AVENGED SEVENFOLD - Hail To The King
AVENGED SEVENFOLD - Hail To The King
Roadrunner Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.avengedsevenfold.com
01. Shepherd Of Fire / 02. Hail To The King / 03. Doing Time / 04. This Means War / 05. Requiem / 06. Crimson Day / 07. Heretic / 08. Coming Home / 09. Planets / 10. Acid Rain
Il faudrait créer un questionnaire dont la seule question serait : “Qu'avez vous fait en écoutant Hail To The King d'AVENGED SEVENFOLD ?”. M'est avis que pas mal d'entre nous répondrons “j'ai regardé si je ne m'étais pas plantée dans la playlist”. Si vous vouliez entendre du AVENGED SEVENFOLD de l'époque de l'album éponyme ou même un nouveau Nightmare, préparez vous à être surpris. Vous allez en réalité entendre une version vintage très réjouissante d'un Heavy Metal old/new school, bien loin de flirter avec les contrées nu métalleuses ou metalcoreuses (ce qui fut parfois le cas, sans critique aucune, car justement, ils jonglent entre les sons et sont ouverts d'esprit). Pour parler franc, il serait intéressant d'avoir l'avis de papys du Hard Rock sur la quastion Hail To The King, je laisse le soin à Nono d'aller interviewer AC/DC et de glisser une question dessus à ma santé (y'a de l'idée non ?). Pour faire simple : ça sonne eigthies, mais le eighties des meilleurs moments, c'est technique sans être tape à l'oeil, et ça surprend ! Quand on connaît les déboires du groupe ces dernières années, on ne peut pas dire qu'un tel retour aux sources soit surprenant. Avec le décès de The Rev, batteur du groupe et ami de longue date, de nombreuses questions se sont posées pour les AVENGED SEVENFOLD et après avoir collaboré avec Mike Portnoy (rien que ça), ils ont enfin accueilli en leur sein un nouveau batteur. Trève de blabla biographique, Wikipédia fait ça mieux que moi. Dès "Sheperd Of Fire" on est mis au parfum, et on peut dire qu'ils resteront sur leur lancée, avec brio. C'est un album de 2013, et pourtant on enfilerait bien le perfecto et les pantalons fuseau de maman/papa. Quand débute le titre éponyme, on remarque deux choses : que M.Shadows au chant a vraiment un vrai timbre Heavy comme il faut et qu'il sait balancer du lourd tout en finesse, mais aussi qu'on risque fortement d'avoir cette chanson en tête. Les guitares chantent, les mélodies sont simples mais touchantes car elles appellent à la nostalgie, et on se baladera dans l'histoire de notre genre musical préféré entre Heavy, groove plutôt “south” ("This Means War, toujours “big up” à M. Shadows qui a un rien de rauque dans la voix qui fait tout, et magnifiquement poussé), ou même l'exercice de la power ballade (mis en exergue pour de nombreuses générations maintenant au travers du symbolique "Still Loving You") dans lequel ils ne déméritent absolument pas ("Crimson Day", très réussi, avec le solo langoureux de rigueur, et "Acid Rain" pour clore l'album). On retiendra également de cet album le morceau "Requiem" (qui pour le coup est plus un “dies irae”), avec son introduction en latin et des constructions et tonalités empruntées aux plus grands compositeurs classiques (impossible évidemment à comparer, mais si vous êtes curieux, les requiems de Verdi et Mozart, c'est un bon début, et surtout les “dies irae”). Un très joli coup pour AVENGED SEVENFOLD, et on ne peut s'empêcher de se dire que ce morceau a sans doute une signification particulière pour eux. Pour résumer, si BLACK SABBATH avait supplié Mozart de faire un petit boeuf avec eux, ça aurait sans doute donné quelque chose d'approchant. Un album à écouter en profondeur, qui se laisse apprécier et qui montre un beau retour aux sources du Heavy Metal d'AVENGED SEVENFOLD.
Note : 8/10
Chronique : Nastassja

