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HERRSCHAFT - Les 12 Vertiges

Publié le par Nono666

HERRSCHAFT - Les 12 Vertiges
Code666
Style : Indus'/Cyber Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.h-noise.com


01. Gates To Dream / 02. Kimi Ga Yo (ft. Jessie Christ) / 03. Disorder Mind Mechanics / 04. Seducing Dementia (ft. Jessie Christ) / 05. Rat In Cage (ft. Krank Nox) / 06. Endlessly Revolving / 07. Whispering Clouds (ft. Jessie Christ) / 08. Bloodpulse / 09. Virtual Medication / 10. Allmighty (ft. C.N.X.) / 11. Thirty-Six / 12. Mephedron Trip  

Troisième opus du groupe après Architects Of The Humanicide en 2005, qui attire immédiatement l'attention, puis Tesla  un peu plus tard, le trio français de Metal Indus' ne fait pas dans la dentelle et nous le fait clairement comprendre. Si RAMMSTEIN et MARILYN MANSON avaient fait des galipettes sur de l'EBM, Les 12 Vertiges serait la BO de cette histoire burlesque et indécente. Les influences sont là, palpables, mais dès la première piste, on comprend qu'HERRSCHAFT donne sa version du mélange Metal/électro, en superposant guitares hurlantes et beats, pour une entrée en matière limite EBM, mais ascendant Metal Indus' traditionnel, "Gates To Dream" nous a mis l'eau à la bouche. Des rythmiques lancinantes et des sonorités inhabituelles, un patchwork sonore évocateur, une voix saturée : s'il ne suffisait pas d'avoir les bons ingrédients, HERRSCHAFT a tout simplement assuré la préparation avec brio. On va de surprises en surprises, et on aura autant envie de danser que de se poser pour décortiquer tous les morceaux et les inspecter. Les compositions sont à la fois riches et efficaces, et on ne pourra s'empêcher une petite référence à THE CNK et leur album L'hymne à la Joie. Sur le morceau "Kimi Ga Yo" (qui est également l'hymne national Japonais, j'avoue ne pas comprendre le parallèle avec les paroles), on notera aussi la voix samplée de Walter White avec la réplique ultra «  badass  » issue de la série Breaking Bad : de quoi faire sourire de connivence les fans. "Seducing Dementia" est pétrie de l'influence des papas d'outre rhin, et ce morceau à l'ambiance pesante et aux riffs lourds sera contrebalancé par la voix légère de Jessy Christ, en featuring sur plusieurs morceaux de l'album. Sur "Endlessly Revolving", pour accompagner les violons très «  gothiques  », on aura une voix qui ferait presque penser à la présence du révérend Manson sur cet album. Je ne vais pas non plus tout spoiler, car Les 12 Vertiges est un album à tiroir qu'il convient de découvrir au fil des écoutes, et qui ne s'épuisera pas de sitôt. La production est bonne et rend justice aux compositions d'HERRSCHAFT qui donneraient presque l'impression que la France est le deuxième pays de l'indus'.

Chronique : Nastassja

8,5

 

 

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DEUIL - Acceptance/Rebuild

Publié le par Nono666

DEUIL – Acceptance / Rebuild
LADLO Productions
Style : Drone Black Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/wearedeuil

Deuil - Acceptance Rebuild



01. Acceptance / 02. Rebuild

Le duo Belge DEUIL bénéficie de la réédition de son premier EP Acceptance/Rebuild en format vinyle qui devrait laisser des traces indélébiles dans la tête de ceux qui l’écouteront. Le Black Metal des ex-ISAÏAH se mêle régulièrement et facilement à un propos plus Drone ou Funeral, une ambiance en lien avec le concept du groupe qui base la musique de ses 2 premiers titres sur 2 des premières étapes du deuil, l’acceptation et la reconstruction :

L’acceptation : ce titre est extrêmement tourmenté, sombre et apparait sans issue lumineuse, la voix criarde laisse transparaitre un sentiment de rage et de haine qui colle parfaitement au titre de cette chanson qui s’étire sur 17 minutes, un long processus qui nous fait traverser plusieurs sentiments où on passe de chœurs proches de la méditation pour déboucher sur des passages très poisseux et qui vous collent à la peau. Ce premier titre offre une palette très complète de l’univers de DEUIL, on y trouve du Sludge, notamment dans le gras des guitares, du Black Metal, surtout par l’ambiance incroyablement cradingue qui règne là, mais aussi du Drone qui nous renvoie vers SUNNO))) pour son ambiance. "Acceptance" peut autant réclamer son héritage d’ALTAR OF PLAGUES que de SPEKTR ou DRASTUS, un éventail assez large mais assez cohérent qui exprime toute la douleur qui découle de ce processus d’acceptation, premier pas pour faire le deuil. Le riff plus mélodique et légèrement hypnotique qui domine la fin de ce titre fait parfaitement la jonction entre les 2 étapes, on y entrevoit un apaisement.

La reconstruction : Au travers de ce processus connaissant des phases plus lumineuses, le groupe y glissent quelques passages plus Post-Black qui pourraient laisser imaginer une fin de tunnel mais les parties de batterie extrêmement brutes (les blasts très minimalistes nous ramènent bien en dessous du niveau de la terre) par exemple, participent à nous ramener sans cesse à un état de violence psychologique pouvant amener à la remise en cause de l’acceptation. Là aussi introduit par des chœurs proches de la méditation, le lien avec le mystique est encore très fort et si c’est une piste possible pour la reconstruction, ce n’est pas celle que DEUIL privilégie dans sa musique où le culte laisse place à des méandres psychologiques bien plus fins que si DEUIL s’était attardé sur l’aspect religieux possible de cette phase. L’apaisement que l’on ressent à la fin d’"Acceptance" trouve ici un développement musical très intelligent à travers des parties de guitare plus subtiles même si la violence d’un Black Metal pouvant se faire Raw Black Metal menace toujours d’éclater.

Si le concept de ce premier EP est parfaitement en ligne avec la musique, la musique ne souffre en aucun cas de la tenue du concept, les deux se nourrissent. Cette réédition bénéficie d’un nouvel artwork aussi abstrait que réussi, un vinyle qui devrait très vite trouver une place dans les étagères des amateurs de Musique Extrême au sens large. Toutefois, si musicalement le pari est réussi avec cette variation musicale et vocale, la production un peu capricieuse sur la batterie, le grain un peu envahissant des guitares et l’abus d’une voix criarde clamée, peuvent être un obstacle à la bonne compréhension de ce qui se passe sur ces 26 minutes très captivantes. C’est bien là le seul défaut de ce premier essai dont le concept laisse une multitude de possibilité, le processus du deuil étant complexe et personnalisable à souhait, le groupe ne devrait pas se retrouver à court en termes d’inspiration.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

deuil_band
 

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DEVARIEM - Planet Earth: Ground Zero

Publié le par Nono666

DEVARIEM – Planet Earth : Ground Zero
Remedy Records
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/devariemmetal

DEVARIEM_Planet Earth-Ground Zero



01. Planet Earth : Ground Zero / 02. Steamhammeread / 03. Casketeer / 04. Torture Till Its True / 05. Infyrno / 06. Point Of No Return / 07. Sons Of Deth / 08. ...Our Killer Reputation

Ne vous laissez pas influencer par l’artwork sobrement moche de ce premier album de DEVARIEM. En effet, ce Planet Earth : Ground Zero a tout pour faire frétiller les amateurs d’EXODUS, TESTAMENT et même MACHINE HEAD par le côté parfois plus moderne de son Thrash Metal que l’on qualifiera de à l’allemande. Alors on pourrait en rester là car quoi rajouter sur ce premier album rempli par 8 titres ultra costauds, très brutaux et avec une technique d’exécution impeccable. Même la production est très prometteuse, les gaillards se sont tournés vers Eike FREESE connu pour son travail avec DARK AGE ou GAMMA RAY mais déjà pour le EP sorti en 2011, les Allemands s’étaient adjugés l’aide de Lasse LAMMERT (ALESTORM), la production est donc une partie importante de la musique pour DEVARIEM. On regrettera toutefois le traitement très sec de la caisse claire, tout cela ne parait pas très vivant alors que Joe MÜLLER, le cogneur en question, ne fait vraiment pas semblant. Au milieu de standards purement Thrash que sont la chanson titre, "Casketeer" ou "Sons Of Deth", les Allemands montrent également une influence plus Power Metal à la TESTAMENT ou ONSLAUGHT (frappant sur "Infyrno") mais surtout Alex LENDGE, le vocaliste de ce groupe, possède une voix assez unique, capable de vous asséner des passages très brutaux mais aussi d’intégrer quelques mélodies à l’image d’ONSLAUGHT. Enfin, il y a ci et là quelques passages plus funs qui ramènent vers les premières heures du Heavy ("Sons Of Deth") et là vous l’aurez compris, on obtient un album puissant par sa composition et sa production, une personnalité vocale identifiable, un groove qui devrait faire des ravages sur scène, un premier album extrêmement intéressant pour tous les amateurs de Thrash Metal qui brille surtout par son inspiration plus que par son originalité, mais être capable de varier autant un propos tout en étant aussi cohérent (l’ultime "…Our Killer Reputation" et son développement Power Metal entre PANTERA et MACHINE HEAD), voilà une belle preuve de maitrise de la discipline, définitivement un groupe à suivre.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

  

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CONEY HATCH - Four

Publié le par Nono666

CONEY HATCH - Four
Frontiers Records
Style : Hard rock
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.coneyhatch.com

CONEY HATCH_Four



01. Blown Away / 02. Boys Club / 03. Down 'N Dirty / 04. Do It Again / 05. Connected / 06. Revive / 07. We Want More / 08. The Devil You Know / 09. Marseille (The Angels cover) / 10. Keep Driving / 11. Holding On

Retour inattendu que celui des Canadiens de CONEY HATCH qui, vingt huit ans après leur dernier album, refont surface à la surprise générale. Le groupe de Toronto, reformé sous son line-up d'origine, nous offre ici son quatrième album... et quel album ! Dès les premières notes de "Blown Away" on se rend vite compte que malgrè les années qui séparent ce Four des trois premiers albums, CONEY HATCH n'a pas changé son fusil d'épaule, on retrouve ce Hard Rock racé de tout premier ordre, rappelant tour à tour AC/DC ("Blown Away", "Connected"...) ou le AEROSMITH des débuts ("Boys Club", "The Devil You Know"), mais si l'on ne devait retenir qu'un seul titre, ce serait incontestablement ce "We Want More", véritable brulot particulièrement heavy au refrain entrainant, c'est pêchu et terriblement efficace (comme l'ensemble de cet album d'ailleurs !)... une merveille ! Un retour qui se doit d'être salué comme il se doit tant ce quatrième opus des Canadiens est une vraie réussite ! Un pur bijou de « classic Hard Rock » de haute volée. CONEY HATCH n'est pas revenu pour faire de la figuration, cet album en est la preuve, il serait grand temps que ce groupe soit enfin reconnu à sa juste valeur...

Chronique : Nono666

9

 

 

CONEY HATCH_Band 2013
 

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BEELZEFUZZ - Beelzefuzz

Publié le par Nono666

BEELZEFUZZ – Beelzefuzz
The Church Within Records
Style : Heavy Doom Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.beelzefuzz.bandcamp.com

BEELZEFUZZ_Beelzefuzz



01. Reborn / 02. Lotus Jam / 03. All The Feeling Returns / 04. Sirens Song / 05. Hypnotize / 06. Lonely Creatures / 07. Lunar Blanco / 08. Light That Blinds

Groupe encore inconnu, BEELZEFUZZ, ne devrait pas le rester bien longtemps étant donné le line-up qui le compose, et notamment Darin McCLOSKEY (CROWNED IN EARTH, PALE DIVINE, ex-SINISTER REALM). Ce premier album éponyme débarque après 2 démos sur lesquelles on avait pu sentir la montée en puissance de ce groupe, "Lotus Jam" avec ses claviers très 70’s pour un rendu Heavy Rock imparable, l’ambiance y est incroyable avec son refrain aux sonorités proches d’un BRUCE DICKINSON. Mais les autres titres issus de la deuxième démo sortie en 2012 ne sont pas en reste. "Reborn" qui traduit l’influence d’UFO et d’URIAH HEEP ou "Light That Blinds" qui clôt parfaitement ce premier album. Et puis il y a les nouveaux titres qui montrent une bonne évolution comme ce "Lonely Creatures" qui voit Ortt, le guitariste chanteur, varier sa prestation vocale qui oscille entre mélodie et lourdeur hypnotique. Pour autant, l’influence d’UFO est toujours palpable à l’image de ce "Sirens Song" réussit, le groupe développe un côté Heavy Metal parfois très mélodique ("All The Feeling Returns") qui n’est pas sans nous rappeler un certain WHILE HEAVEN WEPT, autre figure de la scène Metal US. Alors, il est vrai que le trio utilise un son de guitare bien gras, avec les amplis Orange, tout ceci est un peu dans l’air du temps, mais il reste indéniable que Ortt possède une voix qui finit par vous hanter, il est vrai que sur les premières écoutes, le choix de se positionner parfois juste à côté de la justesse peut surprendre, et que le groove de ce premier essai est à la fois écrasant et entraînant, une danse pour pachydermiques. Enfin, il faut souligner le travail de production avec quelques arrangements à la guitare, aux claviers ("Lotus Jam"), des éléments qui risquent peut-être de se ressentir par leur absence sur scène, un titre comme ("Siren Song") avec ses leads de guitare entremêlés pourrait faire un peu pâlotte sans cet habillage mais cela démontre également la maturité de ce groupe qui n’hésite pas à habiller son propos pour le rendre moins brut car la production collant avec des standards vintage, tout ceci sonne déjà assez brut. Ce premier album demande donc quelques écoutes avant d’en saisir toute la substance mais les amateurs de Heavy Rock, de Heavy Stoner, de Heavy Doom devraient vite comprendre où BEELZEFUZZ veut en venir.

Chronique : Aymerick Painless  

7,5

 

 

BEELZEFUZZ_Band
 

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SAXON - Unplugged And Strung Up

Publié le par Nono666

SAXON - Unplugged And Strung Up
UDR Music
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.saxon747.com

SAXON_Unplugged And Strung Up



Disc 1 : Unplugged And Strung Up
01. Stallions Of The Highway (Remix) / 02. Crusader (Orchestrated Version) / 03. Battle Cry / 04. The Eagle Has Landed (Orchestrated Version) / 05. Red Star Falling (Orchestrated Version) / 06. Broken Heroes (Orchestrated Version) / 07. Call To Arms (Orchestrated Version) / 08. Militia Guard / 09. Forever Free (Re-Recorded Version) / 10. Just Let Me Rock (Re-Recorded Version) / 11. Frozen Rainbow (Acoustic Version) / 12. Iron Wheels (Live Acoustic Version) / 13. Requiem (Acoustic Version) / 14. Coming Home (Acoustic Version)
Disc 2 : Heavy Metal Thunder
01. Heavy Metal Thunder / 02. Strong Arm Of The Law / 03. Power And The Glory / 05. And The Bands Played On / 06. Crusader / 07. Dallas 1 PM / 08. Princess Of The Night / 09. Wheels Of Steel / 10. Motorcycle Man / 11. Never Surrender / 12. Denim And Leather / 13. Backs To The Wall

L'année 2013 aura été prolifique pour SAXON. Après Sacrifice, le dernier et excellent album studio des Anglais sorti en début d'année, Unplugged And Strung Up est déjà dans les bacs. Il s'agit d'un album composé de deux disques. Le premier reprend des morceaux issus de différentes époques de la carrière du groupe (dont certains étaient présents dans le disque bonus de la version limitée Deluxe de Sacrifice), et améliorés avec un orchestre symphonique manifestement virtuel, mais dont les orchestrations soignées et riches ouvrent une nouvelle dimension à ces morceaux. A noter également le soutien d'une chorale qui apporte profondeur et puissance à l'ensemble vocal ("Crusader", "The Eagle Has Landed", "Broken Heroes" ou encore "Call To Arms", dont la version était déjà présente en morceau bonus de l'album éponyme, s'en trouvent magnifiquement étoffés). D'autres morceaux ("Militia Guard", "Forever Free", "Just Let Me Rock"...) ont été simplement réenregistrés pour bénéficier d'un son plus moderne ; d'autres enfin ("Frozen Rainbow", "Iron Wheels" en live, "Requiem"...) ont droit à leur version accoustique. Le deuxième disque peut s'avérer dispensable pour les fans de longue date puisqu'il s'agit de Heavy Metal Thunder, sorti en 2002, rassemblant les meilleurs morceaux de SAXON réenregistrés avec le line-up actuel. Unplugged And Strung Up me paraît tout à fait approprié pour les néophytes qui chercheraient à faire connaissance avec SAXON ; mais cet album me semble aussi indispensable pour les fans qui ne craindraient pas de redécouvrir la musique du groupe anglais sous un jour nouveau : je trouve en effet ces nouvelles versions tout à fait intéressantes, l'orchestration et la chorale, ou encore les versions acoustiques, apportent une plus value non négligeable qui mérite qu'on y jette une oreille. SAXON nous gâte en cette année 2013 !! C'est Noël avant l'heure, alors profitons-en !!

Chronique : Denix666

8,5

 

 

SAXON_Band
 

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ESCAPE - Rise

Publié le par Nono666

ESCAPE - Rise
Brennus Music
Style : Modern Rock / Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/escap3.official

ESCAPE_Rise



01. Bullshit / 02. Two Hours / 03. The Devil Inside / 04. The Sad Clown / 05. Passenger / 06. Time's Over / 07. B-Rain / 08. Realized Part.1 : Real / 09. Realized Part.2 : Lies / 10. Misery / 11. You Get What You Deserve / 12. Masquerade

Après un CD maxi en début d'année, ESCAPE propose son premier album complet intitulé Rise. Le groupe marnais est mené par le chanteur Greg Paturet, que certains connaissent pour son admirable travail au sein de FIFTY ONE'S (RIP), entre autres. Le line-up est par ailleurs constitué de musiciens ayant déjà joué ensemble dans le d'autres formations, et on sent bien que l'on n'a pas affaire à des novices. Rise couvre un large éventail de styles, ce qui peut avoir comme effet pervers de rendre floue l'identité d'ESCAPE. Pour tenter de résumer, on pourrait décrire cette musique comme un Rock/Metal plutôt classique mais solide, interprété et produit de façon moderne, vous suivez ? Bien sûr, ce bon Greg évolue majoritairement dans un registre mélodique, ce qui confère une ambiance FM, voire prog' à certains morceaux. Bref, ce disque symbolise plutôt bien l'écart qu'il peut y avoir entre les âges des membres d'ESCAPE. Rise est par ailleurs doté d'un son très correct pour une autoproduction. Dommage toutefois que la basse soit parfois un peu trop mise en avant, et que la production soit un peu « nue », ce qui a pour effet de mettre en relief quelques petits défauts. Par exemple, la prononciation de Greg peut parfois s'avérer un brin too much, et certaines lignes de chant sonnent de manière un peu forcée (ceci étant dit avec le plus grand respect, car je suis fan depuis des lustres du grand vocaliste blond). Dommage également que quelques morceaux soient plus dispensables. N'allez surtout pas croire que je cherche à descendre Rise, c'est juste que le disque met la barre tellement haut d'entrée de jeu avec les puissants "Bullshit" ou "Two Hours", puis avec des compos plus fouillées telles que "Time's Over" ou le final "Masquerade", que l'on aurait aimé que toutes les chansons soient de ce calibre. Reste une collection de titres cohérents et très accrocheurs dans l'ensemble, qui feront à coup sûr un malheur en live. Et avec un tel album en guise de premier essai, on se dit que la suite ne peut que voler très haut.

Chronique : Morbid S.

7

 

 

ESCAPE_Logo
 

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WINDS OF PLAGUE - Resistance

Publié le par Nono666

WINDS OF PLAGUE - Resistance
Century Media Records
Style : Symphonic Deathcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/windsofplague

WINDS OF PLAGUE_Resistance



01. Open The Gates / 02. Say Hello To The Undertaker / 03. Sewer Mouth / 04. Left For Dead / 05. One Foot In The Grave / 06. Time To Reap / 07. United Through Hatred / 08. Good Ol' Fashion Bloodbath / 09. No Man Is My Master / 10. Snake Eyes
 
Cinquième album pour les américains de WINDS OF PLAGUE, pratiquant un Deathcore ultra puissant teinté de touches symphoniques. Comme pour le précédent opus, Against The World, le groupe enfonce le clou de la brutalité Death et d'une rage typiquement Hardcore. Le clavier tient la première place lors de la sublime intro d'"Open The gates" très cinématographique, puis s'efface pratiquement sur les autres pistes de l'album pour laisser les guitares et le chant diabolique de Jonathan Cooke prendre le dessus. Que dire des 10 plages de ce Resistance si ce n'est qu'on tient là un plat de résistance (oui, elle est facile...) à l'image de "Sewer Mouth", "Time To Reap" ou "United Throught Hatred", on est irrésistiblement entrainés dans une succession de titres efficaces, rageurs, qui tapent très fort. Tout est mis en place pour donner un maximum de punch et d'uppercuts : rythmiques en acier trempé et vocaux Hardcore / Death terrifiants mais toujours incroyablement intelligibles. Les petites incursions de claviers apportent une touche malsaine et théâtrale à certains titres pour toujours plus d'impact ("One Foot In The Grave", "Say Hello To The Undertaker", "Left For Dead"). Grâce à tous ces éléments, l'album est passionnant d'un bout à l'autre et parvient à sonner moderne tout en évitant les sempiternels clichés du Deathcore (riffs monotones et refrains "Emo"...). En conclusion, Resistance fera le bonheur des amateurs de Metal extrême par sa brutalité jouissive et son écrasante efficacité... addiction assurée dès la première écoute !

Chronique : Ziltoik Skeksis

9

 

 

WINDS OF PLAGUE_Band 2013
 

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BANE OF WINTERSTORM - The Last Sons Of Perylin

Publié le par Nono666

BANE OF WINTERSTORM – The Last Sons Of Perylin
Limb Music GmbH
Style : Symphonic Speed Metal
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.baneofwinterstorm.com

BANE OF WINTERSTORM_The Last Sons Of Perylin



01. The Black Wind Of Morthion / 02. The Magic Of Mithren's Ring / 03. The Ancient Ritual Of Rakth / 04. The Warlord's Last Ride / 05. The Last Sons Of Perylin

Premier album pour les Australiens de BANE OF WINTERSTORM et le quintet de Melbourne n’a pas vraiment fait dans la facilité en proposant un album comptant 5 (!) compositions plus épiques les unes que les autres. D’une durée allant de 5 à 16 minutes, les titres présents sur ce premier effort témoignent d’une grosse envie de sortir des sentiers battus, voire d’innovation. Malheureusement, le résultat final est bien plus prétentieux que réussi. Double kick partout, guitares bourrines et clavier en–veux–tu–en–voilà rendent les titres trop similaires, d’autant que Riccardo Mecchi propose des mélodies de chant peu inspirées et linéaires. Tout ça pourrait encore être supportable si il n’y avait ce second chant agressif pour contrebalancer le premier. D’affreux borborygmes dignes d’un collégien en tout début de mue entrecoupent les mélodies, cassent l’ambiance et donnent même souvent envie de passer à la plage suivante. La plus grande réussite de The Last Sons Of Perylin est sans conteste le titre éponyme qui voit le groupe varier les tempos et les mélodies de chant s’améliorer. Hélas, la seconde partie du morceau voit revenir la voix de bouledogue enrhumé et l’envie de zapper… BANE OF WINTERSTORM a sans conteste du potentiel, mais à vouloir trop en faire, les Australiens ont accouché d’un album poussif et prétentieux, où les bons moments se voient gâchés par des parties de deux notes de clavier interminables, des chants grégoriens lassants et presque inaudibles et par un second chanteur qui ferait bien de soigner sa laryngite avant le second méfait.

Chronique : Emil Maniak

5

 

 

BANE OF WINTERSTORM_photo
 

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DEATH ANGEL - The Dream Calls For Blood

Publié le par Nono666

DEATH ANGEL – The Dream Calls For Blood
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.deathangel.us

DEATH ANGEL_The Dream Calls For Blood



01. Left For Dead / 02. Son Of The Morning / 03. Fallen / 04. The Dream Calls For Blood / 05. Succubus / 06. Execution – Don’t Save Me / 07. Caster Of Shame / 08. Detonate / 09. Empty / 10. Territorial Instinct – Bloodlust

DEATH ANGEL vit une véritable nouvelle jeunesse depuis son retour aux affaires en 2001. The Art Of Dying en 2004 montrait la voie puis nous en sommes arrivés à ce Relentless Retribution en 2009 que l’on imaginait difficile à surmonter et puis voilà que nos Américains débarquent avec un nouvel album, The Dream Calls For Blood qui transpire le Thrash Metal old-school à l’exécution moderne et particulièrement dans les refrains ("Son Of The Morning", "Fallen"). Alors il est vrai qu’au niveau artwork on reste dans la même ambiance que pour l’album précédent mais c’est justement parce que le guitariste Rob CAVESTANY a écrit cet album sur la route, durant les 3 années de tournées du groupe, se nourrissant ainsi de l’énergie du live et également de la tournée les voyant reprendre l’intégralité de The Ultra Violence, l’un des standards du groupe. Et pourtant, si à la première écoute, on pourrait vite dire que The Dream Calls For Blood ne voit pas la recette de DEATH ANGEL évoluer d’un iota, en s’arrêtant un peu sur ces 45 minutes de Thrash sans failles (oui je sais plus personne n’a le temps de laisser la musique prendre son ampleur…), on découvre, au-delà des riffs de guitare furieusement Thrash, ceux de "Left For Dead" ou "The Dream Calls For Blood" (mon dieu cette ligne de basse en plein milieu) sont simplement imparables, des lignes de chant de Mark OSEGUEDA qui, décidément, se bonifie avec le temps, les lignes de "Son Of The Morning", "Fallen" ou "The Dream Calls For Blood" qui n’est pas sans rappeler les meilleures heures d’ANNIHILATOR mais aussi de SLAYER. Avec un tel début d’album, on guette le faux pas, malveillants comme nous sommes, et c’est à l’image d’un David VINCENT cherchant un raccourci que jamais il ne trouva, on ne trouvera pas plus de titre faible ici ! Ensuite, il est vrai que l’on reconnait la patte du groupe avec ces parties acoustiques et mélodiques ("Execution – Don’t Save Me"), cette intrusion de Power et ou Heavy Metal dans leur Thrash pour le rendre moins linéaire, mais ces gars nous pondent quand même là de sacrés brise-nuques qui nous renvoient vers l’époque dorée des 80’ où le Thrash tenait la barre et où les chanteurs en herbe pourront pousser la chansonnette en live. Il faut également souligner la qualité des solos de guitare, ils se font assez rare sur cet album, mais pour exemple, celui de "Caster Of Shame" est plein de mélodie tout en envoyant le bois répondant intelligemment avec sa ligne de basse en appui à l’énergie Thrash du riff principal et du chant encore bien couillu de Mark. Au chapitre des surprises, on citera "Succubus", un mid-tempo très alambiqué dans sa structure et qui demande pas mal de temps d’appréhension avant de se révéler pleinement, "Detonate" et son introduction très mélodique qui dévoile un refrain très proche d’ANNIHILATOR avec cette mélodie portée par la guitare lead et le chant, et si DEATH ANGEL laisse un peu retomber la pression avec ce titre plus léger, reste tout de même que ce titre comporte le solo le plus old-school de cet album, l’art de faire cohabiter plusieurs approches du Thrash voire même d’un Death Metal sur la fin du morceau. The Dream Calls For Blood a un impact immédiat par ces titre Thrash sans concession mais devrait également survivre à l’épreuve du temps grâce à cette variation dans son propos, cet album n’est pas juste un rouleau compresseur en marche, sa composition révèle bien des passages plus aventureux qui font de cet album le meilleur album paru depuis 2001 pour DEATH ANGEL.

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

DEATH ANGEL_Band 2013_2
 

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