VALLENFYRE - Splinters
VALLENFYRE – Splinters
Century Media Records
Style : Death Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Vallenfyre
01. Scabs / 02. Bereft / 03. Instinct Slaughter / 04. Odious Bliss / 05. Savages Arise / 06. Aghast / 07. The Wolves Of Sin / 08. Cattle / 09. Dragged To Gehenna / 10. Thirst For Extinction / 11. Splinters
Comme l’explique Gregor MACKINTOSH dans les différentes interviews accordées pour la sortie de Splinters, deuxième album de VALLENFYRE, il voit ce projet parallèle à PARADISE LOST comme un réel groupe et non juste l’histoire d’un soir comme l’excellent Fragile King pouvait le faire penser. En effet, enfanté dans un contexte douloureux avec le décès de son père, sa maladie, Gregor MACKINTOSH n’avait peut-être pas assez insisté sur le fait qu’il y aurait une suite, car c’est bien son amour pour un Death Metal old-school ayant bercé son adolescence et qui le nourrit encore aujourd’hui qui l’a conduit à monter un VALLENFYRE au line-up qui non seulement tient la route musicalement mais aussi tient la distance avec Hamish GLENCROSS, fraichement débarqué de MY DYING BRIDE, Adrien ERLANDSON que l’on ne présente plus et Scoot abattant un travail de bûcheron à la basse. Sorti de ce contexte, Splinters est un album de Death Metal old-school comme la fin des 80’s et le début des années 90 en a vu apparaitre par centaine, ENTOMBED, DISMEMBER, GRAVE, ASPHYX, HYPOCRISY ou BOLT THROWER et pas franchement comme les débuts de PARADISE LOST. Certes, on retrouve la patte de Greg dans la composition, ces leads de guitare sont signés ("Bereft", "Odious Bliss") même certains riffs avec un son moins crade auraient pu avoir leur place sur les titres les plus brutaux du PARADISE LOST récent. Ce qui fait réellement la différence avec son aîné, c’est cette production cradingue au possible, in your face, sans concession et laissant apparaitre une spontanéité que l’on ne retrouvait pas forcément sur le premier album, des larsens émergent régulièrement par exemple, et c’est un choix assumé, celui de proposer un Death Metal où l’ambiance prévaut sur la technique. Ensuite, il y a ces incursions dans un propos franchement Doom/Death bien plus marqués comme ce "Aghast" qu’ASPHYX n’aurait pas renié et un groove unique qui vous donne l’envie d’headbanger à vous en rompre la nuque ("Odious Bliss", "The Wolves Of Sin", "Dragged To Gehenna", "Thirst For Extinction"). Il ne faut donc pas chercher ici une quelconque originalité, VALLENFYRE est là pour permettre à ces quatre gars d’assouvir leur envie d’un Death Metal aujourd’hui un peu disparu mais à l’opposé, il ne faut pas non plus arrêter ce groupe à ce qu’il n’est pas. Ces titres présents sur ce deuxième album sont très inspirés et la dynamique de cet album est bien réfléchie, le très brutal "Cattle" enchainé au plus ambiancé "The Wolves Of Sin" par exemple, la voix de Gregor MACKINTOSH se fait toujours aussi caverneuse et il n’y aucune trace ici d’un quelconque revirement vers quelque chose de plus androgyne avec un style Death plus moderne, ça respire la crasse et ça suinte par tous les trous que vos enceintes pourront avoir, c’est rampant et collant. Désormais, c’est clair, VALLENFYRE aura une existence parallèle à celle de PARADISE LOST mais sans pour autant que ses membres n’y consacrent plus de temps qu’ils n’en peuvent, les priorités restent établies et c’est bien ainsi car ce Death Metal instinctif n’a pas besoin de plus d’attention, lorsqu’il est pratiqué par des musiciens aussi légitimes, il suffit qu’ils se branchent et laissent parler leur instinct, ici bien primaire !
Chronique : Aymerick Painless


