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DWAIL - The Human Concern Part.1

Publié le par Nono666

DWAIL - The Human Concern Part.I
Klonosphere
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/dwailmetal

DWAIL_The Human Concern Part I



01. A Ray Of Light / 02. Under The Bombs / 03. District One / 04. LD50 / 05. The Human Concern / 06. Gang Rape

Formé en 2006, ce groupe toulousain (bah voyons… J'ajoute ça au dossier) n'y est pas allé avec le dos de la cuillère puisque leur premier opus, Helter Skelter, a été mixé et masterisé par Logan Mader, rien que ça… Par souci d'exactitude mais aussi afin de respecter la flamme « 36 15 my life » qui chaque jour m'anime, ma première rencontre avec DWAIL a été un live totalement au hasard, lors duquel j'ai eu l'occasion d'infirmer mentalement deux lieux communs de la musique (« c'est à la basse qu'on fait jouer la nana » et « t'as beau faire, c'est le chanteur qui sera le plus charismatique dans un groupe, parce que c'est le chanteur ») et de réanimer mes cellules de batteuse. Rencontrer un groupe en live, c'est quitte ou double : cette fois, le son n'était pas terrible, mais j'ai pu enterrer un instant ma misogynie patente et écouter dame Constantino, Léa de son prénom, s'éclater derrière les fûts, avec doigté et précision, un délice. Après cette longue intro totalement orientée, intéressons nous donc à The Human Concern Part.1, nouvel EP, et très bonne claque (spoil !). Dès les premières secondes, le décor est posé : du pur Métalcore de derrière les fagots, avec guitares hystériques et chanteur énervé. "A Ray Of Light" recèle aussi de belles ruptures de rythme, des passages plus lourds, et tout ça mélangé, ça donne un morceau puissant et racé qui nous fait dire que DWAIL n'est pas qu'un groupe Metalcore de plus dans l'essaim actuellement présent sur la scène française. Bien que la filiation ZUBROWSKA n'est pas à chercher bien loin, on peut dire qu'ils ont une vraie identité, et ils le prouveront durant les 25 minutes que dure ce nouvel EP. Si le chant avait pu me paraître un peu monocorde et manquer de coffre lors de ce live auquel j'ai « accidentellement » assisté il y a quelques semaines ou quelques mois (la notion du temps, c'est tellement surfait), je me demande clairement quelle tuerie ça peut devenir avec des balances dignes de ce nom et un morceau comme "LD50" qui, lui, sort du gosier comme un démon de sa boîte, avec sa superbe intro à la caisse clair en apéro et le soutien de guitares groovy et saccadées en accompagnement, pour un final bien sludge qui donne envie de s'enfoncer la tronche dans le sol. The Human Concern est un concentré de l'énergie et du savoir-faire de ce groupe qui monte et qui envoie sévèrement du pâté (je m'étonne de dire ça… C'est quoi ce langage ? Diantre !), mais qui sait aussi faire dans la dentelle. Le morceau de transition "The Human Concern" en est la preuve : en deux minutes, il leur suffit de mélanger des samples de voix, des guitares aériennes sur un rythme plus calme pour nous donner la preuve qu'ils ne sont pas juste bons à ruer dans les brancards. L'écoute de cet EP donne une furieuse envie de savoir ce que ces morceaux peuvent envoyer en live, et aussi ce que DWAIL nous réserve pour la suite, car personnellement, je vais guetter ça de près. Bravo !

Chronique : Nastassja

Note : 8,5/10

 

DWAIL_Band
 

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TIMO TOLKKI'S AVALON - The Land Of New Hope

Publié le par Nono666

TIMO TOLKKI’S AVALON - The Land Of New Hope
Frontiers Records
Style : Opera Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.tolkki.org

TIMO TOLKKI\'S AVALON_The Land Of New Hope



01. Avalanche Anthem / 02. A World Without Us / 03. Enshrined In My Memory / 04. In The Name Of The Rose / 05. We Will Find A Way / 06. Shine / 07. The Magic Of The Night / 08. To The Edge Of The Earth / 09. I'll Sing You Home / 10. The Land Of New Hope

Yngwie MALMSTEEN, l’un des plus gros solistes de tous les temps, à la carrière en dents de scie, aurait pu être derrière ce projet. Lui ressemblant physiquement de plus en plus (rajoutez lui les cheveux longs et nous aurons son sosie !), Timo TOLKKI a également pris la mauvaise habitude, comme son jumeau Suédois, de se lancer dans des projets quelque peu…dépassés ! Car oui, nous venons de prendre la Dolorean de ce cher Doc BROWN pour revenir dans le passé, disons fin des années 90, là où le speed metal vivait ses grandes heures. Je ne vais pas revenir sur le speech que j’avais fait lors de ma chronique sur le dernier STRATOVARIUS, je n’ai pas envie de me répéter, mais pour faire simple, Timo aurait du suivre l’initiative de son alter ego Timo KOTIPELTO, à savoir, se renouveler dans la composition et surtout, la faire évoluer avec son époque. C’est simple, ici, tout est cheap ! Le son global est mauvais, indigne d’une figure telle que TOLKKI ! Que ce soit les sons de guitare, clavier, batterie, c’est l’horreur ! Pour la première fois, je ne décortiquerai même pas le dixième de l’album tellement je n’ai pas aimé celui-ci ! Pourquoi vouloir toujours se lancer dans ce projet has-been qu’est l’opéra-métal ?! Pourquoi écrire des textes qui sont d une nullité affligeante ? Pourquoi encore faire venir x invité à venir pousser la chansonnette ? Pourquoi la maison de disque met autant de fric la dedans ? Russell ALLEN, Rob ROCK, Elize RYD, Mickael KISKE (encore lui ! Attention, c’est Tobias qui ne va pas être content si tu fais des infidélités à AVANTASIA !) et Sharon DEL ADEL sont tous embarqués dans ce navire…qui prend l’eau ! La prod a mis le paquet sur le premier clip de ce chef d’œuvre, mais ça ne fonctionne pas non plus… La plastique d’Elize RYD ne peut pas tout faire ! Bel esthétique pour ce clip, mais un plan où l’on voit TOLKKI faire la gueule en jouant de sa strat vintage pas branchée (tiens, comme Yngwie…) puis l’autre où elle se trémousse le cul, puis on revient sur Timo qui tente de bouger, puis retour sur le décolleté d’Elize etc etc etc… pendant 4 minutes, c’est long ! Surtout que "Enshrined In My Memory" n’est pas la meilleure chanson de l’album (enfin…si seulement il y en avait !). Peut-être que "Shine", chantée par Sharon, est le seul titre qui s’en tire pas mal. Même Timo ne fout rien derrière sa guitare ! Je ne vais pas revenir sur le son, mais son jeu est devenu soporifique au possible ! On a l’impression que même lui ne croit pas en son projet ! Il faut que ce dernier arrête de se borner à travailler dans ce genre de délire et qu’il reforme (ou intègre) un vrai groupe ! Revenir dans STRATOVARIUS ne serait peut-être pas si mal en fin de compte, bien que j’aimerai le voir dans un gros groupe, type ‘Big Rock’ ou pourquoi pas ‘Prog’. Moi qui pensais me réconcilier avec ce style et le principe d’opéra-métal, c’est loupé ! Allez, pour finir sur une touche de nostalgie, je vais me faire un petit "The Kiss Of Judas", histoire de me rappeler le bon vieux temps où Timo TOLKKI en avait encore sous le pied et où ses riffs faisaient des tubes !

Note : 4,5/10

Manu (Dead n Crazy)

 

TIMO TOLKKI_Promo 2013
 

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KINGDOM COME - Outlier

Publié le par Nono666

KINGDOM COME - Outlier
SPV/Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.lennywolf.com

KINGDOM COME_Outlier



01. God Does Not Sing Our Song / 02. Running High Distortion / 03. Rough Ride Ralleye / 04. Let The Silence Talk / 05. Holy Curtain / 06. The Trap Is Alive / 07. Skip The Cover And Feel / 08. Don't Want You To Wait / 09. Such A Same / 10. When Colors Break The Grey

Outlier est le quatorzième album des Allemands de KINGDOM COME et je dois avouer que mon histoire avec le groupe s’était arrêtée au milieu des années 90 avec Twilight Cruiser (1995), alors quand on m'a proposé de chroniquer Outlier j’y ai vu comme une possibilité de me reconnecter à l’histoire du groupe teuton. KINGDOM COME nous revient donc avec Outlier, mais dans le cas présent, on ne peut pas vraiment parler de groupe, Lenny Wolf étant ici le seul maitre à bord du vaisseau, le monsieur a tout fait seul dans son studio de Hambourg, Lenny a joué de tous les instruments (seuls quelques solo ont été interprété par Eric Foerster), enregistré, mixé et produit l’album, le tout sur une période de dix huit mois. Et ma première impression a été une longue suite d’ennui, tous les titres sont joués sur un mid tempo soporifique qui vous amène un sentiment de lassitude et il faut se faire violence pour achever l’écoute de l’album. Non pas que ce soit un mauvais album, il est bien produit, bien mixé, bien interprété mais d’un ennui mortel. Aucun titre ne sort du lot excepté peut-être "Running High Distortion", un bon titre Hard Rock avec des riffs accrocheurs. Lenny Wolf a, semble t'il, voulu que Outlier soit assez varié avec des titres comme "Rough Ride Ralleye" aux sonorités expérimentales à la limite de la musique électronique, "Let The Silence Talk" à tendance indus ou "Don't Want To Wait" avec ses nappes de claviers aériennes. Un album qui  est un condensé de plusieurs styles musicaux, très bien interprété, avec de belles mélodies et la voix de Lenny toujours aussi performante, mais qui se révélera très vite chiant (le docteur Stein m’avait pourtant  prévenu, Outlier est un somnifère très puissant, mais comme d’hab j’en ai fais qu’a ma tête, résultat je me suis si bien endormi que je suis arrivé au boulot en retard le lendemain). Les amateurs d’AOR, et de Lenny Wolf en particulier, applaudiront à deux mains à l’écoute de cet opus, les autres s’enmerderont ferme et se sauveront avant la fin.

Chronique : Christ59

Note : 5/10

 

KINGDOM COME_Promo 2013
 

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IMMOLATION - Kingdom Of Conspiracy

Publié le par Nono666

IMMOLATION - Kingdom Of Conspiracy
Nuclear Blast
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.everlastingfire.com

IMMOLATION_Kingdom Of Conspiracy



01. Kingdom Of Conspiracy / 02. Bound To Order / 03. Keep The Silence / 04. God Complex / 05. Echoes Of Despair / 06. Indoctrinate / 07. The Great Sleep / 08. A Spectacle of Lies / 09. Serving Divinity / 10. All That Awaits Us

Après INCANTATION et SUFFOCATION, c'est au tour d'IMMOLATION de nous offrir son nouvel album, prouvant ainsi que les papys du Death Metal américain ont encore de beaux jours devant eux. Ce neuvième album, Kingdom Of Conspiracy, sort 3 ans après son prédécesseur Majesty and Decay mais reste dans le même rayon éminemment sauvage et bourrin. On entre dans le vif du sujet avec le titre éponyme qui vous martèle la gueule dés les premières secondes. Un premier morceau aux riffs en béton, aux blast beats alternant avec un tempo plus lent, aux breakdowns maîtrisés et affreusement efficaces. La voix de Ross Dolan est toujours aussi dégoulinante de haine et d'envie d'en découdre avec les hauts-placés. Le titre passe des passages rapides aux breaks lents avant de repartir en vitesse lumière et, nom de dieu, que c'est bon dans les oreilles. Plusieurs soli viennent agrémenter le tout et donnent le coup de grâce avant le titre suivant "Bound To Order". Ce deuxième titre, à l'instar de tous les autres d'ailleurs, sont de la même trempe que le premier et font l'effet de l'arrivée de l'Apocalypse sur Terre tant la haine qui en découle est perceptible jusque dans nos veines. La fin du titre est particulièrement entraînante, voire presque dansante, et on passe directement au suivant, "Keep the Silence", plus lent et lourd dans sa première moitié avant de passer la seconde et vous servir des soli jubilatoires et une deuxième moitié de morceau qui reprend sa vitesse de croisière. Les autres titres s'enchaînent sans une seule fausse note, diffèrent chacun sans jamais quitter le fil rouge de l'album et du groupe. Tous apportent leurs lots de riffs dévastateurs, de breaks headbanguant et de soli vertigineux. Pas de morceau "de remplissage" ou d'expérimental/ambiant chiant. On est là pour entendre du Death de haute voltige et on est plus que bien servi. Le groupe sait vivre avec son temps et n'hésite pas à innover, à l'opposé de certains de ses collègues qui semblent enfermés dans une boucle spatio-temporelle certes excellente, mais derrière nous. L'album se termine sur le tout aussi excellent "All That Awaits Us" qui signe de façon magistrale ce masterpiece qui ne mérite qu'une chose : le bouton "Replay" jusqu'à plus soif. Kingdom Of Conspiracy est donc un album absolument génial. Bourrin à souhait, à la prod' terrible et à l'inspiration inépuisée. IMMOLATION confirme, comme si c'était encore nécessaire, son rang de groupe majeur, à des années de la retraite. Une véritable leçon de Death Metal pour tous ceux et celles qui veulent apprendre à en faire... A acheter !

Chronique : Germain

Note : 8.5/10

 

IMMOLATION_Band 2013
 

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MALEFICENTIA - Revelation From The Ancestral Whisper

Publié le par Nono666

MALEFICENTIA – Revelation From The Ancestral Whisper
Autoproduction
Style : Melodic Black Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/maleficentiafr

MALEFICENTIA_Revelation From The Ancestral Whisper



01. Through The Mirror Of Flesh / 02. Between Tiffauges Walls / 03. Scarlet Legacy / 04. Heuristic Embrace / 05. A Forgotten Sanctuary / 06. In The Shadow Of The Labarum / 07. Twilight Synod / 08. Revelation From The Ancestral Whisper

Troisième album des Français publié en 2008, Revelation From The Ancestral Whisper n’a encore pas trouvé de suite dans la discographie de MALEFICENTIA. Le groupe nous propose un Black Metal avec une forte personnalité mélodique que ce soit dans les leads de guitare ("Between Tiffauges Walls", "A Forgotten Sanctuary") ou dans la gestion des atmosphères via des nappes d’ambiances plutôt subtilement intégrées au reste ("Heuristic Embrace" un intermède qui amène parfaitement la suite ou "Through The Mirror Of Flesh") voire même des passages acoustiques ("A Forgotten Sanctuary"). Pour autant, le propos ne se fait pas moins violent avec des débuts de titres très rentre dedans ("In The Shadow Of The Labarum" ou "Between Tiffauges Walls") et un travail sur les structures très dynamique sur lequel on constate une fluidité qui ne peut pas être le fruit du hasard, en effet on retrouve cette même logique que celle que l’on avait pu déceler chez AVE TENEBRAE, groupe qui partage deux de ces membres avec MALEFICENTIA. Attention tout de même car si de loin on pourrait croire que les deux groupes pratiquent le même style, à y regarder de plus près, la vision du Black Metal diverge tout de même avec des morceaux plus construit ici, il y a moins de place pour la sauvagerie (le Black Metal n’est plus réservé aux asociaux psychopathes), on retrouve bien entendu cette touche mélodique qui fait mouche sur un "In The Shadow Of The Labarum" mais mise en valeur différemment. MALEFICENTIA nous renvoie plus vers les débuts de CRADLE OF FILTH ("Revelation From The Ancestral Whisper"), une époque que beaucoup d’amateurs de Black Metal semblent mettre de côté et pourtant cette ère qui déboucha sur une vulgarisation du style regorge de classiques dont nos Français sont visiblement restés assez proche en y ajoutant une production plus actuelle, sans large écho et claviers au son grandiloquent et daté mais toujours cette ambiance grisâtre unique que BLUT AUS NORD utilise également. On regrettera ce son de batterie faisant le grand huit dans sa qualité, une impression de saturation, et qui rend inégal un excellent titre comme "Between Tiffauges Walls", le groupe allant prochainement enregistrer le successeur de cet album, nous n’allons pas tarder à savoir si nos Français ont su garder un niveau d’exigence, un élément de réponse a été donné avec un extrait live du concert au Klub de Paris en avril 2013 et ce nouveau titre ravageur et prometteur.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

MALEFICENTIA_photo
 

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BLACK STAR RIDERS - All Hell Breaks Loose

Publié le par Nono666

BLACK STAR RIDERS - All Hell Breaks Loose
Nuclear Blast
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.blackstarriders.com

Black Star Riders_All Hell Breaks Loose



01. All Hell Breaks Loose / 02. Bound For Glory / 03. Kingdom Of The Lost / 04. Bloodshot / 05. Kissin' The Ground / 06. Hey Judas / 07. Hoodoo Voodoo / 08. Valley Of The Stones / 09. Someday Salvation / 10. Before The War / 11. Blues Ain't So Bad

Après la tournée qui vit THIN LIZZY renaître de ses cendres en 2011, Scott Gorham et ses accolytes ont entrepris d'enregistrer du nouveau matériel ; mais un album du combo irlandais sans Phil Lynott n'était pas envisageable selon eux. Après quelques ajustements dans le line-up, le groupe s'est mis à composer de nouvelles chansons et s'est rebaptisé BLACK STAR RIDERS. C'est donc sous ce nom que sort All Hell Breaks Loose, produit par Kevin Shirley (IRON MAIDEN, BLACK COUNTRY COMMUNION, EUROPE, ...bref, LE producteur le plus en vogue, et de ce fait sûrement le plus occupé ces dernières années !). Ce "premier" album est, pour résumer en quelques mots, une pure merveille de Hard Rock 'n roll. Certes on ne peut s'empêcher d'y entrevoir l'influence de THIN LIZZY, mais les comparaisons sont ici futiles. All Hell Breaks Loose apporte son lot de chansons toutes excellentes (et quand je dis toutes, je pèse mes mots !) avec des riffs ciselés de mains de maîtres, des mélodies accrocheuses et des refrains qui entrent facilement dans la tête (citons notamment "Bound For Glory", "Kingdom Of The Lost" et sa magnifique touche irlandaise, "Hey Judas", le sautillant "Someday Salvation", ou encore "Before The War"...). BLACK STAR RIDERS a délivré un album des plus  inspiré et de très bonne facture que je ne saurais que vivement vous conseiller ! A rajouter d'urgence à votre collection de disques !

Chronique : Denix666

Note : 8,5/10

 

BLACK STAR RIDERS_Band 2013
 

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DARKNESS DYNAMITE - Under The Painted Sky

Publié le par Nono666

DARKNESS DYNAMITE - Under The Painted Sky
At(h)ome
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.darknessdynamite.com

DARKNESS DYNAMITE_Under The Painted Sky



01. I'm Seeking At Six / 02. On Cloud 9 / 03. Under The Painted Sky / 04. Vanished Gravity (ft. Vasco Ramos) / 05. Give Them Ropes / 06. Vipers Of A Greater Cold / 07. Dead Ends / 08. White Retina / 09. Breathe / 10. Illuminations / 11. Antz Invasion / 12. Silent Wait Of Careless Streets / 13. Antz Invasion (ft. Basti Basti - Callejon)

Formés en 2006, et après deux EPs et un album, les parisiens de DARKNESS DYNAMITE reviennent sur le devant de la scène surbondée du Metalcore pour un deuxième album qui nous fait dire qu'on n'a pas fini d'entendre parler d'eux. Encore une fois, je livre la conclusion dès le début, c'est pas bien, mais je m'en fous. Pour se plaindre à la direction, se munir du formulaire 2b mentionné à l'alinéa 4 du 8ème paragraphe dans le code de déontologie du chroniqueur (putain j'espère que ça n'existe vraiment pas). Après digression, revenons donc à nos moutons. Du Metalcore, on en bouffe, on ne trouve que ça, on pourrait même en cueillir sur les arbres parce qu'en plus, c'est tout le temps la saison. Seulement voilà, tous les groupes ne le font pas avec la même énergie, ni avec la même maîtrise que DARKNESS DYNAMITE. Un ex SCD au chant (Junior Rodriguez), sous la bénédiction de Stéphane Buriez, un nouveau label après avoir fait un tour chez Metal Blade... Il n'y a pas que les alentours qui comptent, et dans les oreilles, c'est de la hargne, de l'énergie et une p***** de puissance. Certains groupes font beaucoup de bruit pour pas grand chose : pas eux. Ils savent jongler intelligemment entre différents styles et sonorités, ce qui fait de Under The Painted Sky un album riche en rebondissements (ce que l'on ne peut pas dire de tous les albums de Metalcore qui sortent…). De belles intro ("Under The Painted Sky") ou des débuts en trombe ("On cloud 9"), on peut aussi passer de sons « Punk Rock » à des riffs très Death ("Vanished Gravity", avec l'intervention de Vasco Ramos), ou même tendre vers le Blues ("Vipers Of A Great Cold" qui, sans savoir pourquoi, m'a donné envie de passer mon permis moto et de m'acheter un bandana…) ou du son plus « atmo » (le morceau de transition "Breathe" qui porte bien son nom). Sachant alterner ou même marier des guitares lourdes et puissantes avec des mélodies plus aériennes, donner du fil à retordre à l'auditeur avec des ruptures de rythme, ou simplement donner envie d'headbanger jusqu'à avoir le cerveau comme un smoothie, DARKNESS DYNAMITE n'est décidément pas un groupe de Metalcore lambda et ça fait du bien de voir que dans un style que l'on pourrait dire galvaudé, certains groupes puisent dans leurs ressources et montrent un grand talent à varier leur musique pour le plus grand plaisir de l'auditeur. Chaque musicien maîtrise totalement (cf. solos de guitare), Junior Rodriguez, au chant, explore avec aisance toutes les possibilités offertes par ses cordes vocales, et les DARKNESS DYNAMITE semblent à l'aise partout. Prenez un pèle mêle de styles aussi différents que complémentaires, comme le Post-Rock (pour l'atmosphère et la guitare chantante), le Heavy Metal (pour la puissance du riff), le Death et le Metalcore (pour l'énergie et les rythmiques solides comme l'acier) et voilà  ! « Standing ovation ».

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

DARKNESS DYNAMITE_Band
 

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ROOTS OF PAIN - Countdown To Armageddon

Publié le par Nono666

ROOTS OF PAIN - Countdown To Armageddon
Memorial Records
Style : Modern Thrash Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/RootsOfPainOfficial

ROOTS OF PAIN_Countdown To Armageddon



01. Mayan Truth / 02. Cyanotic Aurora / 03. Epitaph From The Ancients / 04. The Seventh Page / 05. Reverse Chrysopoeia / 06. Queen Earth's Revenge / 07. Shadow Of Cain / 08. Cerebral Disorder / 09. The Last Breath Before Doomsday / 10. Oblivion

Si la naissance du groupe remonte à l'année 2007, les Italiens de ROOTS OF PAIN ont du faire face à quelques changements de line-up qui ont ralenti leur progression, à savoir l'enregistrement et la sortie de leur premier album. Axé sur la fin du monde annoncée par les mayas (très très original n'est-ce pas ? On n'en avait pas entendu parler du tout en plus…) Countdown to Armageddon a été achevé d'enregistrer le 21 décembre 2012 (tiens tiens…) et la description de la musique de ROOTS OF PAIN tiens en trois mots : LAMB OF GOD. Je ne sais même plus quoi ajouter tellement ça ne tient qu'à ça (la maîtrise vocale en moins, il n'y a qu'à prêter une oreille distraite au morceau "Queen's Earth Revenge" pour en être tout à fait convaincu, et pas mieux sur "Last Breath Before Doomsday" qui est pourtant un morceau plus prometteur que les autres). Les musiciens tiennent la route, on a de beaux passages à la guitare, les riffs sont efficaces, les mélodies « catchy »… Seulement, ils sont encore plus en manque d'imagination et de créativité qu'EMERGENCY GATE (c'est pas peu dire, l'exemple m'est venu spontanément), et si les mélodies et riffs sont incroyablement efficaces, ils sont bien trop convenus. C'est pas mal fichu, mais les morceaux se suivent et se ressemblent, bien qu'énergiques et bien exécutés ("Epitaph From The Ancients" ou "Cerebral Disorder" par exemple), et il manque ce petit supplément d'âme qui les ferait briller au firmament du Thrash, un petit « je ne sais quoi » (un chanteur qui maîtrise ?) qui ne manque pas à CAN OF WORMS par exemple. On pourrait multiplier les comparaisons, la conclusion reste la même, il ne suffit pas de ressembler à LAMB OF GOD pour faire du bon Thrash, et on a déjà entendu bien mieux ! La vraie faiblesse du groupe reste cependant le chant (comment ça j'insiste ?), puisque le reste est vraiment pas mal fichu, et je tiens à préciser qu'avec une voix qui a manifestement un beau potentiel, il serait dommage de ne pas simplement la travailler un peu plus. Après avoir attendu six ans pour sortir Countdown To Armageddon, ce qui prouve leur persévérance, ROOTS OF PAIN devra à présent affirmer une véritable identité musicale s'il veut se démarquer et émerger comme ils ont l'air de le vouloir.

Chronique : Nastassja

Note : 5/10

 

ROOTS OF PAIN_Band
 

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ZENИTH - Ritual

Publié le par Nono666

ZENИTH - Ritual
BLWBCK
Style : Ambient/Post-Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Z-E-N-И-T-H

ZENИTH_Ritual



01. Fog / 02. Moon / 03. Glass / 04. B&W Road / 05. Deepest Sea / 06. Holy Ghost / 07. Wind

ZENИTH (ZENITH), duo toulousain, nous livre un an après leur formation un album purement ambient, dont le nom, Ritual, annonce la couleur. Bien loin de mon domaine de prédilection, j'avance sur des oeufs : je suis toujours dans l'attente d'une explosion, alors que chaque morceau n'est même pas une montée... Oui, je suis très bête. D'abord interloquée par le calme et la sérénité dégagée par cette musique (je ne ferai pas de blague sur les CD vendus chez « Nature et Découverte », encore une fois), sur le deuxième morceau, "Moon", la sonorité de la guitare m'a évoqué briévement HEROIN AND YOUR VEINS, one man band Finlandais qui m'avait favorablement marquée, et j'ai ainsi pu sortir de ma réserve quant à une musique tout sauf énervée. Bienvenue dans le jardin zen musical d'un duo français que l'on pourrait aisément comparer à Nicolas JAAR (DJ New-Yorkais certes, mais niveau sonorités, ça colle), et qui distille un ambient coloré et évocateur. Même si je ne serai pas étonnée d'entendre Ritual diffusé lors d'une séance de relaxation (je n'assiste pas à ces messes noires pour cadres stressés…), je n'ai bizarrement pas envie de me moquer. Au fil des titres, on comprend mieux ce qui rend cet album ambient non soluble dans mes blagues de non initiée : la cohérence. Parce qu'on s'y croirait ! "Fog", "Moon", "Glass" (sonorités cristallines et reflets mélodiques !), "Deepest Sea", "Wind"... Tout colle, voilà pourquoi on a l'impression d'entendre le chant d'une sirène entre deux grosses réverb', pourquoi on ne serait pas étonnés, si on cligne des yeux trop longtemps (« vos paupières sont lourdes... ») de se retrouver au milieu de bois verts en les rouvrant. Bien évidemment, je trouve que cela manque de rythme, d'un peu de « toudoum tchak » de temps en temps… Mais les 35 minutes de Ritual (« listen loud », conseil à suivre) pourront bien nous remuer deux ou trois cellules. C'est un album à écouter à fond dans les écouteurs à l'heure de pointe, alors que tout se bouscule dans les transports en commun, ou quand on entend les voisins s'engueuler, de quoi se sentir bien loin de toutes ces conneries et revenir à l'essentiel: le frisson d'un son épuré, minimaliste, qui nous remet les pieds sur terre après une incursion dans les hauteurs atmosphériques d'un ambient bien calculé et qui fait son job sans faiblir. Pas dans mes cordes, mais un grand plaisir, alors pour les amateurs du genre, jetez vous dessus.

Chronique : Nastassja

Note : 7,5/10

 

ZENИTH-Profile
 

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U.D.O. - Steelhammer

Publié le par Nono666

U.D.O. – Steelhammer
AFM Records
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.udo-online.com

U.D.O_Steelhammer



01. Steelhammer / 02. A Cry Of A Nation / 03. Metal Machine / 04. Basta Ya / 05. Heavy Rain / 06. Devil's Bite / 07. Death Ride / 08. Timekeeper / 09. Take My Medicine / 10. Stay True / 11. When Love Becomes A Lie / 12. Book Of Faith

On pourrait croire que l’arrivée de deux nouveaux guitaristes allait faire souffler un vent de fraicheur dans la musique du vétéran teuton, mais ce serait mal connaitre le chanteur à la voix de gremlin. Régulier comme un coucou suisse, le germain hurleur semble en avoir fini avec les titres en –or et nous propose, 2 ans pile après Rev-Raptor, un Steelhammer qui ravira les fans du troll blondinet. Nous avons droit ici à du pur U.D.O., sans concessions, aux refrains fédérateurs. Seules deux ballades viennent entrecouper ce concentré de Métal allemand ultra-classique : "Heavy Rain" (dispensable) et "When Love Becomes A Lie" (un des moments forts de l’album). U.D.O. achève son album avec une faute de gout plutôt bizarroïde ("Book Of Faith"). Et le reste me direz-vous ? C’est un album d’U.D.O., que croyez-vous y trouver ? Du gros Métal speed et péchu, chaque titre pouvant prétendre au titre d’hymne potentiel (citons, au hasard, "Metal Machine") tant les refrains sont conçus pour être hurlés par une bande de métalleux en délire. Steelhammer est donc un album dans la droite lignée des dernières sorties d’U.D.O. et la seule surprise qui s’impose à son écoute est le titre "Basta Ya", chanté en espagnol. Pour le reste, les fans adoreront et les détracteurs détesteront, rien de neuf sous les tropiques. Il est quand même dommage que ce Steelhammer ne puisse pas rivaliser (et de loin) avec les deux bombes H sorties par ACCEPT ces dernières années.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7/10

 

UDO_Promo2013
 

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