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PRYAPISME - Diabolicus Felinae Pandemonium

Publié le par Nono666

PRYAPISME - Diabolicus Felinae Pandemonium
Apathia Records
Style : Experimental/Avantgarde Metal
Origine : France
Sortie : 2017
Site Web : www.pryapisme.net

PRYAPISME - Diabolicus Felinae Pandemonium



01. Un Max de Croco / 02. La Boetie Stochastic Process / 03. 100 % Babines, Pur Molossoïde ! / 04. A La Zheuleuleu / 05. Tau Ceti Central / 06. Tête de Museau dans le Boudoir (Intermezzo) / 07. Myxomatosis Against Architektür Vol IV / 08. Carambolage Fillette Contre Individu Dragon Non-Décortiqué / 09. C++ / 10. Totipotence d’un Erg

Originaire de Clermont-Ferrand, cette bande de joyeux lurons qu'est PRYAPISME pratique une musique indéfinissable, loufoque, barrée et complètement hallucinogène qui se vit mais ne s'explique guère, précisons que cette musique n'est qu'instrumentale, mis à part quelques chœurs. Après un premier rapport psychiatrique s'intitulant Rococo Holocaust (2010) se terminant par "Cohérence Croquette", une trentaine de secondes de miaulements d'un chat sous fond musical, ceci après avoir subit un assaut de quarante cinq minutes de bizarreries en tous genres, PRYAPISME remet ça avec les aventures de chats carrément schizophrènes copulant avec une Nintendo aux envies zoophiles dans Hyperblast Super Collider (2013) dont l'artwork peut faire penser à un chat ninja sorti tout droit d'un manga cosmique, comique et satirique. Les folles aventures de ces musiciens hors-normes continuent en 2017 avec leur troisième OMNI (Objet Musical Non Identifié), Diabolicus Felinae Pandemonium. "Un Max de Croco" inaugure ce voyage d'une richesse de sons fabuleux, on passe par le Jazz, des sonorités orientales, piano et contrebasse, alternant avec des passages furieusement Black Metal. Après avoir visité l'orient, les riffs nerveux et la rythmique basse/batterie hyper groovy de "La Boetie Stochastic Process" se posent sur l'Asie pour un passage digne d'un polar noir des années 30, avec samples de dialogues à l'appui. Le groove s'intensifie pour devenir presque hallucinant, avec un saxo déchaîné comme jamais. Les jouissances féminines et les miaulements des chats terminant cet opulent jeu vidéo musical. PRYAPISME peut tout jouer et tout raconter sans l'ombre d'un mot comme sur ce pont atmosphérique incroyable de "100% Babines, Pur Molossoïde", sombre et puissant tel la mâchoire d'un molosse. Décidément, nos amis auvergnats ont une grande admiration pour le monde animal. Et chiens et chats applaudissent et louent leur talent instrumental qui est indéniable et monumental, comme sur ce solo de basse qui tue et cette lead laissant rêveur sur "A La Zheuleuleu". On reste toujours aussi désabusé sur le méchant et sautillant "Myxomatosis Against Architektür Vol IV" qui nous laisse les yeux rouges vifs. Merde, nous voilà désormais transformé en lapin humain atteint de priapisme aigu. On passe du lapin sauteur à la basse cour sur "C++" où le coq règne en maître sur ses poules sur fond de riffs lourds et tapageurs, parfois proche de l'esprit 70's, percussions et délire animalier nous ramenant au "Love Is All" composé par Roger Glover. Diabolicus Felinae Pandemonium se termine par une longue tirade de presque 14 minutes d'un autre monde, riffing tranchant, chœurs grandioses et musique proche du génie canadien DEVIN TOWNSEND. Le gong sonnant et résonnant les ambiances des monastères tibétains. Peu de temps après, le groupe s'embarque dans un Reggae, suivi d'un long solo de piano classique, le tout avec une cohérence effarante. Mais bon sang, pourquoi ne pas mettre des mots sur autant de classe et de génie instrumental. C'est ce que j'attends la prochaine fois de PRYAPISME afin de répandre un peu plus leur folie créatrice dans ce monde de dégénérés et d'ignorants notables. Écoutez absolument cette étoile française, vous en sortirez lessivé mais changé à jamais.

Chronique : Papa Bordg

PRYAPISME - Diabolicus Felinae Pandemonium

 

 

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KREATOR - Gods Of Violence

Publié le par Nono666

KREATOR - Gods Of Violence
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2017
Site Web : www.kreator-terrorzone.de

KREATOR - Gods Of Violence



01.  Apocalypticon / 02. World War Now / 03. Satan Is Real / 04. Totalitarian Terror / 05. Gods Of Violence / 06. Army Of Storms / 07. Hail To The Hordes / 08. Lion With Eagle Wings / 09. Fallen Brother / 10. Side By Side / 11. Death Becomes My Light

2016 aura été une année particulièrement prolifique en matière de Thrash, avec notamment les sorties des nouveaux MEGADETH, ANTHRAX, DEATH ANGEL, FLOTSAM AND JETSAM, CRISIX, SUICIDAL ANGELS, SODOM, DESTRUCTION, TESTAMENT et bien sûr METALLICA... L'année 2017 semble, elle aussi, bien partie pour suivre le même chemin, avec les nouveaux SEPULTURA, KREATOR, OVERKILL et bien d'autres qui s'annoncent comme HAVOK, WARBRINGER, TANKARD... Mais penchons nous aujourd'hui sur ce Gods Of Violence des maitres du Thrash teuton que sont KREATOR. Et là, disons le tout net, nous tenons là la première grosse baffe Thrash de l'année. Certes le propos se fait désormais un peu plus mélodique que sur les premiers méfaits du combo teuton (Pleasure To Kill - 1986, Terrible Certainty - 1987, Extreme Aggression - 1989) mais force est de reconnaitre qu'à l'image de déflagrations telles que "World War Now", l'inquiétant "Satan Is Real" ou "Totalitarism Terror" qui envoient le bois bien comme il faut, on n'a pas vraiment à s'en faire, ça ramone toujours sévère... Si l'on reste effectivement dans la droite lignée de ce que la bande à Mille Petrozza proposait sur Phantom Antichrist, on notera toutefois sur ce quatorzième album une influence Heavy Metal beaucoup plus marquée qu'à l'accoutumée, c'est notamment le cas de morceaux tels que "Hail To The Hordes", "Fallen Brother", "Side By Side" ou ce "Death Becomes My Light" aux relents Maideniens mettant clairement cet aspect au premier plan. La furie des albums du passé laisse désormais place à un côté beaucoup plus mélodique, mais que les fans se rassurent, KREATOR n'en délaisse pas pour autant son penchant incisif et dévastateur, se montrant hargneux et rageur quand il le faut ("World War Now", le rapide "Totalitarian Terror", "Army Of Storms"), il use simplement de plus de parcimonie dans son propos, et plutôt que de céder à la facilité en proposant toujours plus ou moins le même album, préfère élargir son spectre musical. Ce Gods Of Violence nous prouve qu'avec une bonne dose de savoir-faire et d'inspiration, même si l'on pratique un style old school qui prend sa source au cœur des 80's, il est toujours possible de se renouveler. Ce nouvel opus particulièrement solide et efficace, parfait équilibre entre purs moments Thrash et passages plus mélodiques, en est une nouvelle fois la preuve flagrante. Rien à jeter, que du bon... du très bon KREATOR !!!

Chronique : Nono666

KREATOR - Gods Of Violence

 

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SOEN - Lykaia

Publié le par Nono666

SOEN - Lykaia
UDR Music
Style : Progressive Rock/Metal
Origine : Suède
Sortie : 2017
Site Web : www.facebook.com/SoenMusic

SOEN - Lykaia



01. Sectarian / 02. Orison / 03. Lucidity / 04. Opal / 05. Jinn / 06. Sister / 07. Stray / 08. Paragon

Un petit récapitulatif semble nécessaire pour mieux appréhender l'excellence musicale de ce groupe à la discographie encore peu fournie. SOEN nous arrive de Suède où il fut créé en 2005, et Lykaia est son troisième album. Vous rappelez-vous de ce formidable batteur délivrant une partition de folie, de bestialité et de grand feeling sur le terrifiant Deliverance d'OPETH ? Après son départ du groupe, Martin Lopez forma SOEN aux côtés de Steve DiGiorgio (basse - ex-DEATH, TESTAMENT), Joel Ekelöf (chant - WILLOWTREE) et Kim Platbarzdis (guitare). En 2012, le groupe signe un premier album à l'artwork et aux sons très proche de TOOL, faisant néanmoins preuve d'un certain talent de composition et d'interprétation. Deux ans plus tard, l'arrivée de Tellurian voit le groupe, sans délaisser totalement ses idoles (TOOL, OPETH et A PERFECT CIRCLE), commencer tout doucement à se démarquer et s'affirmer davantage ! A noter que c'est aussi à cette époque que Stefan Stenberg intégrera SOEN en remplacement de DiGiorgio. Nos suédois réitèrent en ce début 2017 avec Lykaia. Huit titres, tous à l'énoncé très court, à l'image d'un A PERFECT CIRCLE sur Mer De Noms. Lykaia, tout comme ses deux prédécesseurs, est splendide, et ce qui semblait naître sur Tellurian se concrétise davantage encore sur ce nouvel essai. Les compositions prennent plus de liberté, batifolant avec des sons plus personnels, ne parsemant que ça-et-là les influences majeures de jadis. On retrouve l'immense classe des musiciens, avec cette voix magnifique et pleine de sensibilité, une section rythmique inventive et technique ("Stray") et des guitares subtiles, fines et aériennes. Lykaia démarre avec le génial "Sectarian", avec un Joël Ekelöf au chant magistral, la section rythmique, ronde et chaude, groove terriblement pour libérer des guitares plus nerveuses aux accents opethien. Le titre suivant est dans la même dynamique, refrain inévitable et suspendu dans les airs, porté par un chanteur magique, "Orison" nous distillant un pont atmosphérique et progressif viscéral. Et les sentiments ne sont que plus prononcés sur la sublimissime douceur qu'est "Lucidity". Et c'est ce qui fait la force de cette nouvelle œuvre, ces émotions décuplées par des refrains inaltérables, ceux-ci également démultipliés par des phrasés progressifs et atmosphériques d'une grande richesse ("Opal", "Jinn" et ses réminiscences orientales d'une infinie beauté, "Sister"). Martin Lopez y montrant tout son éclectisme et sa dextérité de très grand marteleur ! On ne manquera pas de souligner également le travail exemplaire du nouveau venu, Marcus Jidell (AVATARIUM, THE DOOMSDAY KINGDOM, ex-EVERGREY) qui remplace désormais Kim Platbarzdis, avec des guitares omniprésentes ("Stray"). Quant à "Paragon", il termine cette œuvre en jouant sur la corde sensible, avec un orgue surprenant, laissant une nouvelle fois éclater les guitares. Après les récents travaux de PAIN OF SALVATION, SEPULTURA et GONE IS GONE, SOEN nous livre avec ce Lykaia, une des belles réussites de ce début d'année.

Chronique : Papa Bordg

SOEN - Lykaia

 

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BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire

Publié le par Nono666

BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire
Nuclear Blast
Style : Hard Rock
Origine : États-Unis
Sortie : 2017
Site Web : www.blackstarriders.com

BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire



01. Heavy Fire / 02. When The Night Comes In / 03. Dancing With The Wrong Girl / 04. Who Rides The Tiger / 05. Cold War Love / 06. Testify Or Say Goodbye / 07. Thinking About You Could Get Me Killed / 08. True Blue Kid / 09. Ticket To Rise / 10. Letting Go Of Me / 11. Fade (Bonus Track)

Heavy Fire, le troisième album de BLACK STAR RIDERS, est dans la continuité de ses deux prédécesseurs, on y retrouve un Hard Rock mélodique de qualité, mais, hélas, uniquement sur quelques titres... le reste étant plus dispensable. En ce sens, "When The Night Comes In" et "Testify Or Say Goodbye", dévoilés en avant-première sur la toile, étaient bien les meilleurs par rapport aux autres compositions. Le premier œuvrant dans un Hard Rock festif avec des chœurs féminins magnifiques, le second étant plus proche de l'esprit THIN LIZZY, avec une ligne mélodique bien inspirée... Qui a dit, d'ailleurs, que le groupe s'éloignait de plus en plus du légendaire combo irlandais ? Mauvaise stratégie que cette présentation avancée quand le reste ne suit pas, la déception s'avérant plus grande. Mais, toute proportion gardée, le reste n'est pas mauvais quand même mais un bon cran en dessous. On retiendra ensuite le très sympa "Dancing With The Wrong Girl" mais là encore, plus proche de Phil LYNOTT c'est pas possible... mais ce n'est pas un reproche tant que la qualité et là, et puis c'est bien légitime que Scott GORHAM garde cette source d'inspiration. La ballade "Cold War Love" est aussi du bon côté, de même que "Fade" (seconde ballade, en bonus track) à un niveau peut-être légèrement inférieur. Voilà pour le côté intéressant de ce Heavy Fire, l'autre partie n'est, encore une fois, pas à jeter mais s'écoute juste poliment et ne décolle pas, faute à une mélodie moins présente, ou simplement à une inspiration insuffisante. Bien dommage car avec "When The Night Comes In", on espérait bien tenir déjà là un des meilleurs albums pour 2017. Miroirs aux alouettes allez-vous dire ? Oui et non car on savait déjà que BLACK STAR RIDERS ne pourrait jamais égaler THIN LIZZY, l'âme du groupe et de son inégalable compositeur n'étant plus de ce monde depuis 1986 ... oui, 31 ans déjà !!!

Chronique : Renegade88

BLACK STAR RIDERS - Heavy Fire

 

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IGNIS FATUUS - Second Offering

Publié le par Nono666

IGNIS FATUUS - Second Offering
Autoproduction
Style : Thrash/Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/ignis.fatuus.fr

IGNIS FATUUS - Second Offering



01. Assumption Of The White Road (Intro) / 02. Searching For The Light / 03. Second Offering / 04. Rebirth / 05. Mercyful Soul With A Despairing God / 06. Beholder Of Tragedies / 07. Excruciating Future / 08. Passion And Perversity / 09. PsychoMorpheus / 10. Purity Of Hades / 11. The Third Moon (Outro)

Après un Soulbreaker paru en 2012, IGNIS FATUUS, groupe originaire de Franche-Comté, nous revient avec son deuxième album, le bien nommé Second Offering. Et pour qui s'était penché sur la précédente réalisation du combo, il se retrouvera directement en terrain connu, pas de gros changements à noter ici, IGNIS FATUUS reste ancré dans un Thrash/Death mélodique tout ce qu'il y a de plus classique, où plane par instants l'ombre d'un certain DARK TRANQUILLITY, c'est notamment le cas du morceau-titre "Second Offering", "Passion And Perversity" ou "Behold Of Tragedies" qui ont tous un arrière gout « Swedish Melodeath » assez marqué, le tout gardant toujours un côté bien rentre dedans et puissant. Et si ça envoie bien, il n'y a rien ici qui permette à IGNIS FATUUS de se différencier de la cohorte de groupes pratiquant ce style, la formation de Montbéliard applique une recette qui, si elle fonctionne pas trop mal, manque d'un poil de personnalité, et surtout de compositions vraiment mémorables, car ici les titres défilent sans réellement marquer les esprits. Pas désagréable mais pas transcendant non plus, ce Second Offering se laisse écouter, sans toutefois se démarquer... Après, ce n'est peut-être qu'une histoire de gout !

Chronique : Nono666

IGNIS FATUUS - Second Offering

 

 

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RAKEL TRAXX - Dirty Dollz

Publié le par Nono666

RAKEL TRAXX - Dirty Dollz
Shotgun Generation
Style : Hard Rock/Glam Rock
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.rakeltraxx.com

RAKEL TRAXX - Dirty Dollz



01. Can't You See / 02. I Need Your Love Tonight / 03. You'll Never Stop A Game / 04. Red N' Hot / 05. Lady Got A Gun / 06. Love Me Pretty Baby / 07. Cry N' Die / 8. Hey !!! Hey !!! / 09. I Need You Honey / 10. Drugs To Kill Your Mind

Si le Glam/Hair Metal n'a plus vraiment le vent en poupe comme ça pouvait être le cas durant les années 80 où les POISON, MÖTLEY CRÜE, RATT, L.A GUNS et autres FASTER PUSSYCAT trustaient les premières places des charts US, il subsiste néanmoins quelques irréductibles qui continuent de perpétuer le style avec un certain talent. On citera notamment des groupes comme HARDCORE SUPERSTAR, CRASHDÏET, BAI BANG, WIG WAM ou SISTER, qui, pour la grande majorité, nous arrivent de Suède, mais la France n'est pas en reste non plus avec des formations comme BLACKRAIN, ENGRAVED, DIRTY ACTION, PLEASURE ADDICTION, ou RAKEL TRAXX qui nous intéresse aujourd'hui. Le combo marseillais nous livre ici son deuxième album, Dirty Dollz, qui débarque cinq ans après un Bitches Palace plutôt prometteur. Un délai plutôt long qui n'aura visiblement en rien entamé la motivation des troupes. Comme sur le premier opus, ce nouveau méfait met en avant des compos relativement efficaces et énergiques (You'll Never Stop A Game", le single "Red N' Hot", "Lady Got A Gun"), portées par des riffs en acier trempé et des refrains fédérateurs diablement entêtants ("Red N' Hot", "Hey !!! Hey !!!") qui ne manqueront pas de vous filer la patate et une furieuse envie de faire la fête. Mais, signe d'une maturité certaine acquise au fil des années, RAKEL TRAXX sait aussi se faire plus calme et posé, à l'image de cette très réussie ballade qu'est "Drugs To Kill Your Mind" qui, durant sept minutes, ne manquera pas de vous faire vibrer de plaisir, tant il s'agit là, incontestablement, d'un des plus beaux morceaux écrit par le groupe. C'est donc, vous l'aurez compris, un album des plus convaincant que nous livrent nos Marseillais, simple, frais et festif, mais ô combien efficace. Amis de la mélodie imparable et du fun, cet album est fait pour vous ! Ne reste plus qu'à espérer que le troisième album ne mette pas encore cinq ans avant de voir le jour...

Chronique : Nono666

RAKEL TRAXX - Dirty Dollz

 

 

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JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'

Publié le par Nono666

JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'
Frontiers Music Srl
Style : Hard Rock / Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2017
Site Web : www.jackrussellsgreatwhite.com

JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'



01. Sign Of The Times / 02. She Moves Me / 03. Crazy / 04. Love Don't Live Here / 05. My Addiction / 06. Anything For You / 07. He Saw It Comin' / 08. Don't Let Me Go / 09. Spy Vs Spy / 10. Blame It On The Night / 11. Godspeed

On ne reviendra pas sur le parcours de Jack RUSSELL, avec la tragédie de Rhode Island, puis ses ennuis de santé qui lui coûtèrent sa place au sein de son propre groupe. Une préférence allant nettement du côté de son retour artistique plutôt qu'à de moult polémiques qui, de toutes façons, ne feront que diviser selon les avis de chacun.

Ce nouvel album fut annoncé il y a déjà un bon moment, d'abord sous le nom The Gauntlet, pour finalement sortir avec le titre He Saw It Comin'. Pas beaucoup d'intérêt à cela puisque le contenu est bien le plus important... et de ce côté là, forcément le fan de GREAT WHITE risque de s'y retrouver davantage que dans l'autre version du groupe puisque Jack RUSSELL représente l'âme du grand blanc. Pourtant, même s'il y a des similitudes ci-et-là, l'ensemble sonne bien plus soft et se classe davantage dans un registre Pop/Rock que purement Hard Rock. C'est un choix qui s'avère discutable mais en tout cas complètement honnête dans la démarche, qui, du coup, n'aboutit pas à un simple copier/coller de GREAT WHITE. Coup de chapeau aux musiciens et notamment aux guitares qui ont la lourde tâche de pallier au son du talentueux Mark KENDALL. Et de ce côté là, Robby LOCHNER (FIGHT) s'en sort plus que bien avec un phrasé tout en feeling comme sur le solo de "Sign Of The Times" ou alors en mode guitar hero sur "My Addiction". Mais la palme, à ce niveau, revient à "She Moves Me" et son atmosphère particulière, ce titre a vraiment quelque chose de spécial grâce aux sons des guitares. Au niveau des autres réussites, on citera bien sûr "Blame It On The Night", premier extrait dévoilé avant la sortie de l'album et qui possède un esprit assez proche du ALICE COOPER des années FM. Le riff est imparable et les lignes de guitares sont dans le ton de "She Moves Me", donnant encore ici une identité tout à fait remarquable... un moment fort à n'en pas douter, ainsi qu'en live. Bon, bien sûr, tout n'est pas aussi parfait que ces titres, même si rien n'est médiocre. Simplement, le reste est juste bon sans être excellent, ce qui est, il faut l'avouer, tout bonnement inespéré ! "Crazy" possède un bon groove Rock’n’roll sans atteindre des sommets, "Love Don't Live Here" est une bonne ballade bluesy mais qui reste assez commune. "He Saw It Comin'" est plus originale mais a du mal à maintenir une intensité sur la longueur, et la ballade "Anything For You" passe sans encombre ni exaltation non plus. "Don't Let Me Go" est sympa, avec son rythme cool qui se rapproche (trop ?) de "Dyer Maker" mais qui rend bien hommage à Robert PLANT dont le timbre de voix est souvent proche. Enfin, "Spy vs Spy" permet encore de dévoiler des talents guitaristiques et "Godspeed" finit sur une note totalement déroutante avec son air des sixties. Ce morceau est, semble-t-il, totalement "A Cappella" et les chœurs peuvent laisser pour le moins dubitatif, heureusement qu'il s'agit de Jack RUSSELL... cela permet de mieux avaler la pilule pour cette composition pour le moins surprenante dans ce registre. Bon, au bout de plusieurs écoutes, on s'y fait, et reconnaissons au moins une prise de risque tout à fait louable.

En résumé, agréable retour qui fait plaisir avec d'excellents moments dans ce He Saw It Comin', gageons qu'une suite verra le jour car la voie est la bonne pour le côté artistique... l'aspect commercial, c'est autre chose. Pas loin du sans faute ... but sure the next time, Jack !

Chronique : Renegade88

JACK RUSSELL'S GREAT WHITE - He Saw It Comin'

 

 

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SWEET MARY JANE - Winter In Paradise

Publié le par Nono666

SWEET MARY JANE - Winter In Paradise
AOR Heaven
Style : AOR/Melodic Rock
Origine : Suède
Sortie : 2017
Site Web : www.facebook.com/Sweet-Mary-Jane

SWEET MARY JANE - Winter In Paradise



01. Fire In Your Eyes / 02. No Retreat, No Surrender / 03. Winter In Paradise / 04. Madeleine / 05. Miracle / 06. Carry On / 07. Angel Of Mine / 08. Surrender / 09. Keep The Fire Burning / 10. Don't Be Too Late

SWEET MARY JANE est un nouveau groupe suédois qui vient en ce début 2017 nous proposer son premier effort intitulé Winter In Paradise. Formé en 2012, le groupe est constitué de Tomas NÄSSLIN (ex-ROULETTE) aux claviers, Per-Olof ASBERG (ex-AIRBORN) aux guitares, Alexander OLSSON (ex-ANACONDAH) à la basse, Andreas SPARBY (ex-L.A.C.K.) et Tomas BERGGREN (ex-RAZMANAZ, et accessoirement frère de Stephan BERGGREN de SNAKES IN PARADISE) au chant. Comme la plupart des groupes suédois que nous apprécions ici, il s'agit bien sûr de Rock mélodique de haut vol. SWEET MARY JANE commence fort avec un premier titre, déjà un vrai hit, le remarquable "Fire In Your Eyes", à l'équilibre claviers-guitares impeccable, et au refrain ravageur, un brin mélancolique d'ailleurs. Rien ne semble affecter la fièvre mélodique des Suédois, ils ont le don de composer des titres d'une mouvance AOR incontestable, comme "No Retreat, No Surrender", très bien rythmé, voire plus Hard même, ou "Winter In Paradise" démarrant par des claviers aériens de toute beauté, encore un magnifique titre très AOR, quel plaisir ! La voix de Tomas BERGGREN un rien bluesy est parfaite sur ce genre de compositions et apporte chaleur et émotion à un ensemble bien construit. "Madeleine" est un peu plus passe-partout, classique en fait, tout comme "Miracle", mid-tempo qui donne une impression de déjà entendu. "Carry On" revient à du mélodique de meilleure facture par ses claviers remarquables en trame de fond et son approche à la FOREIGNER bien plus percutante, tout comme "Angel Of Mine" d'ailleurs. Avec une production légèrement étouffée et pas assez pointue à mon goût, signée Lars CHRISS (LION'S SHARE), cela diminue l'ampleur de la portée de ce Winter In Paradise auprès des fans de ce style. Mais l'album reste d'un excellent niveau et se termine par des titres bien énergiques, toujours mélodiques, et qui donnent envie de prolonger l'écoute, notamment le dernier titre "Don't Be Too Late". Un premier pas réussi pour les Suédois de SWEET MARY JANE, qui, sans atteindre des sommets, délivrent des compositions ma foi fort plaisantes. Une belle découverte et de belles promesses en perspective !

Chronique : Phil PKMS Neuville

SWEET MARY JANE - Winter In Paradise

 

 

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AKSAYA - Kepler

Publié le par Nono666

AKSAYA - Kepler
Satanath Records
Style : Black/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/paganaksaya

AKSAYA - Kepler



01. Kepler / 02. Laika / 03. Fractale / 04. Anomalie, Prélude à la Découverte / 05. Tau Ceti E / 06. Syn 1.0 / 07. K-701.04 / 08. Non Morietur

D'où la question du Black Metal, de celui que n'inaugure pas AKSAYA, de celui qui, par ses blastbeats ignés, asperge d'un sang bleuâtre la mélancolie marmoréenne de tremolos picking infinis. Soyez méprisables, immortels et despotiques, le reste y sera.

Tout semble ici marcher, en apparence du moins : les passages de pur Metal Noir et la plupart des mélodies sont maîtrisées (malgré la fragilité de certaines), le son est plutôt agréable (j'y reviendrai), certaines phases étonnent par leur ingéniosité. Pourtant. Il y a toujours l'ombre pesante d'un doute, quant à l'immersion dans Kepler, une sorte d'hésitation entre l'intensité bête et aimable, et d'autres passages plus douteux : "Fractale" me laisse de marbre mais me touche... Sans que j'ai envie de me plonger entièrement dans la question, d'où la faiblesse de l'album. Chaque riff propose une saveur bien trop inégale à celle de celui qui le précède, et malgré quelques envolées osées et efficaces, hors du cocon purement Black Metal que s'était forgé le groupe avec son premier album (du moins, c'est le souvenir qu'il m'a laissé), on n'est jamais réellement noyé dans les nappes du groupe. Probablement par manque de jusqu'au boutisme ? C'est étrange. "Tau Ceti E" aborde la simplicité de manière Rock, dans un morceau clairement Black Metal, comme si un loup clopait avec sarcasme par une nuit glacée de pleine lune. "K-701.04" bourdonne vaguement dans mes oreilles, qui y prennent une once de plaisir, un brin de Heavy évocateur ; rien de plus. "Anomalie, Prélude à la Découverte" semble dénué de découverte, autant que d'anomalies. "Laïka" m'interroge un peu, m'intéresse avec lassitude, et repart. C'est confortable. Les morceaux défilent ; plutôt vite, d'ailleurs. Le temps défile également, les gens aussi.

La production marche la plupart du temps, mais n'est en aucun cas immarcescible : combien de mid tempi et d'introductions gâchés par le manque de spectre sonore ? Combien de mélodies creuses, dont on entend autant l'émotion que les vices ? Maintes fois, le désappointement prend la place du vide. La bête semble morte. Authentiquement, dommage.

La question du Black Metal. Tout est parfait, il en manque juste la moitié : l'univers, le mystique, le mystère, qui devrait envelopper une musique aussi enflammée et marquante. Je ne veux pas simplement écouter la musique, je veux entrer dedans : là, on se heurte juste au pragmatisme foudroyant d'une batterie qui restera rythmique blasphématoire. Rien de mauvais, cependant.

Chronique : Durchfall

AKSAYA - Kepler

 

 

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DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle

Publié le par Nono666

DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle
Frontiers Music Srl
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.dariomollo.com

DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle



01. Red / 02. Take Me High / 03. Navigation / 04. Rock The Cradle / 05. Gates Of Time / 06. I Got This Feeling / 07. In My Blood / 08. Running From The Shadow / 09. Speed / 10. Fright

CROSSBONES est le premier groupe du superbe guitariste italien Dario MOLLO, le premier essai date de 1989, avec un autre chanteur. Il est également le fondateur de deux autres projets : THE CAGE, avec Tony MARTIN, et VOODOO HILL, avec Glenn HUGHES, dont les deux derniers albums sont sortis respectivement en 2012 et 2015. Pour ce deuxième volet de CROSSBONES, il recrute Carl SENTANCE, le remplaçant de Dan MAC CAFFERTY au sein de NAZARETH. Les écossais n'ayant pas encore sortis d'album studio avec lui, on ne savait pas trop à quoi s'attendre au niveau des vocaux.

Premier constat, son style n'a rien à voir avec le légendaire frontman à la voix éraillée, et de plus il s'avère être un choix de première classe. Après diverses recherches, on lui crédite des apparitions discographiques avec PERSIAN RISK, DON AIREY BAND, KROKUS (Round 13) et PAUL CHAPMAN'S GHOST. L'association des deux talents sur Rock The Cradle s'avère être une franche réussite, avec pour résultat un Hard Rock mélodique rappelant les meilleures heures du genre. D'ailleurs, dès l'intro de "Red", Dario MOLLO annonce la couleur et ne nous laissera pas beaucoup de répit jusqu'au final inspiré qu'est "Fright". Tous ses soli sont mémorables et laissent une trace indélébile d'une grande utilité quand les compositions sont un poil plus faibles. On peut penser à la partie allant de "I Got This Feeling" à "Speed", et encore que, avec les écoutes répétées, ce n'est même plus si évident que ça. Mention spéciale au bassiste et claviériste Dario PATTI ainsi qu'au phénoménal batteur Ezio SECOMANDI qui forment du coup un groupe 75 % italien de premier ordre.

Voilà donc un album qui, après celui du GRAHAM BONNET BAND, s'avère être une excellente surprise pour tous les amateurs nostalgiques de Hard traditionnel, sans renier ci-et-là quelques touches de modernisme. Jetez donc une oreille sur l'énergique "Take Me High", avec son solo d'inspiration classique rappelant un certain Ritchie BLACKMORE, ou encore la power ballade "Gates Of Time" où toute l'étendue vocale de Carl SENTANCE y est déployée à merveille. Rock The Cradle n'atteint peut-être pas la perfection mais s'en rapproche manifestement par endroits. A posséder bien sûr, qui plus est, pour rendre hommage au talent méconnu de Dario MOLLO et lui donner envie d'un second chapitre CROSSBONES avec cette formation.

Chronique : Renegade88

DARIO MOLLO'S CROSSBONES - Rock The Cradle

 

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