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BETRAYING THE MARTYRS - Phantom

Publié le par Nono666

BETRAYING THE MARTYRS - Phantom
Sumerian Records
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/WeAreBetrayingTheMartyrs

BETRAYING THE MARTYRS_Phantom



01. Jigsaw / 02. Where The World Ends / 03. Walk Away / 04. Let It Go / 05. L'Abysse des Anges / 06. Phantom (Fly Away) (ft. Gus Farias) / 07. What's Left Of You / 08. Afterlife / 09. Legends Never Die / 10. Lighthouse / 11. Your Throne / 12. Our Kingdom / 13. Closure Found
 
Le très controversé groupe parisien BETRAYING THE MARTYRS publie son deuxième album chez Sumerian Records, et devra forcément faire face à de nombreuses critiques dû à un positionnement apparemment opportuniste... J'ai lu quantité de choses négatives sur ce groupe, pourtant à l'écoute de Phantom je suis plutôt agréablement surpris et enthousiaste. Pour ceux qui connaissent BORN OF OSIRIS, il est clair que BTM est une sorte de copie carbone, mais à l'heure où tous les groupes évoluant dans ce style se ressemblent, pouvait-il en être autrement ? Ok, la musique de BETRAYING THE MARTYRS n'est peut-être pas incroyablement originale, mais elle tient diablement bien la route, impose le respect de part son très grand professionnalisme et il est difficile actuellement de lui trouver un concurrent de taille dans le même registre sur la scène française. Cela étant dit, attardons-nous maintenant sur l'écoute de ce nouvel opus. "Jigsaw" démarre comme un rouleau compresseur et fait très mal, le style propre au label Sumerian Records est parfaitement identifiable et tous les codes sont présents, mais ça fonctionne ! Ensuite arrive "Where The World Ends" et là c'est la grosse claque ! Un refrain sublime et pas cul-cul pour deux sous, des riffs, breaks et ponts incroyables de noirceur, un titre génial et entêtant. "Walk Away" continue sur la lancée des deux premiers morceaux, on pense à WINDS OF PLAGUE, voire même à DEVIN TOWNSEND pour le refrain, très bonne pioche ! Bon, le titre suivant "Let It Go" est une reprise du dernier Disney, et donc là forcément ça sonne un peu bancal, autant les parties agressives sont excellentes, autant le refrain est abominablement pénible. Après une pause instrumentale bienvenue ("L'abysse des Anges"), les affaires reprennent et "Phantom" continue de distiller cette dose de violence ultra maitrisée et de plages mélodiques. "What's Left Of You", "Legends Never Die" et "Our Kingdom" continuent d'enfoncer le clou, pas de baisse de régime, du gros riff qui tache, évoquant parfois MESHUGGAH, des parties rythmiques excellentes et un chant hurlé ultra convaincant... "Closure Found" conclue brillamment ce deuxième album de BETRAYING THE MARTYRS avec tout ce qui fait la force des précédents titres, à savoir une grosse maîtrise technique, une production énorme, et un sens de la composition qui force le respect. Une très bonne surprise pour ma part, n'en déplaise aux détracteurs... BTM est un groupe majeur de la scène Deathcore, et ce Phantom en est la preuve la plus flagrante.

Chronique : Ziltoik Skeksis

9

 

 

BETRAYING THE MARTYRS_Band 2014
 

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VADER - Tibi Et Igni

Publié le par Nono666

VADER - Tibi Et Igni
Nuclear Blast
Style : Death / Thrash Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.vader.pl

VADER_TIBI ET IGNI



01. Go To Hell / 02. Where Angels Weep / 03. Armada On Fire / 04. Triumph Of Death / 05. Hexenkessel / 06. Abandon All Hope / 07. Worms Of Eden / 08. The Eye Of The Abyss / 09. Light Reaper / 10. The End / 11. Necropolis / 13. Des Satans Neue Kleider (Bonus track) / 13. Przeklety Na Wieki (Cursed Eternally) (Alternative version - Bonus track)

Tibi Et Igni est le 11ème album studio d’une carrière que VADER a débuté à la fin des années 80 sans jamais se départir de ses influences, ni de sa ligne de conduite et cela malgré les nombreux changements de line-up. Toujours emmené par Peter (chant, guitare,) le groupe fait preuve d’une intégrité exemplaire qui mérite le respect. Immédiatement à l’écoute de ce nouvel album des Polonais, ce qui frappe c’est le son énorme, dans la face. Après une intro un peu symphonique et à l’ambiance bien sombre, le groupe nous prend à la gorge et nous fait plonger en enfer ("Go To Hell") à grand coups de blast. Ça bastonne, ça bourrine sans aucun répit. "Triumph Of Death" est le premier titre marquant de cet opus. Un riff principal hyper efficace, un refrain entêtant, un rythme mid tempo, de la variation dans le jeu de batterie, des guitares qui se répondent en solo. C’est bon tout ça ! "Hexenkessel" est plus raffiné, le rythme ne mollit pas mais est plus en nuances, en saccades notamment pendant l’intro et les couplets. Le riff principal a même un côté groovy, le solo est assez mélodique malgré le rythme soutenu. Ce titre a un côté épique, le break symphonique qui sera de courte durée se charge de cette ambiance. Le titre marquant de l’album. Ensuite on repart tête baissée. De nombreux éléments de la musique de VADER font penser à SLAYER, entre autres la voix qui n’est pas sans rappeler celle d’Arraya, les départs de solo, tout ceci est notamment profondément marqué sur les titres "Where Angels Weep" ou plus tard "Light Reaper". Rien n’est vraiment original dans ce que propose VADER avec ce Tibi Et Igni mais c’est hyper bien fait, le groupe maîtrise son sujet à fond et fait preuve d’une grande maturité dans l’écriture et l’exécution des morceaux. Le batteur, un jeune Anglais du nom de James Stewart, dont c’est la première apparition, cogne sans relâche, son jeu de double grosse caisse est varié, tout en feeling. Une très bonne recrue et du sang neuf pour le groupe. Certains titres comme "Abandon All Hope" sont relativement courts mais terriblement efficaces. Sur "Worms Of Eden" on a encore droit à des interventions de guitares assez mélodiques signées par Spider (dont on notera le bon travail tout au long de l’album) et Peter. Cela ferait presque penser à la virtuosité en solo de TESTAMENT, avec ici la rapidité de jeu en plus. "The Eye Of The Abyss" se montre comme le titre le plus épique, une longue intro symphonique avec claviers et choeurs fait ensuite place à une mélodie guitare très dans l’esprit de TESTAMENT. Ce titre (le plus long de l’album) se révèle extrêmement varié, aussi bien au niveau des ambiances que des rythmes et on se retrouve à la fin sans avoir vu le temps s’écouler. Immanquablement une des pièces maîtresses de l’album. Celui-ci se termine par le bien nommé "The End", un morceau au rythme binaire, pure invitation au headbang qui malgré cela s’avère à mon avis moins inspiré que le reste des compositons. Dommage. D’un autre côté, j’ai une version avec bonus track (3 titres supplémentaires) donc pour moi ce n’est pas fini. Le premier "Necropolis", un titre de Heavy à la JUDAS chanté en polonais nous montre une facette du groupe complètement différente. Pas vraiment indispensable. Le titre suivant est chanté en allemand et là encore on a le droit à un autre aspect, un titre plus lourd, binaire, martiale. Le dernier titre s’avère beaucoup plus intéressant et varié. Il démarre comme une ballade chantée dans la langue maternelle du groupe par une chanteuse dont j’ignore tout mais qui possède une bien jolie voix. Puis part en Speed. Sympa mais est-ce que ces bonus tracks méritent l’achat de versions plus onéreuses ? Franchement je ne crois pas. Autant rester sur le classique où il y a tout ce qu’il faut pour combler le fan du groupe.

Chronique : Horace Pinker
 

7,5

 

 

VADER_Band 2014
 

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GRAVE DIGGER - Return Of The Reaper

Publié le par Nono666

GRAVE DIGGER - Return Of The Reaper
Napalm Records
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.grave-digger.de

GRAVE DIGGER_Return Of The Reaper



01. Return Of The Reaper / 02. Hell Funeral / 03. War God / 04. Tattoed Rider / 05. Resurrection Day / 06. Season Of The Witch / 07. Road Rage Killer / 08. Grave Desecrator / 09. Satan's Host / 10. Dia De Los Muertos / 11. Death Smiles At All Of Us / 12. Nothing To Believe

La sortie des albums des Allemands de GRAVE DIGGER est réglée comme du papier à musique. Et 2014 ne fait pas exception à la règle, donc voici venu Return Of The Reaper, leur 16ème album. Comme d'habitude avec GRAVE DIGGER, tout débute par une intro qui met en place l’ambiance et l’atmosphère globale de l’album. S’ensuit un titre enchaîné, bien Speed : "Hell Funeral", classique, efficace. "Tattooed Rider" est un hymne comme savent en composer la bande emmenée par Chris Boltendahl. L’intro de ce titre devrait vous faire penser au "Turbo Lover" de JUDAS PRIEST (l’effet Flanger, le synthé et le tempo). Le refrain, comme tout hymne digne de ce nom, y est particulièrement soigné, chanté par de nombreuses voix et s’ancre directement dans notre tête. GRAVE DIGGER ne fait pas dans la fioriture, les refrains sont, pour la plupart, relativement simples ("Resurrection Day") et répétitifs. Les rythmes de cet album oscillent entre le binaire ("Season Of The Witch", une chanson qui pourrait faire penser à leurs compatriotes ACCEPT et U.D.O.) et le speed ("War Dogs", "Road Rage Killer"). Le groupe ne s’assagit pas avec les années, un peu à l’image d’un MOTÖRHEAD, et continue à nous asséner son Heavy Metal classique parfait pour le headbanging. Aucun temps mort sur cette réalisation, comme si le groupe n’avait plus de temps à perdre et souhaiterait convaincre le monde du Metal qu’il faudra encore compter avec eux pour quelques années. L’album est d’ailleurs relativement court mais ne se perd jamais en route et reste concis. Même la ballade finale "Nothing To Believe" ne fait pas perdre de consistance à l’album (bien que la voix de Chris Boltendahl ne soit pas la meilleure pour l’exercice de la partie piano/voix mais il se rattrape parfaitement sur le refrain). Je dois bien avouer que je n’ai jamais été un grand fan du groupe, trop classique, trop à l’allemande à mon gout. Mais ce Return Of The Reaper est vraiment très plaisant et m’a convaincu de revenir sur la discographie du groupe. Même si Chris Boltendhal fait du Chris Boltendhal, je trouve sa voix moins criarde et c’est un très bon point. En conclusion, un bon album, sans surprise, dans la lignée de ce qui se fait de mieux Outre-Rhin. Et sur lequel (je reviens encore sur ce point, mais à mon avis, c’est l’aspect le plus marquant de ce Return Of The Reaper) on notera l’immense attention que le groupe a apporté à l’écriture des refrains qui sont  particulièrement soignés, (simples, répétitifs, chantés en choeur) et dont la recette, bien qu’éprouvée, fait mouche tout au long des 43 minutes et 12 titres que dure l’album.

Chronique : Horace Pinker

7,5

 

 

GRAVE DIGGER_Band 2014
 

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THE DAGGER - The Dagger

Publié le par Nono666

THE DAGGER - The Dagger
Century Media Records
Style : Old school Heavy Metal/Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/daggerofficial

THE DAGGER_The Dagger



01. Ahead Of You All / 02. Call Of 9 / 03. Ballad Of An Old Man / 04. Skygazer / 05. Electric Dawn / 06. 1978 / 07. Dogs Of Warning / 08. Nocturnal Triumph / 09. Inside The Monolithic Dome / 10. Dark Cloud

Old school, c’est bien de cela qu’il s’agit ici puisque, aussi bien au niveau du son, de la musique, des compositions, tout est d’un autre temps. Mais évidemment c’est la volonté du groupe. Je dirais même que c’est son fonds de commerce. La musique pratiquée par les Scandinaves, sur ce premier album, est un vibrant hommage rendu aux groupes de la première vague de la NWOBHM, ces combos  qui ont construit et fait de notre musique préférée ce qu’elle est aujourd’hui. Je pourrais en citer quelques-uns comme SAXON (celui des débuts), PRAYING MANTIS, SAMSON (le groupe dans lequel a débuté un certain Bruce Dickinson, à l’époque connu sous le sobriquet de Bruce Bruce), HOLOCAUST, WHITE SPIRIT, ANGEL WITCH, DIAMOND HEAD pour ceux dont THE DAGGER se rapproche le plus musicalement, à mon avis. Je vais arrêter là la liste d’autant que l’on peut aussi penser à des groupes comme RAINBOW, BLUE ÖYSTER CULT ou BOSTON, bref de bien belles influences. On retrouve également pas mal d’éléments que je qualifierais de Prog’ (notamment pour les titres les plus lents) dans le son proposé par le combo notamment par l’apport de l’orgue Hammond. L’hommage rendu par les Suédois est à ce point parfaitement réussi. D’autant que les chansons qui composent cet opus sont vraiment dans l’esprit, des copies parfaites, si tant est qu’on se croie (enfin pour les plus anciens d’entre nous) revenu au siècle dernier, 35 ans en arrière. Et pourtant les musiciens qui composent THE DAGGER ne sont pas des vieux de la vieille même s’ils ont de la bouteille. Et ce n’est pas des tendres non plus, jugez plutôt en découvrant leur pédigrée : Tobias Cristiansson, le bassiste, évolue au sein de GRAVE et c’est un ex-DISMEMBER, Fred Estby, le batteur, est également un ancien de chez DISMEMBER et de CARNAGE, tout comme David Blomqvist qui tient la guitare. Les titres marquants de cette réalisation sont pour moi : "Ballad Of An Old Man" (qui comme son nom l’indique est une ballade), "Ahead Of You All", "1978", "Inside The Monolithic Dome" et "Dark Cloud". Le format de l’album est aussi marqué par le passé : un peu plus de 44 minutes, comme si l’on écoutait un vinyl. Malgré la durée relativement courte de The Dagger, sur la longueur on s’ennuie un peu. En 2014, il n’y a plus la même magie, la fébrilité que l’on pouvait ressentir au début des années 80 lorsqu’on mettait une galette sur sa platine et qu’on découvrait religieusement cette musique qui allait changer notre vie. Un album qu’il faut considérer comme un plaisir. Premièrement celui des musiciens qui, je cite d’après leur page Facebook, "jouent la musique qu’ils aiment écouter". Ensuite, le notre car cela fait du bien de revenir à la source et de faire une cure de jouvence.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

THE DAGGER_Band 2014
 

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BLACK LABEL SOCIETY - Catacombs Of The Black Vatican

Publié le par Nono666

BLACK LABEL SOCIETY - Catacombs Of The Black Vatican
Mascot Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.blacklabelsociety.com

BLACK LABEL SOCIETY_Catacombs Of The Black Vatican



01. Fields Of Unforgiveness / 02. My Dying Time / 03. Believe / 04. Angel Of Mercy / 05. Heart Of Darkness / 06. Beyond The Down / 07. Scars / 08. Damn The Flood / 09. I've Gone Away / 10. Empty Promises / 11. Shades Of Gray
 
Le père Zakk Wylde rempile pour un nouvel album "Black Labelisé pur Society". Il avait même déclaré que ce CD serait "tout à fait le même que les neufs derniers enregistrements, à part les titres", on a donc déjà une petite idée de ce qui nous attend avant de lancer la première piste ! BLACK LABEL SOCIETY, c'est un peu comme AC/DC et MOTÖRHEAD, ça ne bouge pas trop d'un album à l'autre mais on aime justement cette continuité... Si Order Of The Black avait mis tout le monde d'accord, celui-ci risque par contre de décevoir au premier abord. Les morceaux sont assez uniformes, des mid-tempos ou ballades acoustiques. La première écoute est plutôt mitigée et décevante, pas de titres suffisamment pêchus et rentre-dedans. Pourtant, après un premier tour de piste, le plaisir de savourer des morceaux simples et entêtants est bien là. Les ballades "Angel Of Mercy", "Scars" et "Shades Of Grey" sont magnifiques. "Damn The Flood" et " Believe" possèdent les riffs et refrains qui font un carton à tous les coups. Et bonne surprise, plusieurs titres flirtent carrément avec le style d'ALICE IN CHAINS ("Fields Of Unforgiveness", "My Dying Time", "I've Gone Away"). Les solos de gratte sont toujours aussi efficaces et jouissifs, l'ex soliste d'Ozzy n'a rien perdu de sa superbe et continue de distiller ses phrases épileptiques avec beaucoup de conviction. Alors bien sûr, c'est un album de BLS, donc pas de prises de risques et une agressivité en perte de vitesse comparée au précédent opus. Malgré tout, l'album passe tout seul et rempli son contrat, la musique de BLS est simple, efficace et accrocheuse, à l'image de ce dixième méfait discographique. Un album de plus à rajouter à sa collection si on est fan.

Chronique : Ziltoik Skeksis

7

 

 

BLACK LABEL SOCIETY_Zakk
 

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DEATHSTARS - The Perfect Cult

Publié le par Nono666

DEATHSTARS - The Perfect Cult
Nuclear Blast
Style : Gothic Electro Indus' Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.deathstars.net

DEATHSTARS_The Perfect Cult



01. Explode / 02. Fire Galore / 03. All The Devil's Toys / 04. Ghost Reviver / 05. The Perfect Cult / 06. Asphalt Wings / 07. Bodies / 08. Temple Of The Insects / 09. Track, Crush & Prevail / 10. Noise Cuts / 11. All The Devil's Toys (8-Bit Version) / 12. Explode (Remix) / 13. Temple Of The Insects (Remix)

Voilà encore un groupe dont je n’avais jamais vraiment eu l’occasion d’écouter la musique bien que j’en connusse l’existence et que je visse à peu près dans quelle sphère musicale il évoluait. Cette nouvelle réalisation est le cinquième album des Suédois. À la croisée de groupes comme RAMMSTEIN, MARILYN MANSON ou encore THE KOVENANT (ou à une moindre mesure SAMAEL), les Scandinaves naviguent entre Metal Electro, Indus et Gothique. Fortement influencé par la New Wave des années 80, DEPECHE MODE en tête, ce nouvel album nous propose 10 titres (+ 3 remix pour la version en ma possession). Les refrains sont particulièrement soignés, fait pour qu’ils nous entrent dans le crâne, et je dois dire que la mission est plutôt réussie notamment avec des titres comme "The Perfect Cult" ou "Temple Of The Insects". Les claviers sont omniprésents comme sur "Ghost Reviver" ou "Asphalt Wings" (ce titre me fait vraiment penser à du SAMAEL) par exemple. Comme ils sont également la pierre angulaire de la musique de DEATHSTARS (avec la voix et les beats de batterie), ce sont aussi eux qui marquent les ambiances de chaque chanson. Les rythmes sont mid tempo, martiaux, parfait pour le headbanging et on tape du pied pendant les 55 minutes que dure la rondelle. Le chant est souvent scandé notamment pendant les couplets. Le son est bon bien qu’il manque de basse à mon goût (au point que j’ai dû vérifier qu’il y avait bien un bassiste dans le groupe). Les remix sont encore plus électro et dansants (voire Disco pour la rythmique du refrain de "All The Devil’s Toys" ou Techno pour la version revisitée de "Temple Of The Insects"). Au fil des écoutes, on découvre encore et encore des subtilités, de petits arrangements tout en finesse, tout cela pour finalement admettre que l’album regorge de pépites, les seuls titres un peu en dessous seraient "Bodies" et "Noise Cuts" et à part ceux-ci tous les autres peuvent être considérés comme des hits. Malgré cela, si tout fonctionne à merveille et devrait ravir les fans du groupe (et du genre), j’ai l’impression de ne rien découvrir, que tout ceci est du déjà vu, du déjà entendu, le combo appliquant des recettes éculées, ressassées, maintes fois éprouvées et écoulées. Maintenant ne boudons pas notre plaisir, cet opus est vraiment une réussite dans le genre et devrait faire danser sur les Metal dancefloor cet été.

Chronique : Horace Pinker
   

7,5

 

 

DEATHSTARS_Band 2014
 

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FATHER MERRIN - All Is Well That Ends In Hell

Publié le par Nono666

FATHER MERRIN - All Is Well That Ends In Hell
Autoproduction / Metal Heart Média
Style : Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Fathermerrin.doom

FATHER MERRIN_All Is Well That Ends In Hell



01. Hellride / 02. Dawn Of The Sixty Day / 03. Lord Of Mercy / 04. The Albigensian Crusade

Les Lorrains de FATHER MERRIN sortent leur première réalisation avec ce All Is Well That Ends Is Hell, un EP 4 titres pour un peu moins de 30 minutes de Doom Metal. Le quatuor s’offre quelques incursions Stoner comme sur "Hellride". Ce morceau débute par un Doom vraiment très lancinant avant de s’envoler, comme écrit précédemment, vers un Stoner et revenir pour un final d’une lourdeur purement dans le style de prédilection du groupe. La transition avec le second titre est vraiment bien vue, "Hellride" se terminant dans une telle noirceur, comme si les ténèbres avaient envahi le ciel d’où fatalement une pluie tombe. Le titre suivant "Dawn Of The Sixth Day" est moins typique du style et plus varié encore, notamment grâce au chant qui est en grande partie sur le mode de la narration. Le break aux sonorités moyen-orientales n’y est pas pour rien non plus. Vers la fin  de ce titre, il y a une ligne mélodique vocale en fond et je trouve dommage que le groupe n’est pas plus insisté avec ce plan car celle-ci aurait alors pu complètement s’ancrer dans le crâne de l’auditeur avec plus de répétition. "Lord Of Mercy" revient aux basiques avec son rythme extrêmement lourd, son chant scandé, ses coups de basse. J’ai l’impression d’être enchainé dans une galère subissant les coups de fouet que le quatuor m’assène tel un garde chiourme. Le passage speed est limite tiré du punk (cela me fait légèrement penser au "Blitzkrieg Bop" des RAMONES) mais cet intermède en forme de respiration s’achève bien vite. Le travail du vocaliste est très intéressant et il a une approche vocale vraiment différente sur chaque titre, cela apporte une grande partie de la diversité de ce 4 titres. Sur le dernier titre "The Albigensian Crusade", le groupe s’offre le luxe de plages sonores à l’orgue qui renforcent son aspect confessionnel. D’ailleurs le tocsin sonne la fin du morceau et du EP. C’est à mon sens le titre le plus abouti et qui nous montre le futur du groupe. Chaque composition, tout en restant dans le Doom, a sa propre nuance… de noir, évidemment. Je dois avouer que le style pratiqué par le groupe n’est, à la base, pas ma tasse de thé mais la musique proposée présente suffisamment de diversité pour faire tendre l’oreille même à un non spécialiste. All Is Well That Ends In Hell devrait sans aucun doute séduire les amateurs du genre (peut-être même quelques labels spécialisés) car nous tenons là un groupe à l’avenir certain.

Chronique : Horace Pinker
   

8

 

 

FATHER MERRIN_Band
 

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SAGA - Sagacity

Publié le par Nono666

SAGA - Sagacity
earMusic
Style : Progressive Rock / Hard FM
Origine : Canada
Sortie : 2014
Site Web : www.saga-world.com

SAGA_Sagacity



Disc 1 : 01. Let It Slide / 02. Vital Signs / 03. It Doesn't Matter (Who You Are) / 04. Go With The Flow / 05. Press 9 / 06. Wake Up / 07. Don't Forget To Breathe / 08. The Further You Go / 09. On My Way / 10. No Two Sides / 11. Luck / 12. I'll Be
Disc 2 : 01. Careful Where You Step / 02. Mouse In A Maze / 03. You're Not Alone / 04. The Cross / 05. Scratching The Surface / 06. Humble Stance / 07. On The Loose / 08. Wind Him Up / 09. Don't Be Late (Chapter 2)

Alors qu'Heaven And Earth, le dernier album de YES, ne recueille quasiment aucun suffrage positif malgré une certaine qualité, ce nouveau SAGA ne semble pas déranger plus que ça... pourtant, il en faut du courage pour multiplier les écoutes afin d'en détenir les hypothétiques saveurs. Certes, on arrive par moments à ne pas le trouver complétement raté mais que l'ensemble reste soporifique et pas très inspiré. Bon c'est sûr, le style reste le même... chose que n'a pas fait YES cette année avec un album plus pop que progressif, mais les compositions sont poutant plutôt bonnes dans l'ensemble. Sagacity, de plus, ne semble pas posséder une excellente production, ce qui donne souvent un effet brouillon pas des plus agréable. La première partie est incroyablement mollassonne, il faut attendre le sixième titre "Wake Up" pour, en effet, se réveiller... ce dernier possédant de bons couplets rappelant les meilleures années mais reste flanqué d'un refrain assez horrible. De bons moments donc ici et là mais rien de vraiment satisfaisant pour faire de ce SAGA un album que l'on ressortira dans plusieurs années... surtout lorsqu'on a la mauvaise idée d'inclure un CD bonus live regroupant les classiques du groupe... dur alors de ne pas faire de comparaisons, même en accordant une légitimité en rapport à l'ancienneté du groupe. Les faits sont là, et en étant objectif, le groupe n'a pas sorti de bons albums depuis bon nombre d'années... mais ils ont au moins le mérite de toujours exister, ce qui nous permet de les voir en live où ils affichent toujours une belle forme, bien qu'ils ne jouent pratiquement que des anciens titres (hasard ?).

Pour revenir un peu plus en détail sur les morceaux, "Let It Slide" ne décolle pas vraiment malgré son intro prometteuse, "Vital Signs" est un bon titre qui est digne du groupe canadien, une de rares réelles satisfactions de Sagacity. "It Doesn't Matter (Who You Are)" voit Jim Gilmour prendre le micro pour un titre assez soporifique, on est loin de "Scratching The Surface". "Go With The Flow" ressemble à une ritournelle accompagnée à la guitare acoustique... bon, sympa mais le refrain gâche bien le tout (on risque pas de se laisser immergé, malgré le sens du terme "The Flow"). "Press 9" poursuit dans le ridicule avec son intro de touches téléphoniques et ses voix de chorales... c'est pour dire : "Wake Up et son intro techno fait du bien à entendre derrière ! "Dont' Forget To Breathe" est d'une platitude indigne pour un groupe d'une telle envergure, le riff simple étant répété jusqu'à l'infini. "The Further You Go" ne nous sauve pas de l'ennui malgré des passages intéressants rappelant la grande époque de MARILLION où ses claviers sont étrangement comparables. Un refrain qui donne envie de zapper tellement il est creux. "On My Way" poursuit dans le même registre bien que possédant une mélodie sympa, mais rien de transcendant. "Not Two Sides" est peut-être le pire moment de l'album, mais quel ennui ce titre ! Malgré tout, il possède un pont intéressant qui ne parvient pas à sauver le reste... "Luck" arrive et du coup, on le trouve pas mal après un tel désastre ... de bons couplets là encore digne du grand SAGA, on prend vraiment conscience que cet album n'est pas bon à l'écoute de ces derniers. Hélas, le refrain (s'il faut l'appeler comme ça plombe encore une fois l'ambiance), bon solo en émotion de notre virtuose Ian Crichton cependant. "I'll Be" termine ce Sagacity avec son intro riche en arpèges acoustiques mais le morceau en lui-même est insipide et demeure fidèle à l'image de ce cru 2014...

Pas grand chose à sauver donc... un peu de "Wake Up", de "Luck" et "Vital Signs". Maigre constat qui s'avère être des plus objectif, et pourra sûrement paraître sévère à certains... qui heureusement pour SAGA compte toujours de nombreux fans irréductibles, quoi qu'il arrive.

Chronique : Renegade88

3,5

 

 

SAGA_Band 2014
 

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AMERICAN DOG - Neanderthal

Publié le par Nono666

AMERICAN DOG - Neanderthal
Bad Reputation
Style : Hard Rock Bluesy
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.americandog.us

AMERICAN DOG_Neanderthal



01. Carnivore / 02. Who's She Killing / 03. Dirty Fun / 04. Sun Won't Shine / 05. Neanderthal / 06. Stuck In The Mud / 07. We Ain't Gonna Not Get Drunk Tonight / 08. Dog Eat Dog / 09. Start To Bleed / 10. Devil Inside
 
AMERICAN DOG, avec ses quinze ans d'existence, ses sept albums et de multiples tournées, ne semble pas vouloir ralentir le pas. Ces bonhommes ayant connu le succès (modérément tout de même) sur le tard, on comprendra aisément qu'ils ne veulent désormais plus perdre une seconde de leur temps. Et à en croire leurs textes et leur attitude de bons vivants, ils en font également leur philosophie personnelle ! Ainsi, deux ans après Poison Smile, le Dog nous revient avec un Neanderthal bien bluesy et plus posé que ce que nous connaissions du groupe (ne nous mentons pas, nous sommes loin de connaître sa discographie par cœur !). le combo US a-t-il voulu proposer un album plus appliqué ? Probable. Il s'agit en tout cas de son premier opus en tant que quatuor puisqu'un guitariste-chanteur supplémentaire a été ajouté à l'équation. La production est, comme souvent avec AMERICAN DOG, de grande qualité tout en restant organique. Tout est donc réuni pour profiter de façon optimale de ce Heavy Rock bluesy à souhait, pour un opus homogène et pourtant varié, dont il est difficile d'extraire des moments forts. Ce ne sont que des exemples, mais rien que le groove badass de "Carnivore", un "Stuck In The Mud" énergique et ce "Devil Inside" heavy et malsain qui clôt magistralement le disque sont des preuves de talent évidentes. "Alors qu'est-ce qui cloche ?" me direz-vous. Déjà, la voix éraillée du bassiste-chanteur Michael Hannon constitue, il faut bien le reconnaître, un obstacle qui en laissera certains sur le carreau. Ensuite, disons que le capital sympathie et le talent d'AMERICAN DOG ont beau faire, le groupe évolue dans un style tellement balisé qu'il est très difficile de marquer les esprits et d'innover. En revanche, si vous êtes un amateur old-school de six-cordes, vous risquez fort de tomber à la renverse à l'écoute de ces riffs et leads hallucinants concoctées par Steve Theado, accompagné du nouveau venu Vinnie Salvatore. Pour conclure, je vais donc céder au cliché de chroniqueur (ben oui, je suis quand même là pour écouter les disques gratuitement et avant tout le monde, entrer gratos aux concerts, et écrire quelques conneries pour tenter de justifier tout ça, CQFD) : les fans resteront fans, les autres passeront leur chemin. Pas grave, puisqu'AMERICAN DOG, comme il nous l'a démontré à de nombreuses reprises en France, est de ces groupes qui s'apprécient avant tout sur scène. Neanderthal n'en reste pas moins un disque de qualité, à écouter sans déplaisir sur la route des vacances, même si l'A39 c'est quand même vachement moins glam que la route 66 !

Chronique : Morbid S.
 

7,5

 

 

AMERICAN DOG_Band 2014
 

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TED NUGENT - ShutUp&Jam!

Publié le par Nono666

TED NUGENT - ShutUp&Jam!
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.tednugent.com

TED NUGENT_Shutup&Jam!



01. ShutUp&Jam / 02. Fear Itself / 03. Everything Matters / 04. She's Gone / 05. Never Stop Believing / 06. I Still Believe / 07. I Love My BBQ / 08. Throttledown / 09. Do-Rags And A .45 / 10. Screaming Eagles / 11. Semper Fi / 12. Trample The Weak Hurdle The Dead / 13. Never Stop Believing (Blues)

ShutUp&Jam! arrive enfin ! Une longue attente de sept années qui voit TED NUGENT revenir à un Hard Rock moins foncièrement brut mais avec des racines davantage Rock'n'Roll plus familières. En effet, Craveman (2002) et Love Grenade (2007) étant souvent plus radicaux, dotés pourtant de bons moments mais contenant moins de mélodies qu'auparavant. L'autre point positif est le retour de Derek St Holmes, fidèle chanteur-guitariste depuis le début de la carrière solo de TED NUGENT, donnant souvent un change bien appréciable dans l'interprétation des compositions. Malheureusement, il figure uniquement sur le bon et groovy "Everything Matters"..., fait insatisfaisant et assez incompréhensible vu son retour remarqué avec le jouissif live de 2013, Ultralive Ballisticrock. Autre apparition qui fait plaisir malgré le bref moment : celle de Sammy Hagar sur "She's Gone" qui démontre une belle alchimie entre les deux légendes. Sinon, en ce qui concerne le reste du contenu, pas de surprises, et c'est tant mieux ! Nous avons là un Nugent des plus classique (trop ?) mais qui nous laisse cependant un peu sur notre faim avec des morceaux ci-et-là un brin dispensables. On ne peut pourtant pas reprocher grand chose à la première partie de l'album grâce au festif "ShutUp&Jam", au mordant "Fear Itself", aux déjà cités "Everything Matters" et "She's Gone", puis à un " Never Stop Believing" d'approche plus mélodique et pouvant faire un successeur (en moins probant quand même) au très bon "Fred Bear" de Spirit Of The Wild. Dommage d'ailleurs que le morceau s'éternise un peu trop sur la fin avec le refrain répété en boucle. "Still Believe" devient déjà un peu moins intéressant, faute à son refrain assez pénible, rattrapé heureusement par un riff et un solo digne du guitariste. C'est surtout après que l'auditeur peut décrocher, les titres étant trop convenus sans être néanmoins totalement mauvais... "I Love My BBQ" sonne bien trop 'déjà entendu' et n'est pas des plus captivant, l'instrumental "Throttledown" n'apporte pas grand chose, "Do-rags And A 45" n'est pas si mal mais reste trop répétitif (heureusement, il est court). "Screaming Eagles" laisse un peu de marbre, "Semper Fi" est limite ennuyeux  et "Trample The Weak Hurdle The Dead" ne parvient pas non plus à faire changer d'avis. La reprise finale bluesy de "I Still Believing" en guise de bonus track est sympa mais loin d'être transcendante. Un ShutUp&Jam en demi-teinte donc, faute à un ensemble manquant sûrement quelque peu d'inspiration, les compositions s'écoutant plutôt bien mais sans plus. Un TED NUGENT certes pas indigne du reste de la discographie mais certainement pas à classer parmi les indispensables. Il parait qu'un autre album est déjà prêt selon ses dires, info ou intox ? A suivre...

Chronique : Renegade88

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TED NUGENT Band 2014
 

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