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7WEEKS - Carnivora

Publié le par Nono666

7WEEKS – Carnivora
Klonosphere
Style : Stoner/Post-Grunge Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.7weeks.fr

7WEEKS_Carnivora



01. Bones & Flowers / 02. Acid Rain / 03. Carnivora / 04. Ghosts On The Seaside Road / 05. Diary-Day 7 / 06. Year Zero / 07. You Are So Special / 08. Let Me Drown / 09. Shadow Rider / 10. High In Heavenly Places

Il y a des albums pour lesquels on entend un single qui nous laisse une fausse impression et la première impression étant difficile à surpasser, on reste généralement dessus. Pour Carnivora, le nouvel album des Français de 7WEEKS, ce fut le cas avec le titre "Acid Rain" et son empreinte LIFE OF AGONY immanquable, refrain entêtant et immédiat sur une mélodie accrocheuse, certes il y a un petit esprit Stoner mais en appuyant sur play je m’attends à 45 minutes de Rock/Metal sympathique… Et "Bones & Flowers" me donne raison, ensuite suivi du single déjà écouté maintes fois, et puis débarque la chanson titre et le choc est brutal avec son introduction inspirée par A PERFECT CIRCLE avant que le riff Stoner ne débarque et c’est plus A PALE HORSE NAMED DEATH et plus encore SEVENTH VOID qui arrivent en tête, puis le groupe enchaine avec "Ghosts On The Seaside Road" qu’un certain FAITH NO MORE aurait pu nous pondre sans problème, la voix de Julien BERNARD reprend quelques gimmicks du grand Mike PATTON mais une nouvelle fois, 7WEEKS prend le contrepied avec une suite plus Rock qui ne manque pas de mordant et où les effets sur la guitare se multiplient pour coller à un esprit proche de QUEENS OF THE STONE AGE. A chaque fois qu’un titre semble emprunter un schéma Grunge Rock assez simple, déboule un riff, une partie de chant, quelque chose qui casse la mécanique pour nous emmener sur des terrains bien moins balisés comme ce riff énorme sur le refrain d’un "Diary-Day 7" ou un "Year Zero" encore une fois bien Stoner et qui peut nous rappeler ce que GLOWSUN a pu proposer par exemple, un truc un peu plus planant et traine savate. Non, la vraie surprise vient de "Let Me Drown", un titre qui démarre très doucement dans une ambiance comme HYPNO(5)E peut en proposer, avec un côté glauque en fond de toile et une structure plus progressive qui montre un groupe s’éloigner un peu de ce qu’il a pu faire auparavant et là le travail sur 7Weeks Plays Dead Of Night, la B.O. du film du même nom semble avoir laisser des traces indélébiles sur la personnalité du groupe, une aubaine pour les amateurs de musique plus travaillée (les arrangements sur ce titre sont simplement énormes et très réfléchis). Alors, d’un album censé être un moment sympathique on fini par avoir les tripes retournées à plusieurs reprises, on pourra juste retenir l’accent un peu franchouillard sur le chant, rien de bien important, mais c’est un accent que l’on retrouve régulièrement sur la scène Française, et sur une musique plus coulante comme celle de ce Carnivora, ça peut accrocher un peu l’oreille. Les amateurs de LIFE OF AGONY, SEVENTH VOID ou QUEENS OF THE STONE AGE devraient vraiment se pencher sur ce quatrième album bien moins facile d’accès qu’il n’y parait de prime abord, un beau travail d’écriture supporté par une production totalement réussie, entre puissance et clarté, les morceaux respirent et vivent dans une dynamique constante, vraiment un très bon album où le bluesy et acoustique "Shadow Rider" semble un peu plus fade, pas inintéressant mais n’apportant pas grand-chose à l’album, bah c’est pas grave !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

7WEEKS_Band
 

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DE LA CRUZ - Street Level

Publié le par Nono666

DE LA CRUZ - Street Level
Frontiers Records
Style : Hard Rock/Sleaze
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.delacruzofficial.com

DE LA CRUZ_Street Level



01. Street Level / 02. Girls Go Wild / 03. Turn It Up / 04. Legions Of Love / 05. Gimme Love / 06. Cherry Bomb / 07. Dreaming / 08. Invincible / 09. Worlds Collide / 10. S.E.X / 11. Set The Night / 12. Shine

Repéré par le label Frontiers Records après la publication d'un premier EP uniquement disponible en téléchargement libre sur le site du groupe, DE LA CRUZ semble bien être la nouvelle sensation Sleaze du moment... Si à l'écoute de Street Level les noms de DEF LEPPARD ("Street Level", "Legions Of Love"...), AEROSMITH ("Turn It Up"), DOKKEN ou WINGER vous viendront forcément à l'esprit, DE LA CRUZ ne se contente pas de copier ses ainés, toutes ces influences sont parfaitement digérées, la formation Australienne reprend simplement à son compte certains codes du genre, à commencer par ces choeurs que n'aurait pas renié la bande à Joe Elliott... Avec Street Level, DE LA CRUZ nous offre ce qui se fait de mieux en matière de Hard Rock sleazy, chaque titre fait preuve d'un potentiel tubesque indéniable, rien à jeter ici, même quand le groupe tente une incursion en territoire AOR ("Dreaming") ça fonctionne du feu de dieu... Aucune baisse de régime, aucun titre faible, ce premier album à la maturité impressionnante (surtout quand on sait que le groupe n'existe que depuis 2011) est un pur concentré d'efficacité... Bravo Messieurs, vous réalisez là un coup de maitre !

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

 

DE LA CRUZ_Band3
 

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STRYPER - Second Coming

Publié le par Nono666

STRYPER - Second Coming
Frontiers Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.stryper.com

STRYPER_Second Coming



01. Loud N' Clear / 02. Loving You / 03. Soldiers Under Command / 04. Makes Me Wanna Sing / 05. First Love / 06. The Rock That Makes Me Roll / 07. Reach Out / 08. Surrender / 09. To Hell With The Devil / 10. Calling On You / 11. Free / 12. The Way / 13. Sing Along Song / 14. More Than A Man / 15. Bleeding From Inside Out / 16. Blackened

Alors qu'un nouvel album est attendu à l'automne 2013, les précurseurs du White Metal que sont STRYPER font patienter leurs fans avec Second Coming qui, plus qu'un simple Best of, propose des ré-enregistrements de titres issus de leurs 3 premières réalisations, à savoir The Yellow And Black Attack, Soldiers Under Command et To Hell With The Devil, soit la période faste du groupe allant de 1984 à 1986... Au programme, 14 des titres les plus emblématiques de STRYPER (mais où est donc passé "Honestly" ?) ainsi que 2 inédits. Second Coming est avant tout l'occasion de redécouvrir des compos solides ré-interprétées ici de manière fort convaincante. Près de trois décénnies plus tard, ces relectures n'ont rien à envier aux versions originales, gagnant même en puissance, grace notamment à une production bien plus "percutante" qu'à l'époque... Michael Sweet est tout sauf ridicule, il n'a rien perdu de ses capacités vocales, bien au contraire sa voix s'est affirmée, y gagnant, au passage, en profondeur... Attardons nous maintenant sur les deux inédits que sont "Bleeding From Inside Out" et "Blackened", le premier est un mid tempo sympathique, assez lourd au début, et doté d'un refrain agréable tandis que le second se veut plus brut et incisif... Avec Second Coming, STRYPER réussi là où beaucoup se sont cassés les dents, à savoir proposer des relectures de ses classiques au moins aussi pertinentes que les originaux. Prions le seigneur pour qu'il en soit de même pour l'album à venir !

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

 

STRYPER_Band 2013
 

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BAI BANG - All Around The World

Publié le par Nono666

BAI BANG - All Around The World
AOR Heaven
Style : Sleaze Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.baibang.se

BAI BANG_All Around The World



01. Everybody Everywhere / 02. Gonna Make It / 03. Crazy / 04. Bai Bang / 05. How About Now / 06. Raise Your Hands / 07. Summertime / 08. Now You're Gone / 09. All Around The World / 10. Get It On

C'est avec une régularité impressionnante que BAI BANG sort ses albums, deux ans après le très bon Livin' My Dream (2011) qui lui même faisait suite à Are You Ready (2009), les Suèdois nous reviennent avec All Around The World, un septième opus qui ne dévie pas d'un iota de la ligne directrice que le groupe s'est fixé, à savoir un savoureux mélange de Hard Rock mélodique, de Sleaze... et d'une bonne dose de fun. Les compos sont immédiates, pas besoin de 50 écoutes pour pénétrer l'univers des "Everybody Everywhere", un véritable hymne en puissance, "Crazy" et autres "All Around The World" ou "Get It On" qui à eux seuls résument parfaitement l'esprit de cet album diablement efficace et hyper accrocheur. BAI BANG nous balance 30 minutes de bonne humeur et d'énergie positive, il serait dommage de rechigner ! Les choses les plus simples sont bien souvent les meilleures, ça se vérifie encore une fois avec ce All Around The World hautement jouissif...

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

 

BAI BANG_Band 2013_2
 

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LURKING - Betrayed

Publié le par Nono666

LURKING - Betrayed
Autoproduction
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/lurking.band

LURKING_Betrayed



01. So Weak / 02. The Wreck / 03. Betrayed / 04. Force Fed Design / 05. Can't Escape... / 06. ...My Own Hell / 07. Wall Of Hate / 08. Run From Your Life / 09. Left Behind

Fondé en 2007, LURKING est un groupe Parisien de Thrash/Death mélodique qui, avec Betrayed, nous propose son premier album. Au chant, nous retrouvons Delora qui a intégré la formation en 2011 et disons-le tout de suite, la miss assure sévère, se révèlant tout aussi convaincante en chant clair qu'en vocaux hurlés, apportant ainsi un certain contraste à la musique du combo ("Run From Your Life")... Dés l'ouverture avec "So Weak", l'accroche est immédiate et l'on se retrouve bien vite pris dans une déferlante de titres puissants et d'une efficacité à toute épreuve ("The Wreck", "Left Behind"...). A peine le pression redescent-elle le temps d'un "Can't Escape..." instrumental venant quelque peu aérer le propos que c'est déjà reparti de plus belle avec "...My Own Hell", les différents morceaux s'enchainent avec fluidité sans qu'à aucun moment l'ennui ne se fasse sentir. Delora se révèle un bien bel atout pour le groupe, dévoilant un chant expressif du plus bel effet, tantôt agressif ("Wall Of Hate") tantôt plus émotionnel ou mélancolique ("Force Fed Design") apportant ainsi une vraie personnalité aux compos. Des riffs puissants, une dualité de vocaux parfaitement maitrisée et une rythmique solide, autant d'ingrédients qui, au final, font de ce Betrayed une belle réussite... un premier pas vers la reconnaissance pour LURKING ? Peut-être bien, mais ça seul l'avenir nous le dira ! C'est en tout cas ce qu'on leur souhaite sincèrement car le potentiel est bien là !

Chronique : Nono666

Note : 8/10

 

LURKING_Logo
 

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CHRISTICIDE - Upheaval Of The Soul

Publié le par Nono666

CHRISTICIDE – Upheaval Of The Soul
Those Opposed Records
Style: Black Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.devilswonders.net

CHRISTICIDE_Upheaval Of The Soul



01. Upheaval Of The Soul / 02. Black Knowledge / 03. Solitude With The Devil / 04. I Was Able To Guess / 05. Demon’s Breath / 06. Ominous Nominous

Longtemps annoncé, ce deuxième album de CHRISTICIDE débarque enfin après avoir été repoussé une dernière fois. En effet, l’enregistrement d’Upheaval Of The Soul a pratiquement 2 ans, autant dire une éternité qui n’aura pas eu raison de la solidité d’un line-up enfin stable. C’est que le premier album éponyme a déjà 6 ans, six longues années qui transpirent par bien des pores, tout d’abord les arrangements, ceux qui sont restés à un Black Metal brut parfois clairsemé de quelques leads vont être surpris car Scars, guitariste et vocaliste du groupe, s’est sorti les doigts comme on dit. Les parties de guitare, en étant toujours empruntes d’une certaine mélancolie de part les tonalités utilisées, sont bien plus raffinées mais n’ont rien perdu de leur aspect vicieux, en clair CHRISTICIDE n’a pas vendu son âme, loin de là ("Black Knowledge", "Demon’s Breath") mais a été un peu plus loin qu’un simple amoncellement de riffs Black Metal. Le split avec CANTUS BESTIAE fut une bonne introduction à ce que CHRISTICIDE allait nous proposer là, des structures plus fluides accompagnées d’une production plus costaud et un travail sur le chant qui, ici atteint des capacités jamais démontrées auparavant, même la voix typiquement Black est plus convaincante (un peu mieux produite aussi, ça contribue énormément à cette réussite) alors que des variations apparaissent à quelques endroits bien choisis, on notera les chœurs à la fin d’"Upheaval Of The Soul", la voix criée avant l’excellent break de "Solitude With The Devil". Au-delà des titres qui fonctionnent immédiatement comme la chanson titre, "Solitude With The Devil" fourmille d’idées du début particulièrement violent au riff catchy qui annonce une longue partie plus calme dominé par un lead de guitare bien supporté par une basse se montrant enfin (il est vrai qu’elle tient plus un rôle purement rythmique). Chaque titre est facilement identifiable car comportant un lead ou un riff marquant, c’est quelque chose que l’on avait déjà repéré sur Christicide mais qui se trouve ici sublimé, là encore le rôle de la production est déterminant, et qui prend une dimension énorme sur "Ominous Nominous" avec son rythme guerrier et son lead de guitare entêtant, un titre qui semble trouvé son inspiration du côté de BATHORY dans ses sonorités les plus guerrières (les cris à la fin du titre ne vous rappellent rien ?) mais qui ne laisse pas de côté l’identité du quatuor avec cette noirceur qui vous saisit à chaque instant, alors voilà CHRISTICIDE vous prend aux tripes ou pas, vous séduit ou pas mais ne laisse pas indifférent, et c’est là la marque d’un album fait pour durer dans le temps dont la seule faiblesse est d’avoir un titre vraiment très fort en son milieu, ce qui pourrait faire passer "Demon’s Breath" et surtout "I Was Able To Guess", le titre le plus faible du lot, pour de mauvais titres, ce qu’ils ne sont assurément pas.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 9/10

 

CHRISTICIDE_Band
 

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LO! - Monstrorum Historia

Publié le par Nono666

LO ! – Monstrorum Historia
Pelagic Records
Style : Sludge/Post-Metal
Origine : Australie
Sortie : 2013
Site Web : www.lookandbehold.net

LO!_Monstrorum Historia


 
01. As Above / 02. Bloody Vultures / 03. Ghost Promenade / 04. Caruncular / 05. Haven, Beneath Weaping Willows / 06. Fallen Leaves / 07. Crooked Path : The Strangers Ritual / 08. Lichtenberg Figures / 09. Bleak Vanity / 10. Palisades Of Fire / 11. So Below (Before We Disappear)

Le premier album de nos amis Australiens nous ayant particulièrement séduit, l’arrivée de Monstrorum Historia, leur deuxième opus a suscité un sentiment d’attente qui va vite être comblé par la qualité de ce dernier. Ne nous mentons pas, les groupes de Post-Hardcore machin-chose sont légion, et rares sont ceux à pouvoir sortir fièrement la tête de l’eau, mais les groupes issus de l’écurie PELAGIC RECORDS tombent très rarement à côté, d’ailleurs je n’en ai encore pas repéré. Déjà sur l’album éponyme, Look And Behold, on avait remarqué cet esprit Sludge qui rendait le Post-Metal du groupe bien rampant mais avec ces 11 nouveaux titres cet aspect est bien accentué pour un résultat saisissant. Après une introduction bien glauque et une montée en intensité des plus Sludge, "Bloody Vultures" nous renvoie vers l’aspect le plus Post-Metal du groupe, bien aidé par la voix caractéristique de Jamie-Leigh SMITH tout comme "Crooked Path – The Strangers Ritual" bien écrasant ou "Bleak Vanity" plus traditionnel, si on peut le dire ainsi. LO! fait partie de cette frange pratiquant un Post-Metal très sombre et écrasant à l’image d’un "Palisades Od Fire" ou "Fallen Leaves" et empruntant à quelques occasions des gimmicks plus Doom comme sur l’ultime "So Below (Before We Disappear)" et son ambiance traine savate. Basé sur des riffs absolument énormes, une production survitaminée et un jeu d’écriture rendant le tout particulièrement dynamique, ce Monstrorum Historia s’inscrit dans une logique moderne sans en emprunter les codes les plus éphémères comme les parties jumpy qui vieillissent très mal. Le groupe vient tout juste de finir une tournée en compagnie de CULT OF LUNA et THE OCEAN qui, bien sûr, a évité la France, un mal récurrent pour de nombreux groupes de grande qualité auxquels on peut ajouter LO!, laissez pas vos couilles sur la table, les bouchers sont de sortie !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

LO!_Band
 

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GRAVEYARD - The Sea Grave

Publié le par Nono666

GRAVEYARD – The Sea Grave
War Anthem Records
Style : Death Metal
Origine : Espagne
Sortie : 2013
Site Web : www.graveyardofdoom.com

GRAVEYARD_The Sea Grave



01. R’lyeh I / 02. The Visitations Of The Great Old Ones / 03. Faces Of The Faceless / 04. Blood Of Vengeance / 05. In Deep Slumber / 06. The Nurturing Of The Cadaver / 07. …And The Gods Grant Thee Death / 08. Who Art Thou, O Witch, That Seekest Me? / 09. Cult Of The Shadows Pt II: I Am The Lord Of Spirits / 10. R’lyeh II / 11. Of He Who Sleeps / 12. R’lyeh III

Les Espagnols de GRAVEYARD ont du se réjouir de voir débarquer un groupe du même nom chez NUCLEAR BLAST, eux qui depuis 2007 font vivre une certaine forme de Death Metal dite old-school. A l’écoute du deuxième album, The Sea Grave, difficile d’étiqueter autrement ce groupe et les défauts de ses qualités et vice et versa ressortis à chaque album du genre prévalent également ici. Le style est super balisé, amateurs d’ASPHYX, DISMEMBER, GRAVE ou AUTOPSY, vous voyez où je veux en venir, il faut dire que ce style n’est jamais réellement mort et que tous les ans un groupe nous pond un album certes pas original pour un sous mais fortement inspiré. Pour 2013, je vois bien GRAVEYARD dans ce rôle là où MAIM ou  SONNE ADAM ont tenu ce rôle il y a quelques temps maintenant, des relents de Doom viennent écraser encore un propos déjà bien gras, "…And The Gods Grant Thee Death" clairement inspiré par ASPHYX (et PARADISE LOST sur les leads de guitare) déboule après un "The Nurturing Of The Cadaver" un peu lumineux avec ses leads de guitare que la scène Suédoise n’aurait pas reniés. Avec un propos bien varié allant de "Blood Of Vengeance" évoquant plus la scène Anglaise à "The Visitations Of The Great Old Ones" qui passe en revue tous les gimmicks du style mais sans jamais être ringard. Le tout est fait avec classe, l’artwork est très parlant, difficile de se tromper, la production également avec ce son de guitare tranchant, une basse bien présente, on notera tout de même le travail sur la batterie avec une production assez claire et avantageuse là où beaucoup d’autres étouffent le tout. On reprochera juste qu’étant donné le style bien balisé, l’originalité mise de côté, un album un peu plus court aurait certainement plus d’impact dans le temps mais difficile d’en vouloir à GRAVEYARD car si les observateurs lointains de ce Death Metal n’y verront aucune différence, ceux qui baignent dedans retrouveront un supplément de personnalité qui réside essentiellement dans le fait que le groupe ne fait pas qu’appliquer une recette ancestrale, ils s’en inspirent comme si avec plusieurs recettes d’un même plat, les Espagnols nous faisaient le même mais à leur manière, c’est ce qui fait la différence entre les bons groupes et les autres. Un album cependant réservé aux purs et durs… c’est sa grande faiblesse.

Chronique : Aymerick Painless

Note: 8/10

 

GRAVEYARD_The Sea Grave_Band 2013
 

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NVRVD - Coma

Publié le par Nono666

NVRVD – Coma
Hummus Records
Style : Chaotic Post-Hardcore
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.nevervoid.de

NVRVD_Coma



01. Oberhoe / 02. Impartial Eyes / 03. We Are / 04. An Echo To Your Unbeliefs / 05. No Heaven / 06. Niederohe

Après un split avec COILGUNS, c’est sur le label de la tête pensante de ce dernier, Jonathan NIDO, que l’on retrouve ce Coma, une nouvelle galette offerte par les Allemands que les amateurs de Post-Hardcore à tendance chaotique guettent d’un œil aiguisé. Si certains titres comme "Impartial Eyes" nous renvoient directement vers des standards de Post-Hardcore, il faut avouer que rapidement la nature chaotique du propos de ce trio formé en 2004 prend le dessus et ce dès "Oberhoe" et sa longue montée instrumentale très progressive où les leads se font à la fois noisy et mélodiquement menaçants. La production très brute, les guitares dissonantes penchent vers le Hardcore mais les voix plus gutturales que ce que le mouvement peut nous proposer régulièrement initient la route différente qu’empreinte NEVER VOID sur ce disque pour finir sur un "An Echo To Your Unbeliefs" très écrasant et terriblement poisseux, les éléments bruitistes de "We Are" participent aussi à cette ambiance sombre et menaçante. Pourtant, on peut reprocher à un "Oberhoe" de ne pas aller jusqu’au bout de ses ambitions, en effet, ce titre finit bizarrement en retombant comme il est venu, comme si le groupe n’avait pas réussi à le rendre plus abouti et avait opté dans l’urgence pour cette fin calme qui n’apporte pas grand-chose comparé à ce que promettait tout le début, excellent au passage, de cette introduction qui trouve un écho plus réussi sur "Niederohe". Le concept de diviser ce titre en deux pour en faire une sorte de fil rouge n’est pas bête mais a peut être été fait maladroitement. Ceci dit, hormis cela et une production légèrement baveuse qui rend la partie dynamique de "Niederohe" assez brouillonne, on reconnaitra à NEVER VOID cette capacité à nous faire ressentir le chaos dans son Post-Hardcore très réussi. Au milieu de cette vague de suiveurs, il y a encore quelques leaders artistiques dont les Allemands, au même titre que COILGUNS, font indéniablement partie. Si vous avez envie de découvrir ce style, voilà un bon exemple pour mettre le pied à l’étrier.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

NVRVD_Band
 

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THE DILLINGER ESCAPE PLAN - One Of Us Is The Killer

Publié le par Nono666

THE DILLINGER ESCAPE PLAN - One Of Us Is The Killer
Sumerian Records
Style : Mathcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.dillingerescapeplan.org

THE DILLINGER ESCAPE PLAN_One Of Us Is The Killer



01. Prancer / 02. When I Lost My Bet / 03. One of Us Is the Killer / 04. Hero of the Soviet Union / 05. Nothing's Funny / 06. Understanding Decay / 07. Paranoia Shields / 08. CH 375 268 277 ARS / 09. Magic That I Held You Prisoner / 10. Crossburner / 11. The Threat Posed by Nuclear Weapons

Comment éviter les redites à propos de THE DILLINGER ESCAPE PLAN ? Telle est la question lorsqu'il faut parler du nouvel album d'un groupe qui a plus de 10 ans d'activité derrière lui, 16 ans pour être précis, et qui sans cesse se renouvelle sans que ce soit ou n'ait l'air laborieux. Un début tout en énergie métalcore avec "Prancer" nous met directement dans l'ambiance : trois ans après Option Paralysis, voilà qui donne une bonne claque et remet en forme les fans impatients d'avoir du nouveau dans les oreilles. Parlons un peu « mathcore » car si tout est évidemment très carré dans la musique de THE DILLINGER ESCAPE PLAN, elle respire également la liberté et la spontanéité des musiciens (ce qui selon ouïe dire est d'autant plus flagrant sur scène, info qui a de quoi mettre l'eau à la bouche pour ceux qui ne les ont pas encore vus, comme moi). Des rythmiques déstructurées, des riffs saccadés, une voix hurlée, parfois à la limite du screamo, qui ne faiblit jamais et s'exprime dans de nombreux registres. Il n'y a qu'à écouter "Nothing's Funny" pour avoir un aperçu global de la capacité de THE DILLINGER ESCAPE PLAN à ne pas laisser l'auditeur se reposer sur ses certitudes. Certains morceaux peuvent donner l'impression qu'ils ont souhaité élargir leur auditoire en étant moins obtus et difficiles d'accès : et alors ? Tout groupe qui souhaite mettre en œuvre une certaine ouverture ne s'en sort pas comme eux, car ils ont su inclure des morceaux et passages certes plus accessibles (comme "Paranoia Shields", à mon humble avis, plus heavy qu'expérimental) mais sans revoir leurs exigences à la baisse. On aura aussi droit à une ballade avec le titre éponyme "One Of Us Is The Killer" en début d'album, ce qui m'a quelque peu surprise mais aussi ravie. Surtout que quand on écoute un album de THE DILLINGER ESCAPE PLAN on sait que la folie furieuse rode alentours et qu'il est conseillé de se méfier des moments de répit qui nous sont accordés. J'en veux pour preuve, le combo "CH 375 268 277 ARS" et "Magic That I Held You Prisoner", le premier étant une longue intro aux bons reflets expérimentaux et le deuxième qui commence en pleine épilepsie pour ensuite nous donner à entendre des instants plus mélodiques mais qui jamais ne tombent dans la simplicité. Guitares hurlantes, sons stridents et rythme effréné : du grand DILLINGER, et ils passeront ensuite à un "Crossburner" très sludge, lourd, plus lent, et d'une grande puissance. La fin de l'album est époustouflante, même si le début n'est pas en reste, on a l'impression d'une construction crescendo, pour finir en apothéose sur un "Threat Posed By The Nuclear Weapons". Si certains morceaux semblent plus accessibles, comme je l'ai déjà dit, on n'en est pas non plus à prendre One Of Us Is The Killer pour un album dédié au néophyte… C'est complexe, richissime, et complètement barré. Les fans seront ravis, et ceux qui découvrent seront ébahis : un rouleau compresseur, une machine à rythmer… Sans hésitation, il faut écouter.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

THE DILLINGER ESCAPE PLAN_Band 2013
 

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