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UNISONIC - For The Kingdom (EP)

Publié le par Nono666

UNISONIC - For The Kingdom
earMusic
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.unisonic.org

UNISONIC_For The Kingdom



01. For The Kingdom / 02. You Come Undone / 03. Unisonic (Live 2012) / 04. Never Too Late (Live 2012) / 05. Star Rider (Live 2012) / 06. Souls Alive (Live 2012)

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, UNISONIC est un super-groupe composé de Michael Kiske (ex-HELLOWEEN entre autres) au chant, Kai Hansen (ex-HELLOWEEN, GAMMA RAY) à la guitare, Mandy Meyer (ex-GOTTHARD, KROKUS, ex-ASIA) à la guitare, Dennis Ward (PINK CREAM 69 et producteur de renom) à la basse et Kosta Zafiriou (ex-PINK CREAM 69) à la batterie. Excusez du peu ! Et ce For The Kingdom est un EP composé de la chanson éponyme qui figurera sur le nouvel album du quintet Light Of Dawn dont la sortie est prévue le 4 Août prochain, de "You Come Undone", un inédit, et de 4 titres live. Cet EP est une véritable mise en bouche avant le plat de résistance que sera l’album. Et quelle mise en appétit ! "For The Kingdom" est un titre Heavy Metal au tempo enlevé qui démarre sur un rythme à la double grosse caisse. Le refrain fait mouche. Et quel plaisir de retrouver Michael Kiske au meilleur de sa forme! Le bonhomme n’a rien perdu de sa superbe voix. Évidemment ses intonations, son timbre et son identité vocale feront immanquablement penser à HELLOWEEN mais rien à foutre, ici il s’agit d’UNISONIC dont le style est légèrement différent. La partie solo est jouée en alternance par Kai et Mandy puis glisse sur un passage où les duellistes jouent ensemble avant de définitivement se séparer pour le final. Tout cela pour conclure par le refrain. Classique dans la structure mais super bien fait. Comme je l’écrivais précédemment le titre suivant "You Come Undone" est un titre inédit qui ne figurera pas sur l’album à venir. C’est une chanson Heavy mélodique entraînante. Et là encore, sur la partie solo, on retrouve une joute guitaristique. Le genre de morceau qui file la pêche. Le EP se termine par 4 titres live ("Unisonic", "Never Too Late", "Star Rider" et "Souls Alive") tirés du premier album du groupe et enregistrés au Master Of Rock 2012. On y entend le public se lâcher, crier sa joie et chanter avec le groupe notamment le refrain du titre "Unisonic". Et toujours ces battles de guitares lors des parties solo. Du bel ouvrage. Tout cela ne présage que du très bon pour la suite et l’album à venir. Je l’attends avec impatience (j’espère que le message est passé Chef).

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

UNISONIC_Band 2014
 

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SHAKIN' STREET - Psychic

Publié le par Nono666

SHAKIN’ STREET - Psychic
Cherry Red Records
Style : Rock teinté Hard et Punk
Origine : Etats-Unis/France
Sortie : 2014
Site Web : www.shakin-street.com

SHAKIN' STREET_Psychic



01. Bad Girl / 02. Got A Date With My Man / 03. Dying For A Snack / 04. Dirty Rat / 05. Mount Sinai / 06. Kinky Sex / 07. It's Too Late / 08. Between Life And Death / 09. Coast Of Paradise / 10. Walk Of Fame / 11. Breaks My Toys

Cinq ans après 21st Century Love Channel qui avait vu le retour de SHAKIN’ STREET, Fabienne Shine et ses boys sont de retour. En 2014, le groupe nous propose, avec sa nouvelle réalisation, un pur album de Rock’n’Roll, bourré de feeling et de swing. J’aime bien le son qui permet de distinguer tous les instruments et croyez-moi il y a de quoi faire. Car musicalement c’est du solide, du très lourd même et l’on retrouve aux guitares Ross The Boss, Philippe Kalfon et Olivier Spitzer, à la batterie Jean Lou Kalinowski et Fred Guillemet à la basse. Bruno Mieusset, qui s’est occupé des parties synthé, clavier et piano, assure grave aussi. Je ne sais pas si c’est Ross The Boss qui s’est chargé de toutes ces intrusions guitaristiques ou Philippe Kalfon ? De toute façon ce dernier n’a absolument rien à envier à l’Américain niveau technique et feeling, il est juste moins connu en dehors de l’hexagone et n’était pas des débuts du groupe. Au niveau des instrumentations, tout y est. On pourra juste regretter le manque de diversité dans la façon de chanter de Fabienne. Comme elle aime à la dire, Fabienne est une "Bad Girl". Une égérie Rock à la voix suave patinée de punk, une muse, sortie tout droit des seventies avec tout ce que cela entend d’excès en tous genres et c’est exactement ce que l’on ressent à l’écoute de Psychic (y aurait-il un jeu de mots ? Certainement). "Got A Date With My Man" est un pur titre Rock’n’Roll et certainement le hit de l’album. Il y a du IGGY POP dans le titre "Dirty Rat" ou encore du ROLLING STONES dans "Kinky Sex". Pour moi, le titre phare de cet album est "It’s Too Late", une ballade qui s’ouvre piano/voix avant l’arrivée du reste des instruments et des choeurs. Très jolie. Cet opus, tout en étant très Rock et sans compromis, est plus grand public que son prédécesseur. C’est à n’en pas douter une volonté du groupe et aussi ce qui en fait tout son charme. L’album est parsemé de soli et d’interventions de guitares pleines de feeling ("Between Life And Death"). "Coast Of Paradise" est un morceau de Rock US qui aurait cartonné dans les années 80. Sur ce titre, pendant le couplet, Fabienne a des intonations à la Chrissie Hynde et la mélodie vocale de cette partie me fait penser à "I’ll Stand By You" de THE PRETENDERS (bien que le rythme soit différent). Le groupe aura du mal à séduire les nouvelles générations mais pour les personnes de plus de quarante ans voilà un album intéressant qui vous fera taper du pied et qui s’appréciera au fur et à mesure des écoutes.

Chronique : Horace Pinker

7,5

 

 

SHAKIN STREET_Psychic
 

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JUDAS PRIEST - Redeemer Of Souls

Publié le par Nono666

JUDAS PRIEST - Redeemer Of Souls
Columbia Records
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.judaspriest.com

JUDAS PRIEST__Redeemer Of Souls



01. Dragonaut / 02. Redeemer Of Souls / 03. Halls Of Valhalla / 04. Sword Of Damocles / 05. March Of The Damned / 06. Down In Flames / 07. Hell & Back / 08. Cold Blooded / 09. Metalizer / 10. Crossfire / 11. Secrets Of The Dead / 12. Battle Cry / 13. Beginning Of The End

Qu’attend-t-on d’un groupe de légende comme JUDAS PRIEST ? Qu’il reste au top tout en continuant à nous proposer des compositions et des albums dans l’esprit de ceux qui ont construit sa renommée. Ce nouvel album du PRIEST débute par "Dragonaut", un titre Heavy classique dans la plus pure tradition du groupe. La bande à Halford semble revenir aux sources avec ce Redeemer Of Souls (dont la sortie est attendue en France le jour de notre fête nationale). En tout cas c’est le sentiment qui domine à l’écoute du début de ce 17ème album studio des Anglais. Certaines compositions auraient même pu apparaître sur des classiques comme British Steel, Screaming For Vengeance, Defenders Of The Faith ou encore Painkiller ("Halls Of Valhalla"). On retrouve alors, à ce moment donné de l’album, tous les ingrédients qui ont fait la renommée de ce pionner de la NWOBHM : les riffs de guitare, les soli à deux guitares, la voix de Rob, le tout emmené par une rythmique rouleau compresseur hyper efficace. A partir du 4ème titre, le groupe va être un peu plus aventureux et proposer des compostions aux mid-tempos bien lourds et d’autres plus speed. Et cela commence avec "Sword Of Damocles" et son refrain guerrier qui lorgne vers un AMON AMARTH en moins extrême. Le jeu des guitaristes Glen Tipton et KK Downing est toujours axé sur les duels, les soli à deux guitares… Attendez que lis-je dans la bio du groupe ? KK Downing ne fait plus partie du groupe !!! Putain, je suis vraiment à l’Ouest !!! (… plutôt à l’Est d’ailleurs). Il a été remplacé depuis 2011 par un certain Richie Faulkner dont c’est ici la première apparition sur album avec le groupe. Tous les titres ne sont pas du même niveau et certains resteront plus anecdotiques. A la lecture des titres des chansons qui composent cet opus, je m’attendais à une musique plus sombre, plus dans l’esprit de Nostradamus. "Cold Blooded" ou encore "Battle Cry" me plongent dans le JUDAS que j’apprécie le plus. Mais que vient foutre là ce "Crossfire" au riff principal de guitare à la Hendrix et aux sons des grattes seventies ! Je ne sais pas quelle a été l’influence du dernier venu dans les compositions de ce Redeemer Of Souls mais cette rondelle part parfois dans tous les sens et se transforme en fourre-tout. Le dernier titre "Beginning Of The End" me fait penser à du RAINBOW, période Ronnie James Dio. J’espère que ce titre ne sera pas prémonitoire et ne sonnera pas le début de la fin pour JUDAS PRIEST. Certains morceaux de l’album, dont celui-ci fait partie, peuvent encore laisser subsister le doute. A noter que l’édition de luxe contiendra un CD bonus de 5 titres. Pas un grand album mais il restera dans la discographie du groupe comme étant la première réalisation de l’ère post KK Downing, membre fondateur du groupe avec Ian Hill.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

JUDAS PRIEST_Band 2014
 

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LOUDNESS - The Sun Will Rise Again

Publié le par Nono666

LOUDNESS - The Sun Will Rise Again
Tokuma Japan Communications
Style : Heavy Metal
Origine : Japon
Sortie : 2014
Site Web : http://loudnessjp.com/jp/

LOUDNESS_The Sun Will Rise Again



01. Nourishment Of The Mind / 02. Got To Be Strong / 03. Never Ending Fire / 04. The Metal Man / 05. Mortality / 06. The Best / 07. The Sun Will Rise Again / 08. Rock You Wild / 09. Greatest Ever Heavy Metal / 10. Shout / 11. Not Alone

Pour moi, LOUDNESS évoquera à jamais des souvenirs impérissables de ma jeunesse. La découverte des premiers albums du groupe, qui fut le fer de lance de la vague Métal nippone, avait fait, sur moi et mes potes, l’effet d’une bombe. La technique et la virtuosité des musiciens, l’exotisme d’entendre notre musique préférée chantée en japonais, les chansons géniales, tout cela m’a marqué pour toujours. Puis ensuite la période US du groupe avec la chance immense de les voir sur scène à Los Angeles en ouverture de MÖTLEY CRÜE en 1985. Malheureusement vinrent ensuite les premiers changements de musiciens et la lente descente vers l’oubli. J’avais revu le groupe au Dynamo Open Air à Eindhoven dans les années 90 mais la flamme n’était plus là, le groupe oeuvrant alors dans une sorte de Grunge pas vraiment mémorable. La suite c’est la reformation du groupe avec les membres originels en 2001 pour les 20 ans du groupe et le décès en 2008 du fantastique batteur, Munetaka Higuchi, une des figures de proue de LOUDNESS avec le guitariste virtuose Akira Takasaki. Depuis le groupe a quand même sorti 5 albums dont le dernier en date, The Sun Will Rise Again, le mois dernier. On y retrouve donc les membres originels avec à la guitare Akira Takasaki, au chant Minoru Niihara, à la basse Masayoshi Yamashita et celui qui a remplacé le défunt Munetaka Higuchi à la batterie, Masayuki Suzuki. Et musicalement que nous propose le quatuor ? Tout commence par une intro assez longue en faux live. Quel est l’intérêt... mis à part nous faire croire que ce nouvel album est un live ? On entre ensuite dans le vif du sujet avec "Got To Be Strong", un titre Heavy Metal assez pêchu, au tempo speed avec quelques parties bien senties à la double grosse caisse et un solo sur lequel on retrouve le savoir-faire d’Akira. Bonne entrée en matière. Le titre suivant "Never Ending Fire" continue sur la même lancée speed avec en prime un bon refrain dont un passage devrait vous faire penser à "Holy Diver" (DIO). Ce n’est qu’à partir du titre suivant "Metal Man" que l’on revient en terrain conquis pour ceux d’entre vous qui connaissent les premiers albums du groupe. Et l’on retrouve les Japonais en grande forme. Akira n’a rien perdu de son touché pour nous balancer des riffs cavalcades ("Mortality") et de superbes soli. Minuro fait mouche avec quelques bonnes mélodies vocales. Le sieur Yamashita n’est pas en reste notamment sur "The Sun Will Rise Again", le titre éponyme de la rondelle, et "Rock You Wild" où il fait vibrer sa 4 cordes de façon bien ronde. Et le dernier venu dans tout ça ? Mr Suzuki maîtrise sa machine, sait faire monter les tours et mettre tout au taquet quand il le faut. Bon tout n’est pas parfait non plus et l’on a quand même droit à des titres anecdotiques, longuets, décousus comme "The Best" (qui, malgré son titre, n’est, à mon avis, pas le meilleur de cette réalisation) ou encore "Greatest Ever Heavy Metal". Bizarrement c’est sur les titres où le combo annonce la couleur qu’il se perd et déçoit. Heureusement la rondelle se conclut sur deux bonnes compos. Le simple et efficace "Shout" et "Not Alone" sur lequel le groupe ne peut pas s’empêcher de partir un peu en vrille. Si le quatuor recommence à nous pondre des albums de ce genre, le soleil pourrait se lever à nouveau pour LOUDNESS. En tout cas il pourrait déjà réchauffer le coeur de leurs fans des débuts.

Chronique : Horace Pinker
     

7,5

 

 

LOUDNESS_Band 2014

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RIVAL SONS - Great Western Valkyrie

Publié le par Nono666

RIVAL SONS - Great Western Valkyrie
Earache Records
Style : Hard Rock 70's
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.rivalsons.com

RIVAL SONS_Great Western Valkyrie



01. Electric Man / 02. Good Luck / 03. Secret / 04. Play The Fool / 05. Good Things / 06. Open My Eyes / 07. Rich And The Poor / 08. Belle Starr / 09. Where I've Been / 10. Destination Course

Ce qui frappe d'entrée à l'écoute de RIVAL SONS, c'est cette impression d'entendre un album issu des années 70. La référence est bien sûr flatteuse puisque cette décennie avec la suivante, celle des années 80, représente ce qu'on a fait de plus créatif et inspiré dans l'histoire du Hard Rock ou du Rock en général. Cependant, si cette remontée dans le temps fait du bien aux oreilles, on a peut-être trop souvent l'impression de ne rien entendre de nouveau tant la comparaison avec THE DOORS, LED ZEPPELIN et consorts est limite envahissante. De plus, si les compositions sont plutôt rentre-dedans et ne font aucunes concessions dans l'ensemble, il manque ce soupçon de profondeur et de mélodies pour en faire un indispensable du genre, exception faite tout de même du final Zeppelinien assez poignant, "Destination On Course", plus inspiré et possédant un côté moins basique des plus intéressant. L'ouvrant "Electric Man" déménage bien mais demeure quelque peu répétitif, "Good Luck" entonne avec la même fureur bien que les couplets soient plus calmes et nous fassent penser direct à Jim Morrison. Après on a "Secret" qui déménage sévère aussi mais on attend qu'il se passe quelque chose ... une bonne mélodie là-dessus, s'il vous plaît ! Pareil pour "Play The Fool" à un degré moindre ... mais que ça reste barbant quand même à la longue ce manque de refrains dignes de ce nom. "Good Thing" nous plonge carrément vers la fin des années 60 mais ne demeure pas dénuée d'intérêt et s'écoute plutôt pas mal... "Open My Eyes", sympathique, avec un bon groove, idem pour "Rich And The Poor" à l'ambiance particulière mais pas inédite (encore une fois : Jim es-tu là ?). "Belle Starr" démarre sur un riff très proche d'AC/DC pour reprendre dans les mêmes tonalités proches des DOORS dans les couplets, "Where I've Been" étant, elle, la seule ballade de l'album qui, à l'image des autres titres d'ailleurs, reste trop linéaire. En résumé, des influences parfois trop présentes et un manque de mélodies peuvent rebuter les plus exigeants dans ce domaine. Pour les autres, ceux qui recherchent du Hard Rock sauce seventies sans prétention, ils peuvent foncer ! Une notation différente donc selon les exigences, excellente ou moyenne, mais jamais mauvaise quand même...

Chronique : Renegade88
 

6

 

RIVAL SONS_Band 2014

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KYNG - Burn The Serum

Publié le par Nono666

KYNG - Burn The Serum
Razor & Tie
Style : Stoner/Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.kyngband.com

KYNG_Burn The Serum



01. Burn The Serum / 02. Lost One / 03. Electric Halo / 04. Sewn Shut / 05. Faraway / 06. Self Medicated Man / 07. The Ode / 08. In The Land Of Pigs / 09. Sunday Smile / 10. Big Ugly Me / 11. Paper Heart Rose

Déjà auteur d'un premier album sorti en 2011 qui a notamment permis à KYNG de se faire repérer par ni plus ni moins que METALLICA qui conviera le groupe à se produire lors du Orion Fest de 2012, les Californiens reviennent avec Burn The Serum, un second opus qui ne devrait pas décontenancer ceux qui ont aimé Trampled Sun, le trio évoluant toujours dans cette mouvance Stoner Rock plombé. KYNG exécute une musique directe et énergique aux sonorités lourdes, lorgnant tantôt du côté du Stoner, tantôt du côté du Grunge. Comme de coutume dans le style, riffs bien gras et guitares plombées sont bien évidemment de la partie pour un rendu loin d'être dénué d'intensité ("The Ode"), le tout parfaitement mis en son par une production signée Andrew Alekel (QUEENS OF THE STONE AGE, FOO FIGHTERS, CLUTCH...) et James A. Rota (FIREBALL MINISTRY). Parmi les titres les plus marquants, on retiendra le très efficace "Burn The Serum" qui ouvre l'album de la meilleure des manières, l'énergique "Lost One", l'excellent "Sewn Shut" aux légers relents de MASTODON, "The Ode" et les très accrocheurs "Electric Halo" et "In The Land Of Pigs", autant de titres vraiment réussis qui font mouche à la première écoute. Avec Burn The Serum, KYNG confirme le potentiel entrevu sur son premier opus et nous offre une galette qui devrait immanquablement plaire aux amateurs de Rock burné.

Chronique : Nono666

7,5

 

 

KYNG_Band 2014
 

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SEPTICFLESH - Titan

Publié le par Nono666

SEPTICFLESH – Titan
Season Of Mist
Style : Symphonic Extreme Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2014
Site Web : www.septicflesh.com

SEPTICFLESH_Titan



01. War In Heaven / 02. Burn / 03. Order Of Dracul / 04. Prototype / 05. Dogma / 06. Prometheus / 07. Titan / 08. Confessions Of A Serial Killer / 09. Ground Zero / 10. The First Immortal

Trois ans, voilà ce qui semble être le temps normal de gestation chez les Grecs de SEPTICFLESH. Il faut dire que la musique s’est intensifiée dans son approche théâtrale, ce qui demande un peu de temps pour que tout soit en place. D’ailleurs, c’est encore le cas avec Titan, nouvel opus du groupe enregistré en Grèce et à Prague avec l’orchestre philarmonique de Prague mais surtout, et c’est là une nouveauté, Logan MADER en tant que producteur au mixage et au mastering. Alors, que les puristes auraient pu s’attendre à voir le son de SEPTICFLESH se tourner vers quelque chose de résolument plus moderne, il n’en est rien, à part quelques séquences saccadées que de toute façon Seth Siro Anton utilisait déjà auparavant. Non c’est bien dans l’utilisation des chœurs, des samples et des cordes que l’évolution est la plus notable et pourtant le groupe n’était déjà pas avare dans ce domaine sur ses derniers albums.  Les guitares se font toujours menaçantes, utilisant des riffs dissonants au rendu très Black Metal, bien suivi par une batterie impériale, mais savent aussi se faire plus mélancolique avec ces leads dont SEPTICFLESH a toujours eu le secret et que l’on retrouve sur un "Burn" décidément très surprenant. Ce titre intègre en effet la facette la plus Black et la plus Gothique du groupe avec des passages nous renvoyant vers Revolution DNA (1999) et ce Titan est bien à la croisée de ce qu’était le groupe à la fin des années 90 et ce qu’il est devenu après 2007 et son retour sur le devant de la scène, on y retrouve par exemple du chant clair, ainsi que sur plusieurs autres titres de cet album ("Dogma"). La grandiloquence dont fait preuve cet album n’aide toutefois pas à une immersion rapide, notamment pour les novices dans l’univers de SEPTICFLESH, très garni en couches diverses, il faut cependant souligner le travail remarquable de production, d’écriture et d’exécution, comme d’habitude depuis leur retour en 2007, ces aspects sont une fois de plus très soignés. L’approche orchestrale peut cependant paraitre un peu trop mise en avant, voilà un album au contenu très cinématographique, un titre comme "Order Of Dracul" en est un exemple criant, même si le groupe tente de conserver une certaine spontanéité et un côté direct, celui-ci ne s’exprime qu’à travers des blasts Black Metal alors que le groupe était capable auparavant de nous assommer la tête avec des riffs tueurs, notamment sur Communion. Titan marque tout de même le retour d’un groupe plus percutant, plus inspiré et qui a surtout mis les moyens de ses ambitions avec cet orchestre qui opère une nouvelle fois avec les Grecs mais surtout ces bardes de chœurs imposants, une dimension qui va malheureusement faire sonner SEPTICFLESH encore plus clinique et froid sur scène, mais nous jugerons cet aspect sur place. Bref, sans marquer les esprits autant que Communion avait pu le faire, certainement l’effet de surprise en moins, ce nouvel album voit un groupe revenir avec des intentions finalement assez brutales sous ses faux-airs de grandiloquence, la malsaine aristocratie mise en musique dont la voix démoniaque est parfaitement interprétée par les growls habités de Seth Siro Anton, des titres comme "Ground Zero", "Titan", "Dogma" ou "Prometheus" sont les plus remarquables, les autres peuvent souffrir de manque d’inspiration à l’image de l’ultime "The First Immortal" où les lignes de chant ne sont pas les plus inoubliables. Il faut tout de même reconnaitre que dans ce style, SEPTICFLESH n’a pas beaucoup de concurrence et qu’en plus, il s’applique toujours à être le meilleur.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

SEPTICFLESH_Band 2014

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THE QUIREBOYS - Black Eyed Sons

Publié le par Nono666

THE QUIREBOYS - Black Eyed Sons
Off Yer Rocka Recordings
Style : Rock Bluesy
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.quireboys.com

THE QUIREBOYS_Black Eyed Sons



01. Troublemaker (Black Eyed Son) / 02. What Do You Want From Me ? / 03. Julieanne / 04. Double Dealin' / 05. Stubborn Kinda Heart / 06. Lullaby Of London Town / 07. The Messenger / 08. You Never Can Tell / 09. Mothers Ruins / 10. Monte Cassino (Mothers Ruin)

Un an après la sortie de Beautiful Curse que j’avais particulièrement apprécié, revoilà THE QUIREBOYS pour son 8ème album Black Eyed Sons. Rien de bien nouveau à l’horizon mais pourquoi les Anglais changeraient-ils une formule qui fonctionne. La chose principale à retenir c’est que THE QUIREBOYS c’est du Rock Bluesy porté par une voix patinée au pur malt. La voix de Spike me fait immanquablement penser à celle de Rod Steward. J’ai écouté l’album une fois puis j’ai laissé passer plusieurs semaines avant d’y revenir pour vous proposer la chronique que vous êtes en train de lire. Et malgré le laps de temps, à la réécoute des chansons, je me suis surpris à les reconnaître immédiatement. Comme quoi ce groupe sait créer des compositions qui restent ancrées dans le crâne comme c’est le cas avec "Troublemaker", "What Do You Want From Me ?" et son riff de guitare (le single, un hit en puissance) ou encore "The Messenger" (j’aurais pu citer tous les titres tellement aucun n’est en dessous). C’est simple mais terriblement efficace. Des guitares Rock bluesy (voire acoustique sur les titres "Stubborn Kinda Heart", "Monte Cassino"), un orgue Hammond (ou un piano suivant les titres et les ambiances proposées), une rythmique basse/batterie (de musiciens de studio) basique apportant l’assise nécessaire aux mélodies vocales de Spike et à sa voix envoûtante. Au gré des compositions, Spike et sa bande nous transportent dans diverses atmosphères et ambiances, toujours légèrement enfumées et alcoolisées comme sur "Mothers Ruin". La durée de l’album (moins de 38 minutes), qui aurait été parfaite sur vinyl, se révèle être un peu courte sur CD. D’autant plus qu’on reste sur notre soif au vu du plaisir que l’on prend à sa délectation. Un p’tit dernier pour la route n’aurait pas été de refus. Quand on aime, on ne compte pas. Malgré ce léger désagrément, THE QUIREBOYS m’ont offert ma rasade annuelle donc je suis paré et prêt, je peux attendre la prochaine offrande. Et pour ceux qui auraient eu la bonne idée, après la lecture de ma chronique de Beautiful Curse (on peut toujours rêver), d’acheter ou d’écouter l’album, ils peuvent se jeter sur le cru 2014 les yeux fermés.

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

THE QUIREBOYS__Band 2014
 

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TESLA - Simplicity

Publié le par Nono666

TESLA - Simplicity
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.teslatheband.com

TESLA_Simplicity



01. MP3 / 02. Ricochet / 03. Rise And Fall / 04. So Divine... / 05. Cross My Heart / 06. Honestly / 07. Flip Side ! / 08. Other Than Me / 09. Break Of Dawn / 10. Burnout To Fade / 11. Life Is A River / 12. Sympathy / 13. Time Bomb / 14. 'Til That Day / 15. Burnout To Fade (Démo Version)

Les Américains de Sacramento reviennent avec Simplicity six ans après Forever More. Il est bien sûr toujours question d'un Hard Rock basique mené par la voix particulière du chanteur Jeff Keith, un atout pour les fans mais pour les autres probablement une faiblesse. En effet, il faut s'habituer à cette voix éraillée de canard qui, heureusement, peut se comparer dans le meilleur des cas à Steven Tyler. Pour les compositions, rien de franchement mauvais mais en général un manque de profondeur qui nuit à la qualité de l'ensemble. Le titre d'ouverture, "MP3", démarrant par un crépitement rappelant le bon vieux vinyle enchainé par une bonne intro, ne captive pas plus que ça. "Ricochet", bien que plus percutant, grâce à son riff rappelant celui de "Falling In Love" sur l'abum Animal Magnetism de SCORPIONS, n'est pourtant pas beaucoup plus intéressant. Le mid-tempo "Rise And Fall" est plus riche mélodiquement et, de plus, possède un beau solo. La comparaison citée plus haut avec Steven Tyler devient des plus évidentes lors des couplets de "So divine..." qui, du coup, est un morceau qui se rapproche furieusement d'AEROSMITH. Bon titre et beau travail sur les solos de guitares encore une fois. "Cross My Heart", ballade bluesy avec piano, reste dans le style du groupe de Boston, pas déplaisant mais un refrain qui laisse sur sa faim. Après un autre mid-tempo sans prétention ("Honestly"), le rythme s'accélère avec le malgré tout moyen "Flip Side !", pour repartir avec une autre ballade ("Other Than Me") bien sympa car dotée (une fois n'est pas coutume) de belles mélodies. "Break Of Dawn", malgré des couplets pas terribles, s'en sort pas trop mal grâce à un pré-refrain assez inspiré et un solo travaillé. "Burn Out To Fade" est la meilleure ballade, "Life Is A River" n'étant pas si mal non plus mais un degré en dessous. "Sympathy" et son intro à la basse revient enfin vers le Hard Rock, mais hélas ne contient pas, une fois de plus, un refrain des plus réussis. "Time Bomb" poursuit dans l'assez insipide et laisse plutôt indifférent. On termine avec un énième ballade, "Til' That Day", mais on ne s'en plaindra pas vu qu'en général, ce sont les plus réussies de ce Simplicity... et celle-ci ne déroge pas à la règle. En conclusion, un ressentiment bien mitigé, l'ensemble ne décollant pas vraiment, et quand c'est le cas l'inspiration n’est pas au rendez-vous. De plus, la comparaison est parfois trop évidente avec AEROSMITH, ce qui démontre quand même un certain manque de personnalité. TESLA, à l'image d'HELIX dont Bastard Of The Blues est fraîchement sorti, ne fera pas encore partie cette année des groupes majeurs du Hard Rock.

Chronique : Renegade88

5,5

 

 

TESLA_Band 2014
 

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LACUNA COIL - Broken Crown Halo

Publié le par Nono666

LACUNA COIL - Broken Crown Halo
Century Media Records
Style : Nu Metal
Origine : Italie
Sortie : 2014
Site Web : www.lacunacoil.it

LACUNA COIL_Broken Crown Halo



01. Nothing Stands In Our Way / 02. Zombies / 03. Hostage To The Light / 04. Victims / 05. Die & Rise / 06. I Forgive (But I Won't Forget Your Name) / 07. Cybersleep / 08. Infection / 09. I Burn In You / 10. In The End I Feel Alive / 11. One Cold Day

Il y a ceux qui espèrent toujours, en vain, le retour du groupe à ses premières amours Gothic Metal et qui se retrouvent déçus à chaque sortie d’un nouvel album. Et ceux qui ont découvert le groupe quand celui-ci a explosé avec le style qu’il joue actuellement et qui a fait sa notoriété… et donc qui adhèrent. LACUNA COIL est un groupe de Métal à tendance Néo, moderne, tourné vers le grand public. Voilà, il n’y a plus à y revenir. Bon et maintenant que tout cela est dit, que nous réserve ce Broken Crown Halo. Alors oui, comme une sorte de pied de nez, le premier son vocal que l’on entend sur ce 7ème opus du combo est un growl de la part d’Andrea, mais ensuite on revient vite au style très marqué LINKIN PARK qu’ont emprunté les Italiens depuis maintenant quelques albums. "Nothing Stands In Our Way" et les titres suivants sont pour la plupart des joutes vocales entre Andrea et Cristina à la manière de Chester Bennington et Mike Shinoda du groupe référence cité précédemment. La plupart du temps en voix claires auxquels régulièrement viennent répondre quelques vocaux agressifs de la part du vocaliste. Tout cela tient la route évidemment, le groupe n’en est plus à son coup d’essai et maîtrise parfaitement le style et les ambiances qui en découlent. Sur le titre "Hostage To The Light", la voix de Cristina, même si elle à sa propre identité et sa signature vocale, fait penser à celle d’Anneke Van Giersbergen. Ce sera le cas encore une fois sur cet album avec le titre qui le clôt, "One Cold Day". Cristina se taille la part du lion sur les parties vocales et il faut reconnaître qu’elle est l’atout majeur du groupe. Andrea n’est pas en reste pour autant et on le retrouve en voix principale sur plusieurs compositions comme "Die & Rise", par exemple. Je vous avoue que musicalement, je n’ai pas grand-chose à dire, les instruments sont là pour accompagner les duos, point à la ligne. Plusieurs chansons sont des hits en puissance dans le genre comme "I Forgive (But I Won’t Forget Your Name)" au refrain porté par Cristina. Les chansons sont assez courtes pour ne pas devenir ennuyeuses même si sur la longueur on a l’impression d’entendre se répéter plusieurs fois quelques-unes de celles-ci. Je pense notamment à "Infection" qui avant le break et sa mélodie vocale aux consonnances moyen-orientales me paraît très formatée dans sa construction d’où l’impression précédente. Et c’est exactement la même chose avec le titre suivant "I Burn In You" sur lequel en plus il y a encore une mélodie faisant office de break aux consonnances moyen-orientales. Les transalpins manqueraient donc à ce point d’inspiration pour nous faire pratiquement 3 copier/coller. Pas un album transcendant mais somme toute agréable à l’écoute, même si pour ma part je ne reviendrais certainement pratiquement jamais dessus mais ceci est une question de goût personnel, et qui fera mouche sur le public ciblé.

Chronique : Horace Pinker

7 (car il faut être objectif et faire abstraction de ses goûts purement personnels)

 

LACUNA COIL_Band 2014

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