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CHICAGO - XXXVI - Now

Publié le par Nono666

CHICAGO - XXXVI – Now
Frontiers Records
Style : Pop/Rock jazzy
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.chicagotheband.com

CHICAGO_Now - Chicago XXXVI



01. Now / 02. More Will Be Revealed / 03. America / 04. Crazy Happy / 05. Free At Last / 06. Love Lives On / 07. Something's Coming, I Know / 08. Watching All The Colors / 09. Nice Girl / 10. Naked In The Garden Of Allah / 11. Another Trippy Day

Chicago, qu’est-ce que cela vous évoque ? Al Capone, la pègre et la prohibition. Michael Jordan et les Bulls. La troisième plus grande ville des États-Unis, située sur les rives du lac Michigan. Oui évidemment mais c’est aussi un groupe fondé en 1967 et issu de cette ville (les mecs ne se sont pas foulés pour le nom de groupe, d’un autre côté ils auraient habité Trifouillis-Les-Oies cela aurait moins bien sonné). Bon si vous n’avez jamais entendu parler de ce groupe qui n’en est pourtant pas à ses débuts, c’est normal. Deux grosses raisons possibles : vous êtes trop jeunes ou tout simplement vous n’écoutez pas le genre de musique pratiqué par le groupe. Car CHICAGO c’est 9 musiciens (saxophoniste, joueur de trombone, trompettiste, batteur, bassiste, guitariste, 2 claviers dont un qui chante, percussionniste) qui font de la Pop Rock fortement typé Jazz. Bref pas du tout ce dont nous avons l’habitude de parler ici. Mais nous sommes des gens ouverts contrairement aux idées reçues et aux a priori allant à notre encontre. Une Pop très classe avec cuivres et tout le toutim. Mais que vient foutre ici la chronique de cet album ? Je me suis posé la même question mais comme c’est le label Frontiers qui nous offre cette réalisation, faisons le job. Personnellement cela faisait bien une bonne trentaine d’années que je n’avais pas entendu parler du groupe, soit les années 70 et quelques hits particulièrement connus à l’époque comme "If You Leave Me Now" (qui faisait la joie des danseurs de slow que nous étions à l’époque lors des boums). Si vous êtes curieux, tapez le nom du groupe sur Youtube et cela devrait être la première chanson qui vous sera proposée. Bon et en 2014, que propose le groupe avec son album XXXVI – Now (une des marques de fabrique du groupe d’intituler ses albums par un numéro donc vous l’aurez compris on parle ici du 36ème album du groupe, excusez du peu). Cette nouvelle réalisation débute par le titre éponyme de l’album, un morceau au groove hyper Funky qui pourrait faire penser à Earth Wind and Fire, pas de quoi headbanguer mais vous pourriez vous surprendre à esquisser quelques pas de danse. Le groupe nous embarque au gré des chansons et des ambiances qui les composent vers des horizons différents allant de la Funk, au Soul, en passant par le Jazz, le Rock et la Pop, bref du easy listening. Mais attention pas une musique d’ascenseur, tout cela est plus riche et proposé avec goût et classe. Les personnes ouvertes passeront un moment agréable à l’écoute de cet album (même si les titres sont de qualité très inégales allant du bon ("Now", "More Will Be Revealed") au quelconque ou ennuyeux "Nice Girl", "Another Trippy Day"), parfait pour cet été, en fond sonore lors d’une ambiance festive autour d’un barbecue entre amis. Les autres passeront leur chemin en courant.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

CHICAGO_Band 2014
 

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UNISONIC - Light Of Dawn

Publié le par Nono666

UNISONIC - Light Of Dawn
earMusic
Style : Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.unisonic.de

UNISONIC_Light Of Dawn



01. Venite 2.0 / 02. Your Time Has Come / 03. Exceptional / 04. For The Kingdom / 05. Not Gonna Take Anymore / 06. Night Of The Long Knives / 07. Find Shelter / 08. Blood / 09. When The Deed Is Done / 10. Throne Of The Dawn / 11. Manhunter / 12. You And I

Après avoir eu la chance de chroniquer le EP For The Kingdom en guise de mise en bouche, voilà maintenant le plat de résistance avec Light Of Dawn, le second album d’UNISONIC. Tout commence par une intro symphonique sur laquelle on peut déceler plusieurs thèmes de chansons qui composent Light Of Dawn, mais ça on ne le comprend qu’au terme de l’écoute complète de l’album. Dès le premier titre, "Your Time Has Come", on a l’impression de retrouver le HELLOWEEN de la période Keeper Of The Seven Keys. Un pur morceau de Speed Metal de la meilleure inspiration. Un des meilleurs qu’il m’est été donné d’écouter depuis belle lurette. Cela sent la régalade ! Il faut dire que les 5 musiciens qui composent le super groupe sont tous au top de leur forme. Ce début d’album est un délice, que des hits ! L’intro basse/batterie de "Exceptional" est super groovy et, à partir du refrain, on frôle le sublime. Ce titre vous entre dans le crâne et croyez-moi il ne le quittera plus pendant un certain temps. La petite mélodie de guitare en fin de solo et avant la reprise du refrain est une pure merveille. Je suis à peu près sûr qu’elle est l’oeuvre de Kai Hansen. Un habitué de ce genre de suite de notes de guitares insidieuses qui vous vrillent le cerveau. Une joie communicative s’installe à l’écoute de ce titre. Le riff principal de "For The Kingdom" est imparable. En soli Mandy Meyer et Kai Hansen se tirent une bourre incroyable comme sur le catchy "Night Of The Long Knives" par exemple. Tous ces talents réunis qui veulent en imposer à leurs camarades de jeu, c’est une émulation hyper bénéfique pour le groupe où chacun tire dans le même sens et donne le meilleur de lui-même. Et tout cela pour, au final, le bonheur des auditeurs. UNISONIC c’est le mélange entre différents styles de Métal, mais dont la ligne conductrice reste le fait que tout soit extrêmement mélodique. Certains titres sont tournés vers le commercial comme le mid-tempo "Not Gonna Take Anymore". En fait la musique jouée par le groupe représente bien la fusion de toutes les aspirations des musiciens, on ressent le côté Heavy de Kai Hansen, celui plus commercial de Michael Kiske, l’esprit Hard Rock de Mandy Meyer sans oublier une section rythmique Ward/Zafiriou complice depuis le début des années 90. Aussi on navigue au gré des titres entre toutes ces sphères mais sans jamais que cela ne soit complètement hors propos ou incohérent. On est parfois obligé de penser à HELLOWEEN tant certaines intonations vocales et mélodies de Michael Kiske font penser à ce qu’il faisait lorsqu’il évoluait en tant que frontman au sein de ce groupe, comme c’est le cas sur le titre "Find Shelter". "Blood", qui part comme une ballade classique mais dont on ressent l’esprit Bluesy après le premier refrain notamment grâce aux nombreux soli de guitares, offre une respiration à l’album. De nombreuses compositions sont très entraînantes comme "Throne Of The Dawn". UNISONIC devrait ravir dans le coeur des fans la place d’HELLOWEEN qui n’est plus que l’ombre de lui-même depuis déjà quelques années. La voix de Kiske, même si elle n’éclipse pas le talent de ses compagnons de route, est l’atout principal. Les duels que se livrent les guitaristes lors de leurs interventions ou en solo sont de superbes joutes à la six cordes. L’album se clôt par la ballade "You And I" (qui me fait penser au "Sailing" de Rod Stewart), tout comme pour nous dire au revoir. Et oui il s’agit bien de cela, un "au revoir" car on est déjà gagné par la frustration et l’impatience d’entendre la suite, la prochaine offrande que nous délivrera ce super groupe.

Chronique : Horace Pinker
 

9

 

 

UNISONIC_Band 2014_2
 

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BLUES PILLS - Blues Pills

Publié le par Nono666

BLUES PILLS - Blues Pills
Nuclear Blast
Style : Blues Rock 70's
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.bluespills.com

BLUES PILLS_Blues Pills



01. High Class Woman / 02. Ain't No Change / 03. Jupiter / 04. Black Smoke / 05. River / 06. No Hope Left For Me / 07. Devil Man / 08. Astralplane / 09. Gypsy / 10. Little Sun

Parfois je me demande si il vaut mieux avoir un certain âge ou un âge certain pour apprécier à sa juste valeur les bases, les racines du Rock et des styles qui en ont découlé. BLUES PILLS ne fait que conforter ma vision "large" de la musique et de ses multitudes de styles, tous apportant leur pierre à l'édifice du plaisir auditif et Rock'n'Roll. Voilà un combo tout frais tout beau, né en 2011 et qui se compose d'Elin Larsson au chant, de Zack Anderson à la basse, de Dorian Soriaux à la guitare et de Cory Berry à la batterie (une formation américano/franco/suédoise dans une tranche d'âge assez surprenante (la vingtaine d'années) au regard du style proposé). Un Français à la six cordes, 18 ans et un talent fou qui, une fois de plus, me fait penser que se faire greffer 15 doigts à chaque main pour être le virtuose qui joue vite, très vite et très bien (ça sans doute) n'est pas une fin en soi pour apporter du bonheur. Après avoir tourné un peu partout et sorti divers singles et EPs, l'album éponyme voit donc le jour en ce mois de juillet 2014. Ce qu'offre cette galette n'est ni plus ni moins qu'un retour aux sources des 70's, puisant dans cette manne riche du Blues, du Rock, voire du Hard, se nourrissant des noms prestigieux qui ont bouleversé ces années folles et créatives, pour au final nous en faire profiter avec  joie, dans une totale complicité avec l'auditeur. Je ne saurais quel artiste aurait pu influencer BLUES PILLS car plein de noms me viennent à l'esprit. Nul doute qu'à l'écoute de cet album, les "anciens" retrouveront les sensations, et les souvenirs feront vibrer à nouveau leur tympans nostalgiques. Pour sûr, c'est du old school 70's, de l'amerloque fin 60's pur jus, sans édulcorant, sans gadget ! La voix d'Elin Larsson est directe, pas dans le lyrique, oh que non ! Plutôt digne de ces artistes qui, dans la lignée de Janis Joplin, ont éraillés nos frêles esgourdes avec délectation. "High Class Woman" est un classique, la basse embraye, Elin surgit et donne les bases des 10 titres qui suivront, cette guitare "roots" est géniale, la rythmique est au garde à vous, ça promet ! "Ain't No Change" joue dans la même cour, les petits riffs de gratte flirtent avec la basse, et d'un coup une envie de se remuer les fesses se fait sentir, "Jupiter" n'est pas loin d'un Hendrix dans le jeu, déjà surement cité comme référence de style par beaucoup, "Black Smoke", départ  langoureux, souple, suave comme la voix de la charmante suédoise, démarre, ralentit, repart, toujours blindé d'émotions. "River", profond de sensibilité, une caresse musicale et vocale (ha, cette gratte qui nous couine sa fièvre). "No Hope Left For Me" , "Astralplane", même punition pleine de délicatesse, "Devil Man", "Guilty", guitare brute, à l'ancienne, basse/batterie impeccable, voix qui ne faiblit pas, jamais d'ailleurs la moindre faiblesse n'est présente. "Little Sun" nous achève dans son velouté jouissif de tendresse. Mince alors, c'est fini ! Fuck, je récidive dans mon écoute, trop génial de retrouver ce son, ce style, ces racines qui m'ont fait mettre le pied à l'étrier de la musique que tel un pur sang je chevauche toujours avec bonheur. Un pur cadeau pour les fans des 70's, une approche plus délicate, moins aisée pour ceux qui n'accrochent pas (ou peu). A noter qu'il existe plusieurs versions, CD, CD + DVD, Vinyl. Il serait dommage d'oublier l'artwork "psyché" signé par Marijke Koger-Dunham à la fin des 60's. BLUES PILLS est une vraie merveille, une AOC musicale qui n'est pas morte, qu'on se le dise ! Le phénix renait de ses cendres !

Chronique : Nigel Stargazer

9

 

 

Blues Pills_band

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MASSACRA - Final Holocaust / Enjoy The Violence / Signs Of The Decline

Publié le par Nono666

MASSACRA
Final Holocaust / Enjoy The Violence / Signs Of The Decline
Century Media
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2014 (Rééditions)

MASSACRA_Reissues-2014



Final Holocaust : 01. Apocalyptic Warriors / 02. Researchers Of Tortures / 03. Sentenced For Life / 04. War Of Attrition / 05. Nearer To Death / 06. Final Holocaust / 07. Eternal Hate / 08. The Day Of Massacra / 09. Trained To Kill / 10. Beyond The Prophecy / 11. Researchers Of Tortures (Live) / 12. War Of Attrition (Live) / 13. Sentenced For Life (Live) / 14. Final Holocaust (Live) / 15. Eternal Hate (Live) / 16. The Day Of Massacra (Live)

Enjoy The Violence : 01. Enjoy The Violence / 02. Ultimate Antichrist / 03. Gods Of Hate / 04. Atrocious Crimes / 05. Revealing Cruelty / 06. Full Of Hatred / 07. Seas Of Blood / 08. Near Death Experience / 09. Sublime Extermination / 10. Agonizing World / 11. Researchers Of Tortures (Rehearsal 1991) / 12. Beyond The Prophecy (Rehearsal 1991) / 13. Final Holocaust (Rehearsal 1991) / 14. Cyclone (Rehearsal 1991) / 15. Trained To Kill (Rehearsal 1991)

Signs Of The Decline : 01. Evidence Of Abominations / 02. Defying Man's Creation / 03. Baptized In Decadence / 04. Mortify Their Flesh / 05. Traumatic Paralyzed Mind / 06. Excruciating Commands / 07. World Dies Screaming / 08. Signs Of The Decline / 09. Civilization In Regression / 10. Full Frontal Assault / 11. Gods Of Hate (Live Germany 1991) / 12. Full Of Hatred (Live Germany 1991)

Pionniers de la scène extrême française aux côtés de LOUDBLAST et AGRESSOR, MASSACRA voit ses trois premiers albums réédités par Century Media. Le label s'était déjà penché sur le cas du combo parisien en sortant il y a quelques mois Day Of The Massacra qui regroupait les trois démos des franciliens. C'est aujourd'hui Final Holocaust (1990), Enjoy The Violence (1991) et Signs Of The Decline (1992) qui se voient réactualisés, entièrement remasterisés et dotés de bonus live et de répétitions, le tout agrémenté de nouveaux artworks fort réussis. Epuisés depuis belle lurette, ces rééditions sont donc les bienvenues et vont permettre aux plus anciens de se replonger dans une époque où la scène Thrash/Death n'en était qu'à ses balbutiements. Les plus jeunes, eux, découvriront ce combo précurseur qui a contribué, au moins en France, à poser les bases d'un style alors naissant. Ne reste plus à espérer que Century Média finisse son travail de "revisitation" et nous propose prochainement les rééditions de Sick (1994) et Humanize Human (1995) et notre bonheur sera alors complet...

Chronique : Nono666

 

MASSACRA_Logo
 

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CORROSION OF CONFORMITY - IX

Publié le par Nono666

CORROSION OF CONFORMITY - IX
Candlelight Records
Style : Stoner/Doom/Crossover
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.coc.com

Corrosion Of Conformity_IX



01. Brand New Sleep / 02. Elphyn / 03. Kill Denmark Vesey / 04. The Nectar / 05. Interlude / 06. On Your Way / 07. Trucker / 08. The Hanged Man / 09. Tarquinius Superbus / 10. Who You Need To Blame / 11. The Nectar Reprised
 
Nous avions déjà émis quelques réserves quant à l'album éponyme publié il y a deux ans de cela par un CORROSION OF CONFORMITY revenu à sa forme originelle en trio, la "faute" à un Pepper Keenan déserteur parcourant le monde avec le plus populaire DOWN (présence de Phil Anselmo oblige). Mais nous trouvions également de belles qualités à ce disque entrainant. Malheureusement, IX se dépare de ce côté speed pour revenir à une approche plus franchement doom, même si quelques accélérations apparaissent de ci, de là. COC se plaît donc à brouiller les pistes, à fortiori en annonçant que le groupe et Keenan, souhaitent se réunir dans un futur plus ou moins proche. Pas facile à suivre mais, au moins, la langue de bois nous est épargnée (ANTHRAX en 2005, ça vous cause ?). De plus le bruit court que Keenan a prêté sa voix lors de l'enregistrement de IX et il est vrai qu'en tendant l'oreille... Mais je m'égare ! IX est globalement, comme son grand frère, un album fort sympathique, même s'il lui manque le même brin de folie, hormis lors de moments sympas (intro-clin d'œil de "The Hanged Man", un "Tarquinius Superbus" très crossover old school). Ce dont il ne manque pas en revanche, c'est de feeling et de savoir-faire, bien que nous doutons toujours de la pertinence de placer Mike Dean (basse) au poste de chanteur. Toutefois, ce dernier ne démérite pas, car il compense en personnalité - avec sa voix plutôt haut-perchée et ses lignes de chant déglinguées - ce qu'il ne possède pas en technique. Nous ne remettons pas en question la légitimité de la démarche de COC et ne lui manquons donc pas de respect, mais nous continuons d'affirmer notre préférence pour les albums avec Pepper au chant, en plus du classique Blind (1991). L'approche de cette "nouvelle" version du groupe est plus pure et sans concession, certes, mais cela ne suffit pas toujours.

Chronique : Morbid S.
 

6,5

 

 

Corrosion Of Conformity_Band

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U.D.O. - Steelhammer - Live From Moscow

Publié le par Nono666

U.D.O. - Steelhammer - Live From Moscow
AFM Records
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.udo-online.de

U.D.O_Steelhammer_Live From Moskow



Disc 1 : 01. Intro / 02. Steelhammer / 03. King Of Mean / 04. Future Land / 05. Cry Of A Nation / 06. Trip To Nowhere / 07. They Want War / 08. Never Cross My Way / 09. Stranger / 10. Stay True / 11. In The Darkness / 12. Azrael
Disc 2 : 01. No Limits / 02. Mean Machine / 03. Burning Heat / 04. Metal Machine / 05. Devil's Bite / 06. Go Back To Hell / 07. Timebomb / 08. Holy / 09. Metal Heart

Plus de 35 ans de carrière pour le père Dirkschneider et toujours la pêche. Ce live est tiré de la tournée effectuée par le groupe pour la sortie de son dernier album studio Steelhammer. U.D.O. n’est plus un groupe Allemand mais vraiment européen puisque composé outre d’Udo et de son fidèle complice Fitty Wienhold à la basse, d’un guitariste Finlandais Kasperi Heikkinen (Ex-AMBERIAN DAWN), d’un second guitariste Russe Andrey Smirnov (un nom en parfaite adéquation avec sa nationalité) et d’un Italien aux baguettes Francesco Jovino. Musicalement, ne vous attendez à rien de plus qu’au Heavy Metal tel que nous le propose U.D.O. depuis 1987 et la sortie de son premier album Animal House. On retrouve toujours la voix rocailleuse et nasillarde du sieur Udo. Rien de fantastique, juste du bon Heavy à l’allemande, efficace et direct.  Principalement constitué de compositions de sa dernière réalisation studio (7 titres sur 21) ce live fait aussi un large tour d’horizon de la discographie en y incorporant des titres de Faceless World ("Future Land", "Trip To Nowhere" et "Stranger"), No Limits avec "Azrael" et "No Limits", Mean Machine ("Mean Machine"), Timebomb ("Burning Heat" et "Timebomb") et Holy ("Holy"). Le bonhomme sait toujours nous pondre quelques ritournelles particulièrement entraînantes comme "Never Cross My Way" et son refrain accrocheur, issu de son dernier méfait. On redécouvre des titres comme "They Want War" (de l’album Animal House, tout comme "In The Darkness" et "Go Back To Hell") qui est un véritable hymne, ou encore "Timebomb", le titre le plus rythmé de l’album. Sur "Devil’s Bite", on distingue très bien l’apport d’un clavier puisque toute l’intro et la mélodie principale sont jouées par cet instrument, dont aucune mention n’est faite, pauvre musicien oublié… à moins que cela ne soit des samples ? Tel un vieux de la vieille, le père Udo nous fait le coup du quart d’heure américain en enchaînant deux ballades (musclées, je l’avoue) : "In The Darkness" et son intro à la guitare électro acoustique et "Azrael". Le titre "Mean Machine" est l’occasion des soli (et tous les instruments y passent), un exercice incontournable du live mais qui, souvent, sur album, ne donne pas grand-chose à moins d’avoir affaire à des virtuoses ou des instrumentistes particulièrement inspirés ce qui n’est pas spécialement le cas ici. Attention ce ne sont pas des manchots non plus et ils nous gratifient de quelques bonnes interventions tout au long de l’album. Évidemment en live c’est l’occasion pour le chanteur de reprendre quelques forces avant l’assaut final, ce qui est compréhensible, mais pourquoi infliger cela à l’auditeur? "Metal Machine", le single de Steelhammer, est efficace, sans être une tuerie, le refrain scandé et martelé fait son effet. On notera que plusieurs albums de la carrière du nain jaune (pardon, de la personne de petite taille aux cheveux blonds) sont complètement occultés comme Rev-Raptor, Dominator, Mastercutor, Mission-X, Thunderball, Man And Machine, dommage pour les fans de ces opus qui contenaient quand même quelques bonnes chansons. Et en finale "Metal Heart" de l’époque ACCEPT, un seul titre de cette période c’est peu mais Udo avec son U.D.O. a quand même sorti pas moins de 14 albums studio, sans oublier les quelques live et autres productions donc c’est acceptable, même si c’est sur ce brulot que le public entre en fusion. Un live dispensable, à mon avis, mais qui est désormais une habitude dans la discographie d’U.D.O. puisque depuis Mastercutor sorti en 2007, l’année suivante on a eu droit au live. Il est bien loin le temps où un live marquait la fin d’une époque pour les groupes et dont la sortie était considérée comme un évènement. Pour les fans inconditionnels.

Chronique : Horace Pinker

6

 

 

U.D.O._Band 2014
 
 

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SKID ROW - Rise Of The Damnation Army - United World Rebellion: Chapter Two

Publié le par Nono666

SKID ROW - Rise Of The Damnation Army – United World Rebellion: Chapter Two
UDR
Style : Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.skidrow.com

SKID ROW_Rise Of The Damnation Army - United World Rebellion - Chapter Two



01. We Are The Damned / 02. Give It The Gun / 03. Catch Your Fall / 04. Damnation Army / 05. Zero Day / 06. Sheer Heart Attack (Queen Cover) / 07. Rats In The Cellar (Aerosmith Cover)

Après avoir chroniqué il y a peu le dernier album de Sebastian Bach, voilà le nouvel opus de SKID ROW qui fait suite au United World Rebellion: Chapter One sorti en 2013, déjà sous le même format, celui du EP. Entrons directement dans le vif du sujet. On retrouve à l’écoute de "We Are Damned" tout ce qui a fait le succès du groupe à la sortie de leurs deux premiers albums. D’ailleurs ce titre n’aurait pas dépareillé sur ces réalisations. Le groupe aurait-il retrouvé la recette ? Tout semble réunit (riff, mélodie vocale, voix, refrain, l’esprit) pour le prouver. En tout cas, une mise en bouche qui laisse augurer du meilleur pour la suite. Et ça continue dans la même veine avec le titre suivant "Give It The Gun". On a vraiment l’impression d’entendre le SKID ROW de Skid Row et Slave To The Grind. Et cela fait vraiment du bien ! Le EP se poursuit avec une ballade. Pas la plus réussie du groupe, on est loin de "I Remember You" ou "18 & Life". Et on entrevoit les limites du chanteur, Johnny Solinger, même si on perçoit parfois quelques intonations à la Jon Bon Jovi, qui était si près du groupe au début de celui-ci. "Damnation Army" est plus classique mais toujours dans l’idée, avec ce petit côté punk que l’on pouvait aussi retrouver dans certaines compos du groupe au début des années 90. "Zero Day" est plus quelconque sans être un mauvais titre mais il n’a pas l’inspiration des deux premiers morceaux que composent cette réalisation au nom à rallonge. On conclut avec deux reprises que le groupe a l’intelligence et la sagesse de ne pas complètement dénaturer sans non plus les jouer comme les originaux. "Sheer Heart Attack" de QUEEN plutôt réussi. SKID ROW est dans son élément, avec ce morceau pêchu, coloré de touches punk. Puis "Rats In The Cellar" d’AEROSMITH légèrement boosté, moins Rock mais plus Punk, plus crade et sur lequel, les soli d’harmonica ont été substitué par des soli de guitares. Plaisant. Cette réalisation ouvre l’appétit et on en reprendrait bien une part de plus. A quand un album complet ?

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

SKID ROW_Band 2014
 

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CROWLING - Sweet Bloody Pie

Publié le par Nono666

CROWLING - Sweet Bloody Pie
Autoproduction
Style : Heavy/Thrash
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/crowling84

CROWLING_Sweet Bloody Pie



01. Guru / 02. Human Madness / 03. Flames Of Sorrow / 04. Walking Dead

Originaire du Vaucluse, CROWLING s'est formé en 2012 du côté d'Avignon. Pour sa première réalisation, le groupe nous propose un EP 4 titres, ce qui, avouons le, est un peu court pour juger du réel potentiel d'un groupe. Axant son propos sur un Metal somme toute assez old school, CROWLING exécute un Heavy/Thrash mélodique propice au headbanging pouvant rappeler METALLICA ("Guru"). Une musique puissante, peut-être pas des plus originale, mais qui laisse transparaitre chez cette jeune formation un savoir-faire bien présent lui permettant de nous offrir des compos parfaitement structurées et catchy ("Walking Dead") où se cotoient grosses guitares, voix rauque et choeurs bien présents. Certes on pourra regretter un certain manque de personnalité, mais n'oublions pas qu'il ne s'agit là que d'un premier EP, de plus plutôt prometteur, alors laissons faire le temps, il ne fait aucun doute qu'avec l'expèrience CROWLING devrait affirmer son identité... Quoi qu'il en soit ce Sweet Bloody Pie se révèle être une première sortie bien plaisante...

Chronique : Nono666

7

 

 

CROWLING_Band

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BLACKBART - Nous Trinquerons Avec...

Publié le par Nono666

BLACKBART - Nous Trinquerons Avec...
Autoproduction
Style : Hard & Heavy
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/pages/blackbart

BLACKBART_Nous Trinquerons Avec...



01. Conquistadors / 02. Visions / 03. Satan Déprime / 04. A New Hope / 05. Le Repenti / 06. She Said / 07. Nous Trinquerons Avec La Mort / 08. Il Est Minuit / 09. N'abdique Jamais / 10. Je Perds La Tête / 11. Crise de Foie / 12. Trader Crash / 13. Oh Oh Hissez Haut !

"Nous trinquerons avec la mort", voilà un programme gouleyant à souhait pour ce second opus de nos amis du nord. Après une première galette prometteuse en 2009, c'est avec pas moins de 13 titres qu'ils se rappellent à notre bon souvenir. Pour faire simple et court, Blackbart est un ganster des mers, autrement dit, un pirate qui écuma les flots dans les années folles des flibustiers et autres marins pas bien net. Sous cette bannière sombre flanquée d'un crâne, l'équipage composé de Babass (chant, basse), Zozio (guitare, chant), Rudy (guitare) et Marco (batterie) distille ses compos non dénuées de sens, certes pas de livret (on peut comprendre aussi qu'un groupe n'ait pas les finances "élastiques") mais un chant en français qui aide à comprendre. Le noyau musical est Hard Rock/Heavy avec la palette d'influences qui va avec, inutile je pense de les énumérer car c'est quinze pages de chro qu'il nous faudrait ! Venons-en aux titres proposés, qu'en est-il ? Quelle évolution ? Pas de doute, le travail a été cogité avec soin, un travail appliqué qui nous donne une approche plus variée, plus en profondeur, de l'écriture de BLACKBART. Des défauts, surement, mais des qualités, ça c'est  plus que certain !  Les malveillants habitués au dézingage en feront leur plat de résistance, je leurs réponds: un groupe qui se donne et qui depuis moults années persévère, offre sans compter son énergie et son plaisir en live, mérite bien plus qu'une analyse au scalpel dans un but négatif. Et puis, un point ultra important qui parfois se fait bien rare, des gars humains, proches et sympas, voilà une importance non négligeable que nous offre BLACKBART dans un univers "Metal" qui, avec une mentalité "parfois limite", voit certains groupes avoir la grosse tête d'une taille telle que la citrouille passe pour un modeste petit pois ! Après des recherches infructueuses pour trouver un lead singer, c'est toujours la paire Babass / Zozio (deux styles différents mais qui s'accordent pile poil) qui se partage le chant, on aime ou on n'aime pas, là c'est une question de goût, perso ça me va nickel, quelques broutilles parfois, mais si peu qu'on pardonne aisément. Attaque tout en coups de basse et hop, "Conquistadors" fait pêter les riffs, excellent titre, rythmique bien carrée, break, guitare bien à propos, solo adéquat (ca gicle de la six cordes, ça tape des fûts avec peps, ça remonte les boyaux via la basse... , de A à Z de ce CD, ces actions sont balancées avec poigne par notre quatuor), j'aime vraiment ce titre, riche, comme d'autres suivront tout au long de l'écoute; "Visions" ne faiblit pas, "Satan déprime", mais pas Zozio qui officie au chant avec brio, tempo lourd, ambiance sombre, ultra fan de cette compo, toute la bande est à sa place, chacun fait son taf avec classe, "A New Hope" est lui plus classique mais non moins perspicace, les chants indiens en intro préfigurent du thème abordé. "Le Repenti" est un pur jus, "She Said" et son coup de gratte en entâme, est Rock'n'Roll tout plein. 9.36 mn pour "Nous trinquerons avec la Mort" (Christ de là-haut tu dois jubiler !) et sa classe indéniable, tout y est, il est le reflet du potentiel de BLACKBART, une compo qui enfonce le clou, nous prouvant que le travail de fourmi fait depuis ces quelques années n'est pas vain et paie dans l'offre musicale riche de ce titre. Parmi mes favoris, pas de doute, "Il est Minuit" speede et relance la machine, "N'abdique Jamais" souffle son énergie, encore une belle preuve de la diversité en place, "Je perds la tête", "Crise de foie" ne feront pas faiblir la galette, "Trader Crash", encore un boulet de canon tiré du navire de feu Bartholomew Roberts, n'oubliant pas les références musicales des 80's, "Oh, oh hissez haut !" (version1, riffs, version 2 voix, à cappela) nous raméne dans les tavernes des marins où le rhum dégouline à mort, chanson à boire, reprise en choeur avec un coup de gratte assassin qui déchire (version1). Au final, un album fait avec les tripes, avec coeur par un groupe qui a grandi avec ces grands noms du Hard et du Heavy qui nous ont fait vibrer. BLACKBART est une bande de pôtes qui distille (pas son rhum) mais son plaisir sans compter, avec leurs moyens (eh oui c'est dur de faire la musique que l'on aime de nos jours), qui avec Nous Trinquerons Avec... nous fait partager l'essence même d'un projet mené à terme, d'un "trip" qui anime nos p'tits gars avec fougue. Une galette pur jus, bien pondue, sans fioritures. Chacun sera son propre juge, moi j'adhère.

Chronique : Nigel Stargazer
 

8,5

 

 

BLACKBART_Band
 

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ARKAN - Sofia

Publié le par Nono666

ARKAN - Sofia
Season Of Mist
Style : Metal Moyen-Oriental
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.arkan.fr

ARKAN_Sofia



01. Hayati / 02. My Reverence / 03. March Of Sorrow / 04. Leaving Us / 05. Soiled Dreams / 06. Deafening Silence / 07. Endless Way / 08. Wingless Angels / 09. Beauty Asleep / 10. Scar Of Sadness / 11. Cold Night's Dream / 12. Dark Epilogue

Sofia est la troisème réalisation d'ARKAN dans lequel on retrouve au chant Sarah Layssac qui officiait auparavant dans THE OUTBURST. Le groupe propose un Métal mélodique parsemé d’influences moyen-orientales qui fait un peu penser à THE GATHERING (période Nightime Birds) parfois pour les titres les plus planants comme "My Reverence".  Également grâce au chant qui rend cette réalisation légèrement lyrique. Quelques interventions vocales masculines en growl permettent au groupe d’élargir sa palette de couleurs comme sur "March Of Sorrow". ARKAN serait-il le ORPHANED LAND hexagonal ? Pour l’apport de parties jouées avec des instruments traditionnels, je serais tenté de dire oui même si les Franciliens n’ont pas encore la maturité atteinte par les Israéliens. L’utilisation d’instruments folkloriques et typiques moyen-orientaux comme sur le break de "Hayati" rapproche le groupe de la démarche du groupe cité au-dessus. Il y a beaucoup de mélancolie dans cette réalisation. Et puis il y a cette voix féminine, la pièce maîtresse de cet opus. Quelle progression a faite Sarah depuis l’époque THE OUTBURST, c’est vraiment impressionnant ! Je pense qu’Anneke Van Giersbergen, et dans une moindre mesure Cristina Scabbia (LACUNA COIL) ont dû être de grandes influences pour elle notamment pendant la phase la création des lignes vocales de l’album. Par contre, ne voyez pas une triste et pâle copie, point du tout, Sarah a un timbre qui est sa propre signature vocale. On ne peut qu’être sous le charme. On pourra regretter qu’il n’y ait au moins une composition qui entre directement dans le crâne de l’auditeur sur cette réalisation. Mais d’un autre côté, je ne pense pas que cela était le but du groupe, cet album étant vraiment très personnel, ARKAN a développé ses émotions plutôt que de se soucier de son auditoire. D’ailleurs de nombreux fans de la première heure pourront être vraiment pris à contre-pied à l’écoute de ce nouvel opus. Le problème de cet album c’est le manque de diversité notamment dans les ambiances et sur la longueur, on a un peu l’impression d’écouter toujours le même titre. De plus comme beaucoup de titres s’enchaînent, on a parfois du mal à comprendre que l’on vient de passer au morceau suivant. Mais cela est, à mon avis, essentiellement dû à l’état d’esprit des musiciens lors de l’écriture de l’album et au concept de celui-ci. "Endless Way" est particulièrement réussi. "Wingless Angels" revient vers quelque chose de plus classique avec sa dualité vocale (growls de la voix masculine et voix claires de la chanteuse). Il y a beaucoup de richesse avec les nombreuses couches d’instruments et de voix qui forment ce titre. Cet album ne se révèle pas en une écoute, il faudra y revenir de nombreuses fois afin d’en appréhender toutes les subtilités et l’apprivoiser. Le fait que pratiquement aucun titre n’ait une structure classique refrain / couplet le rend peu direct. La seconde partie de Sofia s’avère moins mélancolique. La colère entre en scène par l’intermédiaire des growls. Plus on avance dans l’écoute, plus on ressent une montée d’intensité qui se conclut par l’instrumental "Dark Epilogue". Pour moi le ARKAN de Sofia, c’est le mélange réussi de THE GATHERING et ORPHANED LAND, il y a pire comme influences. Et je reste absolument persuadé de l’énorme potentiel du groupe. En tout cas, assurément un espoir de la scène hexagonale qui devrait pouvoir exploser à l’international avec le soutien de son label. J’attends déjà la suite avec impatience.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

ARKAN_Band 2014
 

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