SCAR THE MARTYR - Scar The Martyr
SCAR THE MARTYR - Scar The Martyr
Roadrunner Records
Style : Neo Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.scarthemartyr.com
01. Intro / 02. Dark Ages / 03. My Retribution / 04. Soul Desintegration / 05. Cruel Ocean / 06. Blood Host / 07. Sign Of The Omeneye / 08. Anatomy Of Erinyes / 09. Prayer For Prey / 10. White Nights In A Day Room / 11. Effigy Unborn / 12. Never Forgive Never Forget / 13. Mind's Eye / 14. Last Night On Earth
Vais-je prendre la peine de présenter SCAR THE MARTYR ? Vu les multiples news et actus dans les webzines et réseaux sociaux associés à ce « nouveau » groupe, est-ce seulement utile ? Disons simplement qu'il faut bien une introduction pour la chronique de ce premier album. Projet initié par Joey Jordison, qui s'est très bien entouré à cette occasion, SCAR THE MARTYR sort donc un premier album éponyme qui appelle les comparaisons tous azimuts, et comment ne pas tomber à nouveau dans le débat « pourquoi le Néo Metal ? » ou ne pas mentionner SLIPKNOT, STONE SOUR et autres groupes plus ou moins reliés à la carrière de Joey Jordison et à l'histoire du genre Néo Métal à l'écoute de cet album ? Essayons quand même… On enclenche le chrono pour voir jusqu'à quand l'effort pourra être tenu. Après une intro tout ce qu'il y a de plus classique, l'album démarre véritablement sur le titre "Dark Ages" qui aurait pu être sous titré « plus Néo Metal que ça tu meurs », mais également « écoute bien cette voix et devine qui c'est ». Puisque Joey sait s'entourer, qu'il a su recruter un ex STRAPPING YOUNG LAD en la personne de Jed Simon et un ex-NINE INCH NAILS, monsieur Chris Vrenna, qui donc assure le chant ? On ne le connaît pas, mais Henry Derek, malgré qu'on puisse lui trouver une certaine ressemblance de timbre avec Corey Taylor (on arrête le chrono, j'ai perdu, j'ai comparé, mais j'ai pas honte) assure une vraie belle démonstration de son talent, avec un chant clair très agréable, des parties growl rares mais pas mal du tout et une bonne énergie. D'ailleurs, on pourra coller ce qualificatif à SCAR THE MARTYR car à défaut d'avoir joué l'originalité (c'est du Néo Metal quoi, mais bon, c'est un autre débat) on peut dire que ce premier essai est bourré d'énergie et d'efficacité : les rythmique ne vont pas nous bousiller les neurones, mais ça reste très entraînant, et idem pour les riffs. Rien de révolutionnaire à l'horizon, et la critique sera aisée. Pour citer Fight Club, dans le Néo Metal, je ne peux pas m'empêcher de penser que tout sera « une copie, d'une copie, d'une copie ». Avec ses 14 titres pour plus d'une heure de son, l'album Scar The Martyr, vogue avec aisence entre brutalité timorée néo métalesque et titres ultra « radio friendly » ("Soul Disintegration" pour ne citer que lui). On notera également une petite incursion du côté « indus' » sur le titre "Cruel Ocean" mais qui ne durera pas plus longtemps que l'intro… La critique est donc aisée mais s'il y a bien quelque chose qu'on ne peut pas enlever à SCAR THE MARTYR, c'est que bien que ce soit galvaudé et ultra convenu, c'est très bien exécuté, et on n'en attendait pas moins de ce « super groupe ». On retrouvera dans cet album un peu du background de chaque membre ("Effigy Unborn", un métissage NIN et SLIPKNOT assez surprenant et agréable), et le moins que l'on puisse dire c'est que leur collaboration est réussie. Ils ont loupé le coche de l'originalité, mais ça se laisse écouter : rien de transcendant, rien de désagréable, et une belle découverte de la voix d'Henry Derek, puis, rien à ajouter.
Note : 5,5/10
Chronique : Nastassja

