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PANDEMONIUM - The Ancient Catatonia

Publié le par Nono666

PANDEMONIUM – The Ancient Catatonia
Old Temple
Style : Black Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2013
Site Web : www.pandemonium.metal.pl

PANDEMONIUM_The Ancient Catatonia



01. The Majesty / 02. Memories / 03. Different Part / 04. The Black Arts / 05. Winter / 06. Garden Of Twilight / 07. Might Is Right / 08. Morbid Gods / 09. Unholy Existence / 10. Seven Signs

Voici la réédition du premier album de PANDEMONIUM, The Ancient Catatonia, publié en 1994 avant que le groupe ne prenne le nom de DOMAIN le temps de quelques années avant de revenir sur ce premier patronyme il y a quelques temps. Cette réédition nous permet de remettre en lumière cet album certainement sous estimé mais qui renferme ce que le Death Metal pouvait comporter de mieux dans ses intentions mais étant sorti en pleine vague Grunge, inutile de dire que PANDEMONIUM n’a pas eu le succès que ce premier opus méritait. Un Death Metal largement ambiancé par des leads de guitare que NIHILIST ou même PARADISE LOST ne se refusaient pas, un aspect Doom/Death qu’un ASPHYX nous envoyait également à la face à la même époque, de même l’aspect très Dark de cet album peut aussi évoquer le BETHLEHEM de Dark Metal. Les Polonais avaient également eu le soutien d’un violon ("Memories", "Winter"), réussissant à l’intégrer très subtilement à cette noirceur bien poisseuse. Ce premier album à l’odeur Underground indécrottable permettra également de remettre en lumière ce groupe Polonais qui peine à s’imposer malgré la qualité de ses différentes sorties qui montrent également que le groupe n’a pas vraiment su se renouveler pour imposer un style aujourd’hui largement repris et qui de toute façon ne séduit plus forcément les die-hards qui préfèrent se remettre les albums de l’époque. Voilà donc l’occasion pour eux de revenir sur ce The Ancient Catatonia qui même avec bientôt 20 années dans les bottes revêt encore une odeur de soufre qui titille nos délicates narines ! Lorsque le présent nous offre une occasion de réhabiliter un passé oublié, il faut la saisir.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

PANDEMONIUM_Band_Logo
 

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DRILLER - All Shall Burn

Publié le par Nono666

DRILLER – All Shall Burn
Autoproduction
Style : Thrash Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/drillertheband

DRILLER_All Shall Burn



01. Zombie Invaders / 02. Judgement Day / 03. Pleasure To Kill / 04. Rock’n’Rolla / 05. Rattlesnakes Terror / 06. Drill & Blast / 07. Big(Pig)Big / 08. Madness INC. (F20.0) / 09. Rush Of The Dead / 10. Screaming In The Rain (Gene Kelly cover)

Difficile de se tromper sur les intentions des Polonais de DRILLER, dont le premier album All Shall Burn nous dévoile un plan machiavélique mis au point par quatre gars autant fan de Thrash Metal que de MOTÖRHEAD ou que de Death Grind. Tout doit bruler et les premières flammes que sont "Zombie Invaders" aux relents Punk très old school ou un "Pleasure To Kill" qui n’est pas une reprise de KREATOR malgré un effet rouleau compresseur bien plus vindicatif, ne tardent pas à nous chatouiller les esgourdes. "Rock’n’rolla" nous dévoile également un clin d’œil à peine masqué à JUDAS PRIEST qui aurait fricoté avec MOTÖRHEAD, imaginez la tête de la progéniture ! A grand coup de savate dans la face DRILLER introduit lentement mais surement des influences plus Grind qui transpirent sur la fin de "Rattlesnakes Terror" et plus encore sur "Big(Pig)Big" au contenu Grind sur fond de Thrash Metal bien old-school. Sur ce premier album on retrouve trois titres qui figuraient sur la démo publiée en 2010, peu de temps après la formation du groupe et on sent parfaitement que le groupe a d’abord travaillé ses morceaux sur scène, tout cela sent la sueur et le pogo à plein nez ! Il faut d’ailleurs attendre un "Drill & Blast" intelligemment placé en milieu d’album, pour avoir droit à une première véritable pause avec un bon lead de guitare dominant une partie mid-tempo, nouvelle preuve que ce groupe sait varier son propos. DRILLER peut être au Thrash ce qu’IMPALED NAZARENE est au Black, une sorte de vilain petit canard jubilant à chaque fois que les limites du style sont franchies, le tout avec un second (voire plus) degré bien senti à l’image du "Screaming In The Rain" plus Grind que Grind. Amateurs de Metal direct et old-school, jetez donc une oreille à cet All Shall Burn

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 
 
 
DRILLER_Logo

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DORMANT ORDEAL - It Rains, It Pours

Publié le par Nono666

DORMANT ORDEAL – It Rains, It Pours
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2013
Site Web : www.dormantordeal.bandcamp.com

DORMANT ORDEAL_It Rains, It Pours



01. Depopulation Of Io / 02. Cypress Mourning / 03. The Stepfather / 04. The Sinless / 05. Your Mother-Slave / 06. Unimagined , Unwritten, Unseen / 07. Dememorization / 08. Days That Didn’t Make It / 09. The Animal / 10. Man From The Water / 11. Here Be Lions / 12. Depopulation Of Earth

Premier album des Polonais, ce n’est pourtant pas à de total débutants auxquels nous avons affaire ici. En effet, le groupe a déjà publié quelques démos pour façonner son Death Metal et Maciej PROFICZ le vocaliste de DORMANT ORDEAL est également depuis peu le chanteur live de SPHERE, un autre combo de Death Polonais dont nous vous avons déjà parlé. Avec un discours très brutal ("Days That Didn’t Make It" par exemple), les Polonais se situent à mi chemin entre VADER et HATE car si les riffs syncopés sont surtout rythmiques, quelques courts plans mélodiques s’échappent parfois de ce Death Metal où la lourdeur règne en maitre. "The Animal" nous dévoile d’ailleurs un visage différent qui nous rapproche un peu d’un BEHEMOTH avec cette atmosphère pesante sur fond de voix Death surchargée d’effets. Assuré d’une approche moderne à la production clean et incisive, cet It Rains, It Pours se révèle très solide même si peu original mais le quatuor sûr de sa force aime à jouer avec les codes, nous sommes loin ici de quatre gars au regard menaçant pour une attitude encore une fois plus actuelle (cf. les photos promotionnelles en costard). On peut également retrouver sur cet album un aspect MORBID ANGEL certain, notamment sur "Here Be Lions", un titre au pouvoir accrocheur important avec ce lead de guitare et cette énergie insufflée par un batteur ne sortant que trop peu du traditionnel blast, même si celui qui domine le pont de ce même titre est assez bluffant. DORMANT ORDEAL nous offre là un premier album solide qui s’il a la chance d’atterrir sur la platine d’un amateur de Death Metal au sens large, ce dernier pourra très facilement se retrouver dans ces 12 titres bien maitrisé.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

DORMANT ORDEAL_photo

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HAREM SCAREM - Mood Swings II

Publié le par Nono666

HAREM SCAREM - Mood Swings II
Frontiers Records
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.haremscarem.net

HAREM SCAREM_Mood Swings II



01. Saviors Never Cry / 02. No Justice / 03. Stranger Than Love / 04. Change Comes Around / 05. Jealousy / 06. Sentimental Blvd. / 07. Mandy / 08. Empty Promises / 09. If There Was A Time / 10. Just Like I Planned / 11. Had Enough / 12. World Gone To Pieces (nouveau titre) / 13. Anarchy (nouveau titre) / 14. A Brighter Day (nouveau titre)

Voilà cinq ans qu'HAREM SCAREM n'avait plus rien sorti, le dernier album des Canadiens, Hope, étant sorti en 2008, c'est donc avec un certain enthousiasme que nous accueillons ce Mood Swings II, toutefois notre joie de retrouver cet excellent groupe de Hard Rock mélodique sera quelque peu tempéré car là où l'on pouvait s'attendre à la suite de leur mythique second album paru en 1993, il ne s'agit en fait que du réenregistrement de celui-ci, donc d'un intérêt moindre pour qui possède déjà la version d'origine. Outre le plaisir indéniable de retrouver les toujours très bons "Saviors Never Cry", "No Justice", "Change Comes Around" et autres "Sentimental Blvd." ou "Empty Promises"... il faut bien reconnaitre que cette version 2013 de l'excellent Mood Swings n'apporte pas grand-chose... L'intérêt se situant davantage du côté des trois nouveaux titres présents ici : "World Gone To Pieces", "Anarchy" et "A Brighter Day". Si les deux premiers se veulent plutôt heavy et se situent dans la droite lignée de ce qu'HAREM SCAREM a toujours proposé, à savoir un Hard Rock mélodique et puissant, "A Brighter Day" possède, quant à lui, un côté un peu plus pop... Trois inédits qui rassureront les fans quant à la bonne forme des Canadiens et à leur capacité à proposer des compos d'excellente facture. Ne reste plus qu'à espérer qu'HAREM SCAREM revienne pour de bon avec un véritable nouvel album...

Chronique : Nono666

7,5

 

 

Harem Scarem_Band
 

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HEART OF A COWARD - Severance

Publié le par Nono666

HEART OF A COWARD - Severance
Century Media Records
Style : Deathcore
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/heartofacoward

HEART OF A COWARD_Severance



01. Monstro / 02. Prey / 03. Distance / 04. Nauseam / 05. Deadweight / 06. Eclipsed / 07. Psychophant / 08. Mirrors / 09. Desensitise / 10. Severance
 
Je ne connaissais pas le groupe avant l'écoute de ce nouvel album, et je dois dire avoir été agréablement surpris... HEART OF A COWARD étant une formation anglaise de Deathcore existant depuis 2007, je m'attendais donc à une compilation de riffs pachydermiques "core-style" sans aucune originalité et de passages techniques placés ça et là pour masquer la pauvreté d'inspiration des compositions. Mais non... ce qui marque d'emblée c'est l'extrême homogénéité des titres et de l'album en général. On n'écoute pas des assemblages de riffs sans queue ni tête mais bel et bien des compositions abouties et qui résonnent comme de véritables chansons... chaque titre possède sa patte, son identité et c'est bien là la force de cet album. Les tempos sont en général dans un registre middle, ce qui renforce le groove et l'intelligibilité de l'ensemble de la musique. Pas de démonstrations inutiles ici, juste des musiciens carrés au service d'une zik puissante et convaincante. Les refrains en chant clair ne sont pas trop envahissants mais tombent juste et évitent le côté "poppy-sucré" qu'on nous sert assez souvent... les rythmiques sont habiles et efficaces sans esbrouffe et les petits thèmes guitaristiques apportent juste ce qu'il faut pour accrocher l'oreille et apporter les tensions et respirations nécessaires. Une excellente surprise donc et un album pas si "Deathcore" ou "Métalcore" que prévu puisqu'il impose finalement son style, et possède une signature qui le distingue de nombreuses autres productions et donne envie d'y replonger juste pour le plaisir de la qualité des compositions. Bref, HEART OF A COWARD fait preuve de maturité et d'inspiration, et l'on ressort de l'écoute de Severance avec l'intention d'y retourner tant les titres sont forts et accrocheurs.

Note : 8/10

Chronique : Ziltoik Skeksis

 

HEART OF A COWARD_Band 2013
 

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GUT-SCRAPERS - Gimme Your Soul

Publié le par Nono666

GUT-SCRAPERS - Gimme Your Soul
Brennus Music
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.gutscrapers.com

GUT-SCRAPERS_Gimme Your Soul



01. Cheers Motherfuckers / 02. Gimme Your Soul / 03. Be On The Ball / 04. Take Me Away / 05. Angry / 06. Take Them Off / 07. Got No Life / 08. Burden / 09. Thumbs Up / 10. You Suck

GUT-SCRAPERS, c'est cinq gars qui débarquent de Nimes pour nous déglinguer à grands coups de Hard Rock'n'Roll pêchu, leur arme : Gimme Your Soul, un premier album énergique, direct et sans concession aux relents de Southern Rock qui va vous emmener tant sur la Route 66 que vers les grands espaces Australiens... Rien de bien révolutionnaire ici, GUT-SCRAPERS donne dans un Rock'n'Roll basique, un Rock'n'Roll brut qui va droit à l'essentiel, privilégiant l'efficacité à toutes autres formes d'expression ("Cheers Motherfuckers", "Gimme Your Soul"...), le tout exécuté avec une énergie imparable qui pourra évoquer des groupes tels que KORITNI, AC/DC, ROSE TATTOO ou LYNYRD SKYNYRD... Toutefois GUT-SCRAPERS n'a nullement à rougir face à la comparaison avec ses glorieux ainés, nos Nimois nous proposent des compos qui tiennent sacrément la route, dotés de refrains immédiatement mémorisables ("Cheers Motherfuckers", "Be On The Ball", "Thumbs Up", "You Suck") et de riffs et soli imparables ("Take Them Off"), d'ailleurs les guitares occupent ici une place de choix, ce qui se vérifie encore plus sur un titre comme "Angry" qui voit la participation de Christophe GODIN (MÖRGLBL) et Manu LIVERTOUT (KORITNI)... Alors vous l'aurez sans doute compris, si l'envie d'une bonne dose de Southern Hard Rock bien gras vous prend, ce premier album de GUT-SCRAPERS est tout indiqué pour combler vos désirs et vous faire passer un très bon moment !

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

GUT-SCRAPERS_Band 2
 
 

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MELTED SPACE - Between

Publié le par Nono666

MELTED SPACE – Between
Season Of Mist
Style : Symphonic Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/pages/Melted-Space

MELTED SPACE_Between



01. Return To The Land Of The Forgotten / 02. Dying Legend / 03. They Were Brothers / 04. Si Vis Pacem… / 05. …Para Bellum / 06. The Man With Two Faces / 07. Welcome To This World / 08. When I Was A God (acoustic version – bonus track) / 09. Dante’s Memory (acoustic version – bonus track) / 10. War For The World (operatic version – bonus track)

Après un premier album remarqué, les Français de MELTED SPACE reviennent avec un EP 7 titres rallongé de 3 bonus tracks, autant dire que d’autres n’auraient pas hésité à appeler cela un album, bref ! Les Champenois entrent dans cet EP avec une introduction symphonique et un "Dying Legend" très convenu comme pour rassurer les fans de ce melting-pot de musiciens de tous horizons.  On y retrouve par exemple les growls de Manuel MUNOZ (THE OLD DEAD TREE) sur "They Were Brothers" et sa ligne de clavier entêtante ainsi que la voix délicate de Liv KRISTINE pour un résultat qui devrait plaire aux amateurs d’AMPHITRYON par exemple, car si le travail n’occulte pas la part symphonique du style, les guitares grondent énormément en arrière plan et le riff qui domine les "Si Vis Pacem…" et "…Para Bellum" nous renvoie également sur le travail de ces même AMPHITRYON ou de THERION. D’ailleurs, pour résumer, l’artwork représente bien la grisaille qui se dégage de l’album en général et notamment du "Welcome To This World" particulièrement menaçant et gavé d’arrangements soignés et pointilleux. Les deux versions acoustiques des titres du premier album permettent de constater que même sans les arrangements grandiloquents, ces morceaux existent tout à fait, preuve du talent d’écriture indéniable de ce Pierre LE PAPE également connu pour son activité au sein de WORMFOOD et d’EMBRYONIC CELLS. Si ce projet se révèle très ambitieux dans sa logistique et dans sa production pour réussir à faire cohabiter tout ce beau monde, le résultat est plus que convaincant, confirmation que MELTED SPACE a un rôle de premier rang à jouer.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MELTED SPACE
 

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KORN - The Paradigm Shift

Publié le par Nono666

KORN - The Paradigm Shift
Universal Music
Style : Néo Métal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.korn.com

KORN_The Paradigm Shift



01. Prey For Me / 02. Love & Meth / 03. What We Do / 04. Spike In My Veins / 05. Mass Hysteria / 06. Paranoid And Aroused / 07. Never Never / 08. Punishment Time / 09. Lullaby For A Sadist / 10. Victimized / 11. It's All Wrong / 12. Tell Me What You Want

Deux ans après l'expérimental The Path Of Totality qui a eu pour effet de diviser les fans, KORN revient à des choses beaucoup plus "classiques" avec The Paradigm Shift, un album qui devrait rassurer les supporters du combo de Bakersfield. Totalement différent de son prédécesseur qui était axé sur un mélange Metal/Dubstep pas forcément du gout de tous, The Paradigm Shift voit le groupe renouer avec le son KORN typique et nous proposer son meilleur album depuis... Untouchables (2002). Certes les velléités electro n'ont pas totalement disparues, c'est notamment le cas de "Never Never" et "Spike In My Veins" qui portent indéniablement la marque de Jonathan Davis que l'on sait particulièrement friand de ce type de sonorités, mais ne nous y trompons pas, les guitares se taillent ici la part du lion, sans doute le résultat du retour de Head, les titres Heavy se succèdent ("Punishment Time", "Mass Hysteria"...) et s'alternent avec les "hits" en puissance ("Love & Meth", "What We Do"...) nous prouvant que le KORN que l'on aime est bel et bien de retour... pas vraiment d'innovation sur ce onzième album mais un savoir-faire intact... Avec The Paradigm Shift KORN fait du KORN, et il le fait bien !

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

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Il faut bien rendre à César ce qui appartient à César, et comme il fut un temps où KORN était un très bon groupe, et après la débâcle des trois derniers albums avec en apothéose The Path Of Totality (simplement la pire chose qui ait pu leur arriver, et nous arriver, du coup), The Paradigm Shift peut passer pour un bon album. Pourquoi « passer pour » alors qu'on peut dire que « c'est », tout simplement ? Parce que c'est du recyclage, pur et simple, des recettes qui ont plu aux fans jusqu'à Untouchables en 2002, avec des rappels constants de morceaux qui étaient simplement géniaux à l'époque et qu'ils réchauffent comme on se fait un plat préparé  : deux minutes au micro ondes, c'est pas bon mais la flemme. Si The Paradigm Shift était sorti en lieu et place d'Untouchables au début des années 2000, pourquoi pas, mais 10 ans après, il apparaît comme un medley du KORN des bonnes années, et donc la prochaine étape ? L'animation de thé dansants ? « Mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis cet après-midi à la salle polyvalente de Courcelles-sur-Mer à partir de 16h, Davis et son orchestre interprétera tous ses tubes »… Tristesse. Comme déjà mentionné, cet album fait quand même figure de chef d'oeuvre après The Path of Totality, mais il ne suffit pas de jouer sur le contraste, hélas. On retrouvera donc les riffs de "Here to Stay", "Did My Time" ("What We Do"), les mêmes recettes vocales que sur "Hollow Life"... Mais de renouveau, point. Le projet de base pour cette chronique était de pointer avec précision toutes les ressemblances et pompages, morceau par morceau, mais en lieu et place, voilà que l'agacement envahit l'espace et ne laisse qu'amertume et vilain « billet d'humeur » sur feu KORN. Mode coup de gueule : off, car effectivement, on est si loin de l'avant dernier cadeau empoisonné de KORN que The Paradigm Shift, malgré de grosse faiblesses qui nous font penser que le retour de Head est une excuse supplémentaire pour qu'ils se reposent sur leurs lauriers, c'est tout de même un réel plaisir (entre les moments de plagiat) de retrouver un KORN qui n'est peut être plus que l'ombre de lui même, mais qui commence à nouveau à se ressembler. La scène du Hellfest doit encore être brûlante du retour triomphale de KORN en juin dernier, qui a d'ailleurs joué des morceaux pas de première jeunesse mais les plus emblématiques du talentueux combo de Bakersfield. Les morceaux présents sur The Paradigm Shift sont loin d'être mauvais, et on pourra aussi se contenter de la voix de Jonathan Davis en faisant abstraction de tout le reste, ou des morceaux comme "Mass Hysteria" ou "Punishment Time" qui pourront rejoindre la jolie playlist KORN aux côtés de leurs grands frères des grandes années. Peut-on simplement donner un verdict et arrêter de tourner autour du pot ? Difficile à dire puisque The Paradigm Shift laisse derrière lui un parfum doux amer, et si on peut effectivement apprécier le retour du vrai son de KORN, c'est plus une évocation nostalgique d'il y a dix ans qu'un véritable retour en force, à défaut de réelles compos, on ressert les valeurs sûres… Dommage !

Note : 4/10

Chronique : Nastassja

 

KORN_Band 2013
 
 

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SOULFLY - Savages

Publié le par Nono666

SOULFLY - Savages
Nuclear Blast
Style : Groove Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.soulfly.com

SOULFLY_Savages



01. Bloodshed / 02. Cannibal Holocaust / 03. Fallen / 04. Ayatollah Of Rock'N'Rolla / 05. Master Of Savagery / 06. Spiral / 07. This Is Violence / 08. K.C.S. / 09. El Comegente / 10. Soulfliktion

Restée scotchée à Primitive avec un son de guitare explosif, les rythmiques « world music » qui bifurquent sans prévenir sur un bon son bien haché et une scansion Cavalérienne (quasi Kornesque, à une époque où KORN amorçait sa descente dans les bas fonds du Metal facile à vendre), je dois bien avouer que je manque cruellement d'inspiration en ce qui concerne la cuvée 2013 de SOULFLY. Une intro très banale qui ne surprendra plus personne tant l'usage de la sirène s'est répandue comme une traînée de poudre, et si les ingrédients estampillés SOULFLY sont réunis, difficile de ne pas remarquer une perte d'énergie considérable sur les dix titres de cet album. Ils essayent pourtant et on ne peut pas dire que cet album soit mauvais, mais on sent le groupe fatigué : ça se traîne, ça s'essouffle… Besoin de faire une sieste ? "Bloodshed" remplacera efficacement la tisane à la camomille de mémé. Ils essayent de remettre un peu d'énergie dès le deuxième morceau, mais… Voilà  : « mais ». "Cannibal Holocaust", morceau Death/Thrash qui a du mal à tenir la route et le rythme ne rassurera pas les fans de SOULFLY quant à la forme du groupe. Savages, c'est la frustration. On attend le bon gros son, on en a envie, on l'attend mais rien ne vient, on donnera presque une heure de son temps à écouter Savages en pure perte : une attente stérile pour un groupe en gros manque d'inspiration et de motivation. On s'ennuie, parce que le groupe n'a pas l'air lui même convaincu de ce qu'il fait (c'est l'impression que ça me donne en tous cas), donc autant arrêter là, je ne tire aucun plaisir à faire ce constat, il manque un supplément d'âme qui pourrait combler l'impression de coquille vide que donne Savages.

Note : 4/10

Chronique : Nastassja

 

SOULFLY_Band 2013
 

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SCAR THE MARTYR - Scar The Martyr

Publié le par Nono666

SCAR THE MARTYR - Scar The Martyr
Roadrunner Records
Style : Neo Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.scarthemartyr.com

SCAR THE MARTYR_Scar The Martyr



01. Intro / 02. Dark Ages / 03. My Retribution / 04. Soul Desintegration / 05. Cruel Ocean / 06. Blood Host / 07. Sign Of The Omeneye / 08. Anatomy Of Erinyes / 09. Prayer For Prey / 10. White Nights In A Day Room / 11. Effigy Unborn / 12. Never Forgive Never Forget / 13. Mind's Eye / 14. Last Night On Earth

Vais-je prendre la peine de présenter SCAR THE MARTYR ? Vu les multiples news et actus dans les webzines et réseaux sociaux associés à ce « nouveau » groupe, est-ce seulement utile ? Disons simplement qu'il faut bien une introduction pour la chronique de ce premier album. Projet initié par Joey Jordison, qui s'est très bien entouré à cette occasion, SCAR THE MARTYR sort donc un premier album éponyme qui appelle les comparaisons tous azimuts, et comment ne pas tomber à nouveau dans le débat « pourquoi le Néo Metal ? » ou ne pas mentionner SLIPKNOT, STONE SOUR et autres groupes plus ou moins reliés à la carrière de Joey Jordison et à l'histoire du genre Néo Métal à l'écoute de cet album ? Essayons quand même… On enclenche le chrono pour voir jusqu'à quand l'effort pourra être tenu. Après une intro tout ce qu'il y a de plus classique, l'album démarre véritablement sur le titre "Dark Ages" qui aurait pu être sous titré « plus Néo Metal que ça tu meurs », mais également « écoute bien cette voix et devine qui c'est ». Puisque Joey sait s'entourer, qu'il a su recruter un ex STRAPPING YOUNG LAD en la personne de Jed Simon et un ex-NINE INCH NAILS, monsieur Chris Vrenna, qui donc assure le chant ? On ne le connaît pas, mais Henry Derek, malgré qu'on puisse lui trouver une certaine ressemblance de timbre avec Corey Taylor (on arrête le chrono, j'ai perdu, j'ai comparé, mais j'ai pas honte) assure une vraie belle démonstration de son talent, avec un chant clair très agréable, des parties growl rares mais pas mal du tout et une bonne énergie. D'ailleurs, on pourra coller ce qualificatif à SCAR THE MARTYR car à défaut d'avoir joué l'originalité (c'est du Néo Metal quoi, mais bon, c'est un autre débat) on peut dire que ce premier essai est bourré d'énergie et d'efficacité : les rythmique ne vont pas nous bousiller les neurones, mais ça reste très entraînant, et idem pour les riffs. Rien de révolutionnaire à l'horizon, et la critique sera aisée. Pour citer Fight Club, dans le Néo Metal, je ne peux pas m'empêcher de penser que tout sera « une copie, d'une copie, d'une copie ». Avec ses 14 titres pour plus d'une heure de son, l'album Scar The Martyr, vogue avec aisence entre brutalité timorée néo métalesque et titres ultra « radio friendly » ("Soul Disintegration" pour ne citer que lui). On notera également une petite incursion du côté « indus' » sur le titre "Cruel Ocean" mais qui ne durera pas plus longtemps que l'intro… La critique est donc aisée mais s'il y a bien quelque chose qu'on ne peut pas enlever à SCAR THE MARTYR, c'est que bien que ce soit galvaudé et ultra convenu, c'est très bien exécuté, et on n'en attendait pas moins de ce « super groupe ». On retrouvera dans cet album un peu du background de chaque membre ("Effigy Unborn", un métissage NIN et SLIPKNOT assez surprenant et agréable), et le moins que l'on puisse dire c'est que leur collaboration est réussie. Ils ont loupé le coche de l'originalité, mais ça se laisse écouter : rien de transcendant, rien de désagréable, et une belle découverte de la voix d'Henry Derek, puis, rien à ajouter.

Note : 5,5/10

Chronique : Nastassja

 

SCAR THE MARTYR_Band
 

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