of My Former Self / 05. The Enemy / 06. Colorblind / 07. In The Wake Of Pride / 08. Living Saints / 09. Heartless, Breathless / 10. Virtue Of Leadership / 11. A New State Of Mind / 12. Deliverance
 
THE CHARM THE FURY est une formation venue des Pays-Bas avec, une fois n'est pas coutume dans ce style de métal, une femme au micro. Alors, de prime abord on pense que la demoiselle va surtout pousser des vocalises sucrées et poppy lors des refrains (ce qui arrive quand même vu qu'on navigue en pleine Zikcore-à la mode). Mais ce qui surprend à la première écoute, c'est bien cette voix puissante et délicieusement agressive totalement maitrisée qui pourrait servir de modèle à bons nombres d'apprentis screameurs hardcoreux. D'ailleurs que ce soit au niveau prod ou exécution instrumentale, tout est carré et parfaitement mis en valeur. Pourtant les idées ne sont pas exceptionnelles et aucun riff de guitare ne surprend, ça reste du Metalcore classique qui respecte et réutilise les codes du genre extrêmement balisés... malgré tout on prend un pied d'enfer à l'écoute de ces 12 titres. Les enchainements sont fluides, pas de lourdeurs inutiles, de mosh parts à répétitions... On a bien affaire à un groupe mûr, qui maitrise parfaitement son sujet, ça bastonne sévère tout en proposant de solides refrains mélodiques, des vocaux très intelligibles et une section rythmique au poil. A Shade Of My Former Self ne renouvellera en rien le style, mais réussi le tour de force d'accrocher l'auditeur sur toute la longueur sans lasser une seule seconde... Une excellente surprise donc !

Note : 7/10

Chronique : Ziltoik Skeksis

 

THE CHARM THE FURY_Band 2013
 

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