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ARCANIA - Dreams Are Dead

Publié le par Nono666

ARCANIA – Dreams Are Dead
Great Dane Records
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/ARCANIA

ARCANIA_Dreams Are Dead



01. Intro / 02. Watch Us Dying / 03. Rise And Never Fall / 04. Face In The Mirror / 05. Dreams Are Dead / 06. Inside The Crowd / 07. Dreams End All Days / 08. Suffering For An Answer / 09. A Scar In Our Mind / 10. Days End All Dreams

Sweet Angel Dust avait été, soyons franc, une véritable révélation. Depuis, guettant fébrilement la suite, voilà que déboule la vidéo de "Rise And Never Fall", premier extrait de ce qui doit être le deuxième album du groupe, Dreams Are Dead. LE CHOC ! C’est qu’ils ont réussi à combler mon attente, riff d’introduction énorme, d’une brutalité sauvage, jumelé à un groove à la GOJIRA, de même que la voix, ce qui pourra avoir le don de rebuter certains tant les mimétismes sont très proches et un "Face In The Mirror" n’enlève certainement pas cette impression même si le talentueux Cyril PEGLION est capable de proposer autre chose et le montre avec, par moment, un rapprochement de James HETFIELD mais encore et toujours cette impression que le groupe avait du TESTAMENT ou du ONSLAUGHT dans le biberon avec cette capacité à garder une part de mélodie dans les parties les plus brutales, et dire qu’il joue de la guitare en même temps ! Mais ce qui frappe en premier chez ARCANIA, ce sont les guitares. En effet, l’introduction de "Watch Us Dying" plante le décor, l’album va être sauvage mais délicat, la production ultra carrée (bien aidée par une interprétation sans faille des gaillards !) rend hommage aux nombreuses idées qui surgissent de partout mais cet album garde en fluidité et nous maintient sous pression car après 5 premières plages épuisantes tant les Angevins envoient le pâté, ARCANIA nous saisit avec "Inside The Crowd" où les taping côtoient les parties rythmiques à la GOJIRA et des choses plus Thrash comme ce passage où une voix gutturale doublée d’une voix criarde en fond nous extirpe d’un début encore une fois très proche des Landais. Tout doucement, le groupe nous amène là où il le veut depuis le début, son style, son univers, après avoir passé les titres immédiats qui garnissent le début d’album, voici "Dreams End All Days". Un très long titre qui fait office de titre à tiroir avec plusieurs séquences assez différentes mais complémentaires où le travail d’harmonisation de la paire de guitaristes vous enveloppe une nouvelle fois, vraiment talentueuse cette paire de gratteux, entre les solos Thrash excellents et ces parties plus délicates ! Cet instrumental annonce une fin d’album où la personnalité du groupe explose au grand jour, "Suffering For An Answer" garde le même esprit tout en y intégrant les recettes du début d’album, là aussi le titre est relevé d’un solo dantesque et Cyril se détache encore un peu plus de son spectre de prédilection l’espace de quelques couplets. Non cet album ne souffrira donc que du parallèle inévitable avec GOJIRA mais aussi de quelques longueurs, en effet si "A Scar In Our Mind" n’est vraiment pas mauvais, il n’apporte pas autant que les autres titres à cet album, et voilà qu’ARCANIA a succombé au plus délicieux des pêchés, la gourmandise, vouloir nous en proposer un maximum, difficile de leur en vouloir !  Et finalement, si la fin d’album est bien plus personnelle, c’est aussi la partie de l’album qui marque le moins l’esprit, un comble ! Mais non bande de petits impatients, c’est juste qu’il faut laisser ces titres se libérer, se révéler à vous et cela se décèle après bien des écoutes, une immersion dans l’univers d’ARCANIA qui, je le répète, doit vraiment les emmener loin, très très loin... Un p*t*** d’album qui se conclut sur le magistral "Days End All Dreams" plein de mélancolie qui nous renvoie vers "The Unforgiven" de qui vous savez auquel on aurait ajouter quelques arrangements personnels, une nouvelle plage instrumentale très réussie à l’image de ce deuxième opus.

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

ARCANIA_Band 2014
 

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MARTY FRIEDMAN - Inferno

Publié le par Nono666

MARTY FRIEDMAN - Inferno
Prosthetic Records
Style : Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.martyfriedman.com

MARTY FRIEDMAN_Inferno



01. Inferno / 02. Resin / 03. Wicked Panacea (feat. Rodrigo y Gabriela) / 04. Steroidhead (feat. Keshav Dhar) / 05. I Can't Relax (feat. Danko Jones) / 06. Meat Hook (feat. Jorgen Munkeby) / 07. Hyper Doom / 08. Sociopaths (feat. David Davidson) / 09. Lycanthrope (feat. Alexi Laiho & Danko Jones) / 10. Undertow / 11. Horrors / 12. Inferno (Reprise)

Guitariste de la période dorée de MEGADETH mais aussi ex-gratteux de CACOPHONY avec son comparse Jason Becker ; MARTY FRIEDMAN nous revient avec un nouvel album solo, le onzième, intitulé Inferno signé chez Prosthetic Records et enregistré par Chris Rakeskraw (DANZIG, CHILDREN OF BODOM) et mixé par Jens Bogren (OPETH, AMON AMARTH). Cet album voit la participation de nombreux invités tels qu'Alexi Laiho (CHILDREN OF BODOM), David Davidson (REVOCATION), Jorgen Munkeby (SHINING), Keshav Dhar ou le duo Roberto y Gabriela sur l'hispanique "Wicked Panacea". Danko Jones pousse, quant à lui, la chansonnette sur le titre "I Can’t Relax". De quoi, vous l’aurez compris, s’attendre à du costaud. Alors évidemment ce nouvel opus est très différent de Tokyo Jukebox qui voyait le guitariste se réapproprier des morceaux de Pop japonaise, MARTY FRIEDMAN est visiblement en grande forme et revient avec Inferno à un registre beaucoup plus Metal. Les amateurs de shred seront comblés, avec notamment un petit clin d’œil à CACOPHONY où Marty Friedman retrouve son ex-camarade Jason Becker qui co-signe ici l'excellent titre qu'est "Horrors"... (pour info, pour raison de santé Jason Becker ne joue plus physiquement de guitare mais continue toujours de composer). Cet album est donc un retour aux gros riffs Metal, aux solos ultra-rapides pied au plancher, domaine où MARTY FRIEDMAN excelle, même si il faut bien le reconnaitre toutes les compositions ne sont pas forcément de même valeur.

Chronique : CeD

7,5

 

 

Marty-Friedman
 

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NIGHTMARE - The Aftermath

Publié le par Nono666

NIGHTMARE - The Aftermath
AFM Records
Style : Heavy / Power Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web . www.nightmare-metal.com

NIGHTMARE_The Aftermath



01. The Aftermath / 02. Bringers Of A No Man's Land / 03. Forbidden Tribe / 04. Necromancer / 05. Invoking Demons / 06. I Am Immortal / 07. Digital D.N.A. / 08. Ghost In The Mirror / 09. The Bridge Is Burning / 10. Mission For God / 11. Alone In The Distance

Les Grenoblois ont maintenant pris leur rythme de croisière et nous offrent régulièrement une nouvelle offrande. La cuvée 2014 est plutôt un bon cru voire même un très bon cru. Déjà The Aftermath, neuvième album du groupe, bénéficie d’une cover vraiment hyper classe. Le son n’est pas en reste, une production très propre et moderne à souhait. Généralement je ne trouve pas grand intérêt aux intros, même si celle-ci est classieuse et nous embarque sur un "Bringers Of A No Man’s Land" bien pêchu, au refrain purement "Nightmarien". Le groupe utilise des samples, comme sur "Forbidden Tribe", titre sur lequel les choeurs sont particulièrement travaillés lors du refrain, ou encore des claviers comme sur "Mission For God" par exemple, mais n’en abuse pas. Les compositions ne font jamais moins de 4 minutes, mais aucune sensation d’ennui ni de longueur ne se font ressentir, et cela est dû à la diversité des tempi qui jalonnent la rondelle. Même si Yves Campion et Jo Amore (les deux membres fondateurs), David Amore, présent depuis 1999, ou encore Franck Millileri qui est arrivé en 2004, commencent à avoir de la bouteille au sein du combo, il y a toujours un turn-over sur le poste de second guitariste. Matt Asselberghs, dont c’est le second album avec les Isérois, a su insuffler une touche de modernité et de Thrash aux compositions. Et les riffs de guitare sont dans l’ensemble bien ciselés, parfois même légèrement alambiqués, et font ressortir le travail de Franck et du dernier venu. David et Yves, quant à eux, assurent une assise rythmique des plus stables et travaillée aux titres. Mais c’est la voix de Jo, son timbre chaleureux et profond, qui, à mon sens, est la marque de fabrique du groupe, l’élément qui fait que même lors d’une écoute à l’aveugle, on reconnaît de suite NIGHTMARE. Après un début d’album aux rythmes plutôt speed, "Invoking Demons" et son mid-tempo soutenu apportent une sorte de respiration. "I Am Immortal" nous remmène dans du pur NIGHTMARE, au niveau du rythme et du refrain. Il y a dans ce The Aftermath des touches qui pourraient faire penser à NEVERMORE (toute la partie de l’album après "Ghost In The Mirror", qui est plus sombre et torturée) mais attention, sans renier des influences Metal classique, nos compatriotes ont désormais trouvé leur style. Ce n’est plus à ce niveau que le groupe fait la différence mais plutôt dans l’aboutissement et la concrétisation de ces idées, dans l’intelligence de la construction de ses albums, bref dans son professionnalisme. Sur "The Bridge Is Burning", on retrouve le Jo version Ronnie James Dio, notamment lors de l’intro voix/piano mais également sur toute la mélodie vocale du titre. Vraiment réussi ! Un album sans énormes surprises mais des plus accomplis, dans l’esprit de ce que nous propose maintenant le groupe depuis quelques albums, et sur lequel on pourra remarquer que les refrains ont été particulierement soignés. NIGHTMARE continue sa route, rendez-vous est pris pour célébrer le dixième album.

Chronique : Horace Pinker
 
8

 

 

NIGHTMARE_Band 2014

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CALIFORNIA BREED - California Breed

Publié le par Nono666

CALIFORNIA BREED - California Breed
Frontiers Records
Style : Hard Rock 70's
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.californiabreed.com

CALIFORNIA BREED_California Breed



01. The Way / 02. Sweet Tea / 03. Chemical Rain / 04. Midnight Oil / 05. All Falls Down / 06. The Grey / 07. Days They Come / 08. Spit You Out / 09. Strong / 10. Invisible / 11. Scars / 12. Breathe

Le ressentiment premier qui vient à l'esprit en écoutant ce nouveau projet de Glenn Hughes peut être comparé à quelque chose de bruyant, confus et donc gonflant. La production, de plus, sonne quelque peu "garage" avec une batterie qu'on croirait issue de démos. Néanmoins, on arrive au fil des écoutes à trouver des qualités, somme toute relatives, avouons-le, pour peu que l'on soit plus fan du chanteur à sa période davantage mélodique. En ce sens, on peut dire que c'est dans la lignée de BLACK COUNTRY COMMUNION où l'accent était plus axé sur le côté percutant que sur les mélodies. Glenn Hughes ayant décidé d'hurler davantage que de chanter réellement, ceci étant d'ailleurs une grande déception depuis pas mal d'années car il est tellement meilleur quand il pose sa voix. Bon nombre d'exemples similaires peuvent d'ailleurs être cités comme Jorn Lande récemment ou même Ronnie James Dio dans sa période plus Metal. Nul besoin d'en faire des tonnes quand on possède un bon timbre de voix, à moins de vouloir cacher une certaine baisse d'inspiration ou on ne sait quoi d'autre. Bref, passons aux compositions qui, à défaut d'originalité, ne sont pas entièrement à jeter non plus. Dans le détail, les deux premiers titres passent assez bien : "The Way" possédant un pont sympa et "Sweet Tea" un riff bien Rock'n'roll. "Chemical Rain", un brin lancinant, est déjà moins accrocheur... "Midnight Oil" reprend un peu les hostilités mais rien de bien transcendant malgré de bonnes interventions du jeune Andrew Watt, le successeur de Bonamassa. S'ensuit la ballade "All Falls Down", assez moyenne mais passant au final assez bien l'épreuve et servant finalement de transition au très énervé "The Grey" avec un refrain nous plongeant, hélas, dans les travers de l'album et des récentes productions de Glenn Hughes. "Days They Come" s'avère un peu plus intéressant malgré ses effets comparables à un miaulement sur le refrain ! De plus, pas de solo à se mettre sous les canines ou entre les moustaches... "Spit You Out" redémarre sur un riff simple mais mémorisable, "Strong" et son ensemble acoustique/électrique est meilleur car étant plus travaillé. "Invisible" et son riff pachydermique mêlé à cette batterie lourdingue donne envie de zapper, mais le refrain un peu plus digne d'intérêt nous empêche finalement de le faire. "Scars" apparait assez quelconque et, sans être mauvais, nous laisse dubitatif, "Breathe" arrive alors pour conclure dans une ambiance plus calme qui permet d'apprécier le chant enfin à sa juste valeur. Pour un bilan global, on peut donc regretter fortement ce son d'ensemble brouillon, des compositions tout de même moyennes, un guitariste digne des nouvelles générations mais qui n'arrive pas à la cheville de ses prédécesseurs (où sont les solos mémorables ?). On pense alors, avec une vive émotion, à ces inoubliables Blackmore, Iommi ou même le moins connu JJ Marsh. Soyons tout de même satisfait de voir notre sexagénaire en super forme... et d'émettre le souhait de le voir s'associer pour le futur à un compositeur qui lui permettrait d'être davantage en lumière. Une note, au final, moyenne un peu arrondie par respect pour l'homme et ses multiples contributions. Impossible de toutes les énumérées mais parmi lesquelles figurent DEEP PURPLE, HUGHES and THRALL, BLACK SABBATH, PHENOMENA, BRAZEN ABBOT, HTP...

Chronique : Renegade88

6

 

 

CALIFORNIA BREED_Band

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NEAL SCHON - So U

Publié le par Nono666

NEAL SCHON - So U
Frontiers Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.schonmusic.com

NEAL SCHON_So U



01. Take A Ride / 02. So U / 03. Exotica / 04. What You Want / 05. Love Finds A Way / 06. On My Way / 07. Serenity / 08. Shelter / 09. Big Ocean

Ce nouvel album solo de NEAL SCHON s'écoute poliment mais l'on se rend vite compte qu'il manque singulièrement d'accroche. En effet, aucun morceau ne ressort vraiment, que ce soit dans les versions instrumentales ou chantées. Les compositions, en partie signées par Jack Blades (NIGHT RANGER), sont simplement bien trop fades, ce qui est finalement peu étonnant vu la tiédeur des albums solo de ce dernier. Le riff entamant "Take A Ride", titre au demeurant pas désagréable mais doté d'un refrain bien trop convenu, nous laisse pourtant présager d'une meilleure suite. L'affaire se corse bien davantage encore avec "So U", un morceau planant de plus de huit minutes qu'il est bien difficile d'écouter avec une attention soutenue, très dur même de ne pas zapper avant la fin... L'instrumental groovy "Exotica" redonne heureusement un peu de punch sous ses ambiances rappelant tantôt SANTANA ou SATRIANI. Un bien bel exercice en tout cas, et même si NEAL SCHON n'a rien à prouver, on reste admiratif devant tant de talent... tout en regrettant encore plus la fadeur du morceau précédent. "What You Want", dans l'esprit d'un Lenny Kravitz, n'apporte rien de bien intéressant, sans plus quoi... Arrive ensuite "Love Finds A Way" qui se montre dans un esprit bien familier puisque ce titre chanté par Deen Castronovo est très proche de JOURNEY, on pense également au groupe canadien TRIUMPH... bref, un peu de mélodie et d'inspiration ne fait pas de mal au milieu de tout ça. Hélas, on repart avec un "On My Way" des plus plat, signé une nouvelle fois Jack Blades, et on se prend à espérer qu'il soit plus inspiré sur le nouveau NIGHT RANGER comme il l'a été aux meilleures heures du groupe. "Serenity" passe mieux sans toutefois atteindre des sommets, même chose pour "Shelter" avec néanmoins un refrain bien Rock assez sympa. On termine sur le deuxième instrumental "Big Ocean", pas très captivant malgré la justesse d'interprétation que l'on connait. Ce So U s'avère donc au final bien trop moyen pour lui permettre de sortir souvent des étagères ou des fichiers MP3... selon les habitudes d'écoute de chacun. A prendre comme une parenthèse afin de faire patienter les fans avant un nouveau JOURNEY.

Chronique : Renegade88

4,5

 

 

NEAL SCHON feat Mendoza & Castronovo

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THREE LIONS - Three Lions

Publié le par Nono666

THREE LIONS - Three Lions
Frontiers Records
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/threelionsuk

THREE LIONS_Three Lions



01. Trouble In A Red Dress / 02. Hold Me Down / 03. Twisted Soul / 04. Winter Sun / 05. Just A Man / 06. Holy Water / 07. Two Heart Beat As One / 08. Kathmandu / 09. Made For One Another / 10. Magdalene / 11. Don't Let Me Full / 12. Hellfire Highway / 13. Sicilian Kiss

Si THREE LIONS est un nouveau venu sur la scène Hard Rock mélodique, deux des trois lions qui composent cette entité ne sont, eux, pas les premiers venus, jugez plutôt : Vinny Burns (guitare) et Greg Morgan (batterie) sont tous deux des ex-membres de DARE et TEN, seul le bassiste/chanteur Nigel Bailey est un parfait inconnu. Plutôt prometteur, ce premier album éponyme s'inscrit dans une mouvance mélodique pouvant rappeler FOREIGNER, PRIDE OF LIONS et surtout TEN... Dès "Trouble In A Red Dress" qui ouvre l'opus, nous sommes en présence d'un Hard FM, accrocheur et efficace, de fort bonne tenue, et ça se confirme avec l'énergique "Hold Me Down" ou "Twisted Soul" qui sont du même acabit. "Winter Sun" est une jolie ballade bien agréable tandis qu'un titre comme "Hellfire Highway" se montre bien plus pêchu, seul l'instrumental "Sicilian Kiss", au fort parfum de Gary MOORE, dénote quelque peu du reste de l'album. THREE LIONS pratique un Hard FM/AOR de qualité qui fait la part-belle à des mélodies subtiles, de magnifiques parties de guitare bien mises en avant, et une exécution irréprochable. Une première sortie réussie pour ce groupe Anglais qui ne manquera pas d'attirer l'attention des amateurs du genre.

Chronique : Nono666

8

 

 

THREE LIONS_Band 2014

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PATRIA - Individualism

Publié le par Nono666

PATRIA - Individualism
Indie Recordings
Style : Black Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2014
Site Web : www.patriaofficial.com

PATRIA_Individualism



01. Individualism / 02. Blood Storm Prophecy / 03. Uncrowned God Of Light / 04. Outrage / 05. Orphan Of Emptiness / 06. Far Beyond The Scorn / 07. Catharsis / 08. Epiphany / 09. Your Rotten Heart Dies Now / 10. God's Entombment / 11. Requiem For The Ego

PATRIA… jamais entendu parler ! Je me renseigne : leur artwork est plutôt classique, logo gothique, piques, clous et corpses paint… Déjà vu et ça fait pas vraiment envie ! Leur thématique n’est pas non plus des plus originales : haine, mort, ténèbres, misanthropie….aïe aïe aïe !!! Alors je mets le premier titre en écoute et là je fais : « whoua !!!!!!!!! » et encore « whoua !!!! ». De très très beaux riffs, de magnifiques parties batteries, de l’ambiance, de la violence, de la noirceur… bref, du BLACK METAL ! Les guitares sont mises en avant, avec du rythme, de la mélodie recherchée et sublimée. Les voix et la batterie sont en peu  plus en retrait. On sent clairement  des influences comme EMPEROR ou TRELDOM (sans plagia) et la Norvège… on ressent les fjords, le froid, la glace, la nuit polaire. Et pourtant ! De la Norvège, ils sont très loin. Et oui, PATRIA est originaire du Sud du Brésil, vers l’Uruguay ! Ce sont plutôt les palmiers, la salsa et le climat tropical qui rythment la vie des membres de PATRIA. Mais cette musique est sublime ! "Blood Storm Prophecy" est excellente, alternant des passages lents, mélancoliques et des passages rapides. Elle n’en reste pas moins  glaciale, tout simplement géniale ! "Orphan Of Emptiness" est tout simplement magnifique et m’a emporté ! "Far Beyond The Scorn" est un chef d’œuvre monumental : des riffs qui vous scotchent littéralement sur place, des blasts qui s’envolent, des mélodies à vous donner des frissons… c’est beau, grandiose et ça s’écoute sans fin ! J’ai par contre moins aimé l’outro : un peu lassante. Mais pour le reste de l’album, j’en redemande ! J’écoute en boucle, je ne me lasse pas ! J’adore, je suis tombée amoureuse ! Alors si vous aimez LE Black Metal, foncez ! Cet album est musicalement excellent, tout y est parfait ! Rien n’est à jeter !!!

Chronique : Fanny

9

 

 

PATRIA_Band 2014

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SHEAR - Katharsis

Publié le par Nono666

SHEAR - Katharsis
Lifeforce Records
Style : Melodic Heavy/Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.shearofficial.com

SHEAR_Katharsis



01. Katharsis / 02. Last Warning / 03. Home / 04. Heaven Into Hell / 05. Hollow, Black & Cold / 06. I Care / 07. A Hopeless Tragedy / 08. Whispers Follow You (feat. Jens Johansson) / 09. For The Restless / 10. Not Myself / 11. Turmoil

La première chose qui frappe immédiatement à l’écoute de Katharsis, le second album des Finlandais de SHEAR, c’est la voix de la chanteuse Alexa Leroux. Oscillant entre une voix proche de celle de Floor Jansen (NIGHTWISH, ex-AFTER FOREVER) et une beaucoup plus Metal qui n’est pas sans rappeler celle de Magali Luyten (VIRUS IV), la miss maîtrise parfaitement. Elle varie au gré des titres et parvient à nous transporter tour à tour dans l’émotion, l’énergie, le catchy, le punchy, la douceur. Certaines des intonations de la vocaliste tirent vers la Pop ("For The Restless"), mais pas une Pop mielleuse et sucrée à l’aspartam. Non, une bien énergique, puissante, qui nous rentre dedans et laisse ses refrains ancrés profondément dans le crâne. Et les refrains sont particulièrement soignés comme par exemple sur "Heaven Into Hell" ou "Hollow, Black & Cold" pour ne citer que ceux-ci. Et derrière, musicalement, ça envoie du lourd. Les guitaristes sont très talentueux. On sent un groupe soudé où tout le monde tire dans le même sens. Pas de grandes démonstrations mais de l’efficacité à l’état pur. Le package, lui aussi, est bien ficelé, avec une jolie cover. Bref, du bon boulot, du très bon même. On est parfois pas très loin des Néerlandais de feu AFTER FOREVER, je serais prêt à parier que les Bataves font partie des influences des Scandinaves. Mais attention ne vous attendez pas du tout à une resucée, ô que non ! Loin de là ! A noter l’apparition de Jens Johansson, le clavier de STRATOVARIUS, sur le titre "Whispers Follow Us". Ces jeunes loups peuvent aller très loin et, à mon avis, ne devraient pas tarder à changer de crémerie pour intégrer un label plus important, c’est en tout cas le meilleur que je leur souhaite. A la régalade qu’est l’écoute de ce Katharsis, ils le méritent. A conseiller à tous ceux qui en ont marre de systématiquement entendre, dès qu’il s’agit d’une chanteuse, des voix purement lyriques ou alors carrément extrêmes.

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

SHEAR_Band 2014

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WINGER - Better Days Comin'

Publié le par Nono666

WINGER - Better Days Comin'
Frontiers Records
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.wingertheband.com

WINGER_Better Days Comin'


01. Midnight Driver Of A Love Machine / 02. Queen Babylon / 03. Rat Race / 04. Better Days Comin' / 05. Tin Soldier / 06. Ever Wonder / 07. So Long China / 08. Storm In Me / 09. Be Who You Are, Now / 10. Out Of This World

Revenu aux affaires en 2006 avec l'album IV, WINGER confirmera 3 ans plus tard le bien fondé de ce retour avec l'excellent Karma qui reste à ce jour l'un des tout meilleurs albums de la formation américaine. Bien qu'associé à ses débûts à la scène Hair Metal, WINGER a toujours su proposer une musique bien plus technique et sophistiquée que le commun des groupes affilié à cette scène, et ce n'est pas aujourd'hui, avec son sixième album, que le groupe va changer son fusil d'épaule... Avec Better Days Comin', WINGER nous livre le digne successeur de Karma, nous laissant une nouvelle fois apprécier ce Hard Rock subtil et racé qui a fait la réputation du groupe. Varié, ce sixième album l'est assurément, passant en revue les différentes facettes qui font l'identité des Ricains, naviguant entre Hard Rock (le groovy "Better Days Comin'" lorgnant du côté d'EXTREME ou le Zeppelinien "Storm In Me"), Heavy ("Midnight Driver Of A Love Machine", le speed "Rat Race"), ballades ("Ever Wonder") ou prog ("Tin Soldier"), WINGER nous offre là un album riche, empreint d'une certaine classe, qui ravira aussi bien les fans de la première heure que ceux qui ont découvert le groupe lors de son retour en 2006.

Chronique : Nono666

8

 

 

WINGER_Band 2014

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HEROD - They Were None

Publié le par Nono666

HEROD – They Were None
Mighty Music
Style : Post Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.herodnoise.com

HEROD_They Were None


01. The Fall / 02. Glory North / 03. Inner Peace / 04. Northern Lights / 05. Sad Hill Part 1 / 06. We Are The Failure / 07. Albert Fish / 08. Betraying Satan / 09. Watch ‘Em Die / 10. No Forgiveness For Vultures / 11. Sad Hill Part 2

Imaginé en 2006 par Pierre CARROZ, guitariste et bassiste du groupe, lors d’un séjour en Suède qui fut l’occasion d’un achat de guitare, HEROD prend réellement forme en tant que groupe en 2011 lorsque Pierre revient en Suisse. They Were None est le fruit de toutes ces années de composition influencée par CULT OF LUNA ou BREACH, bref un Post Hardcore qui peut avoir quelques lourdeurs profondes à l’image de "Watch ’Em Die" qui vous amène dans des lieux abyssaux. Toutefois, si on relève des similitudes flagrantes entre HEROD et les groupes précités, on ne peut nier une part de personnalisation du style assez intéressante et cela transpire dès la première écoute avec "No Forgiveness For Vultures", un titre assez ambiant à la HYPNO[5]E sur lequel un spoken word en Russe issu de la nouvelle The Master & Margarita de Mikhail BULGAKOV vient apporter une ambiance glaciale pour ensuite se diriger vers un Post Hardcore plus moderne où le chant se fait en un français plutôt réussi. Enregistré en Suisse avec Julien FEHLMANN (COILGUNS), la production de ce premier opus est tout ce qu’il y a de plus gras, des guitares accordées quelques tons plus bas aide également à ce résultat, une voix Post Hardcore pas criarde mais hurlée avec un coffre assez grave et surtout cette fin d’album allant de plus en plus profondément. Un premier album très intéressant qui nous permet de mettre ce groupe sous la lumière, à surveiller, une propension à faire vaciller des titres pouvant apparaitre comme très habituel dans le style Post Hardcore, les Suisses proposent en fait une musique bien plus complexe qu’il n’y parait, à découvrir après plusieurs écoutes, il y a une certaine élégance qui nous rappelle HACRIDE.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

HEROD_Band

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