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ANATHEMA - Distant Satellites

Publié le par Nono666

ANATHEMA – Distant Satellites
Kscope Music
Style : Atmospheric Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.anathema.ws

ANATHEMA_Distant Satellites



01. The Lost Song Part I / 02. The Lost Song Part II / 03. Dusk (Dark Is Descending) / 04. Ariel / 05. The Lost Song Part III / 06. Anathema / 07. You are Not Alone / 08. Firelight / 09. Distant Satellites / 10. Take Shelter

ANATHEMA s’inscrit depuis plusieurs albums maintenant dans la delicatesse du Progressive Rock so british. We’re Here Because We’re Here était un sommet d’intensité et de beauté mélancolique, son successeur, Weather Systems, montrait déjà un groupe un brin en proie à la redite et l’auto-parodie, heureusement ce dernier restait tout de même très inspiré. Distant Satellites arrive dans un contexte où le groupe semble s’être posé et avoir trouvé sa voie et sa voix avec Lee DOUGLAS qui prend de plus en plus de place dans le spectre vocal des Anglais. Cependant, si le talent d’écriture reste indéniable, on reste très franchement sur notre faim avec cette doublette "The Lost Song" pour ouvrir l’opus, on y trouve cette montée en intensité dont ANATHEMA maitrise très bien les rouages, cet esprit Rock qui nous rappelle A Fine Day To Exit (2001) nous montre au moins un groupe qui a repris goût aux rythmiques un peu plus relevées. Toutefois, en toile de fond, la musique semble n’être qu’une redite moins inspirée de l’album précédent, et notamment ces parties vocales de Vincent CAVANAGH bien moins entêtantes, un constat qui se vérifie aussi sur la deuxième partie du morceau. Pourtant, la recette fonctionne une nouvelle fois, surtout grâce au jeu de batterie jazzy de John DOUGLAS bien présent mais pas écrasant, son jeu à contre-temps sur cette deuxième partie sauve franchement les meubles. Ensuite, ANATHEMA retrouve de sa superbe avec "Dusk (Dark Is Descending)" et ses arrangements très pointus et si nombreux qu’une centaine d’écoutes semble nécessaire pour en connaitre parfaitement les rouages, un titre purement Progressif surmonté d’un refrain superbe où Lee donne une intensité prenante bien secondée par un jeu de batterie toujours aussi dynamique. On y retrouve également les thèmes lumineux qui ont fait le succès des albums précédents avec cet "Ariel" ou la troisième partie de "The Lost Song" où les cordes tiennent une place importante. Le chant retrouve également ces envolées nerveuses qui débouchent sur ces montées de guitares au spleen incomparable, les Anglais ont réussi sur ce morceau à se renouveler un peu, même si les lignes de chant font vraiment penser à We’re Here Because We’re Here. Le symbole de cette évolution résonne surtout à travers ce surprenant "You Are Not Alone" dont on attend à tout moment une explosion à la "Empty" mais en vain, il y a bien un énervement mais sans aucun lien avec la rapidité du morceau d’Alternative 4, c’est d’ailleurs le fil conducteur de cet album, beaucoup de titres sont basés sur la performance vocale et c’est justement là où cela ne convainc pas totalement, cela est tellement dans la tendance du moment et on sait ce groupe capable de beaucoup mieux faire que ces arrangements électro assez plats sur la chanson titre par exemple qui tourne à un mélange d’INXS, de DEPECHE MODE et d’un reste d’ANATHEMA, à mille lieux de l’intensité des derniers opus, un rendu presque trop radiophonique pour ANATHEMA. Toutefois, à force de dire qu’ANATHEMA ne doit pas se contenter du public Metal, que ses capacités doivent lui permettre de toucher un autre public, les Anglais ont du l’entendre et l’appliquer à la lettre. Alors oui, cet album marque un virage vers le mainstream, oui tout cela est moins inspiré mais il reste cette patte inimitable qui permettra aux purs et durs du groupe de continuer à les soutenir et surtout, on l’espère, aux Anglais de conquérir un nouveau public qui l’emmènera là où les frères Cavanagh semblent vouloir emmener leur bébé depuis des années. Un pari risqué mais si c’était cela le pari du groupe plus qu’une évolution marquée musicalement ?

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

ANATHEMA_Distant Satellites Band
 
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