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MEGADETH - Super Collider

Publié le par Nono666

MEGADETH – Super Collider
Tradecraft
Style : Heavy Speed Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.megadeth.com

MEGADETH_Super Collider



01. King Maker / 02. Super Collider / 03. Burn! / 04. Built For War / 05. Off The Edge / 06. Dance In The Rain / 07. Beginning Of Sorrow / 08. The Blackest Crow / 09. Forget To Remember / 10. Don’t Turn Your Back… / 11. Cold Sweat

C’est que Dave MUSTAINE aime plaisanter et lancer de fausses informations histoire de faire enrager les fans qui tombent dans le piège à chaque fois, alors lorsqu’il balance il y a quelques temps que Super Collider, le nouvel album du groupe, lui évoque Cryptic Writings, on peut se demander s’il ne chatouille pas encore un peu ses fans. MEGADETH est dans une situation inconfortable avec un dernier album, Th1rt3en, un peu moins apprécié que son prédécesseur (mes gencives en souffrent encore) et le recyclage de 2 anciens titres gâchait un peu la fête des retrouvailles avec Junior, Dave ELLEFSON, illustre bassiste et pierre angulaire du groupe même si Th1rt3en est loin d’être un mauvais album. Et puis, le groupe démarre ses shows les plus récents avec "Trust" issu de Cryptic Writings et on se doute que la célébration des 20 ans de Countdown To Extinction sur des shows aux US n’a pas du réveiller la fibre la plus Thrash du groupe (et l’idée de faire la même chose avec Youthanasia ne devrait pas changer la donne de ce côté-là) alors quoi attendre de MEGADETH pour ce successeur de Th1rt3en qui est au passage le quatorzième album du groupe (mon niveau d’anglais m’étonnera toujours !). Pas désireux d’écouter la moindre note avant la sortie de l’album et la possibilité de l’écoute dans sa globalité, je ne me boucherais pas pour autant les oreilles durant les concerts où sont joués "King Maker" et "Super Collider", les 2 premiers titres de ce nouvel opus, et si le premier évoque le groove de Countdown To Extinction avec l’approche directe de Cryptic Writings, son efficacité est immédiate dans son penchant studio, alors que le deuxième, un mid-tempo étrange demande bien plus d’attention mais finalement le refrain finit par vous gagner petit à petit sans totalement convaincre pour autant. Dominé par des mid-tempi assez rampants ("Off The Edge", "Beginning Of Sorrow") ce nouvel opus se rapproche donc de Cryptic Writings mais aussi de The World Needs A Hero, un album Heavy très mélodique qui n’a pas laissé un souvenir impérissable aux fans du groupe, alors dans ces circonstances ces parallèles paraissent rédhibitoires et pourtant si on concède bien volontiers que les deux derniers albums étaient bien plus réussis, on reconnait aussi à Super Collider de très bons moments dont "King Maker" fait finalement partie mais aussi le mélodieux "Beginning Of Sorrow", le hargneux "Built For War", "The Blackest Crow" et son introduction au banjo et au violon ou encore ce "Forget To Remember" assez mélodieux et qui voit Dave chanter réellement et laisser de côté ce chant marmonné linéaire, et dans ce domaine "Built For War" est une vraie réussite également. Il existe une version avec une cover en 3D (ndlr dispensable quand on voit l’artwork) mais relevé de deux titres bonus dont "A House Divided" dominé par une trompette donnant un vrai cachet à ce titre qui méritait peut être meilleure place, ses riffs plombés envoient le bois. Le deuxième titre de cette édition se veut plus Rock’n’roll et plus inscrit dans la lignée de Cryptic Writings. Alors voilà  MEGADETH fait plus survivre qu’autre chose avec cet album qui ne donne ni dans l’innovation, ni dans ce que le fan attend de MEGADETH et on en revient à ce que je disais au début, l’esprit de contradiction de Dave MUSTAINE… mais que l’on sent un peu perdu entre ce qu’il "doit" faire et ce qu’il aimerait faire, il faudrait juste qu’il puisse oublier la pression qu’est d’être MEGADETH pour que l’on voit ce qu’il est encore capable de faire mais ni sur scène, ni en studio, le groupe est totalement convaincant.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

Megadeth2013-780
 

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TRACER - El Pistolero

Publié le par Nono666

TRACER – El Pistolero
Mascot Records
Style : Stoner Classic Rock
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.tracer-band.com

TRACER_El Pistolero



01. El Pistolero / 02. Lady Killer / 03. Dirty Little Secret / 04. Dead Garden / 05. Ballad of El Pistolero / 06. Santa Cecilia / 07. Wolf in Cheap Clothes / 08. Scream in Silence / 09. Hangman / 10. Manic For Ya / 11. There’s A Man / 12. Until The War Is Won / 13. Now I Ride

Découvert avec l’album L.A. ?, TRACER avait confirmé avec l’excellent Spaces In Between dans son mélange savoureux entre ALICE IN CHAINS, SOUNDGARDEN et AUDIOSLAVE, une sorte de Stoner aux allures de Classic Rock imparable. El Pistolero, le nouvel album des Australiens reprend là où nous en étions restés, c’est classique mais ultra efficace, un esprit Rock immédiat dans les refrains mais un travail sur les arrangements musicaux qui évoquent très largement le Stoner, et d’ailleurs le son de guitare de la chanson titre comme du reste de l’album possède ce grain et ce gras qui vous colle à la peau. Vocalement, Michaël BROWN est toujours aussi proche de Chris CORNELL alors sur des titres comme "Dead Garden" ou "Wolf In Cheap Clothes" on frôle l’hommage plus qu’appuyé mais à côté de cela il y a des arrangements qui lorgnent vers ALICE IN CHAINS ("Lady Killer") avec une superposition de lignes de chant dans des tonalités différentes et complémentaires avec toujours en toile de fond ce Stoner Rock. C’est aussi une évolution marquante, si TRACER se rapproche un peu plus du Classic Rock le temps d’un "Hangman" évoquant sans complexe le "Kashmir" de LED ZEPPELIN ou "Until The War Is Won", une ballade nous ramenant vers "Riders On The Storm" de THE DOORS, les Australiens appuient plus fort sur ses sonorités Stoner et "Dirty Little Secret" nous dévoile une rythmique relevée d’une mélodie que les QUEENS OF THE STONE AGE n’auraient pas renier. L’album est incroyablement varié et nécessite un peu plus d’attention que Spaces In Between dont chaque titre renfermait un refrain efficace et immédiatement assimilable, mais la production signée Kevin SHIRLEY (IRON MAIDEN, LED ZEPPELIN...) met en valeur chaque arrangement avec des guitares avec un gros grain mais d’une précision incroyable, on aurait pu craindre une production plus Rock auquel cas TRACER aurait ressemblé à FOO FIGHTERS. Sorti de l’efficacité des 13 titres proposés ici, il faut bien reconnaitre que le trio n’étonnera pas par son originalité mais cela ne semble pas être le propos, de même l’artwork semble un peu convenu étant donné le style du groupe mais nous sommes là dans le chipotage. El Pistolero est un excellent album, conseillé aux amateurs de QUEENS OF THE STONE AGE, AUDIOSLAVE, FOO FIGHTERS ou ALICE IN CHAINS, que voulez-vous ajouter ? Ah si, les titres "Santa Cecilia", "Wolf In Cheap Clothes" ou "Hangman" montrent une volonté d’évolution, voilà un groupe assidu à suivre de près.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7,5/10

 

TRACER_Band 2013
 

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PYG - We Live, We Die

Publié le par Nono666

PYG - We Live, We Die
La Mouche Production
Style : Progressive Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.pyg-official.com

PYG_We Live, We Die



01. We Live, We Die (Part.1) / 02. We Live, We Die (Part.2) / 03. Ocean Chaser / 04. The Dog Who Wants To Play / 05. Easy Livin' (Uriah Heep cover) / 06. Tonight I'll Kill A King / 07. Beyond The Last Gate / 08. I Won't Let You Go / 09. Hey Woman / 10. On The Wall / 11. Song Of The Werewolf

Qu’il est agréable d’entendre un bon groupe qui arrive à sortir des sentiers battus et vieillots du Rock ! Surtout que ce band est Français ! Ici, point de structure basique qui tourne sur 3 pauvres accords avec le célèbre ‘intro/couplet/refrain/couplet/refrain/solo’ ! Nous avons le droit à un univers que des groupes tels que PINK FLOYD, GENESIS, DEEP PURPLE voire VAN HALEN n’auraient pas renié. Car on ressent ces influences dans ce projet ambitieux. N’oublions pas les touches Celtiques et Metal histoire de compléter le tableau. Yvan GUILLEVIC, guitariste, auteur, compositeur, arrangeur, producteur (ouf !) nous livre un travail léché, proche du sans faute ! Les 11 titres proposés sur ce We Live, We Die sont très homogènes et arrivent à nous tenir en haleine jusqu’au bout. Bien entendu, il y a quelques petites choses à revoir, mais nous reviendrons dessus d’ici quelques lignes.

J’ai d’abord été surpris par la progression du groupe en 2 ans. Connaissant ce dernier via notre ancien label/distributeur commun, j’avais découvert PYG au moment où notre album sortait. Je dois avouer que je n’avais pas accroché plus que ça. Leur premier album était bon, mais voilà, je ne l’aurais pas écouté en boucle. Sur ce second opus, j’ai trouvé le travail de composition plus abouti et surtout, plus ambitieux... Le chant de Nelly LE QUILLIEC m’a vraiment plu. Attention, son alter égo au micro, Morgan MARLET, n’a pas à rougir et sait envoyer la sauce tout en maîtrisant sa voix. Ces deux chants s’accordent parfaitement et permettent de donner une belle puissance sur les harmonisations des refrains. Bien entendu, il ne faut pas oublier les autres musiciens : Bernard CLEMENCE à la basse, Julien OUKIDJA aux fûts, Jean-Noël ROZE aux claviers et John CHAUSSEPIED à la guitare rythmique, qui font tous un très bon boulot et montrent la maîtrise de leur instrument respectif. Il est à noter également, la présence d’invités sur cette galette : la harpiste Clotilde TROUILLAUD, Jorris GUILBAUD au clavier et le célèbre guitariste Pat O’MAY. Parmi les titres qui m’ont le plus accroché, il y a la reprise du "Easy Livin" de URIAH HEEP, "Hey Woman", "I Won’t Let You Go", "We Live, We Die" ou encore "Ocean Chaser". Bien entendu, il y a quelques points noirs. En premier, le son. Je trouve celui-ci trop timide, trop froid et pas assez couillu dans les passages qui poussent. Je n’ai vraiment pas aimé le son de la batterie et j’ai trouvé que le mix de la basse était trop en retrait. Dommage car il est primordial d’avoir un basse/batterie solide pour jouer sur toutes les nuances proposées au fil des compos. Etant guitariste, j’aurais aimé ne pas entendre les solos quasiment au même moment, titre après titre. Je ne reviendrai pas sur le choix et l’utilisation quasi systématique de la pédale Wah, car là, ce sont les goûts de chacun. Beaucoup de gratteux ‘abusent’ par exemple de certains effets, mais cela fait partie de leur jeu, donc, même si je ne suis pas un fan de celui-ci, ça passe nickel (et au passage, Yvan maîtrise grave ce cher outil guitaristique !). Comme vous le constatez, je suis tatillon mais il n’y a rien de méchant là dedans. Au contraire, car j’ai vraiment aimé cet album. Mais je sais très bien qu’après recul, lorsque l’on sort du studio, on aimerait refaire certaines prises, changer certains sons, faire un autre mix… et puis, on fait avec les moyens du bord ! Nous n’avons pas tous la chance d’avoir des centaines de milliers d’euros gentiment mis sur la table d’un studio à L.A par un gros label !

En complément de cette chronique, vous trouverez dans quelques jours une interview d’Yvan GUILLEVIC. Nous reviendrons plus en détail sur plusieurs points et je le remercie au passage d’avoir accepté mon interview (on tentera de ne pas trop parler guitare hein ? lol). Je vous invite donc à jeter une oreille sur ce très bon groupe dés que possible ! Et qui a dit que la Bretagne n’était pas une terre pour le Rock ?!

Note : 7,5/10

Chronique : Manu (Dead n Crazy)

 

PYG_Band 2013
 

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ANGELLORE - Errances

Publié le par Nono666

ANGELLORE – Errances
DreamCell 11 Entertainment
Style : Atmospheric Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/AngelloreDoom

angellore_errances



01. Dans Les Vallées Eternelles / 02. Tears Of Snow / 03. I Am The Agony / 04. Weeping Ghost / 05. Errance / 06. …Where Roses Never Die… / 07. Shades Of Sorrow


Œuvrant dans l’underground depuis 2007, le trio d’ANGELLORE a multiplié les sorties de démos et de EP qui ont été regroupés en 2012 sur une compilation. Mais c’est pour le premier album Errances, sorti fin 2012 en digital mais seulement en mars 2013 en CD, que nous nous penchons enfin sur leur cas, et bien nous en a pris car le Doom atmosphérique parsemé de diverses influences fait mouche dès la première écoute. Les mélodies de guitare sont tout simplement sublimes, la ligne de guitare de "Dans Les Vallées Eternelles" file la chair de poule, on sent bien l’influence d’un MY DYING BRIDE avec le violon très émotionnel mais aussi celle de MOURNING BELOVETH sur l’ensemble, de TYPE O NEGATIVE sur le break atmo et la voix qui résonne comme un hommage direct au grand homme disparu (une piste pour la suite d’ailleurs tant le passage est réussi) et on pense même à ORPHANED LAND sur la fin du morceau et notamment dans les mélodies vocales. L’enchainement des morceaux "Dans Les Vallées Eternelles", "Tears Of Snow" et "I Am The Agony" est simplement imparable, le deuxième titre débute très lentement dans un Atmospheric Doom assez classique mais qui cache une explosion extraordinaire où les voix claires évoquent les choses les plus récentes de BATHORY, les changements de rythme régulier permettent aux nombreuses idées de s’imbriquer sans mal et avec beaucoup de fluidité jusqu’à cette fin au piano qui nous renvoie vers la tristesse dégagée par le premier titre. Et puis il y a ce troisième titre qui rappelle les excellents NOVEMBER’S DOOM et ce Doom/Death mid tempo mais aussi SEPTIC FLESH avec cette rythmique un peu tribale ou THEATRE OF TRAGEDY lorsque la voix féminine déboule sur ce passage vraiment emprunt des premiers albums des Norvégiens. La suite est pas moins intéressante avec "Weeping Ghost" et son alternance entre guitare acoustique/voix et démarrage Doom atmosphérique relevé d’une voix Death mais cache surtout une fin très Heavy, un titre surprenant qui s’éloigne des structures standards du style, un élément qui montre qu’ANGELLORE possède une personnalité. On relèvera également le dernier titre "Shades Of Sorrow" qui renferme un passage très Progressive Rock avant une attaque Doom/Death Metal où la guitare mélodique reprend ses droits avec talent. En effet, l’interlude "Errance" n’apporte pas grand-chose avec ce clavier/piano avec des chœurs et quelques lignes de chant très lumineuses, de même que "…Where Roses Never Die…" pas désagréable mais manquant de point d’accroche comme les autres titres peuvent en avoir, plus ancré dans un Atmospheric Doom Metal qui ne dérangera certainement pas les amateurs de NOVEMBER’S DOOM une nouvelle fois ou de LETHIAN DREAMS. Ce premier album est donc une belle réussite et surtout au niveau de la production étonnement clean mais ne manquant pas de personnalité et de présence, ensuite, certes le groupe use et abuse des clichés du genre comme les photos promotionnelles en plein cimetière (une pensée pour Marie Boigey !) et la pochette de l’album mais ce n’est là que du chipotage qui ne doit pas occulter l’essentiel, ANGELLORE possède les armes pour nous offrir une belle suite à ce premier opus d’Atmospheric Doom Metal, simplement recommandé !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

ANGELLORE_Band
 

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OMISSION - Pioneers Of The Storm

Publié le par Nono666

OMISSION - Pioneers Of The Storm
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : Espagne
Sortie : 2012
Site Web : www.omission.es

OMISSION_Pioneers Of The Storm



01. Ab Intra (Intro) / 02. The Slaughter Hour / 03. Drunken, Junkie & Punter / 04. I Am The Devil Scythe / 05. In Mourning We Dwell / 06. Totally Fucked Up / 07. At Last We Will Have Revenge / 08. Crushing Defeat / 09. Deathwish (Christian Death cover) / 10. Attack Of The Living Dead

OMISSION nous arrive tout droit d'Espagne et nous livre avec Pioneers Of The Storm son troisième méfait. Au programme un Speed/Thrash tout ce qu'il y a de plus old school, influencé par des combos tels que SODOM, KREATOR, CELTIC FROST et autres VENOM ou POSSESSED... l'apport d'influences early Black Metal donne à la musique d'OMISSION un aspect primitif et maléfique qui colle parfaitement au style pratiqué ici. Nous pénétrons l'univers des Espagnols via une intro aux allures d'exorcisme ("Ab Intra") avant d'être plongé au coeur d'un Satanic Thrash corrosif qui fait mal aux gencives ("In Mourning We Dwell", "Totally Fucked Up"), ajoutez à cela un chanteur qui crache sa haine dans un registre Black/Thrash particulièrement vindicatif et vous obtenez un Metal brut de décoffrage ("Crushing Defeat") qui déboite tout sur son passage. Pas grand-chose à jeter sur ce Pioneers Of The Storm qui, à n'en point douter, ravira l'amateur de sonorités old school. Nos 4 suppôts de Satan ont su imprégner cet album d'un feeling infernal particulièrement en phase avec l'imagerie satanique que développe le combo pour au final nous délivrer un Thrash authentique d'une efficacité imparable...

Chronique : Nono666

Note : 8/10

 

OMISSION_Band
 

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WARCKON - The Madman's Lullaby

Publié le par Nono666

WARCKON - The Madman's Lullaby
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2012
Site Web : www.warckon.com

WARCKON_The Madman\'s Lullaby



01. As The Death Knell Tolls / 02. The Madman's Lullaby / 03. Trapped / 04. After The Noise / 05. Shattered Illusions / 06. Lord Of Lunacy / 07. Salvation / 08. The Tower / 09. Path To The Gallows / 10. Back Against The Wall

Une fois n'est pas coutume, c'est une réédition qu'Emanes Metal Records nous propose aujourd'hui. Sorti à l'origine en 2011 en autoproduction, The Madman's Lullaby est le premier album de WARCKON, un combo made in Belgium évoluant dans un Thrash old school pouvant évoquer des groupes tels que SLAYER, TESTAMENT, EXODUS ou le METALLICA des débuts, ajoutez à cela un côté mélodique et technique qui ne manquera pas de faire penser aux Canadiens d'ANNIHILATOR ("Salvation") et vous aurez une bonne idée de ce que peut proposer WARCKON sur ce premier opus... C'est énergique, hargneux et fort bien exécuté, les amateurs de Metal old school seront ravis et trouveront à l'écoute de The Madman's Lullaby tous les ingrédients qui font un bon album de Thrash : des guitares incisives, des riffs tranchants, une batterie qui martèle... il est sûr que de révolution il n'est point question ici mais The Madman's Lullaby reste toutefois d'une très grande efficacité, même si la production, un peu faiblarde, manque quelque peu de puissance et d'agressivité, mais n'oublions pas qu'à la base cet album n'est qu'une autoproduction... WARCKON n'en reste pas moins un groupe prometteur qu'il faudra suivre à l'avenir...

Chronique : Nono666

Note : 7/10

 

WARCKON_Band
 

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BLOOD RED THRONE - Blood Red Throne

Publié le par Nono666

BLOOD RED THRONE - Blood Red Throne
Sevared Records
Style : Death Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site web : www.facebook.com/BloodRedThroneOfficial

BLOOD RED THRONE_Blood Red Throne



01. Soulseller / 02. In Hell I Roam / 03. Hymn Of The Asylum / 04. Primitive Killing Machine / 05. Deatholation / 06. Torturewhore / 07. Exoneration Manifesto / 08. Dødens makt / 09. March Of The Undying

C'est en 1998 que Død et Tchort, alors membres live de SATYRICON, décident de fonder leur propre projet en vue de satisfaire leur soif de Death Metal. Naquit alors BLOOD RED THRONE qui nous offre cette année leur septième album sobrement intitulé Blood Red Throne. Ils ne se sont pas foulé pour trouver le nom, qu'en est-il de la musique en elle-même ? L'album démarre au quart de tour avec "Soulseller" et ses blast dévastateurs, ses grattes tranchantes et son chant qui passe du growl profond au suraigu typé Dani Filth (CRADLE OF FILTH). "In Hell I Roam" est le second morceau de cette gallette et on diminue quelque peu le grattage pour des riffs et des breakdowns plus lourd mais pas moins méchants et agressifs. On a ici un véritable concentré de haine pure et de soif de sang vraiment lourd, agressif et incisif. Les titres suivants gardent la même recette en alternant passages lents et accélérations frénétiques. L'ambiance générale est très malsaine et transpire l'hémoglobine comme on pourrait le ressentir sur un album de BLOODBATH. La qualité sonore est assez médiocre, mais comme le savent tous les fans de Metal extrême, plus le son est dégueu, mieux c'est (cette logique m'échappe encore aujourd'hui...). Cependant, même si cet album est de bonne qualité, inspiré et vraiment bourrin, on regrette un peu son côté monotone. Les morceaux se suivent, sont agréables à entendre mais ne se distinguent pas vraiment les uns des autres. On en vient même à regarder sa playlist pour savoir où on en est, ce qui est vraiment dommage. Un morceau qui sort du lot, ou même un riff ou un refrain qui nous reste dans la tête n'aurait pas été de trop. Le titre représente finalement bien l'album dans sa globalité : le groupe et sa musique, ni plus ni moins. Malgré ses qualités Blood Red Throne (l'album) ne dépassera probablement pas le stade du bruit de fond sympathiquement violent et cradingue.

Chronique : Germain

Note : 7/10

 

BLOOD RED THRONE_BAND
 

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SKID ROW - United World Rebellion - Chapter One

Publié le par Nono666

SKID ROW - United World Rebellion - Chapter One
UDR/EMI
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.skidrow.com

SKID ROW_United World Rebellion-Chapter One



01. Kings Of Demolition / 02. Let's Go / 03. This Is Killing Me / 04. Get Up / 05. Stitches

Auteur de deux premiers albums absolument incontournables : Skid Row (1989) et Slave To The Grind (1991), SKID ROW publiera encore un Subhuman Race moins marquant en 1995 avant que Sebastian Bach ne quitte definitivement le groupe l'année suivante... un départ dont SKID ROW ne se remettra jamais vraiment, à l'inverse de Bach qui s'est bati une solide carrière solo... La formation, ensuite rejointe par Johnny Solinger (chant) en 1999, sortira deux albums quelque peu decevants qui ne laisseront pas vraiment de trace indélébile dans la carrière du combo du New Jersey... Après 7 ans d'absence discographique, SKID ROW se montre plus affuté que jamais et nous offre aujourd'hui un EP 5 titres, le premier d'une série de 3, revanchard et animé d'un esprit de rebellion ("Kings Of Demolition") qui nous ramène vers les débûts de la formation américaine... Dés le morceau d'ouverture "Kings Of Demolition", ça envoie serieux, on sent chez SKID ROW une vraie envie d'en découdre à nouveau, et ce n'est pas "Let's Go", "Get Up" ou le groovy "Stitches" qui vont venir nous contredire, donnant eux aussi dans une efficacité imparable, tout juste pourrons nous regretter la présence de "This Is Killing Me", une ballade certes plutôt plaisante mais qui vient quelque peu casser la dynamique de ce 5 titres, un choix pas forcément très adapté au format assez court du EP... Laissez vos préjugés de côté, oubliez les albums dispensables que sont Thickskin et Revolution Per Minute et concentrez vous sur le présent, ce premier volet de United World Rebellion mérite toute votre attention... Que ceux qui pensent que SKID ROW ne peut exister sans Sebastian Bach se ravisent et écoutent ce nouvel EP, ils risquent bien de changer d'avis... Le premier pas de SKID ROW vers la resurrection ? Je le pense sincèrement !

Chronique : Nono666

Note : 7,5/10

 

SKID ROW_Band 2013
 

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TESSERACT - Altered State

Publié le par Nono666

TESSERACT - Altered State
Century Media
Style : Experimental Progressive Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.tesseractband.co.uk

TESSERACT_Altered State



01. Of Matter - Proxy / 02. Of Matter - Retrospect / 03. Of Matter - Resist / 04. Of Mind - Nocturne / 05. Of Mind  - Exile / 06. Of Reality - Eclipse / 07. Of Reality - Palingenesis / 08. Of Reality - Calabi-Yau / 09. Of Energy - Singularity / 10. Of Energy - Embers

Formé en 2003, le groupe anglais TESSERACT a commis son premier album, One,  en 2011 et a depuis connu les affres de changements de line-up qui ont toujours affecté la partie chant. Si One était dans la pure veine progressive du Metal, avec des morceaux aussi puissants techniquement qu'émotionnellement ("Lament", "Ascent" ou "Eden"), le contraste avec Altered State n'en est que plus frappant. La voix de Daniel Tompkins avait un côté « sucré/salé » bien dosé qui oscillait entre douceur et explosions, et les morceaux étaient riches en contrastes et surprises. Pour tout dire, One était un album riche qui avait donné à TESSERACT ses lettres de noblesse. Puisqu'on a mentionné le « sucré/salé », on peut filer la métaphore culinaire  : Altered State, c'est un minuscule morceau de viande très forte en goût, sous une couche monumentale de sauce à la fraise tagada et au sucre candy… Il y aura peut être des déséquilibrés ou curieux compulsifs pour trouver ça appétissant. Si on pouvait déjà qualifier la voix de Tompkins d'androgyne, celle de Ashe O'Hara nous force carrément à aller vérifier son état civil : je n'annonce pas ça comme un défaut, simplement que j'ai l'impression que l'album tourne autour de cette voix cristalline, et voilà ce que j'entends par « fraise tagada au sucre candy ». L'album est construit en plusieurs mouvements et les morceaux s’enchaînent parfaitement, la structure est très bien étudiée et suivie, mais là où TESSERACT mêlait thème et variations au sein d'un même morceau, décélérait, redémarrait, emmenait l'auditeur là où il ne s'y attendait pas, jouant à fond la carte du contraste, cette fois, malgré les qualités musicales évidentes du groupe et la voix angélique d'O'Hara, il me reste une impression de monotonie, quasiment comparable à l'écoute prolongée d'un album d'Hélène Ségara resté coincé dans l'autoradio alors qu'il y a encore trois heures d'autoroute… Comme une statue grecque dont on admirerait le lissé des contours et les drapés façonnés à la perfection sans pour autant se sentir émus, les quatre parties de Altered State (Of Matter / Of Mind / Of Reality / Of Energy) mettent en avant la maîtrise des musiciens, des rythmiques complexes et des sonorités « atmosphériques » sans pour autant réussir à toucher l'auditeur. Peut être une petite mention spéciale pour "Nocturne", mais ce morceau aussi confirme que TESSERACT est passé du côté « popisant  » qui fait de ce groupe né dans le Metal progressif, un groupe de Rock progressif peu énergique qui a perdu de sa superbe. Après, je prends cet album en comparaison de son prédécesseur, et d'autres groupes de Metal progressif ou Post-Metal qui m'ont marqués (IN VAIN ou KHUDA pour ne citer qu'eux), et peut être qu'Altered State attirera un nouveau public.

Chronique : Nastassja

Note : 5,5/10

 

TESSERACT_Band 2013
 

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DAGOBA - Post Mortem Nihil Est

Publié le par Nono666

DAGOBA - Post Mortem Nihil Est
Verycords
Style : Industrial Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.dagobaonline.com

DAGOBA_Post Mortem Nihil Est



01. When Winter... / 02. The Realm Black / 03. I, Reptile / 04. Yes We Die / 05. Kiss Me Kraken / 06. Nevada / 07. The Great Wonder / 08. The Day After The Apocalypse / 09. Son Of A Ghost / 10. Oblivion Is For The Living / 11. By The Sword

Qui n'a pas trépigné en apprenant la sortie du nouveau DAGOBA, dont la pub a été faite et refaite à grand renforts d'interviews, de teasers et d'articles à propos de l'enregistrement de ce nouvel opus aux « States » avec Logan Mader (qui a produit DEVILDRIVER, MACHINE HEAD, GOJIRA ou SOULFLY entre autres) ? Sans doute les déçus de Poseidon ou même de Face The Colossus qui avaient acquis la ferme conviction que DAGOBA était le groupe d'un album. Avec un début aussi percutant qu'avec What Hell Is About, ils avaient le devoir de répondre à quelques attentes, et oui. Alors alors, il dit quoi ce Post Mortem Nihil Est dont le seul artwork suffit à donner envie ? (Comme quoi il suffit parfois d'une mâchoire désarticulée, d'un fond bleu et d'un peu de sang qui gicle pour motiver les foules). C'est du DAGOBA. On pourrait s'en tenir à ça car tout y est : les guitares nerveuses, Costanza à la batterie dont on ne peut que sentir la patte, les samples orchestraux qui donnent de la puissance aux morceaux… Bizarrement, cet album m'a plutôt fait penser à Face The Colossus qu'à son illustre aîné : "Son Of A Ghost" n'aurait pas dépareillé sur ce dernier, ni même "Oblivion Is For The Living", ou alors écoutons l'intro de "By The Sword" et essayons d'imaginer qu'on n'a jamais entendu ça quelque part. Qu'à cela ne tienne, j'avais aimé Face The Colossus, et il faut bien avouer que la production de Post Mortem Nihil Est est d'une qualité exceptionnelle, mais aussi qu'il semble que Shawter ait travaillé sur sa voix pour en extraire une belle diversité de timbres et un chant clair pas dégueulasse. Exemple : "When Winter...". On pourra aussi penser à "The Great Wonder", moins technique, mais dont la mélodie accrocheuse nous fera fredonner à l'unisson dès la deuxième écoute, malgré cette fois quelques dérapages sur le chant, mais le refrain reste très efficace. C'est sur ce même morceau qu'on entendra en intro un sample extrait du film Vol au dessus d'un nid de coucou (une citation célèbre, de Harding), qui sortie de son contexte trouve quand même toute sa place. On déplorera cependant sur "The Great Wonder" un détail que je guette à chaque fois : la réapparition « magique » d'un accent français à couper au couteau qui ne m'avait pas frappé dès le début. Dans tout cet album, on notera une nouvelle manière de travailler avec les samples (exemple le plus criant à mon sens, le morceau de transition "Nevada"). Ils restent très présents sans être envahissants, et ça donne aux morceaux plus de relief au lieu d'une puissance toute artificielle. DAGOBA nous livre ici un album meilleur que le précédent, certes, mais plutôt lisse et qui peine à provoquer quelque chose dans les tripes, là où normalement la musique a son terrain de jeu… On les admirera pour leur capacité à exécuter des morceaux efficaces, mais c'est à double tranchant : un album « radio friendly » (j'exagère à dessein, parce que le jour où on entendra du DAGOBA à la radio, je crois qu'il faudra se méfier, y'aura quelque chose de louche…) est-il un bon album ? Je pense aussi que DAGOBA souffre d'avoir provoqué de grandes attentes, et qu'ils peinent à se monter aussi hauts que leurs fans veulent les voir. Post Mortem Nihil Est reste pourtant un album que les fans apprécieront, ne serait-ce que pour le retour du « son » DAGOBA après trois ans d'absence. Parce que oui, on peut critiquer sur l'originalité, tatillonner sur la technicité, mais peu de groupes peuvent se vanter d'avoir un « son » reconnaissable, et ça, DAGOBA le prouve encore une fois, ils l'ont.

Chronique : Nastassja

Note : 6,5/10

 

DAGOBA_BAND 2013
 

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