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EVANGELIST - Doominicanes

Publié le par Nono666

EVANGELIST – Doominicanes
Doomentia Records
Style : Epic Doom Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2013
site Web : www.facebook.com/evangelistmetal

EVANGELIST_Doominicanes



01. Blood Curse / 02. Pain And Rapture / 03. Deadspeak / 04. To Praise, To Bless, To Preach / 05. Militis Fidelis Deus

Derrière le flou qui entoure la composition du groupe Polonais EVANGELIST, il y a plusieurs certitudes. 1 : peu importe qui ils sont, le Doom Metal qu’ils pratiquent est de très grande qualité et seul cela compte. 2 : ces Polonais ont grandi avec SOLITUDE AETERNUS et surtout CANDLEMASS, on imagine très bien l’état d’Epicus Doomicus Metallicus, usé jusqu’au bout. Pourtant, ne vous méprenez pas, EVANGELIST est loin d’être un simple suiveur et ce deuxième album, Doominicanes montre très clairement des influences plus diverses, à commencer par MANOWAR et son Epic Heavy Metal ou DOOMSWORD et notamment le dernier titre de cet album "Militis Fidelis Deus" relevé de beaucoup de chœurs et clôturé par une ligne de basse très surprenante qui peut donner l’impression que le groupe cherche à étirer son titre au maximum. Dans le même genre, on peut trouver que le refrain de "To Praise, To Bless, To Preach" est un poil répétitif mais au-delà de ça, difficile d’émettre des réserves sur les intentions d’EVANGELIST, la production est d’une netteté vivace, certaines mélodies pouvant évoquer un PARADISE LOST époque Draconian Times dans l’approche purement technique, le chant est également soigneusement produit avec un léger écho donnant un côté très théâtral à la performance du vocaliste. Alors que les deux premiers titres donnent dans un Heavy Doom très classique mais aussi assez sombre et down tempo, la bonne surprise arrive avec "Deadspeak" et son riff d’introduction aux sonorités dissonantes pouvant évoquer la scène Black Metal, les Polonais y dévoilent une vision nihiliste du Doom Metal qui permet à EVANGELIST d’imposer une vision plus personnelle du style. Les refrains sont également soignés avec des mélodies facilement mémorisables et un côté direct qui nous donne envie de secouer la tête dès la première écoute. Doominicanes est un album à plusieurs axes de lecture, l’immédiat avec des structures facilement mémorisable et le plus recherché avec des arrangements soignés et pas si proches du grand frère Suédois, le propos foncièrement religieux du groupe amène également un aspect sombre au propos d’EVANGELIST. Ce deuxième album est la confirmation qu’EVANGELIST a une voie bien tracée devant lui, une valeur sure de l’Epic Doom Metal surtout destiné aux amateurs du genre car malgré les grandes qualités apparentes, on imagine facilement que seuls les mordus pourront comprendre le message délivré par les Polonais. Un vrai bon album conseillé à défaut d’être incontournable !

Chronique : Aymerick  Painless

Note : 7.5/10

 

EVANGELIST_Logo
 

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CIVIL WAR - The Killer Angels

Publié le par Nono666

CIVIL WAR – The Killer Angels
Despotz Records
Style : Power Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.civilwar.se

CIVIL WAR__The Killer Angels



01. King Of The Sun / 02. First To Fight / 03. Saint Patrick's Day / 04. Rome Is Falling / 05. Sons Of Avalon / 06. I Will Rule The Universe / 07. Lucifer's Court / 08. Brother Judas / 09. My Own Worst Enemy / 10. Gettysburg / 11. March Across The Belts (Bonus track)  

Après nous avoir mis l’eau à la bouche avec le maxi éponyme, CIVIL WAR est de retour pour le verdict de l’album et force m’est d’avouer que The Killer Angels est largement à la hauteur des espérances ! S’éloignant quelque peu du giron SABATON (cf ma chronique du maxi Civil War ), les suédois proposent un Power Metal parfois martial, souvent speed, toujours attrayant. Certes, il ne faut pas s’imaginer que les dissidents de SABATON ont réinventé le style, mais ils écrivent avec leurs tripes et cela se ressent sur l’entièreté de The Killer Angels. Savant mélange de mid tempos et de titres plus speed, ce premier opus contient son petit lot de pépites ("Saint Patrick’s Day", "Rome Is Falling", …) et arrive même à foutre le frisson sur le superbe "Gettysburg" qui clôture l’album tout en beauté. Le seul regret après ces 10 titres est de ne pas retrouver les 4 autres figurants sur le maxi (seul "Rome Is Falling" est repris), titres qui auraient eu largement leur place sur cet album. Mention spéciale à Nils Patrick Johanson pour son chant impeccable de bout en bout, de très loin le maillon fort de CIVIL WAR (espérons qu’il n’attrapera pas la bougeotte). Un album qui plaira aux fans de Power archi classique, probablement moins aux fans de SABATON. CIVIL WAR s’impose avec The Killer Angels comme un futur fer de lance de la scène power, pourvu que les coups du sort et les départs l’épargne.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7,5/10

 

CIVIL WAR_Band 2013
 

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MASTERPLAN - Novum Initium

Publié le par Nono666

MASTERPLAN - Novum Initium
AFM Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.masterplan-theband.com

MASTERPLAN_Novum Initium



01. Per Aspera Ad Astra / 02. The Game / 03. Keep Your Dream Alive / 04. Black Night Of Magic / 05. Betrayal / 06. No Escape / 07. Pray On My Soul / 08. Earth Is Going Down / 09. Return From Avalon / 10. Through Your Eyes / 11. Novum Initium

Est-ce par hasard que le même jour sortent le nouvel album de MASTERPLAN et celui de l’ex chanteur du groupe Jorn Lande ? Roland Grapow, toujours accompagné du fidèle Alex Mackenrott, nous dévoile avec Novum Initium le cinquième album du groupe. De suite, on retrouve le meilleur de MASTERPLAN, à savoir des mélodies léchées, accrocheuses, comme l’atteste "The Game", "Keep Your Dream Alive" et pratiquement tous les titres de ce très bon Novum Initium. D’ailleurs "The Game" qui, passé l’intro "Per Aspera As Astra", ouvre cet album, nous met de suite dans l’ambiance, le groupe veut en découdre et prouver à ses détracteurs qu’ils l’avaient enterré trop vite. Ca sent la revanche. Ensuite vient le single de l’album "Keep Your Dream Alive" où la part belle est donnée aux mélodies vocales et le nouveau chanteur, Rick Altzi, dont le timbre de voix n’est pas sans rappeler celui de Jorn Lande, nous démontre qu’il n’a rien à envier à son prédecesseur. "Black Night Of Magic" qui suit est vraiment efficace, basé sur une trame de claviers. Passé un "Betrayal" sur lequel un passage à connotations de musique hindoux revient plusieurs fois, "No Escape" remet le pied au plancher. "Pray On My Soul" et son refrain un tantinet "popisant", n’y voyez rien de péjoratif, je veux juste vous faire comprendre que celui-ci touchera directement sa cible en vous rentrant dans le crâne dès la première écoute. "Earth Is Going Down" se veut du même accabit. Ambiance "chevaleresque”, c’est de suite l’impression qui nous envahit en écoutant le morceau suivant et cela même avant d’en lire le titre : "Return From Avalon”. Une certaine influence du Serpent Blanc se fait sentir à l’écoute de "Through Your Eyes”. On ressent sur cet album une cohésion, aucun des musiciens n’est là pour tirer la couverture à lui, aucune démonstration, juste l’efficacité et le savoir-faire des musiciens mises au service des compositions. Le son de l’album est vraiment puissant. Je pense que les aficionados du groupe seront comblés, aucun titre n’étant en reste et ne dépareille à l’ensemble. Seul "Novum Initium” est vraiment à part sur cet album, plus long, plus épique, aux multiples ambiances et rebondissements, le sieur Grapow y pose sa voix, bref un final en apothéose. C’est vraiment du bien bel ouvrage. Espérons que le groupe ait enfin réussi à stabiliser son line-up afin de pouvoir péréniser dans le futur tous les espoirs démontrés sur cet opus. C’est tout le bien que l’on peut souhaiter à Roland et sa bande.

Chronique : Horacum Pinkerium

Note : 8/10

 

MASTERPLAN_Band 2013
 

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BLACKRAIN - It Begins

Publié le par Nono666

BLACKRAIN - It Begins
Columbia / Sony Music
Style : Glam Rock/Hair Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site : www.blackrain.fr

BLACKRAIN_It Begins


01. Blast Me Up / 02. Bad Love Is Good / 03. Wild Wild Wild / 04. Death By Stereo / 05. Nobody But You / 06. Dancing On Fire / 07. Young Blood / 08. Cryin' Tonight / 09. Re-evolution - New Generation / 10. Tell Me / 11. Ho Hey Hey Hey Hey / 12. Do Me Baby

Voilà certainement le groupe de notre musique de prédilection qui a le plus fait parler de lui en France, depuis très longtemps, notamment depuis son passage remarqué à l’émission La France a un Incroyable Talent. Alors que l’on aime, que l’on adore, que l’on déteste ou que l’on ait tout autre sentiment à l’égard du quartet, BLACKRAIN et son entourage ont réussi leur coup, créer le buzz.  Maintenant, oubliez tout ça, posez juste le cylindre dans votre lecteur et régalez vous. C’est "Blast Me Up" qui ouvre le bal. Et force est de reconnaitre, que le son est là (merci Mr Jack Douglas). Ca joue plutot bien. Ca chante magnifiquement. Les chansons sont accrocheuses ("Nobody But You", "Do Me Baby"), directes ("Wild, Wild, Wild", "Tell Me"), mémorisables dès la première écoute et font mouche. Et on tape du pied dès les premières mesures de chaque titre. Que demander de mieux ! Tout cela me rappelle la fin des années 80 avec des groupes comme POISON, L.A. GUNS, THE QUIREBOYS, MÖTLEY CRÜE, GUNS’N’ROSES voire BON JOVI sur certains titres. En tout cas, moi j’adhère complètement. Evidemment tous les poncifs du genre sont là (choeurs à foison, refrains imparables, textes sex, fun and rock’n’roll) et BLACKRAIN passe en revue tous les bons plans de ce style, avec brio (avec talent, serais-je même tenté de dire). Au chapitre des très bonnes chansons, je citerais "Death By Stereo" (ses choeurs et son piano boogie en arrière plan), "Young Blood" (son rythme mid-tempo et son bottleneck solo), "Dancing On Fire" est une vraie réussite, un tempo entraînant, un bon refrain, tout y est. Dans le genre BLACKRAIN n’a rien à envier à aucun groupe étranger et peut rivaliser avec les meilleurs sans problème.  L’hymne "Ho Hey Hey Hey Hey" me fait penser à TWISTED SISTER et sera sans coup férir un carton en concert. "Cryin’ Tonight" me fait immanquablement penser aux BEATLES et je ne serais pas étonné que le groupe cite les 4 garçons dans le vent comme influence, du moins pour ce titre. Mais le groupe ne joue pas que dans la "facilité" preuve en est le titre "Re-Evolution – New Generation", une sorte de western song assez surprenante par rapport à l’ensemble des autres chansons qui composent It Begins.  Je crois que l’on a jamais eu de groupe aussi bon dans l’Hexagone dans ce style alors "faut laisser sa chance au produit" comme dirait Eddy Vuibert (La Vérité Si Je Mens) car It Begins est une vraie réussite.

Chronique : Horace Pinker

Note : 8,5/10

 

BLACKRAIN_Band 2013
 

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FM - Rockville

Publié le par Nono666

FM - Rockville
Membran Records
Style : Hard FM
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.fmofficial.com

FM_Rockville



01. Tough Love / 02. Wake Up The World / 03. Only Foolin' / 04. Crave / 05. Show Me The Way / 06. My Love Bleeds / 07. Story Of My Life / 08. Better Late Than Never / 09. Crosstown Train / 10. Goodbye Yesterday / 11. High Cost Of Loving

Après un break d’une douzaine d’années, FM a fait son come-back en 2007, sans prétention aucune, juste pour le fun, sans aucun plan à long terme. La fan-base des Londoniens n’ayant jamais oublié le groupe, c'est tout naturellement que les Anglais sortent l’excellent Métropolis en 2010, bientôt suivi de deux EPs :  City Limit en 2011 et Only Foolin' en 2012. Revoilà donc FM en 2013 avec deux albums Rockville et Rockville 2 (sortis début juin) mais il ne sera ici question que du premier volet. Le groupe a frappé fort avec cet opus, les guitares et la basse sont prédominantes, le son est excellent, les claviers plus en retrait mais toujours aussi présent, FM  pratique un Rock mélodique, AOR, Hard FM de grande lignée. Steve Overland et sa voix si reconnaissable est tout bonnement exceptionnel sur "Tough Love", morceau accrocheur avec son refrain très Léppardien, "Wake Up  The World" commence comme une ballade avant de muer en Hard FM, "Crosstown Train" est certainement le meilleur titre de ce Rockville, les guitares de Steve Overland et Jim Kirkpatrick sont tout simplement divines, et n’oublions pas les très jolies ballades que sont "Goodbye Yesterday", "Show Me The Way" et "Story Of My Life" sur lesquelles le chant de Steve Overland fait des merveilles. Rockville est un album tout simplement somptueux, rare sont les groupes à avoir une telle maitrise de leur art, on ne s’en lasse pas écoute après écoute. Un retour gagnant et de belle façon pour un groupe de qualité, un album à posséder de toute urgence pour les amateurs d’AOR, Rock mélodique, Hard FM ou plus simplement pour les amateurs de bonne musique.

Chronique : Chris59

Note : 9/10

 

FM_Band 2013
 

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A PALE HORSE NAMED DEATH - Lay My Soul To Waste

Publié le par Nono666

A PALE HORSE NAMED DEATH – Lay My Soul To Waste
SPV/Steamhammer
Style : Doom/Gothic Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.apalehorsenameddeath.com

A PALE HORSE NAMED DEATH_Lay My Soul To Waste



01. Lay My Soul To Waste / 02. Shallow Grave / 03. The Needle In You / 04. In The Sleeping Death / 05. Killer By Night / 06. Growing Old / 07. Dead Of Winter / 08. Devil Came With A Smile / 09. Day Of The Storm / 10. DMSLT / 11. Cold Dark Mourning

Le split forcé de TYPE O NEGATIVE a mis en lumière deux autres groupes qui auraient certainement vu le jour de toute façon, SEVENTH VOID (ndlr c’est certain puisqu’existant depuis 2003) et A PALE HORSE NAMED DEATH initié par Matt BROWN (ex-SEVENTH VOID) et Sal ABRUSCATO qui fut le cogneur de LIFE OF AGONY et des premiers albums de TYPE O NEGATIVE. Pas surprenant de voir le batteur réunir ces 2 groupes pour en faire un groupe aux sonorités Doom et Gothiques plus qu’évocatrices. Lay My Soul To Waste est le deuxième album à être enregistré par un groupe qui officie sous forme de quartet en studio mais en quintet en live avec l’appui de Johnny KELLY à la batterie pour suppléer un Sal ABRUSCATO prenant en charge le chant et la guitare. Depuis l’enregistrement de cet album Eric MORGAN, jusqu’alors bassiste du groupe a été remplacé par Dave BIZIGOTTI (SPEED KILL HATE) mais sans aucun effet sur le disque pour les amateurs du son de TYPE O NEGATIVE et des premiers LIFE OF AGONY, batterie très claquante à la façon Hardcore, guitares bien grasses et baveuses et voix avec un bon écho, tout y est mais A PALE HORSE NAMED DEATH c’est bien plus qu’un simple mix des deux groupes. En effet, le côté malsain que MARILYN MANSON affichait il y a bien longtemps resurgit ici ("Shallow Grave", "Dead Of Winter") avec une totale réussite, l’influence indéniable de BLACK SABBATH également le temps d’un "Killer By Night" très Rock’n’roll et bien rythmé, Sal s’adonne à des voix plus hargneuses ("Killer By Night", "The Needle In You") et surtout le groupe va plus loin dans l’exploration de sa facette Doom car si, sur le premier album, on pouvait en relever quelques influences, ici un titre comme "Day Of The Storm" avec ses guitares se faisant de plus en plus menaçantes et un piano très funéral, difficile d’écarter le style du spectre des Américains tout comme cette introduction de "In The Sleeping Death" très lancinant. Bien sur l’âme de TYPE O NEGATIVE est toujours vivace avec "In The Sleeping Death", "Growing Old" ou "Devil Came With A Smile", comme des clins d’oeil appuyé à l’oeuvre de Peter STEELE mais A PALE HORSE NAMED DEATH réussi encore une fois avec ce Lay My Soul To Waste à aller au-delà en imposant une personnalité très forte à sa musique, ici elle prend une tournure un peu plus Doom et plus sombre, un  très bon mélange d’ALICE IN CHAINS, TYPE O NEGATIVE et LIFE OF AGONY qui s’inscrit dans la durée et qui confirme que ce groupe n’est pas né que pour ne faire qu’un seul album, il y  a une vraie démarche artistique derrière et c’est ce qui permet à ce groupe d’exister par lui-même car il ne serait pas surprenant qu’avec le temps, le groupe s’affranchisse du passé de ses membres.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

A PALE HORSE NAMED DEATH_Band 2013
 

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ALICE IN CHAINS - The Devil Put Dinosaurs Here

Publié le par Nono666

ALICE IN CHAINS – The Devil Put Dinosaurs Here
Virgin/EMI
Style : Heavy Grunge Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.aliceinchains.com

ALICE IN CHAINS_The Devil Put Dinosaurs Here



01. Hollow / 02. Pretty Done / 03. Stone / 04. Voices / 05. The Devil Put Dinosaurs Here / 06. Lab Monkey / 07. Low Ceiling / 08. Breath On A Window / 09. Scalpel / 10. Phantom Limb / 11. Hung On A Hook / 12. Choke

L’épisode Black Gives Way To Blue (2009) avait surpris son monde par son caractère particulièrement Heavy, le nouvel album des petits gars de Seattle vient enfoncer le clou en plus d’afficher une unité au sein du groupe peu habituelle dans les combos de cet acabit. En effet, ce deuxième album avec William DuVall entérine le vocaliste comme étant bien plus que le successeur du grand Layne STAYLEY, membre à part entière d’un ALICE IN CHANS revigoré et sûr de ses qualités à juste titre. Pourtant, il ne faut pas voir The Devil Put Dinosaurs Here comme un album dans la lignée de car le groupe continue d’avancer, les yeux fixés sur l’avenir, et pour en témoigner le fait que Jerry CANTRELL laisse de la place à William DuVall à la guitare sur cet album en dit très long sur l’état d’esprit qui règne au sein du groupe, une sérénité qui permet au quartet de s’exprimer pleinement à travers des riffs gras, on reste dans la même optique que Black Gives Way To Blue, une harmonisation vocale entre Jerry et William, là aussi la complémentarité est impressionante, mais aussi un album qui forme peut être encore plus que son prédécesseur un bloc difficilement indissociable tant les 67 minutes passent très vite. Les 3 premiers titres donnent dans le gras et résonnent déjà comme des incontournables du groupe, tout y est méticuleusement parfait et "Voices" amène ensuite un aspect plus Rock qui plaira sans aucun doute aux amateurs de la première partie de carrière des Américains sans pour autant céder à faire un titre tombant dans la simplicité, il suffit de jeter une oreille aux arrangements de guitare avec ces quelques notes disséminées en fond, de même ce refrain frappé de la marque de fabrique de Jerry CANTRELL pour un titre très proche de ce que le guitariste a pu faire sur son excellent album Degradation Trip sorti il y a plusieurs années maintenant. Cette nouvelle livraison se veut également moins directe avec des titres demandant vraiment une attention particulière, le cas de "Hung On A Hook" est intéressant car si près et pourtant assez éloigné de que le groupe a pu nous proposer auparavant, ALICE IN CHAINS ne cède décidemment pas aux sirènes des radios (ont-elles encore un quelconque pouvoir ?) et on imagine mal le rampant "Lab Monkey" déchainer l’hystérie des programmeurs de Virgin Radio et pourtant le travail vocal est très soigné, la rythmique est sur la brèche dans sa façon de trainer la savate, un titre très puissant qui montre bien l’évolution de ce groupe. Alors, il est vrai que l’on reconnait immédiatement qu’il s’agit d’ALICE IN CHAINS, il y a des gimmicks indissociables du groupe, que l’on ne peut prétendre que le groupe a évolué de façon fulgurante surtout si on prend en compte les 4 années qui séparent les 2 derniers albums mais après un tel Black Gives Way To Blue, voir ALICE IN CHAINS nous pondre un tel monstre, c’est simplement bluffant, et si c’était le diable qui l’avait mis là…

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

ALICE IN CHAINS_Band 2013
 

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BLACK BEAR FURY - Made Of Tears

Publié le par Nono666

BLACK BEAR FURY - Made Of Tears
Brennus Music
Style : Hard 'N Heavy
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.blackbearfury.com

Black Bear Fury_Made Of Tears


01. Cry Of Insanity / 02. In The Name Of God / 03. Why / 04. In These Times / 05. Losin' My Mind / 06. Made Of Tears / 07. Over The Noise / 08. Son Of New Order / 09. A Story / 10. Children Of The Grave (Black Sabbath cover)

Il est des découvertes qui, comme ça, sans crier gare, vont vous foutre de bon poil pour le restant de votre journée, BLACK BEAR FURY est de ceux-là, nous offrant avec Made Of Tears, un premier opus d'un niveau impressionnant, nos 4 ours en furie délivrent un savant mélange de Hard Rock et de Heavy Metal particulièrement addictif, énergique, direct et efficace, à classer entre ACCEPT, KROKUS, SAXON et BLACK SABBATH dont le groupe reprend d'ailleurs le "Children Of The Grave" à sa sauce... Dés "Cry Of Insanity" qui ouvre l'album, le ton est donné, les Parisiens ne s'encombrent pas de fioritures et vont droit à l'essentiel, nous balançant un Hard Rock pêchu bien Heavy, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce Made Of Tears, l'album le plus percutant possible : Fred, chanteur au timbre rugueux à situer entre le regrétté David WAYNE (METAL CHURCH), Udo DIRKSCHNEIDER et Mark TORNILLO (ACCEPT), Toff, guitariste particulièrement doué qui délivre des riffs incisifs ("In The Name Of God") et des soli inspirés exécutés avec une aisance impressionnante, le tout soutenue par une section rythmique des plus solides tenue par J.C (basse) et Balou (batterie)... Au programme, des compos accrocheuses taillés pour le live (...et je sais de quoi je parle, je les ai vu récemment en concert et me suis pris une grosse baffe !) qui envoient du lourd et du velu, et ce dans un esprit purement 80's... Avec Made Of Tears, BLACK BEAR FURY nous prouve qu'il n'a pas son pareil pour écrire des titres immédiats qui s'incrustent dans votre cerveau pour ne plus en ressortir ("In These Times") et se révèle être une formation française des plus prometteuses avec qui il va, sans aucun doute, falloir compter...

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

BLACK BEAR FURY_Band
 

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BLACK SABBATH - 13

Publié le par Nono666

BLACK SABBATH – 13
Universal
Style : Heavy Metal (pour ceux qui croyaient avoir ouvert une page techno)
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.blacksabbath.com

BLACK SABBATH_13



01. End Of The Beginning / 02. God Is Dead? / 03. Loner / 04. Zeitgeist / 05. Age Of Reason / 06. Live Forever / 07. Damaged Soul / 08. Dear Father

35 ans. 35 putain d’années que ces mecs n’avaient plus rien sorti ensemble. Plus longtemps que la durée de vie de la plupart des groupes ! Plus que l’âge de beaucoup d’amoureux de Metal ! 35 ans de rumeurs, de reformations ponctuelles ou avortées, de salamalecs des festivals, des maisons de disques. 35 ans d’espoirs déçus et de résignation des fans. Il y avait bien eu une lueur d’espoir en 1995 lorsque les pères du Heavy Metal s’étaient enfin reformés pour une tournée devant précéder un album dont ne ressortirent que 2 titres pas mal du tout, le reste ayant été refusé par un(e) Ozzy (Sharon) Osbourne peu désireux(se) de mettre sa carrière solo entre parenthèses. La lueur avait d’ailleurs été totalement noyée lorsque Iommi et Dio étaient venus nous balancer le superbe The Devil You Know d’HEAVEN AND HELL. Tout ça était sans compter sur le destin, fatal à Dio (R.I.P.) et assez sombre pour les carrières des membres originels du Sabbat Noir. Un dernier coup de rein et le miracle s’est produit : Iommy, Osbourne et Butler étaient en studio (sans Bill Ward, toujours aussi à la masse) et allaient donner un successeur à Never Say Die ! D’emblée voué aux gémonies par certains et attendu comme l’antéchrist par d’autres, 13 est clairement un des albums les plus attendus des 10 (35 ?) dernières années. A moi la lourde tâche de vous en faire la chronique. Dès la première note, la chape de plomb propre au BLACK SABBATH originel vous tombera dessus pour ne vous laisser respirer qu’à la dernière note. Iommi n’est pas un guitariste, c’est la plus grande machine à riffs de tous les temps, un forgeron en face duquel Hephaïstos fait figure d’artificier du dimanche. "End Of The Beginning" pulvérise le mur du son et délivre son message : Papa est de retour, les enfants ! Guitare titanesque, basse démoniaque et chant hypnotique, caractéristique d’Ozzy (sur des textes de Butler, comme au bon vieux temps). Bien que le Madman ait perdu beaucoup de sa superbe au fil du temps, BLACK SABBATH fait mouche. Passons "God Is Dead", déjà détaillé en long et en large sur la toile et enchainons sur "Loner", tout aussi efficace avec un tempo à la "N.I.B". "Zeitgeist" renoue avec les sonorités psychédéliques de "Planet Caravan". "Age Of Reason" et "Live Forever" vous rappellent que SABBATH sait encore écrire des titres aux mélodies entêtantes, mais aussi d’une noirceur d’encre. De noirceur, il est évidemment question sur "Damage Soul", clin d’œil au blues des débuts, avec Ozzy à l’harmonica. "Dear Father" clôt l’album tout en lourdeur, rémanence du Master Of Reality ou du Vol. 4. La dernière note enfin étouffée, l’orage éclate soudain dans vos oreilles, alors que le glas sonne au loin… 13 se termine comme Black Sabbath commençait, signe que nous venons probablement d’entendre le chant du cygne des pères du Metal. Et pour un cygne mourant, il vient de pousser une sacrée gueulante ! Sachez que la version deluxe est augmentée de trois titres : "Methademic", "Peace Of Mind" et "Pariah" ; de qualité presque égale au reste de l’album. Je ne ferai également aucun commentaire sur la production de Rick Rubin ou sur le jeu de batterie Brad Wilk : Quand on écoute le retour du BLACK SABBATH originel, ces deux là, on s’en bat les c*******.

Chronique : Emil Maniak

BLACK SABBATH - 13

 

 

Black Sabbath_Band 2013
 

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ANVIL - Hope In Hell

Publié le par Nono666

ANVIL – Hope In Hell
SPV/Steamhammer
Style : Heavy Metal
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.anvilmetal.com

ANVIL_Hope In Hell



01. Hope In Hell / 02. Eat Your Words / 03. Through With You / 04. The Fight Is Never Won / 05. Pay The Toll / 06. Flying / 07. Call Of Duty / 08. Badass Rock'n'Roll / 09. Time Shows No Mercy / 10. Mankind Machine / 11. Shut The Fuck Up / 12. Hard Wired (Bonus track) / 13. Fire At Will (Bonus track)

Déjà plus de trente ans que les canadiens d’ANVIL nous assènent de petits brûlots de Heavy Metal, tantôt classique, tantôt speed, voire carrément Rock’n’Roll. Tous les aspects du trio sont présents sur Hope in Hell: Du gros Heavy qui tache ("Hope In Hell", "Flying",…) ; du Speed comme à la grande époque ("Eat Your Words", "The Fight Is Never Won",…) et du Rock’n'Roll ("Badass Rock’n’Roll", "Pay The Toll"…). Parlons-en, d’ailleurs, de cet aspect Rock’n’Roll : ANVIL est sans doute plus proche de MOTÖRHEAD que d’un groupe de Speed Metal dont il fût un des géniteurs. Loin de rechercher la virtuosité, les trois compères enchainent riffs efficaces et refrains accrocheurs à une cadence d’enfer, sans jamais atteindre des sommets il est vrai, mais avec une régularité incroyable pour un groupe qui a commencé sa carrière en 1978 ! Difficile de trouver quoi que ce soit à jeter sur cet album, écrit et interprété avec les tripes, clairement dédié aux fans et aux amoureux de Heavy à l’ancienne. Tout à fait le genre de galette à écouter sur 11, une bière à la main, le cul dans une décapotable lancée à 180. Le seul point noir de ce Hope In Hell est probablement le peu de variété proposée : les titres se ressemblent souvent un peu trop et la voix monocorde de Lips n’arrange rien à cette impression. Pas l’album du siècle, ni de la semaine, mais l’album d’une soirée barbec’ entre potes, arrosée de canettes de bière, pleine de décibels et de gonzesses bien roulées.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7/10

 

ANVIL_Band 2013
 

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