SABATON – Swedish Empire Live Nuclear Blast
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.sabaton.net
01. The March To War / 02. Ghost Division / 03. Uprising / 04. Gott Mit Uns / 05. Cliffs Of Gallipoli / 06. The Lion From The North / 07. The Price Of A Mile / 8. Into The Fire / 09. Carolus Rex / 10. Midway / 11. White Death / 12. Attero Dominatus / 13. The Art Of War / 14. Primo Victoria / 15. 40-1 / 16. Metal Crüe
Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, SABATON a su s’assurer une place dans le cercle très fermé des valeurs sûres du Heavy Metal. Même le départ de la quasi-totalité de ses membres, partis fonder CIVIL WAR, n’a pu ébranler la machine de guerre suédoise. Les raisons de ce départ ? Un rythme de tournées beaucoup trop intense. Il est donc logique que cette nouvelle ère de SABATON débute par un album live. Et quel live ! Swedish Empire Live est tout simplement le meilleur moyen d’entrer dans l’univers guerrier des suédois. Enregistré en Pologne devant un public chaud comme la braise, Swedish Empire Live enchaine les classiques d’un groupe taillé pour le live, qui vit pour la scène. Le son est bon, malgré quelques larsens sur "Ghost Division" (preuve que SABATON ne cherche pas à cacher les petits défauts), Joakim Brodén est en voix et même d’humeur blagueuse (« mes amis polonais, je ne sais pas ce qu’on vous apprend à l’école… ce n’est pas des ballons, c’est pour baiser ! »). Au comble de la confiance, devant un public tout acquis à sa cause, le frontman se permet même de dire quelques mots en polonais (Merci, bière, p***…) et ne cache pas son émotion de jouer devant un public aussi chaleureux. Si vous n’avez jamais écouté SABATON ou si vous n’avez jamais accroché à leur Heavy Metal martial, il vous est plus que conseillé de jeter une oreille (et même deux) sur ce live tout simplement incontournable qui, en plus, est un superbe cadeau aux fans, surtout si ils sont polonais.
MYSTIC PROPHECY – KillHammer Massacre Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.mysticprophecy.net
01. Killhammer / 02. Armies Of Hell / 03. To Hell And Back / 04. Kill The Beast / 05. Hate Black / 06. Children Of The Damned / 07. 300 In Blood / 08. Angels Of Fire / 09. Warriors Of The Northern Seas / 10. Set The World On Fire / 11. Crazy Train (Ozzy Osbourne Cover)
Douze ans depuis la sortie du premier album de MYSTIC PROPHECY et je n’avais jamais entendu parler d’eux ! Evidemment, des groupes de Power Metal, l’Allemagne en compte presque plus que de VW, c’est vous dire si l’embarras du choix est de mise… Au niveau du style, aucune surprise, les teutons font du Power Metal teuton, écoutez le morceau éponyme, "Killhammer" : gros riff, chœurs guerriers, … tout y passe. MYSTIC PROPHECY se classe dans la moyenne du genre avec quelques titres bien torchés et des titres de remplissage, nettement plus dispensables, comme "To Hell And Back", trop gentil par rapport au style. On pourra aussi noter que le quintet semble adorer piquer les noms de chansons des autres groupes ("Children Of The Damned", "Set The World On Fire"). Et voilà, plus rien à dire sur la musique, aussi évidente que le soleil au dessus nos têtes un après midi de juillet. MYSTIC PROPHECY est donc un énième groupe de Power Metal Allemand, signé chez Massacre Records, lesquels commencent à avoir un catalogue plus que fourni en groupes de Power habillés en cuir et peaux de bêtes, sortant des albums entendus 1000 fois et proposant des pochettes indispensables à tous les fans d’Eragon. Un groupe dans la moyenne pour un album moyen. A noter, une reprise de "Crazy Train" d’OZZY OSBOURNE aussi moyenne que le reste.
DOMADORA – Tibetan Monk Autoproduction
Style : Psychedelic Stoner Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.domadora.fr
01. Tibetan Monk / 02. Ziggy Jam / 03. Naïroya / 04. Chased And Caught / 05. The Oldest Man On The Left / 06. Domadora Jam / 07. Wild Animal Skin
Formé en 2011, ce trio verse dans tout ce qu’il y a de plus commun dans le Stoner et pourtant ce premier album, Tibetan Monk, marque par sa facilité à marquer nos esprits. En effet, tout commence avec cette introduction qui est en fait une conclusion et voilà que déboule le bien nommé "Ziggy Jam" où l’esprit de KYUSS fait de suite surface même si on sent qu’un travail sur les structures a été fait en amont. DOMADORA nous amène toutefois dans des méandres bien sinueux et des surprises nous attendent à quelques détours comme ce chant insufflant une nouvelle énergie à cet album instrumental, l’effet est garanti et surtout la voix, même si très typique du style Stoner, nous sort un peu du Desert Rock pour nous remettre les pieds sur terre. Pourtant, il faut bien garder à l’esprit que si une facette psychédélique se dégage de la musique des Parisiens, ils ne nous perdent jamais en route, même ce qui pourrait être un simple jam semble avoir été réfléchi avant tant le travail sur la dynamique des morceaux se révèle pointu et efficace. Ce premier album nous montre donc un groupe sûr de ses convictions et de son style, et avec raison, car ce premier album, aussi commun soit il sur le fond, recèle de bien belles choses qui parleront sans aucun doute aux amateurs du style. Un groupe à suivre de très très prêt et qui s’affichera sur scène début décembre avec les excellents MONKEY3.
'77 - Maximum Rock N' Roll Listenable Records
Style : Hard Rock
Origine : Espagne
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/seventysevenrocks
01. Maximum Rock n' Roll / 02. Don't You Scream / 03. Down And Dirty / 04. Highway Rebel / 05. Jazz It Up / 06. Stay Away From Water / 07. You Bore Me / 08. Take Me Or Leave Me / 09. Virtually Good / 10. 16 Years Old King
'77, pour ceux qui auraient loupé les premiers épisodes, est un groupe espagnol formé à Barcelone en 2005. Le combo ibère est très fortement influencé par AC/DC période Bon Scott, au point de sonner comme un clone des australiens (écoutez le son des guitares, ou encore la voix d'Armand pour vous en convaincre). Si certains crient à l'hérésie, je préfère y voir un hommage totalement assumé à AC/DC. Passé le fait qu'il s'agit d'un groupe qui joue "à la manière de...", il n'en reste pas moins que '77 propose dans ses albums ses propres compositions. Après 21th Century Rock en 2009, puis High Decibels en 2011, '77 sort son 3e album, Maximum Rock 'n Roll. Si on devine déjà à quoi vont ressembler les 10 morceaux de cet opus, on y retrouve tout de même avec plaisir un rock 'n roll qu'on aime, bien composé ( '77 évite l'écueil du plagiat des riffs des frères Young) et bien interprété, perpétuant un héritage qu'il eut été plus que dommage de laisser à l'abandon. On regrettera cependant qu'il n'y ait pas plus de différences dans les tempos : des morceaux bien énervés ou d'autres plus lents auraient apporté plus de relief à l'album. Ceux qui ne jurent QUE par AC/DC pourront passer leur chemin ; pour les autres, Maximum Rock n' Roll vous convaincra sans peine que '77 est un groupe de rock 'n roll digne de ce nom, dont la marge de progression les amènera à coup sûr à composer des albums qui n'auront pas à rougir de ceux de leurs augustes "mentors", et que la légende du rock 'n roll ne s'écrie pas qu'en Australie.
DEVIN TOWNSEND – The Retinal Circus HevyDevy Records / InsideOut Music
Style : Progressive Industrial Ambiant Metal
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/dvntownsend
Disc 1 : 01. Effervescent/True North / 02. Lucky Animals / 03. Planet Of The Apes / 04. Truth / 05. War / 06. Soul Driven / 07. Planet Smasher / 08. Baby Song / 09. Vampolka / 10. Vampira / 11. Addicted! / 12. Color Your World / 13. The Greys Disc 2 : 01. Hyperdrive / 02. Ih-Ah! / 03. Where We Belong / 04. Detox / 05. Bend It Like Bender / 06. Life / 07. Kingdom / 08. Juular / 09. Love? / 10. Colonial Boy / 11. Grace / 12. Little Pig
Enorme projet live, The Retinal Circus vaut surtout pour son penchant vidéo, le nom de l’album vous aiguille déjà sur le contenu mais les vidéos visibles sur internet renforcent encore tout cela, en effet, vous en prendrez plein les mirettes pendant deux heures, mais penchons nous sur l’audio qui sort également indépendamment du DVD. Tout d’abord, on ne peut que saluer la présence d’Anneke VAN GIERSBERGEN même si on se rend compte sur les vidéos qu’elle donne l’impression de se demander ce qu’elle fait là au milieu du cirque tout droit sorti de l’esprit tourmenté de Devin TOWNSEND dont les mimiques valent le coup d’œil. Dans le son, ce concert est juste parfait, parfaitement mis en son, et lorsque l’on sait la quantité de couches qui se superposent (rien que les chœurs sont un casse-tête pour ingénieur du son) on admire d’autant plus le travail fourni. L’univers est plus proche de Ziltoid que de n’importe quel album et pourtant c’est Deconstruction et Addicted qui sont le plus représenté mais on a tout de même droit à quelques pépites comme "Life" issu du majestueux Ocean Machine qui est avec Addicted, Accelerated Evolution (passé sous silence ici) et bien d’autres l’avant-garde de ce que le grand Canadien a pu faire de mieux. Mais nous avons également droit à "Detox" issu de l’incroyable City, certainement l’album le plus brutal jamais publié par un groupe à ce jour ou "Love ?" extrait d’Alien, un album un peu plus contestable dans la carrière du grand STRAPPING YOUNG LAD. Pour autant, ces deux titres ne dépareillent pas dans cet environnement parfois plus festif ("Bend It Like Bender") où les titres plus ambiants comme ces "Hyperdrive" et "Ih-Ah !" en acoustique ou encore "The Greys" prenant à souhait avant un entracte de 15 minutes annoncé à la fin du premier CD. Devin a vu ce show comme un spectacle de cirque et une voix narrative fait la jonction entre les titres à la manière d’un Monsieur Loyal, tout est évidemment réussi ici (attention je ne parle là que de l’aspect audio) Devin ne fait jamais dans le médiocre et on salive lorsque déboule la longue pièce "Planet Of The Apes" extrait de Deconstruction ou les différents extraits du mésestimé Synchestra. Alors que les différents albums de Devin TOWNSEND se sont montrés parfois fébriles ces dernières années, est-ce un hasard si Ghost est passé sous silence par exemple, le Canadien réhabilite son œuvre en démontrant qu’il a toujours gardé un univers semblable entre STRAPPING YOUNG LAD, THE DEVIN TOWNSEND BAND, THE DEVIN TOWNSEND PROJECT et DEVIN TOWNSEND mais ça les fans du bonhomme le savait déjà, ce double album permettra juste de le confirmer auprès des autres. Un bien bel album live avec une vraie valeur ajoutée par rapport aux versions studio même si la version DVD semble préférable car l’homme est une bête de scène !
POLARYS - The Va'adian Chronicles Brennus Music
Style : Progressive Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.polarys-metal.com
01. Polaris / 02. Cybernetic Wars / 03. Lost / 04. Science Almighty / 05. Heading For The Crystal Dome / 06. Recurent Dream / 07. Crimson Stained Times / 08. A Secret Revealed / 09. Hyperspace / 10. Chaos Unleashed / 11. Battle Of Light / 12. Infinity
Disponible depuis 2011 en autoproduction, l'album The Va'adian Chronicles des Parisiens de POLARYS, qui ont entre temps remplacé leur I par un Y, se voit aujourd'hui distribué par Brennus Music. Dès la première écoute, ce premier album impressionne par son approche musicale. Quinze années de boulot et de persévérance auront été nécéssaire à Douchan Djukic (guitare/chant) pour arriver à cette production Heavy/Prog mélodique qui nous scotche véritablement par sa richesse et sa finesse non dénuée d'une puissance subtile. Une bien jolie pochette, un joli digipack, un thème axé sur la science fiction et nous voici embarqués vers l'univers galactique et futuriste du groupe. Un début tout en douceur et "Cybernetic Wars" donne une image musicale faite de force tranquille et d'envolées de guitares parfaites. "Lost" se montre d'emblée mélodique et progressif, et confirme la qualité musicale proposée ici. La production est carrée et les 12 titres sont dans cette volonté de bien faire et de plaire à l'auditeur. "Science Almighty" annonce une variation dans la trame vocale : plus grave avec un côté Black (qui pour l'occasion ne choque pas véritablement), certains titres sont d'ailleurs parsemés de ces nuances vocales, ne pas en abuser est d'ailleurs une bonne chose car dans la vision de ce que nous propose POLARYS, ça aurait pu fausser la magnifique profondeur technique de l'opus. Le chant est le seul petit point faisant (très) légèrement défaut par moment, mais nul doute que ça sera gommé dans l'avenir, il faut savoir être indulgent. Sans passer en revue chaque titre, disons que l'ensemble est d'une homogénéité parfaite et que l'ensemble est exécuté avec aisance et brio par des musiciens à la technique sans faille. On prend un réel plaisir à l'écoute de The Va'adian Chronicles tant son charisme musical enchante.
SAMMY HAGAR - Sammy Hagar & Friends Frontiers Records
Style : Blues/Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.sammyandfriends.com
01. Winding Down / 02. Not Going Down / 03. Personal Jesus / 04. Father Sun / 05. Knockdown Dragout / 06. Ramblin' Gamblin' Man / 07. Bad on Fords and Chevrolets / 08. Margaritaville / 09. All We Need Is An Island / 10. Going Down (live)
Actuellement en vacances de CHICKENFOOT dont le retour est attendu en 2014, SAMMY HAGAR en profite pour sortir un album sous son propre nom et, pour se faire, le "Red Rocker" a fait appel à quelques potes parmi lesquels on retrouve notamment ses collègues de CHICKENFOOT (Joe Satriani, Chad Smith et Michael Anthony) mais également Neal Schon (JOURNEY), Nancy Wilson (HEART), Bill Church et Denny Carmassi (MONTROSE), Kid Rock, Taj Mahal... Sur cet album, SAMMY HAGAR ne s'est pas vraiment fixé de limite, se laissant voguer au grès de ses envies, passant en revue divers styles allant du Blues ("Winding Down") au Rock ("Knockout Dragout") en passant par la country hispanisante ("Margaritaville"), voire même la ballade Hawaienne ("All We Need Is An Island"), une diversité que l'on ne peut reprocher au chanteur, toutefois même s'il n'est pas désagréable, on a parfois la sensation d'un album un peu décousu, un peu fourre-tout, ce qui, vous en conviendrez, n'aidera pas forcément à appréhender ce Sammy Hagar & Friends dans les meilleures conditions. Un album aux couleurs musicales variées, à prendre davantage comme une récréation pour le "Red Rocker"... A réserver aux fans de l'ex-chanteur de VAN HALEN...
DEAFHEAVEN – Sunbather Deathwish Music
Style : Post Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.deafheavens.bandcamp.com
01. Dream House / 02. Irresistible / 03. Sunbather / 04. Please Remember / 05. Vertigo / 06. Windows / 07. The Pecan Tree
Avec ce deuxième album, Sunbather, le duo de DEAFHEAVEN marque encore plus sa volonté de s’éloigner des codes inhérents au Black Metal. Un artwork rose flashy, aucun signe ostentatoire, un logo presque lisible, le groupe appuie très fort sur la sensibilité des élitistes du Black Metal, et cela se vérifie également musicalement même si la trame de fond reste largement ancrée dans un Black 80’s brut mais avec une atmosphère particulière alliée à un côté mélodique qui se rapproche parfois de la New Wave des 80’s ("Dream House"). Pourtant, dire que DEAFHEAVEN réussi à nous surprendre serait exagéré car quiconque a déjà écouté ALCEST, LANTLÔS, mais surtout les débuts d’AN AUTUMN FOR CRIPPLED CHILDREN retrouvera sur ces 7 titres la même recette. Toutefois, il est bon de préciser que l’ambiance n’est pas aussi grisâtre que chez les Néerlandais, par contre les Américains utilisent également les instrumentaux pour faire la jonction entre les titres, histoire de laisser un peu de repos aux esgourdes de l’auditeur mais surtout casser une ambiance finalement assez lisse. Cela s’explique par une production où la section rythmique est laissée en fond, une voix criarde et monotone mais aussi un jeu de batterie tout à fait convaincant sur les parties instrumentales et calmes (le début de "Vertigo") alors que sur les parties Black, le blast de rigueur a pour conséquence le lissage d’une rythmique déjà bien plate. Reste que "Vertigo" est un excellent morceau laissant présager des capacités chez ce duo notamment par un jeu de guitare très mélodique, un jeu sur les variations de tempo bien plus fin que sur les autres morceaux et surtout un "Sunbather" finalement assez commun. Il nous faut bien plus qu’un univers rose pour nous surprendre, il manque un supplément d’âme à l’ensemble pour nous émouvoir un peu plus, un album loin d’être désagréable, surtout pour les amateurs de Post-Metal, il faut dire que le tout se laisse écouter sans mal mais sans véritable sensation non plus malgré ces incartades dans la New Wave 80’s bienvenues et apportant une dimension très intéressante à l’univers de ce groupe.
ECLIPSE PROPHECY – Days Of Judgement Maple Metal Records
Style : Power Metal
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/eclipseprophecy
01. Animus Ara / 02. Under Shadow's Veil / 03. Throught The Storm / 04. Circle Of Torments / 05. A Dying World / 06. Labyrinth Of Sanity / 07. Days Of Judgement / 08. Legions Of The Cross / 09. Inferno / 10. The Shattered Mirror
Premier album pour les ex ECLIPSE avec ce Days of Judgement estampillé Power Metal made in Canada. Peu de choses à dire sur la direction musicale empruntée par le quatuor : du Power, c’est du Power et il pleut un nombre invraisemblable d’albums quasi identiques dans toutes les rédactions Metal du monde. ECLIPSE PROPHECY se situe dans la moyenne avec tous les clichés possibles qui vont avec le style. Il y a même du bon : "A Dying World" ; ou encore de l’excellent : "Days of Judgement", clairement le meilleur morceau de l’album. Cette chronique pourrait s’arrêter là, mais il faut bien vous parler du point noir de l’album : David McGregor, l’homme qui aurait mieux fait de se contenter d’enregistrer sa gratte plutôt que de prétendre chanter sur cet opus. Dotée d’une voix monotone et d’un sens de la mélodie peu élaboré, ce diable de gratteux rythmique semble s’être mis dans le crane qu’il est obligatoire, sous peine de soirée fistfucking avec Maïté, de mettre au moins un aigu hurlé par morceau. Noble intention, certes. Mais ce type monte dans les aigus comme un goret asthmatique et réussi l’extraordinaire performance d’être faux à chaque fois ! Seul "Labyrinth Of Sanity" comporte un aigu écoutable, tous les autres titres de Days of Judgement étant entachés d’au moins une atroce fausse note, crissant dans les oreilles comme une craie neuve sur un tableau noir et gâchant le plaisir d’un morceau parfois très bien foutu (écoutez "Days Of Judgement"…). Voilà un album auquel j’aurais bien mis une note honorable, mais qui perd un point à cause de son « chanteur ».
MOTÖRHEAD - Aftershock UDR
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.imotorhead.com
01. Heartbreaker / 02. Coup De Grace / 03. Lost Woman Blues / 04. End Of Time / 05. Do You Believe / 06. Death Machine / 07. Dust And Glass / 08. Going To Mexico / 09. Silence When You Speak To Me / 10. Crying Shame / 11. Queen Of The Damned / 12. Knife / 13. Keep Your Power Dry / 14. Paralyzed
Le groupe le plus mythique/inoxydable/prolifique/rock 'n roll/authentique... (Ne rayez pas les mentions inutiles : il n'y en a pas ! Par contre j'arrête là les superlatifs, on pourrait croire que je suis de parti pris !) du heavy metal, j'ai nommé MOTÖRHEAD, est (déjà) de retour avec son tout nouvel album, Aftershock. Si certains groupes ont édulcoré leur musique avec le temps, ce n'est certainement pas le cas de Lemmy et sa bande ! Le trio continue depuis plus de 3 décennies de nous décocher des brûlots d'albums (c'est le 21ème album studio tout de même ! Respect !) à nous défoncer les cervicales à grands coups de headbanging endiablés ! Des têtes vont finir par tomber !! Aftershock ne déroge pas à la règle ! "Heartbreaker" et "Coup De Grace" donnent le ton, démontrant s'il est besoin que la locomotive tourne toujours à plein régime ! "Lost Woman Blues" tente de calmer un temps soit peu la machine et fleure bon le Texas et les barbes longues ! Mais la machine, tel le plus indomptable des étalons, s'emballe de plus belle avec un "End Of Time" sévèrement burné !! "Do You Believe" et "Death Machine" entretiennent le foyer de la loco, tandis que "Dust And Glass" colore cet Aftershock d'une touche de mélancolie. "Going to Mexico" rallume très vite les feux de l'enfer, suivi de son cortège brûlant ("Silence When You Speak To Me", "Crying Shame"). Un doigt de punk vient agrémenter le cocktail avec l'excellent "Queen Of The Damned", complété par deux bonnes doses de Hard Rock 'n roll : "Knife" et un "Keep Your Power Dry" au bon goût de kangourou (comprenne qui peut !). L'album s'achève comme il a commencé, c'est à dire sur les chapeaux de roues avec un "Paralyzed" bien musclé qui donne envie de se repasser Aftershock en boucle !! MOTÖRHEAD s'est encore fendu d'une tuerie de 14 titres qui régalera tout amateur de Metal, du curieux juvénile en manque de sensations fortes au plus hard-core des fans. Cerise sur le gâteau, l'illustration de la pochette est magnifique avec le Snaggletooth surgi des cendres d'une apocalypse nucléaire ! 2013 est un des meilleurs crus de MOTÖRHEAD ! En un mot comme en cent : MOTÖRHEAD tue et Aftershock est mortel !!!
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