SCARRED - Gaia/Medea
SCARRED - Gaïa/Medea
Klonosphere
Style: Thrash Metal
Origine: Luxembourg
Sortie: 2013
Site Web : www.scarred.lu
01. Gaia / 02. Cinder / 03. The Great Pan(dem)ic / 04. Psychogenesis / 05. Low / 06. Mosaic / 07. Idiosyncrasy / 08. The Knot / 09. Empire Of Dirt / 10. Medea
Ayant fait leurs premières dents dans le Thrash Metal classique sous le nom de REQUIEM, ces petits Luxembourgeois se sont petit à petit orientés vers quelque chose de plus extrême, plus expérimental et plus antique après s'être rebaptisé SCARRED. Quatre printemps après la sortie de leur premier album New Filth Order, les revoici avec Gaïa/Medea sorti chez Klonosphere. Ce titre d'album, ainsi que son artwork, trahit l'interêt du groupe pour la mythologie grecque. En effet, Gaïa est, dans cette mythologie, une entité matriarche ayant donné naissance à de nombreuses créatures dont les Titans. Médée est, quant à elle, la compagne de Jason et experte en magie. Mais revenons-en à la musique. On a droit à un étrange mélange de Death Metal moderne à la GOJIRA, un Metal/Hardcore façon HATEBREED et de quelques éléments qu'on pourrait attribuer à du MESHUGGAH ; le tout saupoudré d'une ambiance mythique d'un autre temps. On commence avec une petite intro à la guitare désaturée, aux claviers et au dialogue entre homme et femme avant d'enchaîner sur un riff simple mais très efficace et rentre-dedans. On passe tout de suite après à une musique plus ambiante mais tout aussi "baffe dans la gueule". Le chant de Sacha Brauer varie d'ailleurs entre growl et chant typé Harcdore avec une aisance déconcertante et une maîtrise tout à fait délectable. Les guitares mettent à l'honneur les diverses influences du groupe facilement identifiables comme celles citées plus haut ou encore MACHINE HEAD, NEVERMORE et même FEAR FACTORY par moment. Certains riffs semblent même quitter la sphère purement Metal pour visiter quelque chose de plus rock'n roll comme sur "Cinder" ou "The Knot". Au fur et à mesure que les morceaux défilent, la recette ne change pas mais le dosage des ingrédients ne cesse de varier, allant même jusqu'à passer d'un genre à l'autre au sein d'un même titre comme "The Great Pan(dem)ic" qui n'hésite pas à changer le tempo et le timbre de voix. Même si les influences sont diverses et reconnaissables entre 1000, Gaïa/Medea est un album a forte personnalité et au talent de composition incroyable. Une qualité de prod' en béton rend l'expérience d'écoute encore plus intense et unique pour l'auditeur qui enchaînera les surprises et les expériences inédites sur ce petit bijou.
Chronique : Germain
Note : 7.5/10

