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HATCHERY - Reincarnated

Publié le par Nono666

HATCHERY - Reincarnated
Autoproduction
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.hatchery-band.de

HATCHERY_EP_Reincarnated_2014



01. Master Of Disguise / 02. Accused / 03. Crushing Bones / 04. Birth Of A Bomb

Voilà un groupe de Thrash Allemand qui écume les scènes depuis 2003 et malgré 2 démos sorties respectivement en 2004 (Night Time Greys) et en 2005 (Distorted Society) ainsi que deux albums, Birth Of A Bomb en 2007 et Forced To Fight en 2010 n’a pas plus de popularité que cela. Cela est vraiment dommage car ces vieux routards de HATCHERY ont un réel potentiel, et ceux-ci nous reviennent avec un EP 4 titres nommé Reincarnated. Alors effectivement, on retrouve deux titres déjà paru précédemment : "Birth Of A Bomb", qui a notamment bénéficié d’un clip vidéo, et "Crushing Bones", ces 2 morceaux étant déjà présents sur l’album sorti en 2007, mais bon, cet EP est vraiment un condensé de bon Thrash Metal, même si les solos de guitares ne sont pas de mise, les breaks sont bien trouvés et palient à ce manque. Le duo Ronny (basse) et Ruben (batterie) nous envoie une rythmique béton, le chant alterne entre vocaux gutturaux et registre médium, ce qui procure un plus aux titres et une certaine originalité par rapport au style. Alors oui, cet EP fait à peine 15 minutes, mais c’est un petit quart d’heure de pur bonheur Thrash qui permettra à tous metalleux fans du genre de patienter avant la sortie d'un prochain album. Un groupe à suivre et à conseiller...

Chronique : CeD

8

 

 

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UNSILENCE - A Fire On The Sea

Publié le par Nono666

UNSILENCE – A Fire On The Sea
Nine Records
Style : Melodic Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.unsilence.co.uk

UNSILENCE_A Fire On The Sea



01. The Doorway / 02. Breaking Away / 03. A Fire On The Sea / 04. A Thousand Seasons / 05. On Wild Fields / 06. Old Tides / 07. Unchained

Si je vous dis qu’UNSILENCE traine son amour des mélodies lentes et raffinées depuis 20 ans, vous n’allez pas me croire, comment un fan de Doom comme vous qui lisez ces lignes avez pu passer à côté. Bon, ne vous blâmez pas de trop tout de même car ces Anglais jouent de malchance depuis leurs débuts avec l’album enregistré en 1997 pour lequel la promotion a été faite et qui ne sortira finalement jamais, des changements de line-up aussi régulier que les tournées d’adieu de MÖTLEY CRÜE, des vrais doomsters quoi ! Mais avec A Fire On The Sea, leur deuxième album, il semblerait que le vent commence à tourner. Basé sur un Doom assez mélodique, une voix tirant sur la branche épique du style, Quorton de BATHORY sur la période épique n’est vraiment pas loin mais aussi CROWNED IN EARTH ou MIRROR OF DECEPTION pour citer la branche Allemande du style qui transpire assez nettement sur ces 7 titres. C’est aussi vers LORD VICAR que vous pouvez regarder, et donc les débuts de nos frenchies de SURTR ("The Doorway") même si, dans le discours, la différence est plus nette qu’avec les autres noms cités. La production simple est d’une efficacité qui donne une idée de l’expérience que le groupe a pu accumuler, Kieron TUOHEY oeuvrant également dans THE HUMAN CONDITION de même que le batteur Jonathon GIBBS et le bassiste James MOFFATT qui semble avoir quitté UNSILENCE après l’enregistrement de A Fire On The Sea. Le premier obstacle est sans aucun doute le chant de James KILMURRAY, jouant régulièrement avec la justesse, il faudra plusieurs écoutes attentives pour vous plonger pleinement dans l’ambiance que le groupe a cherché à installer, on peut dire que sur ce point, le groupe ne réussit que partiellement, la faute à des titres manquant de percussion et des guitares assez en retrait alors que les gaillards nous pondent des idées très intéressantes mais dans l’aspect général la progression est très nette avec l’album précédent, Under A Torn Sky, paru en 2009. On peut ainsi rapprocher le "Of What May Become" présent sur la galette précédente avec "A Fire On The Sea" de ce nouvel album pour se rendre compte que si le schéma n’a pas beaucoup évolué, tous les détails qui font que l’on retient ou non un album se sont considérablement améliorés. Alors UNSILENCE livrant un troisième album de grande qualité, nous pouvons y croire. En attendant si cet album n’est pas encore parfait, des titres comme "Breaking Away" assez surprenant dans sa démarche, "A Thousand Seasons" et sa voix sur l’introduction faisant mouche et la lourdeur prononcée des guitares ou l’ultime "Unchained" sublimant cette fin d ‘album, les raisons de s’attarder sur cette sortie sont assez nombreuses pour tout amateur de Doom Metal. En espérant voir les Anglais perdurer et en finir avec la végétation des 20 premières années.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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CRYSTAL EYES - Killer

Publié le par Nono666

CRYSTAL EYES - Killer
Massacre Records
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.crystaleyes.net

CRYSTAL EYES_Killer



01. Killer / 02. Warrior / 03. Hail The Fallen / 04. Solar Mariner / 05. Forgotten Realms / 06. Spotlight Rebel / 07. The Lords Of Chaos / 08. Dreamers On Trail / 09. Dogs On Holy Ground

Il aura fallu près de six ans à CRYSTAL EYES pour nous proposer enfin un septième album, un délai en grande partie dû aux problèmes de line-up qu'a connu le groupe. Toujours emmené par le guitariste et membre fondateur Mikael Dahl, CRYSTAL EYES a notamment vu revenir au bercail deux de ses plus anciens membres : Niclas Karlsson (guitare) et Martin Tilander (batterie), ce qui a, semble-t-il, eu pour effet de redynamiser nos suèdois qui nous livrent avec Killer, un album particulièrement solide. Certes rien de très original ici, mais un recueil de neuf titres de pur Heavy dans la grande tradition du genre, pouvant, par instants, évoquer IRON MAIDEN ("Warrior", "Solar Mariner") ou GAMMA RAY ("Forgotten Realms"). Plus varié que ne l'était son prédécésseur, Killer va à l'essentiel, pas le temps de s'encombrer de fioritures, 38 minutes c'est court ! Marquant une certaine progression par rapport à Chained (2008), CRYSTAL EYES nous revient avec des compositions inspirées où l'on peut constater que le retour de Mikael Dahl au chant est vraiment une bonne chose, capable d'impressionnantes montées dans les aigus parfaitement maitrisées, l'exemple le plus flagrant étant sans conteste "Hail The Fallen", un titre dont le chant n'est pas sans rappeler le grand KING DIAMOND. Mélodique, direct et efficace, ce Killer ne révolutionnera sans doute pas le monde du Heavy Metal, il s'écoute néanmoins avec un réel plaisir, ce qui est déjà, selon moi, le signe d'un album réussi.

Chronique : Nono666

8

 

 

CRYSTAL EYES_Band 2014

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DEATH PENALTY - Death Penalty

Publié le par Nono666

DEATH PENALTY - Death Penalty
Rise Above Records
Style : Heavy / Doom Metal
Origine : Belgique/Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/DeathPenalty82

DEATH PENALTY_Death Penalty



01. Grotesque Horizon / 02. Howling At The Throne Of Decadence / 03. Eyes Of The Heretic / 04. Golden Tides / 05. Into The Ivory Forest / 06. Children Of The Night / 07. The One That Dwells / 08. She Is A Witch / 09. Immortal By Your Hand / 10. Written By The Insane
 
 Gary Jennings n'aura pas mis longtemps avant de refaire surface suite au split de CATHEDRAL, dont il fut le guitariste depuis les premiers jours et pendant 24 ans. Est-ce son amour pour ACID qui l'a motivé à constituer un line-up composé, outre lui-même, exclusivement de musiciens belges ? Peu probable. Toujours est-il que le petit guitariste chauve a notamment jeté son dévolu sur la chanteuse Michelle Nocon, évincée de SERPENTCULT en 2010. Et grand bien lui en a pris, mais nous y reviendrons. Avec DEATH PENALTY, Jennings adopte une démarche humble, à son image, et prend le parti de ne pas se projeter et de se faire plaisir. Par conséquent, si l'on reconnaît tout de suite ses riffs sabbathiens et ses mélodies parfois enjouées, le style abordé ne se cantonne pas uniquement au Doom, même si ce genre est bien représenté, en proposant aussi une bonne dose de Heavy Metal plus direct ("Howling At The Throne Of Decadence", "Immortal By Your Hand"...), comme le confirme Gary qui clame haut et fort l'influence de WITCHFINDER GENERAL. On ajoutera, pour mieux situer la bête, une pincée d'ANGEL WITCH et un soupçon du MAIDEN des débuts, et le côté rock'n'roll d'un TYGERS OF PAN TANG. D'ailleurs, si rapprochement avec CATHEDRAL il doit y avoir, ce sera avec son répertoire le plus accessible. L'apport de Michelle Nocon s'avère essentiel car sa prestation empêchera de cataloguer DEATH PENALTY dans le style "Doom / psyché à chanteuse" cher à beaucoup de formations souhaitant obtenir leur part du gâteau THE DEVIL'S BLOOD. Non, Michelle chante puissamment et sa voix est merveilleusement mise en valeur ("Immortal By Your Hand", encore). De plus, la belle affiche des progrès considérables dans la nuance depuis le Weight of Light (2008) de SERPENTCULT. Sur le plan purement sonore, le forte présence de la basse, cette caisse claire monstrueuse ainsi que ce son de guitare caractéristique rappelleront forcément CATHEDRAL, dont Gary a produit plusieurs disques. Ce premier opus se veut donc très agréable et sans prétentions, mais il nous faut tout de même souligner quelques défauts qui tiennent en fait en un point essentiel : les cinq morceaux constituant le centre de l'album se veulent un peu dénués d'ambition en comparaison du début et de la fin tonitruants de la galette. Non pas qu'ils soient mauvais, car les riffs font toujours mouche, mais des tempi moyens / lents associés à quelques lignes de chant moins accrocheuses nuisent un peu à l'intérêt général. Etrange aussi que ces quelques fins abruptes (le "fondu" de fin de l'intro "Grotesque Horizon", "The One That Dwells" pourtant prometteur...). Dommage ! Rien de rédhibitoire cependant, mais un peu plus de constance aurait permis de faire un vrai carton d'entrée de jeu, ce qui peut être déterminant pour la suite à donner à ce projet, que nous espérons pour notre part voir perdurer.

Chronique : Morbid S.
 

7,5

 

 

DEATH PENALTY_Band
 

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AMBERIAN DAWN - Magic Forest

Publié le par Nono666

AMBERIAN DAWN - Magic Forest
Napalm Records
Style : Melodic Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.amberiandawn.com

AMBERIAN DAWN_Magic Forest



01. Cherish My Memory / 02. Dance Of Life / 03. Magic Forest / 04. Agonizing Night / 05. Warning / 06. Son Of Rainbow / 07. I'm Still Here / 08. Memorial / 09. Endless Silence / 10. Green-Eyed

Si Re-Evolution sorti l'année dernière nous avait permis de découvrir la nouvelle voix d'AMBERIAN DAWN désormais incarnée par Capri Virkkunen, remplaçante de la démissionnaire Heidi Parviainen partie fin 2012 fonder DARK SARAH, il ne s'agissait là que d'une compilation d'anciens titres, réenregistrés avec leur nouvelle chanteuse, qui n'avait d'autre but que d'assurer la transition et de nous familiariser avec la nouvelle identité vocale du groupe avant la sortie d'un véritable nouvel album... Eh bien ce nouvel album le voici ! Magic Forest fait suite à Circus Black et d'entrée on constate que les guitares sont moins présentes que sur l'album précédent, l'accent est davantage mis sur les claviers, apportant parfois un petit côté Pop 80's à certaines compositions ("Agonizing Night", "Warning", "I'm Still Here"). Magic Forest se veut également  plus lumineux, moins sombre que ne l'était son prédécésseur. Mais le principal changement, vous vous en doutez, vient du chant de Capri, dont on avait déjà pu se faire une idée des capacités sur Re-Evolution et qui confirme ici tout le potentiel entrevu sur ce premier enregistrement. Faisant preuve d'une certaine polyvalence, Capri Virkkunen reussit, sans toutefois dénaturer l'identité d'AMBERIAN DAWN, à apporter un nouveau souffle et une nouvelle dimension à la musique du combo, son chant s'affirme, nous réservant quelques belles surprises comme par exemple l'entêtant "Magic Forest" ou l'envoutant "Green-Eyed" où la chanteuse y délivre une performance vocale absolument magnifique, marquant ainsi de son empreinte des compos toujours aussi accrocheuses et agréable à écouter. Au final, si Magic Forest marque une nouvelle étape dans la carrière des Finlandais, AMBERIAN DAWN nous livre, avec cette cinquième réalisation, un album fort sympathique qui permet, grâce au talent de sa nouvelle vocaliste, de faire oublier l'emblématique Heidi Parviainen, ce qui était loin d'être gagné à l'avance !

Chronique : Nono666

7,5

 

 

AMBERIAN DAWN_Band 2014
 

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YUGAL - Enter The Madness

Publié le par Nono666

YUGAL – Enter The Madness
Autoproduction
Style : Groove Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : http://yugal.bandcamp.com

YUGAL_Enter The Madness



01. Mindless Fool / 02. Free Jail / 03. Enter The Madness / 04. Psychotic / 05. Fearless Pride

Ah ! Vannes et son air marin, ce vent balayant les nuages menaçants, un paysage de carte postale avec lequel nos amis de YUGAL semblent ne pas totalement partager la vision car ce deuxième EP, Enter The Madness, semblent plutôt retenir ces sombres nuages pour en garder toutes la noirceur et la furie pleine de lourdeur menant à l’orage. Avec des débuts bien ancrés dans un Metal emprunt de mélodies Folk, le groupe semble s’être penché sur son aspect le plus Thrash groovy… ah attendez une discussion avec moi-même :

« SOULFLY, non je ne connais pas, pourquoi ? Oh, une ressemblance… mouais peut-être ! ».

Bon reprenons, je disais, le Thrash groovy et dès "Mindless Fool", on prend tout de suite acte des intentions de YUGAL, la batterie est à la fois groovy et claquante mais c’est surtout ce riff qui éveille en nous des souvenirs provenant du Brésil en 1991 et cet album Arise dont l’auteur m’échappe… excusez moi encore une discussion avec moi-même :
 
« SEPULTURA ? Non je ne vois pas… ah si ceux qui prônaient l’esprit familial avant de se faire la bourre entre frangins à cause d’une histoire de gonzesse ? Mais pourquoi donc ces questions… des ressemblances insistantes avec YUGAL ! Oooh, il y a peut-être une petite ressemblance oui ! »

Il est vrai que "Free Jail" amène de l’eau au moulin des détracteurs avec ce placement vocal légèrement emprunté à Max CAVALERA, cette guitare lead qui évoque Marc RIZZO ou ce riff (et même l’introduction…) sur "Enter The Madness" nous renvoyant vers "Desperate Cry" avant que celui-ci ne vire très rapidement vers le groove de SOUL

« Non  mais attend tu as raison autre-moi, c’est ça, les Bretons se sont inspirés de SOULFLY ou SEPULTURA et alors quoi de mal, beaucoup d’autres groupes l’ont déjà fait avec beaucoup moins de talent et sans citer le nom d’ILL NINO car ça n’est pas bien de frapper gratuitement, où est le problème ? »

Je vais vous dire où est le problème, les gens vont s’arrêter au troisième titre, décrétant que YUGAL fait du sous-SOULFLY mais il reste encore deux titres sur le EP, "Psychotic" et ses relents de Hardcore bien plus vicieux ou cet ultime "Fearless Pride" qui est sans aucun doute le meilleur titre de cet Enter The Madness. Et pourtant, la production est soignée, l’artwork également, les titres sont plutôt bien composés et efficaces, la voix de bucheron est particulièrement bien en place alors que la guitare ne se contente pas de simple alignement de riffs rythmiques comme les Bretons alignent les menhirs. Certes, ça ne respire pas l’originalité, certes les chœurs sont un peu too much, certes "Free Jail" ressemble à s’y méprendre à un titre de SOULFLY, certes l’influence des frères CAVALERA est plus qu’omniprésente sur la moitié du EP mais pour la deuxième moitié montrant un visage bien plus personnel et convaincant, cela vaut le coup que vous y jetiez une oreille, attention on ne parle pas là de découverte ultime, juste d’un groupe qui fait passer un bon moment de Thrash groovy… ah pardon :

« CAVALERA CONSPIRACY ? Oui quand même je connais, je ne suis pas totalement inculte… et bien tu vois autre-moi, c’est l’exemple parfait, il y a des fois où les patrons tentent de re-goûter à ce qu’ils ont fait de mieux auparavant mais sans le faire paraitre aux yeux de tous, on est frangin, bien entendu que l’on ne peut pas se faire la gueule, c’est mon sang… ouais et bien je préfère la relecture de YUGAL à cet ersatz sur fond de volonté de se faire plai$ir ! »

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

 

YUGAL_Band
 
 

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HELLYEAH - Blood For Blood

Publié le par Nono666

HELLYEAH - Blood For Blood
Eleven Seven Music
Style : Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.hellyeahband.com

HELLYEAH_Blood For Blood



01. Sangre Por Sangre (Blood For Blood) / 02. Demons In The Dirt / 03. Soul Killer / 04. Moth / 05. Cross To Bier (Cradle Of Bones) / 06. DMF / 07. Gift / 08. Hush / 09. Say When / 10. Black December

Honnêtement, malgré toutes les chroniques que j’ai pu lire sur le groupe et qui le descendent en flèche, notamment de la part des webzines étrangers, HELLYEAH est dans l’esprit de PANTERA (la folie, la hargne et peut-être aussi le talent en moins) en tout cas avec le titre qui ouvre ce quatrième album du groupe. Effectivement, le refrain de "Sangre Por Sangre (Blood For Blood)" ressemble vraiment beaucoup à PANTERA au niveau du timbre de voix et des intonations de Chad Gray. On poursuit dans la même veine avec les titres suivants, le groovy et catchy "Demons In The Dirt" et "Soul Killer". "Moth" est un titre beaucoup plus commercial et orienté radio dans l’esprit d’un groupe comme NICKELBACK. Le son et la production sont massifs. Le chant de Chad Gray est agrémenté de nombreux effets mais ce ne sont pas les seuls éléments qui en font sa diversité. Le dansant "Cross To Bier (Cradle Of Bones)" poursuit la fête. Quand j’utilise le mot dansant, ne vous imaginez pas esquisser des pas de danse à la Travolta mais plutôt gesticuler frénétiquement à la manière d’un pantin désarticulé. "DMF" prolonge le plaisir avec son refrain scandé et dans la face. Le rouleau compresseur n’arrête pas sa tâche et nous ratatine les couilles façon raisin sec pendant 45 minutes. Cet opus est parfaitement construit car une respiration arrive toujours à point nommé afin de nous accorder un peu de répit. La seconde de l’album s’appelle "Hush", un titre mid-tempo, toujours aussi entraînant. "Say When" s’avère être la composition la moins convaincante de cette offrande. Avec "Black December", on revient vers une chanson orientée grand public, légèrement commerciale… enfin comparé au reste de l’album, plus sauvage. Au final de quoi peut-on blâmer ce Blood For Blood ? De ne pas être un album de PANTERA ? Oui ben ça on le sait ! HELLYEAH ne sera jamais PANTERA, donc arrêtons là les comparaisons entre ces deux entités. Aussi son manque d’originalité. Effectivement, le groupe reprend des recettes largement éculées depuis un certain temps. On pourra donc toujours reprocher ce qu’on veut à cet album (comme la version acoustique de "Hush" en bonus track, dispensable) mais je défie quiconque de ne pas taper du pied ou secouer la tête pendant son écoute. Et pour moi, cela est la preuve d’un album réussi. Tout y est, les titres qui vous perforent le crâne et y restent ancrés un bout de temps, les guitares, la batterie du maître Vinnie Paul. Blood For Blood est un putain de bon album !

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

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VI.ZA - Aria

Publié le par Nono666

VI.ZA – Aria  
Architects Of Melody Records
Style : Fusion Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/vizamusic

VI.ZA_Aria



01. Never Feel / 02. Quicksand / 03. Midnight Hour (Dingle Rock) / 04. Vanished / 05. Viktor’s Vanguard / 06. The Girl That Doesn’t Exist / 07. Forward March / 08. Beneath The Waves / 09. C’est La Vie / 10. Alley In Tjuana / 11. Take Over The World / 12. Brunette

Avec plusieurs passages par notre pays, les Américains de VI.ZA ne sont pas de total inconnus, et notamment en première partie de Serj TANKIAN et là vous me voyez venir. Et oui, ça fait mal mais ce groupe ne semble exister qu’à travers les Américo-Arméniens sans l’inspiration et surtout le génie de faire de n’importe quoi un truc dansant, je m’explique. La batterie est d’une platitude qui ne rend pas justice à ce batteur qui, le temps de quelques passages plus Folk, nous montre qu’il est capable de mieux, et la guitare rythmique n’apporte pas plus qu’une épaisseur supplémentaire. De tout cela, "Vanished" et son ambiance plus proche d’ORPHANED LAND s’en sort extrêmement bien, voilà le contre-exemple de ce que j’ai mentionné au-dessus car non, VI.ZA n’est pas totalement dénué d’intérêt, quelques différences notables sont à relever avec son aîné, quelques petits arrangements sonnant électro ("Viktor’s Vanguard") sont un exemple même si ce n’est pas toujours utilisé de façon heureuse mais les intentions sont là, la ballade radiophonique "The Girl That Doesn’t Exist" où l’accordéon sert de trame de fond, encore une idée louable mais pour un rendu général bien trop mielleux. A l’opposé, le Punky "Forward March" risque bien de surprendre les amateurs de SYSTEM OF A DOWN perdus là car voilà un titre qui nous rappelle la scène Folk Metal Allemande comme IN EXTREMO avant d’être de nouveau pris à revers avec "Beneath The Waves" et son introduction digne d’un Joe SATRIANI (ndlr chiant et sans intérêt) car où est le lien avec le reste du titre, nulle part. Bref, vous l’aurez compris les Américains soufflent un peu de chaud sur beaucoup de froideur, on ne ressent pas grand-chose à l’issue de cet album et c’est bien le signe qu’il manque encore quelque chose à VI.ZA (une personnalité ?) Alors comme tout n’est pas à jeter sur ce premier opus, "Vanished" en tête, la production très précise, la prestation vocale très variée, on pourra donner une nouvelle chance à ce groupe qui devra vraiment proposer plus pour accrocher notre oreille affûtée, ou mieux que SYSTEM OF A DOWN sorte un album, oui voilà ce sera mieux ! Il y a vraiment des groupes qu’il ne faut pas même envisager de s’inspirer, c’est trop flagrant, surtout si ce n’est pour en retenir que la facette la plus inoffensive.

Chronique : Aymerick Painless

6

 

 

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NOTHING MORE - Nothing More

Publié le par Nono666

NOTHING MORE - Nothing More
Eleven Seven Music
Genre : Marketing Music
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.nothingmore.net

NOTHING MORE_Nothing More



01. Ocean Floor / 02. This Is The Time (Ballast) / 03. Christ Copyright / 04. Mr. MTV / 05. First Punch / 06. Gyre / 07. The Matthew Effect / 08. I'll Be OK / 09. Here's To The Heartache / 10. If I Were / 11. Friendly Fire / 12. Sex & Lies / 13. Jenny / 14. God Went North / 15. Pyre

Ce groupe est annoncé comme l’une des révélations de l’année. Effectivement si vous aimez les grosses machines préfabriquées lancées à grand renfort de clip, de pubs dans les médias spécialisés (qui ne pourront faire autre chose qu’encenser l’album sous peine de perdre un annonceur), NOTHING MORE est fait pour vous. Nothing More est le cinquième album du quartet et le premier à sortir sur une major. Pour moi voilà l’exemple parfait du groupe dont la cible est les midinettes de 12 / 16 ans. Tout est calibré pour faire fondre les petits coeurs de la jeunesse américaine blanche. Le son, les chansons, le look des musiciens, tout est marketing. Quelques passages criés (genre : "saperlipopette, je suis en colère, faut pas m’énerver"), une pincée d’Electro, des pleines poignées de Pop ("First Punch", "I’ll Be Ok", "Here’s To The Heartache", "If I Were"), le tout saupoudré de bondieuseries en guise de paroles et vous êtes en présence des One Direction version guitares saturées. Bref comme dirait Jean-Pierre Coffe, c’est de la merde ! Le groupe se fend d’un titre anti MTV ("Mr. MTV") alors que tout dans sa musique est formaté pour passer en boucle sur cette chaine et sur les radios. Cela doit être tendance de cracher dans la soupe. La voix fait penser à LINKIN PARK ("Ballast", "Friendly Fire"). Le riff de guitare principal de "Sex & Lies" pourrait faire penser à MUSE comme de nombreux plans de guitares tout au long de l’album ("Friendly Fire"). Désolé d’être si peu respectueux pour les groupes cités ci-dessus et les comparer avec ces clowns (oh pardon cela m’a échappé), je voulais écrire ces clones. En fait le nom du groupe est hyper bien trouvé, NOTHING MORE, rien de plus, c’est le cas de le dire. Et en plus l’album est long (15 titres pour 1 heure de son) mais comme je suis consciencieux (et peut-être un peu maso aussi) je me le suis repassé avant de rendre ma copie. Petite note perso, je crois que c’est l’une des rares fois où je ne me suis pas surpris à taper du pied pendant l’écoute d’un album. Encore un groupe kleenex dont on n’entendra plus parler une fois passé de mode. Les Ricains ont vraiment la science pour sortir ce genre de produit hyper surfait. On nous balance quelques grosses guitares afin de nous faire croire que l’on est ici en présence d’un groupe de Metal. Mais que nenni, c’est bien de la grosse bouillie dans le sens où tout y est mouliné afin que l’on puisse ingérer la recette sans sourciller. Comme quoi avec le soutien de la pompe à fric et de toute l’artillerie commerciale même un groupe sans grand intérêt peut faire parler de lui… au moins le temps d’un album. Only the strong survive !

Chronique : Horace Pinker

4

 

 

NOTHING MORE_Band
 

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MOTÖRHEAD - Aftershock Tour Edition

Publié le par Nono666

MOTÖRHEAD - Aftershock Tour Edition
UDR
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.imotorhead.com

MOTÖRHEAD_Aftershock Tour Edition



CD1 : Aftershock : 01. Heartbreaker / 02. Coup De Grace / 03. Lost Woman Blues / 04. End Of Time / 05. Do You Believe / 06. Death Machine / 07. Dust And Glass / 08. Going To Mexico / 09. Silence When You Speak To Me / 10. Crying Shame / 11. Queen Of The Damned / 12. Knife / 13. Keep Your Powder Dry / 14. Paralized
CD2 : Best Of The West Coast Tour 2014 : 01. Damage Case / 02. Stay Clean / 03. I Know How To Die / 04. Metropolis / 05. Over The Top / 06. The Chase Is Better Than The Catch / 07. Rock It / 08. Lost Woman Blues / 09. Doctor Rock / 10. Just 'Cos You Got The Power / 11. Going To Brazil / 12. Killed By Death / 13. Ace Of Spades / 14. Overkill

Cédant à la mode des "Tour Edition", le brillant Aftershock de MOTÖRHEAD fait peau neuve, avec une illustration ravivée, et accompagné pour l'occasion d'un deuxième disque live. Passons l'album studio qui a déjà été chroniqué dans nos pages, et intéressons nous au live, enregistré lors de la tournée de promo d'Aftershock. Au vu de la track-list, MOTÖRHEAD joue la sécurité en proposant un large éventail de classiques ; en effet, seuls "I Know How To Die" de Motörizer et "Lost Woman Blues" d'Aftershock représentent les derniers albums du trio. A l'exception de la rareté qu'est "Rock It" (issu d'Another Perfect Day), le reste des morceaux sont des pépites parmi les plus emblématiques de la bande à Lemmy, et forcément les plus présents sur les autres albums live. On retrouve donc, sans bouder son plaisir, "Damage Case", "Stay Clean", "Metropolis", "Over The Top", "The Chase Is Better Than The Catch", "Dr Rock" (agrémenté d'un excellent solo de batterie de ce tueur de Mickey Dee !), "Just 'Cos You Got The Power", "Going To Brazil", "Killed By Death", "Ace Of Spades" et "Overkill". La locomotive poursuit son bonhomme de chemin sans (trop) fléchir. Je regrette simplement que la machine ne sorte pas plus des sentiers balisés depuis tant d'années, histoire de s'aventurer un peu sur des terrains peu foulés : MOTÖRHEAD a tant d'excellents morceaux dans son catalogue qu'il pourrait proposer un album live digne de lui, en laissant de côté pour une fois ses standards : je pense à des tueries des années 2000 comme "Terminal Show", "In The Name Of Tragedy", "Whorehouse Blues" (de l'album Inferno), "Sucker", "Devil I Know", "Be My Baby", "Going Down" (de l'excellent Kiss Of Death), ou encore "Runaround Man", "Teach You How To Sing The Blues", "Rock Out" (de Motörizer), et The World Is Yours et Aftershock contiennent eux aussi leurs lots de bons morceaux !... Un album live contenant plein de raretés serait, j'en suis convaincu, très apprécié des fans dont je fais partie. A bon entendeur !...

Chronique : Denix666

8,5

 

 

MOTÖRHEAD_Band_2013
 

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