KINGDOM COME - Outlier
KINGDOM COME - Outlier
SPV/Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.lennywolf.com
01. God Does Not Sing Our Song / 02. Running High Distortion / 03. Rough Ride Ralleye / 04. Let The Silence Talk / 05. Holy Curtain / 06. The Trap Is Alive / 07. Skip The Cover And Feel / 08. Don't Want You To Wait / 09. Such A Same / 10. When Colors Break The Grey
Outlier est le quatorzième album des Allemands de KINGDOM COME et je dois avouer que mon histoire avec le groupe s’était arrêtée au milieu des années 90 avec Twilight Cruiser (1995), alors quand on m'a proposé de chroniquer Outlier j’y ai vu comme une possibilité de me reconnecter à l’histoire du groupe teuton. KINGDOM COME nous revient donc avec Outlier, mais dans le cas présent, on ne peut pas vraiment parler de groupe, Lenny Wolf étant ici le seul maitre à bord du vaisseau, le monsieur a tout fait seul dans son studio de Hambourg, Lenny a joué de tous les instruments (seuls quelques solo ont été interprété par Eric Foerster), enregistré, mixé et produit l’album, le tout sur une période de dix huit mois. Et ma première impression a été une longue suite d’ennui, tous les titres sont joués sur un mid tempo soporifique qui vous amène un sentiment de lassitude et il faut se faire violence pour achever l’écoute de l’album. Non pas que ce soit un mauvais album, il est bien produit, bien mixé, bien interprété mais d’un ennui mortel. Aucun titre ne sort du lot excepté peut-être "Running High Distortion", un bon titre Hard Rock avec des riffs accrocheurs. Lenny Wolf a, semble t'il, voulu que Outlier soit assez varié avec des titres comme "Rough Ride Ralleye" aux sonorités expérimentales à la limite de la musique électronique, "Let The Silence Talk" à tendance indus ou "Don't Want To Wait" avec ses nappes de claviers aériennes. Un album qui est un condensé de plusieurs styles musicaux, très bien interprété, avec de belles mélodies et la voix de Lenny toujours aussi performante, mais qui se révélera très vite chiant (le docteur Stein m’avait pourtant prévenu, Outlier est un somnifère très puissant, mais comme d’hab j’en ai fais qu’a ma tête, résultat je me suis si bien endormi que je suis arrivé au boulot en retard le lendemain). Les amateurs d’AOR, et de Lenny Wolf en particulier, applaudiront à deux mains à l’écoute de cet opus, les autres s’enmerderont ferme et se sauveront avant la fin.
Chronique : Christ59
Note : 5/10

