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NIGHT RANGER - High Road

Publié le par Nono666

NIGHT RANGER - High Road
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.nightranger.com

Night Ranger_High Road



01. High Road / 02. Knock Knock Never Stop / 03. Rollin'On / 04. Don't Live Here Anymore / 05. I'm Coming Home / 06. X Generation / 07. Only For You Only / 08. Hang On / 09. St. Bartholomew / 10. Brothers / 11. L.A. No Name / 12. The Mountain Song

High Road est la suite logique de Somewhere In California, en ce sens qu'il a le son NIGHT RANGER mais pas la saveur des meilleures productions. En effet, même si l'ensemble tient assez bien la route, il manque majoritairement ce plus en mélodies qui faisait du groupe un des plus estimable de sa catégorie. Mais ne boudons tout de même pas trop notre plaisir et apprécions, par exemple, le très californien "High Road" en ouverture, la ballade "Don't Live Here Anymore" et son solo final bien affuté, l'explosif "X Generation", et surtout le mémorable "I'm Coming Home" réellement digne de la renommée NIGHT RANGER... l'époque où ce dernier savait davantage aligner les titres inspirés. Le reste est globalement moins bon même si "Hang On" et sa bonne intro est prometteur, il ne parvient hélas pas à accrocher totalement. Même chose pour le bonus "Mountain Song" qui commence très bien mais sombre peu à peu dans le moins bien avec un refrain beaucoup moins probant. Les deux autres ballades, "Brothers" (passable) et surtout "Only For You Only" (un brin soporifique) sont moins marquantes que la première... quant aux pourtant survitaminés "St Bartholomew", "Rollin'on" ou "Knock Knock Never", ils leurs manquent ce supplément d'âme nécessaire à rendre un morceau réellement attrayant... les refrains faisant encore une fois défaut au niveau de l'inspiration. Un bilan donc mitigé même si rien n'est catastrophique, simplement qu'on s'habitue hélas à ce que NIGHT RANGER nous sorte des albums quelque peu inégaux et surtout plus fades qu'auparavant. Quand on connait le niveau d'interprétation des musiciens et la valeur individuelle du talent de chacun, c'est simplement dommage... à moins d'être devenu trop exigeant peut-être avec un groupe qui a quand même quelques années derrière lui. Donc évidemment, c'est certainement louable alors quelque part de ne pas perdurer dans une qualité irréprochable. Cependant, il est aussi logique et objectif de reconnaître que ce High Road n'est pas aussi bon que certaines oeuvres de leur meilleure période...

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

NIGHT RANGER_Band 2014
 

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NAZARETH - Rock'n'Roll Telephone

Publié le par Nono666

NAZARETH - Rock'n'Roll Telephone
Union Square Music
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.nazarethdirect.co.uk

NAZARETH_Rock 'N' Roll Telephone



01. Boom Bang Bang / 02. One Set Of Bones / 03. Back 2b4 / 04. Winter Sunlight / 05. Rock'n'Roll Telephone / 06. Punch A Hole In The Sky / 07. Long Long Time / 08. The Right Time / 09. Not Today / 10. Speakeasy / 11. God Of The Mountain

Voici le nouvel album de NAZARETH, Rock'n'Roll Telephone, annoncé comme le dernier avec Dan McCafferty. Cette nouvelle eut certainement l'effet d'une trainée de poudre pour les amateurs du groupe écossais, mais la raison est fort compréhensible puisque le chanteur souffre d'une maladie pulmonaire qui l'a contraint à quitter la scène en 2013 au bout de trois titres joués devant un public suisse. Le remplaçant désigné à ce poste délicat est un inconnu répondant au nom de Linton Osborne, le dernier "survivant" est donc le bassiste Pete Agnew néanmoins accompagné de son fils à la batterie Lee Agnew, et de l'excellent guitariste Jimmy Murrison, digne successeur du légendaire Manny Charlton. A suivre donc même s'il paraît inenvisageable d'entendre un album de NAZARETH sans la voix typique de Dan McCafferty. En ce qui concerne l'album en lui-même, Rock'n'Roll Telephone est une très bonne suite à l'excellent Big Dogz en étant, semble-t-il, un léger cran en dessous. On nage dans des eaux similaires au précédent en remarquant encore une fois l'excellente prestation de Jimmy Murrison. La voix de Dan McCafferty paraît même moins écorchée par moment, ce qui est un paradoxe tenant compte de son état de santé. Rock'n'Roll Telephone, comme Big Dogz, nous fait oublier les quelques albums plus dispensables dans la longue carrière du groupe. Néanmoins, il contient quelques titres moins nécessaires qui l'empêche d'atteindre la note de son prédécesseur, on pense surtout à la très ennuyeuse ballade "The Right Time" et ce "Not Today" pachydermique pas des plus inspirés. Pour le reste, on est conquis par "Boom Bang Bang" et son intro puis les énormes riffs sur le refrain qui valorisent une fois de plus notre méritant guitariste. Superbe ! "One Set Of Bones" poursuit avec son faux rythme, et même s'il s'apprivoise moins facilement que le premier, demeure une valeur sûre de l'album avec cette atmosphère un peu déjantée propre à NAZARETH. On change de registre avec le sautillant "Back 2B4", bien plus accessible et davantage mémorisable ... la première ballade "Winter Sunlight" enfonce le clou avec émotion pour un moment bien meilleur que la seconde citée plus haut. Arrive ensuite le morceau-titre et son riff qui fait déjà figure de futur classique bien que le refrain soit un poil lassant, "Punch A Hole In The Sky" enchaîne sur un rythme plus rentre-dedans en nous rappelant les premières heures du groupe. "Long Long Time" est dans la même veine que "Back 2B4" en ce sens qu'il se retient tout de suite et qu'il est également foncièrement moins Hard Rock que le reste de l'album. Les deux derniers morceaux passent bien l'épreuve, "Speakeasy" possédant un riff simple qu'on retient bien et "God Of The Mountain" achevant sur une note, encore une fois, digne des périodes phare du groupe. Un mot sur le deuxième CD qui contient deux bonus quelque peu dispensables mais dont les titres live font figure de testament puisque certains datent de 2006 et 2008. Bravo également pour le valeureux packaging qui, comme pour le précédent, ne donne pas envie de se mettre au mp3. Enfin merci à NAZARETH pour leur longue carrière et souhaitons le meilleur rétablissement possible à Dan McCafferty. Quant aux fans, ils n'ont pas fini de toute façon de se replonger avec bonheur dans les différentes périodes du groupe.

Chronique : Renegade88

8

 

 

NAZARETH_Band
 

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ANATHEMA - Distant Satellites

Publié le par Nono666

ANATHEMA – Distant Satellites
Kscope Music
Style : Atmospheric Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.anathema.ws

ANATHEMA_Distant Satellites



01. The Lost Song Part I / 02. The Lost Song Part II / 03. Dusk (Dark Is Descending) / 04. Ariel / 05. The Lost Song Part III / 06. Anathema / 07. You are Not Alone / 08. Firelight / 09. Distant Satellites / 10. Take Shelter

ANATHEMA s’inscrit depuis plusieurs albums maintenant dans la delicatesse du Progressive Rock so british. We’re Here Because We’re Here était un sommet d’intensité et de beauté mélancolique, son successeur, Weather Systems, montrait déjà un groupe un brin en proie à la redite et l’auto-parodie, heureusement ce dernier restait tout de même très inspiré. Distant Satellites arrive dans un contexte où le groupe semble s’être posé et avoir trouvé sa voie et sa voix avec Lee DOUGLAS qui prend de plus en plus de place dans le spectre vocal des Anglais. Cependant, si le talent d’écriture reste indéniable, on reste très franchement sur notre faim avec cette doublette "The Lost Song" pour ouvrir l’opus, on y trouve cette montée en intensité dont ANATHEMA maitrise très bien les rouages, cet esprit Rock qui nous rappelle A Fine Day To Exit (2001) nous montre au moins un groupe qui a repris goût aux rythmiques un peu plus relevées. Toutefois, en toile de fond, la musique semble n’être qu’une redite moins inspirée de l’album précédent, et notamment ces parties vocales de Vincent CAVANAGH bien moins entêtantes, un constat qui se vérifie aussi sur la deuxième partie du morceau. Pourtant, la recette fonctionne une nouvelle fois, surtout grâce au jeu de batterie jazzy de John DOUGLAS bien présent mais pas écrasant, son jeu à contre-temps sur cette deuxième partie sauve franchement les meubles. Ensuite, ANATHEMA retrouve de sa superbe avec "Dusk (Dark Is Descending)" et ses arrangements très pointus et si nombreux qu’une centaine d’écoutes semble nécessaire pour en connaitre parfaitement les rouages, un titre purement Progressif surmonté d’un refrain superbe où Lee donne une intensité prenante bien secondée par un jeu de batterie toujours aussi dynamique. On y retrouve également les thèmes lumineux qui ont fait le succès des albums précédents avec cet "Ariel" ou la troisième partie de "The Lost Song" où les cordes tiennent une place importante. Le chant retrouve également ces envolées nerveuses qui débouchent sur ces montées de guitares au spleen incomparable, les Anglais ont réussi sur ce morceau à se renouveler un peu, même si les lignes de chant font vraiment penser à We’re Here Because We’re Here. Le symbole de cette évolution résonne surtout à travers ce surprenant "You Are Not Alone" dont on attend à tout moment une explosion à la "Empty" mais en vain, il y a bien un énervement mais sans aucun lien avec la rapidité du morceau d’Alternative 4, c’est d’ailleurs le fil conducteur de cet album, beaucoup de titres sont basés sur la performance vocale et c’est justement là où cela ne convainc pas totalement, cela est tellement dans la tendance du moment et on sait ce groupe capable de beaucoup mieux faire que ces arrangements électro assez plats sur la chanson titre par exemple qui tourne à un mélange d’INXS, de DEPECHE MODE et d’un reste d’ANATHEMA, à mille lieux de l’intensité des derniers opus, un rendu presque trop radiophonique pour ANATHEMA. Toutefois, à force de dire qu’ANATHEMA ne doit pas se contenter du public Metal, que ses capacités doivent lui permettre de toucher un autre public, les Anglais ont du l’entendre et l’appliquer à la lettre. Alors oui, cet album marque un virage vers le mainstream, oui tout cela est moins inspiré mais il reste cette patte inimitable qui permettra aux purs et durs du groupe de continuer à les soutenir et surtout, on l’espère, aux Anglais de conquérir un nouveau public qui l’emmènera là où les frères Cavanagh semblent vouloir emmener leur bébé depuis des années. Un pari risqué mais si c’était cela le pari du groupe plus qu’une évolution marquée musicalement ?

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

ANATHEMA_Distant Satellites Band
 

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VALLENFYRE - Splinters

Publié le par Nono666

VALLENFYRE – Splinters
Century Media Records
Style : Death Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Vallenfyre

VALLENFYRE_Splinters



01. Scabs / 02. Bereft / 03. Instinct Slaughter / 04. Odious Bliss / 05. Savages Arise / 06. Aghast / 07. The Wolves Of Sin / 08. Cattle / 09. Dragged To Gehenna / 10. Thirst For Extinction / 11. Splinters

Comme l’explique Gregor MACKINTOSH dans les différentes interviews accordées pour la sortie de Splinters, deuxième album de VALLENFYRE, il voit ce projet parallèle à PARADISE LOST comme un réel groupe et non juste l’histoire d’un soir comme l’excellent Fragile King pouvait le faire penser. En effet, enfanté dans un contexte douloureux avec le décès de son père, sa maladie, Gregor MACKINTOSH n’avait peut-être pas assez insisté sur le fait qu’il y aurait une suite, car c’est bien son amour pour un Death Metal old-school ayant bercé son adolescence et qui le nourrit encore aujourd’hui qui l’a conduit à monter un VALLENFYRE au line-up qui non seulement tient la route musicalement mais aussi tient la distance avec Hamish GLENCROSS, fraichement débarqué de MY DYING BRIDE, Adrien ERLANDSON que l’on ne présente plus et Scoot abattant un travail de bûcheron à la basse. Sorti de ce contexte, Splinters est un album de Death Metal old-school comme la fin des 80’s et le début des années 90 en a vu apparaitre par centaine, ENTOMBED, DISMEMBER, GRAVE, ASPHYX, HYPOCRISY ou BOLT THROWER et pas franchement comme les débuts de PARADISE LOST. Certes, on retrouve la patte de Greg dans la composition, ces leads de guitare sont signés ("Bereft", "Odious Bliss") même certains riffs avec un son moins crade auraient pu avoir leur place sur les titres les plus brutaux du PARADISE LOST récent. Ce qui fait réellement la différence avec son aîné, c’est cette production cradingue au possible, in your face, sans concession et laissant apparaitre une spontanéité que l’on ne retrouvait pas forcément sur le premier album, des larsens émergent régulièrement par exemple, et c’est un choix assumé, celui de proposer un Death Metal où l’ambiance prévaut sur la technique. Ensuite, il y a ces incursions dans un propos franchement Doom/Death bien plus marqués comme ce "Aghast" qu’ASPHYX n’aurait pas renié et un groove unique qui vous donne l’envie d’headbanger à vous en rompre la nuque ("Odious Bliss", "The Wolves Of Sin", "Dragged To Gehenna", "Thirst For Extinction"). Il ne faut donc pas chercher ici une quelconque originalité, VALLENFYRE est là pour permettre à ces quatre gars d’assouvir leur envie d’un Death Metal aujourd’hui un peu disparu mais à l’opposé, il ne faut pas non plus arrêter ce groupe à ce qu’il n’est pas. Ces titres présents sur ce deuxième album sont très inspirés et la dynamique de cet album est bien réfléchie, le très brutal "Cattle" enchainé au plus ambiancé "The Wolves Of Sin" par exemple, la voix de Gregor MACKINTOSH se fait toujours aussi caverneuse et il n’y aucune trace ici d’un quelconque revirement vers quelque chose de plus androgyne avec un style Death plus moderne, ça respire la crasse et ça suinte par tous les trous que vos enceintes pourront avoir, c’est rampant et collant. Désormais, c’est clair, VALLENFYRE aura une existence parallèle à celle de PARADISE LOST mais sans pour autant que ses membres n’y consacrent plus de temps qu’ils n’en peuvent, les priorités restent établies et c’est bien ainsi car ce Death Metal instinctif n’a pas besoin de plus d’attention, lorsqu’il est pratiqué par des musiciens aussi légitimes, il suffit qu’ils se branchent et laissent parler leur instinct, ici bien primaire !

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

VALLENFYRE_Band 2014
 

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IAN ANDERSON - Homo Erraticus

Publié le par Nono666

IAN ANDERSON - Homo Erraticus
Kscope
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.iananderson.com

IAN ANDERSON_Homo Erraticus



01. Doggerland / 02. Heavy Metals / 03. Enter The Uninvited / 04. Puer Ferox Adventus / 05. Meliora Sequamur / 06. The Turnpike Inn / 07. The Engineer / 08. The Pax Britannica / 09. Tripudium Ad Bellum / 10. After These Wars / 11. New Blood, Old Veins / 12. In For A Pound / 13. The Browning Of The Green / 14. Per Errationes Ad Astra / 15. Cold Dead Reckoning

Ce nouvel album de IAN ANDERSON n'a de commun avec JETHRO TULL que son leader charismatique, puisque la voix et le son en général nous emmènent en terrain connu. Par contre, nous sommes bien loin des grandes heures du groupe où les mélodies gorgées de feeling ne quittaient plus l'auditeur. En ce sens, Homo Erracticus est bien le digne successeur du déjà fade Thick As A Brick 2, assez honteusement flanqué du nom du groupe d'ailleurs. Il va même plus loin au niveau de l'ennui provoqué malgré de multiples écoutes, aucun titre ne ressortant en particulier de ce paysage déserté de la moindre inspiration. De plus, il faut se farcir 15 titres, ce qui est beaucoup trop pour digérer un tel album dont on aurait largement pu en extraire quelques uns. On peut penser surtout à ce monologue inutile ("Per Errationes Ad Astra"), la chanson d'église ("Meloria Sequamur"), le répétitif final ("Cold Dead Reckoning") ou encore l'assez barbant instrumental ("Tripudium Ad Bellum") pour ne citer que ceux-là... Seul "After These Wars" apporte un semblant d'intérêt, "The Engineer", avec son accordéon, est un peu moins monotone, et "Doggerland" passe à peu près l'épreuve. Quant au reste, on tend l'oreille ci-et-là pensant qu'une mélodie intéressante arrivera mais c'est peine perdue... difficile alors de repenser aux "Crest Of A Knave", "Catfish Rising" ou "Snowatch" entre autres... Tout ça est bien navrant, surtout que Martin Barre effectue une tournée de son côté, lui aussi, en jouant les titres du TULL... et alors l'impression désagréable que tout est fait pour maintenir un peu de rentabilité, à l'instar d'une réelle démarche artistique satisfaisante. Homo Erraticus est une oeuvre très décevante, de bonnes critiques sont pourtant éditées... et bien, après tout, tant mieux pour le compositeur qui nous a tant apporté par le passé...

Chronique : Renegade88

3

 

 

Ian Anderson Band

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BRAINSTORM - Firesoul

Publié le par Nono666

BRAINSTORM - Firesoul
AFM Records
Style : Melodic Heavy/Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.brainstorm-web.net

BRAINSTORM_Firesoul



01. Erased By The Dark / 02. Firesoul / 03. Descendants Of The Fire / 04. Entering Solitude / 05. Recall The Real / 06. Shadowseeker / 07. Feed Me Lies / 08. What Grows Inside / 09. The Chosen / 10. ...And I Wonder

Après un léger passage à vide avec le peu inspiré In The Spur Of The Moment paru en 2011, BRAINSTORM semble avoir repris du poil de la bête et nous revient avec un dixième album bien plus convaincant. Retour aux basiques pour nos Allemands qui, visiblement requinqués, retrouvent ici toute la puissance et l'énergie qui les habitaient au début des années 2000, nous offrant ainsi avec ce Firesoul un opus bien plus spontané et musclé que ne pouvait l'être son prédécesseur, rapprochant ainsi ce nouvel effort des excellents Metus Mortis (2001), Soul Temptation (2003) et Liquid Monster (2005), trois albums référence de la discographie de BRAINSTORM. C'est donc avec plaisir que nous retrouvons des compos pleines de vigueur et percutantes à souhait ("Erased By The Dark", "Shadowseeker"...) dotées de refrains immédiats particulièrement réussis ("Firesoul", "Entering Solitude", "Recall The Real", "Feed Me Lies"...). Sans vraiment changer son approche mais en revenant à l'essentiel et en recentrant son propos sur l'efficacité, BRAINSTORM nous offre avec Firesoul son album le plus percutant depuis 2005 et un Liquid Monster de fort bonne facture, nous prouvant que même après 25 ans de carrière nos teutons ont encore la gniaque et peuvent encore convaincre. De l'excellent travail ! Bravo Messieurs !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

BRAINSTORM_Band 2014

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GUS G. - I Am The Fire

Publié le par Nono666

GUS G. - I Am The Fire
Century Media Records
Style : Hard Rock
Origine : Grèce
Sortie : 2014
Site Web : www.gusgofficial.com

GUS G._I Am The Fire



01. My Will Be Done (ft. Mats Levén) / 02. Blame It On Me (ft. Mats Levén) / 03. I Am the Fire (ft. Blake Allison) / 04. Vengeance (ft. David Ellefson) / 05. Long Way Down (ft. Alexia Rodriguez) / 06. Just Can't Let Go (ft. Jacob Bunton) / 07. Terrified (ft. Billy Sheehan) / 08. Eyes Wide Open (ft. Mats Levén) / 09. Redemption (ft. Michael Starr) / 10. Summer Days (ft. Jeff Scott Soto) / 11. Dreamkeeper (ft. Tom S. Englund) / 12. End Of The Line (ft. Mats Levén)

Voici le premier album solo de GUS G, guitariste de FIREWIND et d'OZZY OSBOURNE, dont on ne compte plus les nombreuses participations à divers projets ; mais aujourd’hui c’est sous son propre nom que sort ce I Am The Fire. Alors comme tout projet de ce type (voir SLASH), nous avons droit à une multitude d’invités aussi bien chanteurs comme Mats Leven (sur 4 titres), Jeff Scott Soto, Tom S. Englund (EVERGREY) ou encore Michael Starr (STEEL PANTHER) ou Alexia Rodriguez mais aussi des bassistes bien connu des fans comme David Ellefson (MEGADETH) ou Billy Sheehan (THE WINERY DOGS, Mr BIG, DAVID LEE ROTH)... GUS G donne l’impression de s’être fait plaisir avec cet album assez varié mais pas toujours très cohérent du fait des nombreux invités présents, les parties de guitares sont excellentes (les solos surtout), les compositions se retiennent bien et les refrains sont, dans l’ensemble, plutôt accrocheurs. En fait là où l'on peut être moins emballé par le projet et se poser la question : était-ce bien nécessaire ? Un nouvel album de FIREWIND aurait peut-être été plus approprié, car les titres typé Hard Rock de cet opus, même s’ils sont bien ficelés, n’apportent rien de bien nouveau, il n'y a pas un style propre qui se dégage, en fait on ne comprend pas trop la démarche de ce projet de GUS G, et à titre personnel, je préfère son jeu dans le Power Metal de FIREWIND qui peut faire penser à celui d'Akira Takasaki (LOUDNESS) dans les années 80. Alors oui, comme l’indique le titre de l’album, I Am The Fire, mais dans FIREWIND où le style s’y prête davantage, ce n’est pas dans ce style de projet solo que les fans (dont je fais partie) apprécieront le plus GUS G. Au final, un bon album mais un manque certain de ligne directrice, ça part un peu dans tous les sens sans grande cohésion... en espérant que cela reste un projet unique pour cet excellent guitariste.

Chronique : CeD

7,5

 

 

GUS G.
 

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NOCTURN DEAMBULATION - Specular Writing

Publié le par Nono666

NOCTURN DEAMBULATION – Specular Writing
Autoproduction
Style : Progressive Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.nocturndeambulation.com

NOCTURN DEAMBULATION_Specular Writing_2013



01. Lunatic Asylum / 02. Sound Of Dysfunction / 03. The Scientific Headway : Human Deconstruction / 04. Cricothyroidotomy in A# Minor / 05. Euphoria In The Surgical Unit / 06. Sweet Smell Of Rotten Flesh / 07. Abomination And Damnation / 08. Path Of No Return

L’expérience d’un album des Français de NOCTURN DEAMBULATION est toujours à part, un peu spéciale et ne laisse jamais indifférente. Auteur d’un premier album, The Grand Opening, en 2011, aux sonorités uniques, revoici les Français trois ans plus tard qui pourraient nous faire croire que Specular Writing est un nouvel album. Non, non, non, on ne nous berne pas comme ça, mais ce n’est pas grave car cela permet de jeter une oreille sur le commencement, l’origine du concept développé par le groupe avec cet horloger intriguant. C’est donc la réédition de la première démo mais agrémentée de morceaux supplémentaires que NOCTURN DEAMBULATION nous propose pour un Death Metal empruntant autant à NILE qu’à CYNIC, le tout mêlé à des influences vraiment diverses, bref, un groupe où le mot progressif prend tout son sens. L’introduction très réussie de ce Specular Writing nous plonge habilement dans l’ambiance avant que ce "Sound Of Dysfunction" amène ce lot de Brutal Death Metal très maitrisé, très vivant mais encore bien faiblard dans la mise en son. En effet, NOCTURN DEAMBULATION souffre encore de ce manque de production, un son qui nous oblige à augmenter le volume de la chaine mais qui oblige surtout à écouter plusieurs fois la galette pour pleinement l’appréhender, pour être clair, c’est parce que je suis convaincu des qualités du groupe que je me suis encore plus attardé sur ce disque. Si vous avez cette patience, vous y découvrirez un vivier d’idées diverses allant du Death Metal comme évoqué plus haut, en passant par le Black grandiloquent d’un DIMMU BORGIR version Deathcult… jusqu’à ce Death si particulier à la CYNIC ("Euphoria In The Surgical Unit"). Le concept général du groupe dont le détail, vraiment très intéressant, est lisible sur le site du groupe, trouve ici une trame narrative un peu plus explicite que sur le premier album qui se penchait plus sur la vie du protagoniste dans le burlesque et le monde du cirque, ici l’âme apparait bien plus sombre, plus tourmentée, voilà qui laisse augurer un prolongement musical à suivre pour un deuxième album que l’on espère vraiment découvrir prochainement. Il ne reste à NOCTURN DEAMBULATION qu’à peaufiner cet aspect de production pour amener du relief et de la présence dans le rendu général et voilà un groupe qui devrait très vite prendre son essor. Pour ceux qui ont apprécié le premier album, cette plongée dans les débuts du concept est presque obligatoire, pour ceux qui veulent découvrir, il n’est jamais trop tard. Vraiment à surveiller ce groupe !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

nocturn deambulation
 

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INCANTATION - Dirges Of Elysium

Publié le par Nono666

INCANTATION - Dirges Of Elysium
Listenable Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.incantation.com

INCANTATION_Dirges Of Elysium



01. Dirges Of Elysium / 02. Debauchery / 03. Bastion Of A Plagued Soul / 04. Carrion Prophecy / 05. From A Glaciate Womb / 06. Portal Consecration / 07. Charnel Grounds / 08. Impalement Of Divinity / 09. Dominant Ethos / 10. Elysium (Eternity Is Nigh)

En voilà une attention qu'elle est sympa ! En ces jours de forte chaleur, INCANTATION pense à notre confort et vient nous rafraîchir avec sa nouvelle offrande, Dirges Of Elysium ! Sauf qu'on aurait aimé qu'elle ne transpire pas tout le souffre des enfers à tous les étages, cette galette, car là, niveau fraîcheur, on est loin du Perrier-rondelle... Bah, qu'à cela ne tienne, on va quand même se la jeter d'une traite. Du coup, on se prend ses préjugés en pleine poire, nous qui imaginions un combo Death efficace, mais usé par le temps. INCANTATION, avec vingt cinq ans de service et la bagatelle de neuf albums derrière lui (sans compter une foule de sorties « annexes »), a toujours la rage. Nombreux passages Doom écrasants, accélérations implacables ("Impalement Of Divinity", remarquez la subtile touche de poésie sous-jacente !), malaise à tous les étages, la totale ! Le tout est technique juste ce qu'il faut (notamment en ce qui concerne les parties de basse), enrobé dans une prod' aux petits oignons et saupoudré du growl ultra-grave de John McEntee. S'il est acquis que les albums d'INCANTATION n'ont pas tous la stature de classiques du genre, ce petit dernier turbulent risque bien de faire date dans sa carrière et de ramener quelques fans égarés au bercail, sans forcément devenir un album iconique non plus. Encore que le morceau "Elisium (Eternity is Nigh)" serait un atout certain. Avec sa longue descente aux enfers (au sens littéral) dépassant les seize minutes, ce pavé Doom / Death a de quoi marquer les esprits, même s'il n'est pas le premier morceau-fleuve pondu par INCANTATION. Dirges of Elysium nous dévoile donc une formation au sommet de son art, qui envoie du classique, certes, mais avec une conviction vraiment flippante. Le recette d'un vrai bon album de Death Metal.

Chronique : Morbid S.

8

 

 

INCANTATION_Band 2013
 

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AXEGRESSOR - Last

Publié le par Nono666

AXEGRESSOR - Last
Listenable Records
Style : Thrash Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/axegressor

AXEGRESSOR_Last



01. Freedom lllusion / 02. Lead Justice / 03. Mind Castration / 04. Merciless Reality Check / 05. 15 / 06. Social Pressure / 07. A Fistful Of Ignorance / 08. Command To Last / 09. Determinator

De nos jours, il n'est pas rare, alors qu'on nous vend un groupe sous l'appellation « Thrash Metal », de tomber sur une énième formation Metalcore au rabais ! Au moins n'aurons nous pas à supporter cette tromperie avec les finlandais d'AXEGRESSOR (remarquez, avec un nom pareil...) qui officient réellement dans ce style. Seule la production, plutôt moderne et stéréotypée, et le chant agressif et criard, font le lien avec la scène actuelle. Pour le reste, ce troisième essai propose donc un Thrash plutôt standard, bien qu'efficace ("Social Pressure", "Command To Last", etc.). Pas de doute, ces jeunes mecs ont bien révisé leurs classiques, parmi lesquels on trouve à coup sûr les indéboulonnables SLAYER, EXODUS, mais aussi KREATOR. Ceci dit, jamais (au grand jamais !) ils n'atteignent le niveau de ces références. C'est peut-être cruel, mais on verrait bien AXEGRESSOR, tel qu'il est parti, jouer les éternels seconds couteaux façon LEGION OF THE DAMNED ! Bien entendu, il n'y a rien à redire d'un point de vue technique (sans quoi il n'est même pas utile de tenter de pratiquer ce genre particulièrement exigeant), et les guitares se veulent, selon la tradition, incisives à souhait. Mais ces morceaux manquent cruellement d'accroche et de conviction. Suffit de voir le panache avec lequel un ONSLAUGHT effectue sa « nouvelle » carrière pour comprendre que des formations comme AXEGRESSOR devront attendre encore un peu avant que le feu des projecteurs ne soit libre. Du bon, certes, mais loin d'être indispensable.

Chronique : Morbid S.

5,5

 

 

AXEGRESSOR_Band 2014
 

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