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SCARRED - Gaia/Medea

Publié le par Nono666

SCARRED - Gaïa/Medea
Klonosphere
Style: Thrash Metal
Origine: Luxembourg
Sortie: 2013
Site Web : www.scarred.lu

SCARRED_Gaia-Medea



01. Gaia / 02. Cinder / 03. The Great Pan(dem)ic / 04. Psychogenesis / 05. Low / 06. Mosaic / 07. Idiosyncrasy / 08. The Knot / 09. Empire Of Dirt / 10. Medea

Ayant fait leurs premières dents dans le Thrash Metal classique sous le nom de REQUIEM, ces petits Luxembourgeois se sont petit à petit orientés vers quelque chose de plus extrême, plus expérimental et plus antique après s'être rebaptisé SCARRED. Quatre printemps après la sortie de leur premier album New Filth Order, les revoici avec Gaïa/Medea sorti chez Klonosphere. Ce titre d'album, ainsi que son artwork, trahit l'interêt du groupe pour la mythologie grecque. En effet, Gaïa est, dans cette mythologie, une entité matriarche ayant donné naissance à de nombreuses créatures dont les Titans. Médée est, quant à elle, la compagne de Jason et experte en magie. Mais revenons-en à la musique. On a droit à un étrange mélange de Death Metal moderne à la GOJIRA, un Metal/Hardcore façon HATEBREED et de quelques éléments qu'on pourrait attribuer à du MESHUGGAH ; le tout saupoudré d'une ambiance mythique d'un autre temps. On commence avec une petite intro à la guitare désaturée, aux claviers et au dialogue entre homme et femme avant d'enchaîner sur un riff simple mais très efficace et rentre-dedans. On passe tout de suite après à une musique plus ambiante mais tout aussi "baffe dans la gueule". Le chant de Sacha Brauer varie d'ailleurs entre growl et chant typé Harcdore avec une aisance déconcertante et une maîtrise tout à fait délectable. Les guitares mettent à l'honneur les diverses influences du groupe facilement identifiables comme celles citées plus haut ou encore MACHINE HEAD, NEVERMORE et même FEAR FACTORY par moment. Certains riffs semblent même quitter la sphère purement Metal pour visiter quelque chose de plus rock'n roll comme sur "Cinder" ou "The Knot". Au fur et à mesure que les morceaux défilent, la recette ne change pas mais le dosage des ingrédients ne cesse de varier, allant même jusqu'à passer d'un genre à l'autre au sein d'un même titre comme "The Great Pan(dem)ic" qui n'hésite pas à changer le tempo et le timbre de voix. Même si les influences sont diverses et reconnaissables entre 1000, Gaïa/Medea est un album a forte personnalité et au talent de composition incroyable. Une qualité de prod' en béton rend l'expérience d'écoute encore plus intense et unique pour l'auditeur qui enchaînera les surprises et les expériences inédites sur ce petit bijou.

Chronique : Germain

Note : 7.5/10

 

SCARRED_Band
 

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VICIOUS RUMORS - Electric Punishment

Publié le par Nono666

VICIOUS RUMORS – Electric Punishment
SPV/Steamhammer
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.viciousrumors.com

VICIOUS RUMORS_Electric Punishment



01. I Am The Gun / 02. Black X List / 03. Electric Punishment / 04. D-Block / 05. Escape (From Hell) / 06. Dime Store Prophet / 07. Together We Unite / 08. Eternally / 09. Thirst For A Kill / 10. Strange Ways (KISS cover)

VICIOUS RUMORS enchaine les sorties avec plus ou moins de bonheur ces dernières années. Après Live You To Death l’année dernière, voici, tout frais, tout chaud, Electric Punishment, nouveau méfait des rumeurs vicieuses. Tout démarre sur les chapeaux de roues avec un "I am The Gun" bourrin à souhait dont vous trouverez la vidéo sur le web et se poursuit avec "Black X List", tout aussi délicat. "Electric Punishment", chanson titre, est quand à elle ultra lourde et efficace en diable. A peine remis de ce joyau quasi Doom, "D-Block" vous bottera les fesses, tant ce titre est le plus speed et le plus furieux de l’album. Arrive alors le point d’orgue de Electric Punishment : "Escape (From Hell)" , sublime power ballade à l’ambiance triste et au crescendo qui vous fera dresser les poils sur les bras. La seconde moitié de cette rondelle se veut plus mélodique, sans atteindre l’intensité des premières compos. On notera "Together We Unite", hymne en puissance quoiqu’un peu trop commercial pour rentrer dans le moule VICIOUS RUMORS et un "Eternally" plus mélodique. En dernière piste, vous aurez droit à une reprise du "Strange Ways" de KISS où Brian Allen campe un Gene Simmons plus vrai que nature. Seulement 9 titres et une cover pour un Electric Punishment convaincant et extrêmement intense (surtout pour les 5 premiers titres). Les années 2010 semblent être des années prolifiques pour le quintet Américain et ce n’est pas les fans de Heavy qui vont s’en plaindre.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7,5/10

 

VICIOUS RUMORS_Band 2013
 

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AIRBOURNE - Black Dog Barking

Publié le par Nono666

AIRBOURNE - Black Dog Barking
Roadrunner Records
Style : Hard Rock
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.airbournerock.com

AIRBOURNE_Black Dog Barking



CD1 : 01. Ready To Rock / 02. Animalize / 03. No One Fits Me (Better Than You) / 04. Back In The Game / 05. Firepower / 06. Live It Up / 07. Woman Like That / 08. Hungry / 09. Cradle To The Grave / 10. Black Dog Barking / 11. Jack Attack (Bonus track) / 12. You Got The Skills (To Pay The Bills) (Bonus track) / 13. Party In The Penthouse (Bonus track)
CD2 (Limited Edition) - Live At Wacken 2011 : 01. Raise The Flag / 02. Born To Kill / 03. Diamond In The Rough / 04. Chewin' The Fat / 05. Blackjack / 06. Bottom Of The Well / 07. Girls In Black / 08. No Way But The Hard Way

C'est désormais un fait acquis, AIRBOURNE est un grand groupe de Rock 'n Roll avec lequel il faut compter (les frères Young peuvent être rassurés, leurs compatriotes ont bien reçu leur héritage). L'excellentissime Runnin' Wild (2007) avait fait très forte impression, hissant directement le combo australien dans les hautes sphères internationales et leur ouvrant les scènes des plus grands festivals ; le non moins génial No Guts No Glory (2010) avait enfoncé le clou, nous faisant l'honneur au passage d'une tournée européenne qui passa (Ô joie !) par mes vertes contrées, dans une Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand) bondée et survoltée qui vit les frères O'Keefe & Co. donner tout ce qu'ils avaient dans les tripes ! Assurément un concert d'anthologie (rappelez-vous les gars, vous nous l'aviez promis : il faudra revenir nous voir !) ! AIRBOURNE revient cette année et plus que jamais avec la niaque !!! Black Dog Barking, leur nouvel album, est, à l'instar de leur première galette, un concentré d'énergie brute qui va vous éjecter de votre canapé pour partir dans une séance d'air guitar avec headbanging à vous démonter les cervicales sans que rien ne puisse vous en empêcher ! "Ready to Rock" sonne la charge, tel Attila dévastant tout sur son passage ! "Animalize" calme le jeu (en terme de tempo seulement), suivi de "No One Fits Me (Better Than You)" , "Back In The Game" (un single potentiel), et "Firepower", tous aussi couillus les uns que les autres ! Arrive ensuite le premier single de cet album : "Live It Up" et ses avions et sirènes d'alerte en intro qui ne sont pas sans rappeler la pochette de Runnin' Wild, intro qui va crescendo pour crasher un morceau de pur Rock 'n roll ! En bref, encore une tuerie ! "Woman Like That" verse dans la poésie (Naaan ! J'déconne !), puis "Hungry" repart au galop après sa courte intro hispanisante, suivi d'un "Cradle To The Grave" plus mid tempo mais néanmoins de très bonne facture. "Black Dog Barking" clôt magnifiquement l'édition standard de l'album... mais vous voudriez faire l'acquisition de l'édition collector (voire l'édition super collector avec en plus le T-shirt de l'album !) qui propose des morceaux bonus ainsi qu'un second CD live et vous aimeriez savoir si ça vaut le coup ? Je continue donc ma chronique ! L'édition collector offre en effet 3 morceaux bonus : "Jack Attack", "You Got The Skills (To Pay The Bills)" et "Party In The Penthouse", rien que du Rock 'n roll pur jus de burnes, ces 3 titres complètent admirablement l'album ainsi que votre collection de morceaux d'AIRBOURNE ! L'album bénéficie d'une production aux petits oignons, d'un son bodybuildé qui met en valeur des morceaux excellents, avec des choeurs toujours aussi pêchus et, ce qui est nouveau pour le groupe australien, harmonisés. Black Dog Barking se révèle comme un nouveau jalon de la carrière d'AIRBOURNE et à coup sûr un futur classic album. Le deuxième CD propose le premier live audio d'AIRBOURNE (l'édition collector de Runnin' Wild avait en bonus un DVD live 8 titres capté aussi à Wacken en 2008, ainsi que les clips vidéos de l'album), enregistré au Wacken Open Air en 2011(le festival serait-il le fournisseur officiel de lives d'AIRBOURNE ?), "directement de la table au CD" à ce qu'annonce la pochette (et le son est effectivement assez brut de décoffrage et d'excellente qualité), les frangins O'Keefe et leur deux acolytes envoient le bois avec 8 pépites issues de leurs 2 premiers opus : "Raise The Flag", "Born To Kill", "Diamond In The Rough", "Chewin' The Fat", "Blackjack", "Bottom Of The Well", "Girls In Black" et "No Way But The Hard Way". Le CD rend magnifiquement l'énergie dégagée par la prestation du groupe en concert. L'objet s'avère indispensable à tout fan ultime et donnera au néophyte une idée de l'intensité des shows d'AIRBOURNE. Je ne saurais donc que trop vous conseiller au minimum l'édition collector, mais la pochette est tellement chouette avec sa mâchoire de chien prête à vous mordre qu'elle aura à n'en point douter une sacrée gueule sur un T-shirt ! La tournée de promotion de Black Dog Barking pourrait en outre être l'occasion d'un premier vrai DVD/Bluray... Je pense personnellement que ce serait le bon moment. A bon entendeur... Yeah ! AIRBOURNE est de retour ! L'enfer va encore se plaindre du bruit que font les voisins du dessus !

Chronique : Denix666

Note : 9/10

 

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THE LOSTS - No God, No Devil

Publié le par Nono666

THE LOSTS - No God, No Devil
Autoproduction
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/zelosts

THE LOSTS_No God, No Devil



01. Genesis - Livre I / 02. Kingdom Of The Losts / 03. Mister The Fake / 04. The Headless Cross / 05. Genesis - Livre II

« Bien heureux les égarés, mon royaume leur appartient, le sombre est là et je vois en toi », voilà une citation qui définit parfaitement l’univers de THE LOSTS. Avec No God, No Devil, les nordistes nous délivrent une petite pépite de Heavy Metal dans laquelle nous est proposé un savant mélange de puissance et de mélodie, de Heavy sombre et torturé et de Hard Rock enjoué. No God, No Devil est un EP cinq titres comprenant une intro et une outro : deux pièces musicales atmosphériques et narratives intitulées "Genesis Livre 1" et "Genesis Livre 2" qui ont toute leur importance pour nous permettre d’entrer dans l’univers du groupe. "Kingdom Of The Lost", premier morceau chanté de l’album, est un titre Heavy à souhait aux influences multiples sur lequel la voix de Yann "YGC" fait des merveilles. "Mister The Fake" se veut un peu plus conventionnel mais fait mouche dés la première écoute, un morceau que n’aurait pas renié un certain OZZY OSBOURNE du temps de sa splendeur. Arrive ensuite "The Headless Cross", titre enregistré au LAB studio de Stéphane Buriez, excellent morceau qui oscille entre Heavy sombre et Hard Rock. THE LOSTS signe avec No God, No Devil un bon premier EP  avec, certes, ses forces et ses faiblesses, mais interprété par de très bons musiciens et un chanteur impeccable. Un EP doté d’une production qui ne sera peut être pas du gout de tout le monde, enregistré sur plusieurs sessions étalées entre mai 2011 et mars 2013, le tout confié aux bons soins de Romain Hianne qui s'est chargé du mastering. Avec No God, No Devil, THE LOSTS nous donne les clés pour pénétrer son monde et nous emmène à travers « ses délires ». Un EP que l’on trouvera un peu court, il est vrai qu'avec 20 petites minutes au compteur, on en aurait bien repris une dose supplémentaire... Bienvenue au Royaume des égarés...

Chronique : Christ59

Note : 8/10

 

Promo The Losts (1)
 

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6:33 & ARNO STROBL - The Stench From The Swelling (A True Story)

Publié le par Nono666

6:33 & ARNO STROBL – The Stench From The Swelling (A True Story)        
Season Of Mist
Style : Experimental Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.633theband.com

6-33 & ANO STROBL_The Stench From The Swelling


01. (I Should Have Known) Her Name Was Boogie / 02. Burn-In / 03. I Like It / 04. The Stench From The Swelling / 05. Starlight (SUPERMEN LOVERS cover) / 06. Giggle, Garlands & Gallows, Pt 1: Order Of The Red Nose / 07. Giggle, Garlands & Gallow,s Pt2 : M.i.d.g.e.t.s

Revoir Arno STROBL dans un projet proche de CARNIVAL IN COAL, beaucoup aimerait et la sortie du EP Giggle, Garlands & Gallows l’an passé annonçait la couleur d’une collaboration prolongée entre le groupe Parisien de Metal barré et l’homme capable de passer du Crooner au Black en un éclair. Pourtant, les choses sont claires dès le début, cet album, The Stench From The Swelling, le deuxième de 6:33, n’est qu’une collaboration et Arno n’est nullement le nouveau chanteur du combo puisque Rorschach a intégré les rangs et assure les shows du groupe. Ce deuxième opus navigue entre titres certes barrés mais plus ou moins attendu ("Her Name Was Boogie" parfait mélange de "Bad Devil" de DEVIN TOWNSEND et du phrasé de MEGADETH, "The Stench From The Swelling" dont le break renvoie presque trop facilement vers l’excellent Ocean Machine du même Canadien), la reprise franchement dispensable du "Starlight" des SUPERMEN LOVERS, non pas qu’elle soit mauvaise, c’est agréable mais elle est tellement proche de l’original que l’on ne saisit pas bien la raison de cette reprise. Enfin il y a les vraies réussites comme des "Burn In" et "I Like It" qui empreintent autant à FAITH NO MORE qu’à DEVIN TOWNSEND voire même des gimmicks vocaux à SYSTEM OF A DOWN, la deuxième étant même un prétexte à un défilé de style tous aussi différents les uns des autres mais dégageant pourtant une fluidité qui impressionne fortement. Car c’est bien là le fort de ce groupe capable de marier tous les styles musicaux sans l’impression de faire du patchwork, le mariage pour tous voulu est ici une réussite, et les deux derniers titres déjà présents sur le EP montre tout le sérieux qui est mis dans cette musique qui peut être prise au second degré par beaucoup ! Orné d’une pochette sobre et sublime, ce deuxième opus peut être vu comme une petite bombe, par contre à la vue de ce que le groupe est capable de faire, de ce qu’Arno STROBL a déjà fait et ce que d’autres ont déjà proposé, on ne peut s’empêcher de trouver le résultat un poil convenu et manquant d’un peu de folie, une conclusion qui s’imposera à vous si avez l’habitude de ce genre d’album.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

6H33 & ARNO STROBL_PHOTO
 

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PURSON - The Circle And The Blue Door

Publié le par Nono666

PURSON - The Circle And The Blue Door
Rise Above Records
Style : Psychedelic/Occult Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/pursontheband

PURSON_The Circle And The Blue Door



01. Wake Up Sleepy Head / 02. The Contract / 03. Spiderwood Farm / 04. Sailor's Wife's Lament / 05. Leaning On A Bear / 06. Tempest And The Tide / 07. Mavericks And Mystics / 08. Well Spoiled Machine / 09. Sapphire Ward / 10. Rocking Horse / 11. Tragic Catastrophe
 
Un album commençant par un morceau accoustique n'est, en général, pas chose commune, pourtant c'est ainsi que Rosalie CUNNINGHAM et ses accolytes de PURSON nous invitent à commencer ce voyage trempé dans des sonorités lointaines et des mélodies teintées de mélancolie et de romantisme. Au travers de ces divers morceaux qui sont aidés par la chaleur unique d'un orgue Hammond qui n'est pas sans nous rapeller un certain THE DOORS (RIP Ray Manzarek), et qui fera comprendre à certains combien ce groupe a été une influence majeure dans l'histoire du Rock mondial. La magie des Anglais réside aussi dans la voix angélique de la belle qui colle parfaitement à un univers psychédélique tellement peu en accord avec notre époque, prouvant que la légende cité plus haut a réussi à transmettre son héritage. Vous l'aurez compris, PURSON reste attaché, envers et contre tout, aux grandes valeurs que sont la sincérité et l'honneté qui, à notre époque, sont des choses plus que rassurantes mais, car il y a forcément un mais, les chances de séduire un public Rock'n'roll au sens large du terme ne sera pas chose aisée, mais le principal n'est-il pas de garder la tête froide et de croire en soi mème ? A supposer que le groupe fera son maximum pour convaincre en festival un public qui sera de toute évidence mitigé.
 
Chronique : FUX

Note : 6/10

 

PURSON_Band
 

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SATAN - Life Sentence

Publié le par Nono666

SATAN – Life Sentence
Listenable Records
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.satanmusic.com

SATAN_Life Sentence



01. Time To Die / 02. Twenty Twenty Five / 03. Cenotaph / 04. Siege Mentality / 05. Incantations / 06. Testimony / 07. Tears Of Blood / 08. Life Sentence / 09. Personal Demons / 10. Another Universe

 

Après s'être fait remarquer avec Court In The Act (1983), un premier album devenu culte, SATAN n'avait pas, à l'époque, réussi à confirmer le potentiel entrevu sur ce premier effort. Le groupe changera ensuite de nom pour se rebaptiser BLIND FURY (sans le chanteur Brian Ross) sans vraiment connaitre le succés. SATAN reviendra en 1987 avec Suspended Sentence, un deuxième album qui ne marquera pas vraiment les esprits... Un nouveau changement de nom interviendra ensuite et SATAN laissera place à PARIAH. Trente ans après son légendaire premier album, Life Sentence marque le retour du mythique combo Britannique sous son line up "classique", celui de Court In The Act, et cet album s'impose d'emblée comme le digne successeur de ce premier opus inscrit dans la mémoire de bon nombre d'amoureux de la NWOBHM, et le moins que l'on puisse dire c'est que ces derniers ne seront pas déçus par Life Sentence... SATAN reprend la recette qui était la sienne au début des 80's et nous assène un Heavy Metal à l'ancienne, plutôt speed ("Time To Die", "Siege Mentality"), emmené par un Brian Ross qui n'a rien perdu de sa puissance vocale, encore capable, même s'il n'en abuse jamais, de belles montées dans les aigus. L'esprit qui animait le groupe durant les 80's est toujours là, bien présent, et nous avons au final un bien bel album de Heavy Metal faisant la part belle à des guitares incisives, à des riffs accrocheurs et à des mélodies efficaces, le tout soutenu par une section rythmique solide... Plus en forme que jamais, le legendaire SATAN est enfin de retour à son meilleur niveau, aucun titre faible sur ce Life Sentence... Le but avoué par le groupe était de donner le plus digne successeur possible à Court In The Act, un album qui, encore aujourd'hui, demeure un des joyaux de la NWOBHM, reconnaissons que c'est mission accomplie pour les British qui effectuent là un retour plus que convaincant.

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

 

SATAN_Promo 2013
 

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GLORYHAMMER - Tales From The Kingdom Of Fife

Publié le par Nono666

GLORYHAMMER – Tales From The Kingdom Of Fife
Napalm Records
Style : Speed Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.gloryhammer.com

GloryHammer_Tales From The Kingdom Of Fife



01. Anstruther's Dark Prophecy / 02. The Unicorn Invasion Of Dundee / 03. Angus McFife / 04. Quest For The Hammer Of Glory / 05. Magic Dragon / 06. Silent Tears Of Frozen Princess / 07. Amulet Of Justice / 08. Hail To Crail / 09. Beneath Cowdenbeath / 10. The Epic Rage Of Furious Thunder / 11. Wizards! (Bonus track)

Avec un nom pareil, inutile d’avoir fait de hautes études métalliques pour comprendre que GLORYHAMMER évolue dans le style le plus kitsch du Heavy. Le titre de l’album lui-même constitue un chef d’œuvre du genre. Après avoir fermé les yeux devant une pochette pour le moins ultra-cliché, filez voir la photo du groupe, il est bon de prendre un fou rire de temps en temps ! En fait, derrière cet étalage de guignolerie Tolkienienne, se cache ni plus ni moins que Christopher Bowes, chanteur et clavieriste du groupe ALESTORM. Visiblement un peu lassé des histoires de pirates, ce touche à tout (il a aussi enregistré un projet techno peu remarqué et au nom imprononçable à moins d’être Klingon) a décidé de donner dans le Metal Hollywoodien à la RHAPSODY avec de gros clins d’œil à MANOWAR sur les moins bons titres de cet opus. Justement, que dire de ce Tales from de Kingdom of Fife ? Imaginez simplement un mélange entre les titres les plus speed de RHAPSODY et de SONATA ARCTICA et vous ne serez pas loin du résultat final. Pas grand-chose à jeter musicalement, mais des titres de chansons bêtes à pleurer : "Silent Tears Of Frozen Princess", "Magic Dragon",… (je vous avais prévenu). Un album à apprécier dans le jusqu’au-boutisme du concept, mais aussi dans l’immense autodérision nécessaire à un artiste pour oser sortir un album pareil.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7/10

 

GloryHammer_Band 2013
 

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JOE SATRIANI - Unstoppable Momentum

Publié le par Nono666

JOE SATRIANI - Unstoppable Momentum
Universal
Style : Guitar hero
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.joesatriani.com

JOE SATRIANI_Unstoppable Momentum



01. Unstoppable Momentum / 02. Can't Go Back / 03. Lies And Truths / 04. Three Sheets To The Wind / 05. I'll Put A Stone On Your Cairn / 06. A Door Into Summer / 07. Shine On American Dreamer / 08. Jumpin' In / 09. Jumpin' Out / 10. The Weight Of The World / 11. A Celebration

L’un des derniers guitar-hero encore en activité nous sort son nouvel album ! Que nous réserve t-il ? Car que peut-il nous apporter de plus par rapport aux autres ? Comment ne pas s’auto plagier au bout de presque 30 ans de carrière ? A-t-il encore des choses à prouver ? Et bien commençons l’enquête ! Je dois avouer que Satch a toujours été un ovni pour moi. Au début, j’étais fan, puis, au fil des années, la lassitude s’installait comme dans un vieux couple… il manquait du piment, du Rock… du cul en gros pour faire le lien avec l’histoire du vieux couple lol. A vouloir expérimenter tout et n’importe quoi, que ce soit en terme de style, de son ou même de gamme, je n’arrivais plus à rentrer dans son univers. Pour moi, sa pièce maîtresse reste et restera le Live In San Francisco. Pouvoir envoyer autant sur scène en gardant tout son feeling du début à la fin, et surtout sans fausse note, chapeau ! Et puis, le bonhomme était si bien entouré sur scène… Mais bon, revenons à ce Unstoppable Momentum. Lors de l’écoute du premier titre, je me suis dis : ‘houlà, je vais me faire chier’ tellement j’avais l’impression d’avoir entendu x fois ce riff chez lui. Mais après ce passage en berne, je dois avouer qu’il a réussi à me surprendre sur plus d’un point. "Can’t Go Back" a ce côté très B.O de jeu vidéo, ça groove à mort, super riff, donc là, mon attention remonte ! "Lies And Truths" aurait pu figurer sur un album de DREAM THEATER, on sent que Joe veut lorgner un peu vers le prog, ce qui au passage, ne serait pas une mauvaise idée ! "Three Sheets To The Wind" est un titre assez spécial, difficile de le ranger dans une catégorie. Enorme recherche et orchestration avec en prime, un passage totalement barré en plein milieu, un peu déroutant au début mais au final, on se dit que Joe a encore pas mal d’idées dans sa coquille. La ballade "I Will Put A Stone On Your Cairn" est jolie, mais sans plus. N’est pas Mark KNOPFLER qui veut ! A partir de ce moment, voici les 2 titres Rock où il ne manque qu’une seule chose : un chanteur ! Qui a dit Sammy HAGAR ?!!! Effectivement, ces titres auraient pu être des cartons sur le prochain album de CHICKENFOOT. "A Door Into Summer" et "Shine On American Dreamer" sont les titres Rock californien pur jus ! C’est entraînant, bien foutu, on retrouve vraiment l’écriture des premiers albums. On ne peut que féliciter Joe SATRIANI pour le choix des musiciens. Vinnie COLAIUTA est un monstre à la batterie. Sans lui, cet album serait super fade. Il groove à mort et sa rythmique donne un appui considérable aux compos de l’homme à l’Ibanez rouge. Chris CHANEY assure la basse sans rougir face à Stu HAMM. Vient pour terminer et compléter le band, Mike KENEALLY aux claviers. Malheureusement, je dois dire que le reste de l’album ne m’a pas du tout accroché… Le duo "Jumpin In" / "Jumpin Out" m’a vraiment ennuyé au plus haut point. Ce coté fourre-tout où l'on retrouve une quantité de riffs de tous styles, est, pour ma part, super chiant ! "The Weight Of The World" porte bien son nom…tellement je l’ai trouvé lourde également… Pour terminer, le titre "A Celebration" remonte un peu mon bilan. Ce dernier aurait parfaitement sa place dans une B.O de film ou de jeu. Donc, pour résumer, je suis assez partagé. Unstoppable Momentum n’est pas le meilleur album de Satch, mais ce n’est pas le pire. Je pense que les fans hardcore du gratteux trouveront cet album génial, ses détracteurs le trouveront à chier et les autres, comme moi, se feront un avis en pesant le pour et le contre. Joe SATRIANI est toujours un guitariste de folie qui maîtrise chacune de ses notes, qui balance le plan de tueur lorsqu’il le faut sans jamais tomber dans la démonstration chiante et pompeuse. Je suis plus sa carrière au sein de CHICKENFOOT car pour moi, son jeu se révèle et explose vraiment au sein d’un vrai combo Rock, avec un chanteur qui assure et des compos bien Rock ou Heavy. Il serait intéressant de l’entendre sur un album solo qui regrouperait tout un tas de chanteurs, un peu à la manière d’un Carlos SANTANA. Donc, Joe, si tu lis cette chronique, et je sais que tu vas la lire car tu es un fidèle lecteur d’HEAVY SOUND, sors-nous un nouveau CHICKENFOOT rapido et cet album de All-stars...

Chronique : Manu de Dead n Crazy

Note : 6/10

 

JOE SATRIANI_2013
 

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IN THE GUISE OF MEN - Ink

Publié le par Nono666

IN THE GUISE OF MEN - Ink
Dooweet
Style : Experimental Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.intheguiseofmen.com

IN THE GUISE OF MEN_Ink



01. Suicide Shop / 02. Violent Overthrow / 03. Drowner / 04. Sale Paradise / 05. Blue Lethe / 06. Dog To Man Transposition

Avec 10 ans d'activité au compteur, IN THE GUISE OF MEN sort en avril dernier son deuxième EP, avec un visuel superbe qui sait mettre l'eau à la bouche, d'autant que Ink  a été produit par Monsieur Cyd Chassagne de MAGOA (et MAGOA ça envoie, sans pour autant me prétendre poète). Sur la liste des concerts : j'en ai loupés deux, à deux mois d'intervalle, dans mon coin. « Qu'à cela ne tienne, je me rattraperai avec cet EP » me dis-je sans me départir de mon enthousiasme naturel. J'avais tort, et ô combien gravement et terriblement tort. Si les riffs sont puissants et les mélodies agréables, je ne peux pas faire abstraction de la voix du chanteur qui a plus qu'un petit problème de justesse. Si cela se ressent dès les premières paroles de "Suicide Shop" qui ouvre l'EP, c'est sur le chant clair de "Drowner" que cela devient vraiment critique. La question est donc la suivante : si ITGOM est un groupe qui a la réputation d'être meilleur sur scène qu'en studio, comment puis-je me fier à Ink, sachant que le sens normal de la démarche va de l'écoute d'un CD, qui normalement donne envie de voir un groupe en live ? On restera donc perplexe quant à cette affirmation, même si IN THE GUISE OF MEN propose ici six titres plutôt éclectiques, riches en ruptures de rythme et musicalement très intéressants. Le chant hurlé n'est pas mal, mais trop rare : un malheureux hurlement sur "Blue Lethe" qui est loin de rattraper tous les passages qui peuvent nous faire grimacer. Ink se clôt sur "Dog To Man Transposition", le morceau de l'EP qui avait été diffusé avant sa sortie et qui effectivement mettait l'eau à la bouche : un son qui oscille entre Heavy et Doom, des guitares saccadées, de l'agressivité et de la mélodie. Une bonne manière d'achever Ink qui, malgré de très grandes qualités, ne laisse pas un souvenir impérissable, et même si c'est un premier EP, n'oublions pas que le groupe n'existe pas de la dernière pluie... Je regrette donc de ne pas avoir pu aller voir IN THE GUISE OF MEN en concert pour pouvoir nuancer mon propos et adoucir mon avis.

Chronique : Nastassja

Note : 4/10

 

IN THE GUISE OF MEN_logo
 

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