Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

AXECUTER - Metal Is Invincible

Publié le par Nono666

AXECUTER - Metal Is Invincible
Infernö Records
Style : Heavy/Speed Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/axecuter

AXECUTER - Metal Is Invincible - CD Cover500



01. Metal Is Invincible / 02. Too Heavy To Load / 03. Feed The Beast / 04. No God, No Devil (Worship Metal !) / 05. Bangers Prevail / 06. Destructive Blitzkrieg / 07. Keep On Sinning / 08. The Fires Of Krakatoa / 09. Heavy Metal To The World (Manilla Road Cover)

Après une démo et un EP respectivement sortis en 2011 et 2012, les Brésiliens d'AXECUTER franchissent le pas et nous proposent aujourd'hui leur premier album au titre plus qu'évocateur : Metal Is Invincible... car oui, c'est bien de Metal dont il est question ici, mais ça vous vous en doutiez ! Du 100% authentique, du old school, du True... et l'on peut dire que ces trois gars sont de véritables Metal warriors qui, avec ce premier effort, nous balance un Heavy sans concession, agressif et rapide. Certes il ne faut pas chercher l'originalité ici, nous sommes dans du basique, AXECUTER ne s'encombre pas en fioritures, Metal Is Invincible va droit à l'essentiel, les 8 compos présentes (+ une reprise du "Heavy Metal To The World" de MANILLA ROAD) sont d'une efficacité imparable, ça s'enchaine sur un train d'enfer, exécuté avec vigueur et énergie ("Bangers Prevail", "Keep On Sinning") dans un esprit typiquement 80's pouvant rappeler l'approche de groupes tels que SODOM, VENOM ou RUTHLESS... Un album fort bien ficelé qui ne pourra que plaire aux amateurs de pur Metal old school !

Chronique : Nono666

Note : 7,5/10

 

AXECUTER_Band
 

Voir les commentaires

OPPOSING MOTION - Laws Of Motion

Publié le par Nono666

OPPOSING MOTION - Laws Of Motion
Lion Music
Style : Progressive Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.opposingmotionband.co.uk

OPPOSING MOTION_Laws Of Motion



01. Deus Ex Machina / 02. Forever's Edge / 03. Labyrinth Of Mirrors / 04. Las Lagrimas Del Diablo / 05. Rites Of Passage / 06. Echoes Of The Soul / 07. Laws Of Motion / 08. The Fallen Opera

Succédant au EP The Illustration (2010), Laws of Motion est le premier album d'OPPOSING MOTION, dont le style reste fermement ancré dans un Metal progressif à tendance grandiloquente qui le rapprocherait d'un SYMPHONY X. Toutefois, certains aspects ont bien entendu été améliorés, à commencer par une production bien plus pro, compacte et efficace.  Petit bémol de ce côté cependant : si le mix rend justice au timbre chaleureux de Ludovic Desa (un Roy Khan en puissance !), on ne peut malheureusement pas en dire autant de son élocution qui se voit un peu étouffée. Question tracklist, on retrouve ici trois morceaux de The Illustration, dont une version bien plus élaborée de "Forever's Edge". La meilleure compo d'OPPOSING MOTION à ce jour ? Il appartient à chacun de se faire son avis, mais il s'agit à coup sûr de la plus catchy ! Par la suite, le combo franco-britannique confirme via quatre nouveaux titres (plus une introduction) son goût pour la diversité, en particulier dans les tempos. "The Fallen Opera", gros morceau de près de 10 minutes, clôture Laws of Motion de façon majestueuse. On regrettera seulement que cette pièce se montre parfois un brin décousue et démonstrative, en plus d'être dotée d'une fin abrupte, car elle comporte quelques superbes moments qui en font la clef de voûte cet album. Les fans de Metal prog' peuvent donc se jeter les yeux fermés sur ce très réussi Laws of Motion, un disque certes pas exempt de défauts, mais aussi plein de charme. D'autant que sa durée de 43 minutes ravira tous ceux qui pestent contre les albums trop longs, surtout dans un genre aussi « touffu ». Espérons que ce premier méfait en appelle de nouveaux, et rapidement SVP !

Chronique : Morbid S.

Note : 8/10

 

OPPOSING MOTION_Band 2013
 

Voir les commentaires

AMON AMARTH - Deceiver Of The Gods

Publié le par Nono666

AMON AMARTH - Deceiver Of The Gods
Metal Blade Records
Style : Viking Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.amonamarth.com

AMON AMARTH_Deceiver Of The Gods



01. Deceiver Of The Gods / 02. As Loke Falls / 03. Father Of The Wolf / 04. Shape Shifter / 05. Under Siege / 06. Blood Eagle / 07. We Shall Destroy / 08. Hel / 09. Coming Of The Tide / 10. Warriors Of The North

Voilà un groupe que je n’ai réellement découvert qu’avec Surtur Rising, même si auparavant j’avais vu le groupe à de nombreuses reprises lors de festivals, je n’avais pas accroché. Mais j’ai absolument adoré le précédent album des suédois, aussi j’avais hâte de découvrir son successeur. Dès le titre éponyme qui ouvre l’album, je retrouve ce qui m’avait plu sur Surtur Rising, à savoir un Death Métal non dénué de mélodies où les refrains ont beaucoup d’accroche. C’est ce qui, pour moi, fait la différence. C’est puissant, ça riffe grave, le chant de Johan Hegg est varié, c’est d’une efficacité redoutable. "As Loke Falls" enfonce le clou avec son intro martial, suivi par un picking de guitare véritable fil conducteur de ce titre, et c’est parti pour une déferlante bien Thrash, une petite respiration en forme de break aux accents maidenien, et on repart avec un riff dévastateur à souhait. C’est bon et rudement efficace. Vraiment une entame d’album superbe. "Father Of The Wolf" avec ces petits passages de guitares en tierce, son break où les mélodies guitares et vocales se rejoignent. Rien à dire, on en redemande et on est servi immédiatement avec "Shape Shifter" qui déroule. J’avoue être assez admiratif de la façon dont Johan Hegg utilise sa voix gutturale qui est vraiment géniale. Voila c’est dit ! Mais où va-t-il chercher ces notes graves ? "Under Siege", ses parties de guitare plus Heavy et son riff en cavalcade, jusqu’au break de basse qui amène une mélodie de guitare plus aérienne. Tout est bon dans le cochon, ben là mon cochon, on s’régale ! Puis vient "Blood Eagle" et nos vikings nous assènent un assault dont ils ont le secret. Ca poutre, mais pour en revenir à des connotations plus navales (vu qu’il n’y a pas de poutres sur le pont d’un bateau) je dirais ça démate, ça enquille ou alors, et ceux qui ont fait de la voile, même sur des petites coques de noix, me comprendrons, ca fait l’effet de se prendre la baume en pleine tête… mais façon drakkar. Encore chancelant, "We Shall Destroy", le bien nommé, nous détruit. Globalement cette nouvelle invasion est un peu moins variée et subtile (si l’on peut utiliser cet adjectif pour qualifier la musique d’AMON AMARTH) que leur précédente campagne. Toutefois le titre "Hel" apportera son lot de nuances, notamment grâce ses choeurs aériens, l’apport d’un chant clair signé Messiah Marcolin (l'ex chanteur et fondateur de CANDLEMASS) et au duo (voix clair, voix gutturale) effectué ensemble avec Johan Hegg. "Coming Of The Tide" confirme l’impression globale que laisse cet album : IRON MAIDEN est une des influences d’AMON AMARTH. L’album se termine par un morceau plus long et plus épique, "Warriors Of The North", au thème de guitare simple mais efficacement tranchant et ciselé. Ce groupe est un véritable drakkar partant en conquête à chaque album et chaque brûlot est une razzia sans concession. Avec Deceiver Of The Gods, le groupe déferle une fois de plus, ravageant tout sur son passage. Et après s’être fait déchiqueter et éparpiller façon puzzle, en pur maso que nous sommes, on en redemande puisqu’on se remet la galette, histoire de voir si un coup de hâche nous aurait épargné.

Chronique : Horace Vikinker

Note : 8,5/10

 

AMON AMARTH_Band 2013
 

Voir les commentaires

BLACK OATH - Ov Qliphoth And Darkness

Publié le par Nono666

BLACK OATH – Ov Qliphoth And Darkness
I Hate Records
Style : Doom Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/blackoath666

Black Oath_Ov Qliphoth And Darkness



01. Esbat (Lamiae Simagoge Pt.2) / 02. …For His Coming / 03. Sinful Waters / 04. Scent Of A Burning Witch / 05. Witch Night Curse / 06. Drakon, Its Shadow Upon Us / 07. Ov Qliphoth And Darkness / 08. …My Death

Les Italiens de BLACK OATH ont multiplié les apparitions discographiques depuis leur premier album The Third Aeon paru en 2011 et ils avaient même dévoilé un peu de ce deuxième album, Ov Qliphoth And Darkness à travers une démo deux titres parue en mars 2013. Avec un discours Heavy/Doom Metal voire Doom Metal plus classique, le groupe nous revient avec un album qui ravira les amateurs du genre. En effet, dès l’introduction dont le thème est repris ensuite sur "…For His Coming", on entre sur un territoire bien connu, du moins en apparence car en profondeur, les habitués du style relèveront de suite plusieurs éléments de personnalité forte de la part de BLACK OATH. La production d’abord, sèche comme un coup de trique sur les couilles, elle manque toutefois d’un peu de pêche et de mordant au niveau des guitares, et puis la batterie, tout comme le chant, sujet à discussion, on y reviendra, sont relégués en fond sonore. Bref, tout ceci ne nous empêche pas d’apprécier les très bons moments de cet album (après plusieurs écoutes qui permettront d’appréhender la production) dont on peut citer ce riff d’introduction de  "Witch Night Curse" aux relents de CANDLEMASS à peine dissimulés ou "Scent Of A Burning Witch", un excellent titre de Heavy/Doom certes classique mais très efficace. Car il y a sur cet album un point sur lequel chacun se fera son avis, il s’agit du chant, celui ci est très varié dans sa technique et si "Scent Of A Burning Witch" peut paraitre sur ce point assez banal pour du Heavy/Doom, le chant y permet d’avoir un point de repère parfois nécessaire. Non pas que les choix sur "Sinful Waters" par exemple soient mauvais, ils sont juste différents et peuvent nous amener sur des voix plus proche de la technique d’un KATATONIA ou d’un PARADISE LOST, pas désagréable mais pas totalement maitrisée de la part d’A.th, vocaliste du trio. Mises à part la production et le choix de certaines lignes mélodiques de chant, bien difficile de dire qu’Ov Qliphoth And Darkness est un mauvais album, il surprendra juste les amateurs purs et durs de Doom Metal, peu enclins à des prises de liberté avec certains codes bien établis. Esprits aventureux, ce deuxième opus devrait pouvoir vous entrainer vers d’autres horizons sans pour autant vous perdre en route car on reste tout de même dans un giron très Doom Metal.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

BLACK OATH_Logo
 

Voir les commentaires

SUIDAKRA - Eternal Defiance

Publié le par Nono666

SUIDAKRA - Eternal Defiance
AFM Records
Style : Death Mélodique
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.suidakra.com

SUIDAKRA_Eternal Defiance



01. Storming The Walls / 02. Inner Sanctum / 03. Beneath The Red Eagle / 04. March Of Conquest / 05. Pair Dadeni / 06. The Mindsong / 07. Rage For Revenge / 08. Dragon's Head  / 09. Defiant Dreams / 10. Damnatio Memoriae

SUIDAKRA est de retour avec un nouvel album tout beau tout chaud sorti du four. Ca s'appelle Eternal Defiance et ça sort chez AFM Records (oui je sais c'est marqué au-dessus, mais un piqûre de rappel, ça ne fait jamais de mal). C'est déjà le onzième album du groupe en moins de 20 ans d'existance, ce qui est plus que soutenu comme rendement. Mais qu'est-ce que vaut Eternal Defiance quand on appuie sur "Play" ? Eh bien, il m'aura fallu de longues et nombreuses écoutes attentitves pour trouver de quoi... Non je déconne, cet album est une putain de tuerie !!!!! On commence avec une ambiance orageuse (oui ça fait cliché mais on kiffe quand même) avant de partir complètement en vrille avec l'intro instrumentale "Storming The Walls" qu'on penserait taillée pour une scène de bataille épique dans un film fantastique et qui vous file des frissons sur tout le corps. Vient ensuite le premier vrai titre de l'album "Inner Sanctum" qui donne au public ce qu'il attend : du Black/Death Metal mélodique abreuvé à l'heroic fantasy. SUIDAKRA est en très grande forme et se permet autant de changements de rythmes que d'explorations de nombreux territoires métalliques. Le son des guitares ferait d'ailleurs plus vite penser à un bon vieux groupe de Power Metal qu'à du Black/Death épique, mais les compositions rectifient le tir ainsi que la voix écorchée et torturée d'Akki. Un autre point positif est la présence subtile mais bien audible d'instruments classiques comme du violon, du violoncelle ou des cuivres. On aura d'ailleurs le plaisir de retrouver cette orchestration sur plusieurs autres morceaux dont le suivant : "Beneath The Red Eagle". Celui-ci commence plus doucement mais passe vite la seconde et nous apporte une autre surprise : du chant féminin. Je n'ai pas réussi à savoir à qui appartenait cette voix ennivrante, mais son charme de sirène opère tout de suite. Le mid-tempo général est très entraînant et je dirais même qu'il nous permet de bien prendre notre temps pour savourer les morceaux à leur juste valeur. Après plusieurs morceaux tout aussi savoureux, on marque une pause pour se ressourcer au pied du grand chêne dans la forêt au bord du petit ruisseau avec "The Mindsong", ballade accoustique à chant féminin qui vous fera oublier jusqu'à votre condition de mortel tant on semble transporter vers un monde beau et mystique. Je ne dévoile volontairement pas tout l'album (ce serait trop long) pour vous laisser le plaisir de le découvrir par vous-même, ça en vaut vraiment la peine. Je vous dirai juste que l'outro est elle aussi accoustique, épique et aussi savoureuse que le plus doux des desserts après le meilleur des repas de roi. Un album à acheter, à écouter en boucle et à partager avec ceux que vous aimez.

Chronique : Germain

Note : 8.5/10

 

SUIDAKRA_Band 2013
 

Voir les commentaires

HYPERDUMP - Syncretism

Publié le par Nono666

HYPERDUMP - Syncretism
Klonosphere
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.hyperdump.net

HYPERDUMP_Syncretism



01. Welcome My Boy / 02. So Tired / 03. Across A Pathway / 04. Fake / 05. Hyperdump

Après un premier album réussi en 2012 avec la sortie de Rational Pain chez Klonopshère, HYPERDUMP reviennent avec leur EP, Syncretism, pour 20 minutes de Metal vitaminé, dopé aux mélodies efficaces et riffs accrocheurs. Le premier morceau, l'intro en fait, "Welcome My Boy" nous met le doute, avec ses intonations popisantes, mais à peine plus d'une minute plus tard, on entre dans le vif du sujet : ça va bouger, sans pour autant laisser de côté la mélodie. Il m'arrive d'être tatillonne … Juste une chose : il va falloir revoir la prononciation de "So Tired", parce que, sans rire, on dit pas ça comme ça, mais bon… Avec ses cinq morceaux, Syncretism y va crescendo : plus on avance dans l'écoute, plus on apprécie ce qu'on entend, à croire qu'ils ont construit cet EP de manière à nous faire dire « encore » lorsque s'achève "Hyperdump" qui est simplement grandiose. Je saute des étapes là, parce qu'avant cela, on aura pu entendre "Across A Pathway" : ce morceau, avec des effets foutrement bien choisis et un groove incroyable, donne juste envie de se retrouver devant la scène lors d'un live pour se prendre tout ça de plein fouet dans la tronche. Mélodies et rythmiques déstructurées, pour ensuite enchaîner sur un refrain qui rentrera à coup sûr dans la tête : c'est avec ce morceau que ceux qui n'étaient pas encore convaincus peuvent se donner toutes les raisons de creuser un peu plus. Si je ne suis pas tout à fait enthousiasmée par le chant, il est indéniable qu'HYPERDUMP est un groupe qui se démarque et fait preuve d'originalité, bien qu'ils évoluent dans un style très « courant » ces temps-ci. La maîtrise technique est là, et ils savent tenir leur auditoire en haleine, malgré quelques répétitions (le morceau "So Tired", bien que très réussi dans l'ensemble). Et moi aussi je vais me répéter, mais c'est avec "Hyperdump" qui vient clore cet EP qu'on a le plus matière à s'éclater : ce morceau est très réussi, avec une mélodie taillée pour faire s'agiter le public en live, un solo de guitare même pas chiant (je suis pas très fan de ça normalement, je précise) et un refrain qu'on veut absolument tester sous la douche le matin. Un morceau qui fout complètement la pêche en somme. Syncretism est donc une bonne mise en bouche pour qui aurait l'intention de suivre HYPERDUMP de près, et qui donne une furieuse envie de voir ce que ça donne sur scène : m'est avis que ce sera une occasion à ne pas rater vu l'énergie distillée pendant les vingt minutes de cet EP. Le seul bémol : quelques malheureuses sensations de déjà vu, mais qu'on pardonnera aisément vu l'efficacité des titres.

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

Hyperdump par Mathilde Laurence (18) copie
 

Voir les commentaires

CHECKMATE - Immanence

Publié le par Nono666

CHECKMATE - Immanence
Klonosphere
Style : Thrashcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/checkmateofficial

CHECKMATE_Immanence



01. Days Slip By / 02. Fake Golden Kingdom / 03. Invictus / 04. I.M.A / 05. Moving Backwards... / 06. ...Despite The Years / 07. Blank Page / 08. Fragments / 09. A Maze / 10. By Any Means Necessary

Les parisiens de CHECKMATE suivent le processus logique, donc après une démo en 2008, suivie d'un EP en 2009, ils accouchent enfin de leur premier album, Immanence, et les lycéens qui sortent à peine la tête du bac philo se rappelleront de quoi il s'agit, moi je ne m'en souvenais pas (c'est le contraire de la transcendance, ou « ce qui a son principe en soi-même », et ça rend pas le truc plus clair… Une minute de silence pour mes pauvres neurones). Je suis complètement passée à côté du concept (et j'ai honte, évidemment), mais il est difficile de faire abstraction des sensations déclenchées par l'écoute de cet album. Impossible de l'écouter d'une oreille distraite : CHECKMATE, ça sonne comme une explosion, ou non, plutôt comme un cube en vitraux noirs et gris vernis qui explose et dissémine ses milliers de fragments sur un sol de béton brut. Ces fragments craqueront sous les pas, miroiteront sous des lumières crues d'un éclat chaud/froid, et parfois blesseront les promeneurs imprudents. Cette description en mode « synesthésie » (des fois j'utilise des mots de quatre syllabes, oui, carrément) d'Immanence prouve une chose : il est possible d'être puissants et subtiles à la fois, de faire dans la brutalité tout en instillant des mélodies évocatrices. Du morceau d'ouverture ("Days Slips By") jusqu'à la fin de l'album ("By Any Means Necessary"), CHECKMATE nous fait vibrer, pas besoin de se potasser Spinoza, Nietzsche ou Sartre, car Immanence va creuser en chaque individu pour découvrir les conflits intérieurs, ce qui nous anime, les sales histoires qui traînent entre nous et notre conscience, nos actes… Avec un artwork magnifique et un livret qui mérite d'être lu pour bien déceler la cohérence entre les paroles et la musique de CHECKMATE, c'est avec un réel plaisir qu'on se laissera tirer par les tripes. Les riffs sont puissants, la rythmique appuyée, parfois déstructurée ("I.M.A" et ses nombreux changements), et le chant aussi performant en chant hurlé que clair ("Invictus" dont les paroles proviennent du poème éponyme de William Ernest Henley. Qui ne sera pas sensible à ce mélange des arts, comme a pu déjà le faire HORD avec The Book Of Eliot basé sur l’œuvre de T.S Eliot ?). On repérera ça et là l'influence de GOJIRA, comme par exemple sur la fin du morceau "Invictus" avec le contre chant à la guitare, ou sur le morceau "Fragments". En fait, on pourrait résumer le conflit immanence/transcendance avec « ce qui dépend de nous »/« ce qui ne dépend pas de nous », donc s'il dépend de nous d'écouter avec attention cet opus, les balancements de têtes et frissons qui en découlent sont involontaires ("Despite The Years"). Quitte à dire n'importe quoi, je vais achever sur un jeu de mots d'intello : Immanence est un album transcendant. Ironique non ?

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

CHECKMATE_Band 2013
 

Voir les commentaires

QUEENSRYCHE - Queensrÿche

Publié le par Nono666

QUEENSRYCHE - Queensrÿche
Century Média
Style : Progressive Heavy/Power Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.queensrycheofficial.com

QUEENSRYCHE_Queensrÿche



01. X2 / 02. Where Dreams Go to Die / 03. Spore / 04. In This Light / 05. Redemption / 06. Vindication / 07. Midnight Lullaby / 08. A World Without / 09. Don’t Look Back / 10. Fallout / 11. Open Road

Après la sortie de l’album de QUEENSRYCHE version Geoff Tate, voilà poindre la seconde mouture, celle des 3 autres membres d’orgine, à savoir Michael Wilton (guitare), Eddie Jackson (basse) et Scott Rockenfield (batterie). Dès le premier titre "Where Dreams Go To Die", ce que l’on peut entendre sur ce Queensrÿche est, à mon sens, ce que l’on attend du QUEENSRYCHE que l’on aime. Point de rupture puisque la voix de Todd La Torre est très proche de celle de Geoff Tate.  On retrouve ici tout ce qui a fait le succès d’un album comme Empire, des mélodies léchées, des pincées de Prog, et c’est comme ça sur les 3 premiers titres de l’album que sont "Where Dreams Go To Die", "Spore" et "In This Light". Vient ensuite "Redemption", un titre un peu plus proche de Opération Mindcrime. Todd La Torre est vraiment un parfait clone car, sans parler de sa voix à proprement parlée qui, comme je l’ai déjà dit plus haut, est pratiquement identique à celle de son prédécesseur, c’est plus dans les phrasés, la façon de placer sa voix, les effets utilisés sur certains passages que le mimétisme est flagrant. On sent que la volonté du groupe est de ne pas trop déstabiliser les fans avec le début de l’album afin que ceux-ci y retrouvent les ingrédients auxquels le groupe les avait habitués, mais à partir de "Vindication" les choses évoluent un peu, les titres ont une identité plus marquée du sceau du changement. "A World Without" continue sur cette lancée. Il en va de même pour "Don’t Look Back" et "Fallout". Attention, comprenons-nous bien, le groupe ne part pas complètement à l’aventure mais revient vers les fondamentaux qui ont fait son succès. L’album se termine par un "Open Road" qui renvoie à des éléments plus conventionnels pour le groupe, histoire de boucler la boucle. Au final, un album de QUEENSRYCHE en forme de transition, de retour, assez court (11 titres dont une intro de plus d’une minute et un interlude instrumental de près d’une minute, les deux franchement dispensables, pour un total de 35 minutes, c’est quand même peu, très peu), et qui nous laisse sur notre faim, ce qui, somme toute, est bon signe.

Chronique : Hosrÿche Pinker

Note : 7/10

 

QUEENSRYCHE_Band 2012
 

Voir les commentaires

QUEENSRYCHE - Frequency Unknown

Publié le par Nono666

QUEENSRYCHE - Frequency Unknown
Cleopatra Records
Style : Heavy Prog Metal édulcoré / Pop Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.queensryche.com

QUEENSRYCHE_Frequency Unknown


 
01. Cold / 02. Dare / 03. Give It To You / 04. Slave / 05. In The Hands Of God / 06. Running Backwards / 07. Life Without You / 08. Everything / 09. Fallen / 10. The Weight Of The World / 11. I Don't Believe In Love (2013 Re-recording) / 12. Empire (2013 Re-recording) / 13. Jet City Woman (2013 Re-recording) / 14. Silent Lucidity (2013 Re-recording)

Et la guerre est déclarée ! Deux groupes, un nom. Et les deux entités qui sortent leurs albums respectifs à quelques semaines d’intervalle, c’est quand même du grand n’importe quoi. Parlons donc ici du QUEENSRYCHE version Geoff Tate. Commençons par la fin, où le monsieur nous offre en bonus 4 classiques de QUEENSRYCHE que l’on écoutera avec plaisir, comme tout fan du groupe qui se respecte, mais franchement j’avoue ne pas comprendre la démarche car ces versions sont quasiment identiques aux originaux. Ne boudons pas notre plaisir, ces titres ("I don’t Believe In Love" tiré de Opération Mindcrime, "Jet City Woman", "Silent Lucidity" et "Empire" tirés de l’album du même nom) sont des monuments. Pour le reste, la voix de Geoff Tate étant tellement indivisible de QUEENSRYCHE que l’ensemble fera imanquablement penser à du QUEENSRYCHE (celui pas franchement flamboyant de la période suivant Promised Land, c’est à dire depuis presque 20 ans quand même). "Cold", le titre qui ouvre cet opus est d’ailleurs un retour au bon QUEENSRYCHE. Vient ensuite "Dare" qui est bizarement mixé, voix très en avant et musique pratiquement en fond sonore. "Give It To You" qui suit est franchement "Pop". Avec "Slave" on revient vers une ambiance plus convaincante, le riff principal est bien touffu. Par contre, le son, lui, reste confus. Le thème principal de "In The Hands Of God", et surtout la facon dont Geoff Tate pose sa voix et l’effet utilisé sur celle-ci, pourrait faire penser à un titre de l’album Rage For Order mais ensuite le titre s’enlise, même si le refrain est bon. Passons sur "Running Backwards" sans grand intérêt à mon sens et sur lequel pour la première fois depuis que j’ai découvert la voix de Geoff Tate (en 1982 sur le EP Queensrÿche), je l’ai senti en souffrance, presque défaillante (notamment après le solo vers 2:56 et 3:13), pour passer à "Life Without You", une des bonnes surprises (enfin question de goût), à savoir une belle mélodie et un refrain accrocheur, un titre qui interpelle dans la torpeur ambiante bien que celui-ci soit aussi très "Pop". "Everything" et son intro piano laissant place à un riff ciselé, thème principal de ce titre, est aussi une des "réussites" de cet opus. De bonnes lignes de chant et un refrain qui attire l’attention. Quand je parle de "bonne surprise" ou de "réussite", je parle de chansons intéressantes par rapport à la musique que souhaite désormais proposer le sieur Tate. L’album se conclue sur un "The Weight Of The World" qui nous ramène vers le QUEENSRYCHE que nous aimions. Pour conclure, du pas mal voire du bon et du franchement dispensable. A l’écoute de Frequency Unknown, on comprend pourquoi Geoff Tate et QUEENSRYCHE se sont séparés, leurs aspirations musicales ne sont plus du tout les mêmes. A conseiller donc aux fans des derniers albums de QUEENSRYCHE mais encore plus spécifiquement aux inconditionnels de l’ex voix du groupe, Geoff Tate.

Chronique : Horace Pinker

Note : 6/10

 

QUEENSRYCHE_Band Geoff Tate
 

Voir les commentaires

EXTOL - Extol

Publié le par Nono666

EXTOL – Extol
Indie Recordings
Style : Progressive/Alternative Death Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/extolofficial

EXTOL_Extol



01. Betrayal / 02. Open The Gates / 03. Wastelands / 04. A Gift Beyond Human Reach / 05. Faltering Moves / 06. Behold The Sun / 07. Dawn Of Redemption / 08. Ministers / 09. Extol / 10. Unveiling The Obscure

Né au début des années 90, le groupe Norvégien EXTOL officiera principalement dans l’underground jusqu’en 2007 et le split du groupe après 4 albums marquant une évolution très sensible du groupe dans son style. Pourtant en 2012, les Norvégiens sont remis sur pied sous forme de trio et le retour d’Ole BØRUD à la guitare et au chant clair (ndlr il tient même la basse sur ce nouvel album) finit de parachever la renaissance de cette entité restée dans l’ombre jusqu’alors. Avec une optique musicale à la croisée d’OPETH et d’IHSAHN, on pourrait également citer MEKONG DELTA, CYNIC ou ATHEIST dans les influences des Norvégiens pour la composition de l’album éponyme qui officialise le retour d’EXTOL. Comme un nouveau départ, la symbolique de l’album éponyme n’est pas neutre car au-delà du fait que le groupe revient après bien des années de silence, on peut y voir également un nouveau départ avec une nouvelle voie stylistique tracée avec les éléments de Metal extrême que le groupe a beaucoup chéri à ses débuts. Ici avec une base de Death, de Thrash surtout (le titre d’ouverture "Betrayal" tout particulièrement), le groupe nous mène vers des territoires plus Progressive Metal qui lorgnent même vers PAIN OF SALVATION le temps d’un "Open The Gates" extrêmement réussi. Pourtant, avec un discours bien plus direct que les influences précédemment citées, le groupe va au-delà avec un groove assez moderne ("Faltering Moves", "Behold The Sun"), ce qui pourra peut-être rebuter les amateurs des groupes cités plus haut car à force de vouloir torturer les rythmiques et les structures, EXTOL en vient à complexifier sa musique, certainement trop comparé à la fluidité du début d’album. "Dawn Of Redemption" vient amener une petite dose de légèreté bienvenue avant un "Ministers" très rentre dedans et avec des contours plus lourds et la chanson "Extol" qui renoue avec l’ambiance du début d’album et ce lead de guitare que l’on croirait sorti d’un album de Devin TOWNSEND, tout comme la voix claire d’ailleurs. Avec un son signé Jens BOGREN, ce nouvel album ne manque pas de piquant et présente même régulièrement un aspect plus lumineux que par le passé, un très beau retour des Norvégiens qui, espérons le, finiront peut être enfin par attirer l’attention qu’ils méritent et le soutien apporté par INDIE RECORDINGS devrait être une étape importante dans ce processus, ce label a l’habitude de travailler ce genre de groupe au son non standard et non formaté.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

EXTOL_Band 2013
 

Voir les commentaires