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SILENT FORCE - Rising From Ashes

Publié le par Nono666

SILENT FORCE - Rising From Ashes
AFM Records
Style : Power Metal/Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/silentforceofficial

SILENT FORCE_Rising From Ashes



01. Caught In Their Wicked Game / 02. There Ain't No Justice / 03. Circle Of Trust / 04. Living To Die / 05. Before You Run / 06. You Gotta Kick It / 07. Turn Me Loose / 08. Born To Be A Fighter / 09. Anytime Anywhere / 10. Kiss Of Death

Voilà encore un groupe qui fait son retour en 2013. Rising From Ashes, le bien nommé, faisant suite au dernier album studio de la bande à Alex Beyrodt sorti en 2007. D’ailleurs de ce Walk The Earth, dernière offrande des Teutons, ne reste qu’Alex Beyrodt à la guitare et André Hillgers derrière les fûts. A ceux-ci se sont joints Matt Sinner à la basse que l’on ne présente plus, Alessandro Del Vecchio (ex-EDEN'S CURSE entre autres) et Michael Bormann dont j’apprécie particulièrement la voix (chacun ses petites faiblesses). Le premier titre de l’album, "Caught In Their Wicked Game", me fait, dès les premières mesures, penser au meilleur de MALMSTEEN et de PRETTY MAIDS, il y a pire comme références. Ce morceau n’aurait pas du tout dépareillé sur les albums Odyssey du Suédois ou Future World des Danois. Donc pour moi cet album s’annonce sous les meilleurs auspices. Cette impression de départ va encore perdurer sur la chanson suivante "There Ain’t No Justice". Mais en fait après un début Power Metal, on va tomber dans le Hard Rock FM, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais dans ce style, il est quand même plus que très compliqué de faire quelque chose que l'on n’a pas déjà entendu des centaines voire des milliers de fois. D’ailleurs un titre comme "Living To Die" fait vraiment penser à JADED HEART et ce sentiment n’est pas uniquement influé par la voix de Bormann. Musicalement irréprochable, c’est plus au niveau de l’inspiration que le bât blesse. Les nombreux soli d’Alex Beyrodt sont souvent de facture néoclassique et l’on y ressent toute l’influence de Blackmore et Malmsteen. Les claviers sont bien présents et le nouveau venu Alessandro Del Vecchio nous gratifie de quelques jolis soli ("Turn Me Loose"). Par contre, la section rythmique semble vraiment n’être là que pour apporter l’assise aux compositions, sans aucunes fioritures. Le dernier titre, "Kiss Of Death", sonne vraiment différemment de l’ensemble des autres titres qui jalonnent l’album, il est plus d’influences 70’s aurais-je tendance à dire. Au final, un album varié qui s’apprécie (suivant les goûts de chacun) comme un repas avec au menu son entrée Power Metal, son plat de résistance Hard Rock et sa garniture Metal accompagnés de leur sauce FM et en dessert un Hard Rock 70’s. Pour conclure, un album qui s’écoute bien mais qui risque d’être assez vite oublié. Bon mais absolument pas indispensable, sauf pour les fans du groupe cela va sans dire.

Chronique : Horace Pinker

6,5

 

 

Silent Force_Band 2013
 

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BENEDICTUM - Obey

Publié le par Nono666

BENEDICTUM - Obey
Frontiers Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.benedictum.net

BENEDICTUM_Obey



01. Dream Of The Banshee / 02. Fractured / 03. Obey / 04. Fighting For My Life / 05. Scream / 06. Evil That We Do / 07. Crossing Over / 08. Cry / 09. Thornz / 10. Die To Love You / 11. Apex Nation / 12. Retrograde

Suivant la carrière de BENEDICTUM depuis leurs débuts et étant fan de la voix de Veronica Freeman, j’attendais ce nouvel opus avec une certaine impatience, espérant être encore emporté par la belle et sa bande. Mais voilà bien le premier album des Ricains qui ne me séduit pas totalement. Passons sur une intro anecdotique pour entrer direct dans le vif du sujet avec "Fractured". Evidemment on retrouve toujours la voix caractéristique de Veronica, puissante, rocailleuse, passée à la rape. Ce premier titre envoie bien, un Heavy au rythme enlevé. Ensuite vient le titre éponyme de l’album, variant entre lourdeur et rythmique échevelée. On voudrait tellement suivre les ordres de la maitresse de cérémonie, écouter sa voix et obéir. Alors que le groupe nous avait habitués sur ces précédents albums à des reprises personalisées plutôt réussies, ici ils ont laissé tomber ce trait de leur caractère pour ne proposer que des compos originales, 12 au total. Les tempi sont globalement assez élévés. Comme sur tous leurs albums, on a le droit au titre qui devrait faire fureur en concert, avec un refrain facile à retenir et scandé. Ici c’est le titre "Scream" qui tient ce rôle mais je le trouve en dessous des précédents hymnes que le groupe nous a déjà offert notamment l’excellent "Bang" de l’album Dominion. Les choeurs sont toujours bien placés et prouvent le savoir-faire du groupe. L’acolyte de Miss Freeman, Pete Wells, à la guitare, nous décoche quelques soli rondemment menés. Comme toujours le groupe a su s’entourer et on retrouve sur le titre "Cry" Tony Martin (ex-BLACK SABBATH, EMPIRE…) pour un duo. Rien de bien nouveau avec Obey, les Californiens continuent à tracer leur route. Et personnellement c’est de là que vient la légère déception, on a l’impression d’avoir déjà entendu tout cela sur leurs précédentes offrandes même si les écoutes bonifient les propos de la bande. Malgré tout Obey reste un album fortement recommandable, varié (l’épique "Retrograde") et parfaitement maitrisé. Et puis rien que pour Veronica, BENEDICTUM vaudra toujours le détour.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

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PLACE VENDOME - Thunder In The Distance

Publié le par Nono666

PLACE VENDÔME - Thunder In The Distance
Frontiers Records
Style: Hard FM
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.michael-kiske.de

PLACE VENDOME_Thunder In The Distance



01. Talk To Me / 02. Power Of Music / 03. Broken Wings / 04. Lost In Paradise / 05. It Can’t Rain Forever / 06. Fragile Ground / 07. Hold Your Love / 08. Never Too Late / 09. Heaven Lost / 10. My Heart Is Dying / 11. Breakout / 12. Maybe Tomorrow / 13. Thunder In The Distance

PLACE VENDÔME sort son 3ème album. Ce qui à la base paraissait pour n'être juste qu'un projet musical monté de toutes pièces par le label Frontiers, laissant augurer un one-shot dans le but de faire parler de Michael Kiske et de capitaliser sur l'aura dont il jouit, est finalement voué à se perpétuer. Certes, ça n'est pas un véritable groupe dans le sens dont on l'entend habituellement, même si le line-up est sable autour de 2 membres de PINK CREAM 69, ça ne reste pour l'instant qu'un projet studio contrairement à UNISONIC. Les 2 précédents albums ont délivré quelques pépites et la qualité était au rendez-vous voire même en progression si on doit jouer le jeu de la comparaison. Alors, quoi de neuf pour ce 3ème opus ? La voix d'or de Kiske opère t-elle toujours et les titres sont ils dans la même veine ? Je dois dire qu'à la toute première écoute, j'ai été relativement déçu, plaçant d'emblée l'album dans les choses à ré-écouter éventuellement plus tard. Ca commence mal non ? Mais puisqu'il faut que je chronique l'album, je vais donc m'atteler à plusieurs écoutes attentives et en fait redécouvrir l'album en étant cette fois plus conquis. "Talk To Me", qui ouvre l'album, ne surprendra aucunement les auditeurs des précédents albums. On est en plein dans la même veine qu'un "Streets Of Fire" par exemple. Même recette et tempo, bref un truc qui fonctionne d'entrée de jeu. "Power Of The Music" ne déroge pas à la règle et on nage dans du mid-tempo à la mélodie gentille comme il faut. De beaux arrangements en nappes de violons pour faire en sorte que le tout glisse bien. Bref, on continue à garder la même recette. "Broken Wings", qui est mon titre préféré sur ce CD, joue sur des changements d'ambiance, ouvrant par une rythmique plus lourde pour ensuite se faire plus aérien dans le couplet et allant crescendo pour vous emmener proprement sur un refrain qui vous transporte. C'est beau non ? Le soufflet retombe un peu avec "Lost In Paradise" et son intro très pop malgré le gros son de la guitare. Oui, on reste dans du Metal quand même, même si on ralentit le tempo. "It Can't Rain Forever" fait quasiment office de ballade, juste un tantinet plus rapide mais là ça baigne dans la guimauve rose qui plaira à la midinette en mal de sentiments sucrés. "Fragile Ground", malgré son intro très pop aussi, un début rappelant un peu A-Ha et ce qu'on retrouvera sur les couplets de ce titre, se fait finalement plus enlevé avec un refrain qui vous rentre en tête. Ah il faut vraiment aimer le FM je vous le dis pour apprécier ce genre de titres car sinon le métalleux adepte de gros riffs qui tâche risque de partir en courant ! On continue avec "Hold Your love". Décidément, les titres des chansons semblent vraiment "téléphoné" et ça n'est pas fini. Bref, on reste dans la même veine de ce qui est proposé précédemment sur la galette. La recette a du mal à varier quand même. On attaque chaque fois le titre avec un couplet bien gentil pour monter en puissance... enfin en puissance, ici ça reste relatif aussi, on ne navigue pas en terre Thrash non plus. "Never Too Late" va t-il nous surprendre ? Ah mais oui, on augmente le tempo d'entrée de jeu et le couplet suit sur la lancée ! Ouf ! Un peu de headbanging pour éviter de s'ankyloser la nuque ! En plus ça passe nickel avec toujours des mélodies entêtantes. Mais "Heaven Lost" va nous rappeler la recette un temps oubliée... Pas grave, ça reste toujours sans risque et ça fonctionne. "My Heart Is Dying"... ah, on renifle déjà l'odeur de la ballade mielleuse pleine de bon sentiments... mais non ! Un bon mid-tempo où une basse ronronnante nous est servie sur le couplet pour nous faire oublier les claviers omniprésents sur l'album. "Breakout" et son intro qui nous rappelle les mélodies d'attente sur les standards téléphoniques ! Et je vous le donne en mille - non, Michael Kiske ne vous demande pas de patienter en attendant que l'interlocuteur veuille bien prendre la ligne - on repart encore une fois sur le couplet calme minimaliste pour monter en puissance ensuite. "Maybe Tomorrow" maintenant... et là on la tient véritablement la grosse ballade de l'album. Bizarrement, c'est sur ce titre que Kiske force le plus sa voix pour monter enfin en aigus. Bon, on est loin d'un "We Got The Right" quand même, sa voix n'est plus aussi élastique que dans ses vertes années, mais il pousse encore bien. "Thunder In The Distance", le titre qui donne son nom à l'album en guise de dessert, va nous rappeler des titres de Hard FM façon 80's. Mais encore une fois, malgré le mid-tempo un peu plus enlevé, on nous sort encore la bonne recette qui nous est servie sur les trois quarts de l'album. Finalement c'est dans cette répétition à outrance de couplet légers et de montées crescendo en puissance que le bas blesse. C'est beau, c'est propre, ça fonctionne, c'est magnifiquement interprété, les mélodies et les soli sont fort à propos, mais ça manque de diversité sur l'album. C'est ce sentiment d'entendre toujours un peu la même chose à ma première écoute qui m'avait laissé un arrière goût. J'ai trouvé les deux précédents albums plus variés que celui-ci, même si je dois avouer que j'apprécie quand même le dernier en date. J'y trouve mon compte de mélodies et de refrains entêtants, juste que j'aurai aimé un peu plus de folie, plus de surprises, plus de niaque aussi pour renforcer le côté métallique de temps en temps. Malheureusement ça ne sera pas pour cette fois-ci. A conseiller aux fans de Kiske et aux amateurs de Hard FM bien léché.

Chronique : Helldoween

7

 

 

PLACE VENDOME_Michael Kiske_2013
 

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HELL:ON - Hunt

Publié le par Nono666

HELL:ON – Hunt
Ferrum Records
Style : Thrash/Death Metal
Origine : Ukraine
Sortie : 2013
Site Web : www.hell-on.net

HellOn_Hunt



01. Hear My Call / 02. Dormition / 03. Slaughter Smell / 04. Duality / 05. The Hunt / 06. Prey / 07. Beyond Morality / 08. The Game / 09. Insight

Avec la sortie d’Age Of Oblivion, le précédent album des Ukrainiens, le groupe laissait transparaitre quelques faiblesses dans la composition d’un album costaud de bout en bout ainsi que le manque de titres mémorisables de suite. Et bien avec "Hear My Call", l’excellent titre d’ouverture de ce quatrième album, les craintes d’une orientation plus moderne se dissipent assez vite, ce titre totalement old-school œuvre entre TESTAMENT et ANNIHILATOR avec une personnalité certaine qui n’est pas étrangère à une production très brute notamment. Avec "Dormition" sur lequel est invité le gratteux de VADER, Marek PAJAK, la tension ne baisse pas d’un cran et prend même un virage plus Death jusque dans la voix d’Olexandr BAYEV dont on peut trouver quelques similitudes avec le phrasé des grandes années de Max CAVALERA. Alors il est vrai qu’HELL:ON a recours à des ficelles bien connues dont les invités de marque, on peut ajouter ici Andy LaROCQUE (ex-MERCYFUL FATE) qui tape le solo sur un "Slaughter Smell" qui prend la même tournure que le titre précédent dans une veine toutefois un peu plus brutale encore, mais aussi l’artwork réalisé par un grand nom et là ils n’ont pas fait semblant puisque c’est Seth Siro Anton (SEPTIC FLESH) qui signe la pochette, qui, aussi belle soit elle, se fond malheureusement dans la masse des sorties. Au-delà de cela, là où l’album précédent prenait une tournure plus groovy sur la fin, ici, c’est plutôt de KREATOR que le quintet se rapproche mais aussi des débuts de SEPULTURA ("Prey"), un combiné de Thrash et de Death Metal brise nuque qui va vite faire fureur dans les fosses Européennes, et le groupe, à l’aide de lead de guitare, réussi à garder la tension palpable sur les 9 titres de ce quatrième album tout de même assez court du haut de ses 32 minutes, clairement le meilleur de toute la carrière d’HELL:ON, Hunt ne devrait pas laisser insensible les amateurs de Thrash/Death Metal où le côté Modern Metal n’a pas encore perverti la personnalité du groupe. Sans grande prétention, ce nouvel album devrait logiquement attirer l’attention de quelques écuries plus établies et pourquoi pas voir ce groupe venir vers chez nous et traverser enfin le Rhin qui semble être une des dernières barrières à la propagation du Thrash/Death des Ukrainiens, c’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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SPLIT HEAVEN - The Devil's Bandit

Publié le par Nono666

SPLIT HEAVEN - The Devil's Bandit
Pure Steel Records
Style : Heavy Metal
Origine : Mexique
Sortie : 2013
Site Web : www.splitheaven.net



01. The Arrival Of The Gunslinger / 02. Danger Zone / 03. False Martyr / 04. March Of The Dead / 05. The Devil's Bandit / 06. Waiting For The Angel Of Death / 07. Runaway / 08. Diamond Gaze / 09. Sinner / 10. Right To Rule

Le Mexique, pays fabuleux d’Amérique latine, symbolise immédiatement les civilisations pré-hispaniques, l’aventure, la révolution, l’exotisme et ses célèbres Mariachis !!! Ici, rien de tout cela au programme de The Devil's Bandit, troisième album des pistoleros de SPLIT HEAVEN ! Nouveau logo (bien plus épuré) et nouveau chanteur en la personne de Giancarlo Farjat ! Dès l'entame de cet album, le ton est donné ! Dans la grande tradition du Heavy, du speed et du Power Metal, nos cinq bandits du diable font voler la poussière à coups de riffs tranchants et dévastateurs ! Mix de tempi variés , duels de guitaristes, nos Mexicains se prennent pour les Sergio Leone du Metal ! Du solide Heavy Metal classique sans fioriture et sans détours ! Une voix typique au Heavy renforce la conviction que cet album est fait pour les fans de True Metal à travers le monde ! L'artwork de la pochette nous plonge encore plus dans cet univers teinté de Mescal et d'odeurs de cactus du désert mexicain ! A la sauce SPLIT HEAVEN bien sûr ! Sorti sur le label Pure Steel Records, ce The Devil's Bandit est une vraie belle découverte de ce mois de Novembre 2013 ! Nos cinq lascars , avec entre autres "Danger Zone", "March Of The Dead", "Right To Rule" et "Waiting For The Angel Of Death", nous apportent une bonne dose de chaleur qui risque de faire fondre les premiers stalactites accrochés à vos corniches en cette fin d'année !
 
Chronique : Phil PKMS Neuville

8

 

 

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BOSTON - Life, Love And Hope

Publié le par Nono666

BOSTON - Life, Love & Hope
Frontiers Records
Style : AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.bandboston.com

BOSTON_Life, Love & Hope



01. Heaven On Earth / 02. Didn't Mean To Fall In Love / 03. Last Day Of School / 04. Sail Away / 05. Life, Love & Hope / 06. If You Were In Love / 07. Someday / 08. Love Got Away / 09. Someone (2.0) / 10. You Gave Up On Love (2.0) / 11. The Way You Look Tonight

Le BOSTON nouveau est enfin arrivé avec une gestation assez incroyable, puisque l'on parle d'une période de onze ans tout de même entre ce Life, Love & Hope et Corporate America, son prédécésseur. L'ensemble de la carrière du groupe américain n'est guère plus productive, puisque l'on dénombre six albums en 37 années d'existence, soit environ un album tous les six ans ! La conséquence d'un perfectionnisme obsessionnel de Tom Scholz, si l'on en croit les dernières interviews du cerveau du "groupe" entre guillemets, tant ce dernier s'occupe de tout de A à Z. Il parait même qu'il peut remanier un seul morceau sur toute une année pour arriver au résultat parfait à ses yeux (ou à ses oreilles plutôt). Les oreilles, parlons-en ! Car ce qui choque au premier abord de l'écoute, c'est bien un son de batterie incroyablement plat et inexistant... noyé dans un mixage horrible rendant certainement cet effet négatif à l'album. Sans être un spécialiste ou même un amateur de la production, il faut être sourd pour ne pas se rendre compte de ça... comme quoi, être trop perfectionniste peut nuire au final et aboutir à un résultat décevant par rapport à plus de spontanéité. En terme de compositions à proprement parler, on constate également avec stupeur que certaines étaient présentes sur Corporate America, la cerise sur le gâteau pour l'effet de déception. En outre, même si certains passages ci et là ne sont pas désagréables, l'ensemble (et pourtant au bout de multiples écoutes) est d'un indigeste assez embarrassant. Effectivement les thèmes mélodiques de chaque titre étant répétés inlassablement, donnent un effet de longueur au bout du compte bien ennuyeux. Tout cela ajouté à ce son de batterie encore une fois des plus pauvre et l'on obtient une soupe bien tiède et indigeste. Les six secondes du trompeur riff d'ouverture est d'ailleurs le seul moment à se mettre sous la dent en terme d'énergie rock'n'rollienne ! Rares sont les critiques positives de ce nouveau BOSTON, exception faite de notre magazine Hard N°1 en France, souhaitons à cet égard qu'elle soit des plus objective... après si sincérité de la chronique il y a, tous les goûts sont dans la nature et se respectent. Avis donc aux amateurs alors pour défendre ce Life, Love & Hope !

Chronique : Renegade88

3,5

 

 

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LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat. RAGE - LMO

Publié le par Nono666

LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat RAGE - LMO
Nuclear Blast
Style : RAGE en mode Classique
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.rage-on.de/lmo.html

LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat RAGE



01. Cleansed By Fire / 02. Scapegoat / 03. The Devil's Bride / 04. Lament / 05. Oremus / 06. Witches' Judge / 07. Eye For An Eye / 08. Afterglow / 09. Straight To Hell / 10. One More Time

La plupart du temps, j’apprécie l’apport des musiciens, instruments et orchestrations de musique classique dans le Métal. Et avec cet album sobrement intitulé LMO, je ne suis, une fois de plus, pas déçu. RAGE m’avait déjà mis sur le cul avec son album XIII mais en 2013 le travail est encore plus abouti. En plus 2 chanteuses, Jeanette Marchewka et Dana Harnge, accompagnent  Peavey Wagner sur nombre de titres et cet esprit "Les Belles et La BÄ™te" fonctionne à merveille. Pratiquement entièrement composé par le guitariste de RAGE, Victor Smolski s’est adjoint les services de deux orchestres venus de Biélorussie et d’Espagne, ce qui donne plus de 100 participants dans l’ensemble, pour ce projet mastodonte. Les paroles suivent un concept et sont basées sur une histoire vraie de chasse aux sorcières qui s’est déroulée en Allemagne dans la ville de Gelnhausen en 1599. Nous retrouvons aussi en guest vocal l’ancien chanteur du groupe METALIUM, Henning Basse. Voilà, le décor est planté maintenant place à la musique. Ce n’est pas parce que nous parlons de musique classique et symphonique qu’il va falloir vous attendre à du sirupeux. Non ici il s’agit bien de Métal, celui de RAGE mais magnifié par les orchestrations et les variations que lui donnent son side-projet, LINGUA MORTIS ORCHESTRA. Perso, je suis absolument fan. J’adore. Juste un petit bémol pour moi, je trouve les titres un peu longs (minimum 6 minutes) donc on a du mal à se les incruster dans le cerveau. Mais rassurez-vous, il y a des parties qui font mouche dès la première écoute. Sur "Witches’ Judge" quelques passages Prog viennent aérer le rythme général de ce brűlot qui vous fera headbanger. Et croyez-moi vous allez avoir l’occasion de taper du pied et de remuer la tête. Et me vient cette pensée, ça devait grave headbanger à l’époque des Bach, Mozart et autres… Wagner (bon ok elle était facile et prévisible, désolé, je sors) car comment rester insensible à ces instruments à cordes, à vent, cuivres et percussions quand ils se mettent en oeuvre et se déchaînent sur des tempi rapides. Sur "Eye For An Eye", c’est le guitariste qui se met au diapason de l’orchestre pour nous proposer un solo des plus classiques. Les morceaux, variés, s’enchaînent renforçant encore l’esprit de concept et d’Opéra Rock. Un passage de "Afterglow" me fait penser à du MARILLION (tout le break aérien à partir de 2”20 jusqu’à la reprise du refrain vers 4”). Je passerais sur "Straight To Hell" et "One More Time", les deux derniers titres de l’album, qui sont des versions en mode LINGUA MORTIS ORCHESTRA de ces morceaux tirés de l’album Welcome To The Other Side. Pour revenir à LMO, évidemment il sera impossible de s’imprégner de toutes ses ambiances et atmosphères en une seule écoute, alors repassez-vous l’album en boucle pour en apprécier toutes les subtilités. Moi j’y retourne.

Chronique : Horace Pinker

8,5

 

 

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SINISTER REALM - World Of Evil

Publié le par Nono666

SINISTER REALM - World Of Evil
Shadow Kingdom Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/SinisterRealm

SINISTER REALM_World Of Evil



01. Dark Angel Of Fate / 02. Bell Strikes Fear / 03. World Of Evil / 04. The Ghosts Of Nevermore / 05. Prophets Of War / 06. Cyber Villain / 07. The Forest of Souls / 08. Four Black Witches

Ces vétérans de la scène américaine en sont à leur troisième album avec World Of Evil. Et quel est son propos ? Nous faire revivre la magie du début des années 80 en perpétuant l’héritage de BLACK SABBATH, JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN ou DIO auxquels s'ajoute une influence de Epic Doom Metal à la CANDLEMASS. Le titre éponyme de l’album ne déroge pas à la règle puisqu’on y ressent du IRON MAIDEN sur l’intro même si, plus loin dans ce morceau, on pourrait plutôt penser à CANDLEMASS (à noter que le bassiste, John Shamus Gaffney, est un fan de la bande à Leif Edling puisqu’il édite un fanzine exclusivement consacré au groupe suédois) ou JUDAS PRIEST. Le chanteur, Alex Kristof, pourra parfois faire penser à notre Jo Amore national, (vocaliste de NIGHTMARE, pour les ignorants) dans les intonations, notamment sur le refrain de "The Ghosts Of Nevermore", donc fatalement nous pourrons aussi évoquer DIO. Le son est un peu faiblard même si l’on distingue bien tous les instruments. Le dernier titre de l’album, "Four Black Witches", une pièce épique de plus de 8 minutes, m’a quelque peu sorti de ma torpeur. Pas grand-chose à retirer de ce World Of Evil, un album pour les fans purs et durs du Heavy Metal des années 80 mais ça manque de grains de folie pour ma part. Au final, un album de 8 titres sans originalité mais bien exécuté, maitrisé par des musiciens qui assurent, mais sur la longueur ennuyeux. Un album sans autres prétentions que de défendre la bannière du "True" Heavy Metal, et à ce jeu le groupe réussit parfaitement. Après, tout est question de gout mais au moins pouvons-nous leur concéder qu’ils réussissent haut la main leur mission.

Chronique : Horace Pinker

6,5

 

 

SINISTER REALM_Band+Logo
 

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KILLERS - Imido

Publié le par Nono666

KILLERS - Imido
Autoproduction
Style : Heavy/Speed Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : http://killers.neuf.fr

KILLERS_IMIDO



01. Six Pieds Sous Terre / 02. Hors Jeu / 03. L'insaisissable / 04. Imido (Instrumental) / 05. Victorieux / 06. Txoria Txori / 07. Triste Foutoir / 08. Noir Comme Le Sang / 09. Sans Interdit

C'est un an jour pour jour après la sortie de 10:10 que déboule Imido, le nouvel album de KILLERS, et l'on se félicite que les Basques aient décidé d'adopter un rythme de sortie plus soutenu que ces dernières années... surtout quand la qualité est au rendez-vous comme ce fut le cas pour 10:10 et comme c'est encore le cas de cet Imido au titre bien enigmatique faisant référence à un jeu de cartes basque appelé le Mus. Pas ou peu de surprises concernant ce treizième album studio, Imido s'inscrit dans la droite lignée de son prédécésseur, KILLERS maitrise son sujet à la perfection et nous offre une fois encore un opus oscillant entre Heavy/Speed et Thrash... "Six Pieds Sous Terre" ouvre l'album de façon percutante avant que le nerveux "Hors Jeu" ne vienne tout dévaster sur son passage... une entrée en matière on ne peut plus convaincante, et il en sera de même durant les neuf titres que comporte cet album, alternant entre tempi foncièrement speed ("Triste Foutoir", "Sans Interdit") et mid tempo (l'énorme "Victorieux", "Noir comme le Sang"). Bruno Dolheguy a semble-t'il quelque peu durci le ton vocalement, proposant de ci de là quelques growls typés Death ("Six Pieds Sous Terre", "L'Insaisissable"), toutefois, même si nous avons une majorité de compos rageuses, l'ensemble reste toujours relativement mélodique... KILLERS nous propose également avec le morceau-titre un instrumental vivifiant, exercice dont les Bayonnais sont plutôt friands, tout comme le titre en Basque, cette fois-ci une relecture de "Txoria Txori" de Mikel Laboa (artiste reconnu de la culture Basque) qui prend pour l'occasion une coloration Thrash fort réussie... Autant de facettes qui, mises bout à bout, font l'identité de KILLERS qui, une nouvelle fois, nous offre un album riche et varié qui ne pourra que convaincre les fans du combo... Visiblement Bruno Dolheguy et ses compères n'ont pas encore dit leur dernier mot, une bonne chose à la veille des trente ans de carrière du groupe. Un nouvel opus est d'ores et déjà programmé pour 2014... en attendant vous savez ce qu'il vous reste à faire, foncez commander cet excellent album sur le site du groupe, pour seulement 10€ (port compris), ça ne faut vraiment pas le coup de s'en passer !!!

Chronique : Nono666
 

8,5

 

 

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STARSHIP - Loveless Fascination

Publié le par Nono666

STARSHIP - Loveless Fascination
Loud & Proud Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.starshipcontrol.com



01. It's Not The Same As Love / 02. How Do You Sleep ? / 03. Loveless Fascination / 04. What Did I Ever Do ? / 05. Technicolor Black And White / 06. Where Did We Go Wrong ? / 07. How Will I Get By ? / 08. You Never Know / 09. You Deny Me / 10. Nothin' Can Keep From You

Un nouvel album de STARSHIP ne pouvait pourtant qu'être apparenté à une bonne nouvelle tant l'absence du groupe fut incroyablement longue. En effet, pas moins de 24 années séparent Love Among The Cannibals de ce Loveless Fascination ! Après, sur le papier, on comprend mieux la situation puisque seul subsiste Mickey Thomas... point de Grace Slick par exemple... Une surprise par ailleurs demeure puisque Jeff Pilson est crédité en tant qu'interprète mais surtout en tant que compositeur... c'est vrai qu'il doit s'ennuyer ferme avec FOREIGNER qui n'existe qu'a travers d'incessantes tournées en présentant toujours les mêmes titres. Notons par ailleurs que financièrement parlant, il a bien fait de quitter le navire de Don Dokken, ce dernier prenant l'eau de toute part depuis pas mal de temps. Il convient aussi de préciser que JEFFERSON STARSHIP semble toujours exister sous la direction de Paul Kantner, eh oui il faut s'y retrouver dans cette situation qui ressemble fortement à une bataille juridique. Pour en revenir à l'album, la pochette plutôt réussie laisse présager d'un bon contenu, les premiers titres sont mêmes plutôt bons avec "It's Not The Same As Love" ou "How Do You Sleep ?" puis à un degré moindre "Loveless Fascination", tous les trois dans un registre Rock FM agréable. Mais voilà, le soufflé retombe vite dès la ballade "What Did I Ever Do ?" hélas sans intérêt, il en sera de même pour le reste de l'album et ce malgrè le dernier sursaut Rock assez carré mais sans imagination de "Technicolor Black and White". Les compositions restant toutes dans ce même registre sirupeux, plongeant par la même l'auditeur dans une ambiance affreusement soporifique. "How Will I Get By ?", "You Deny Me" ou encore "Where Did We Go Wrong ?" en sont les plus évidents témoignages, dénués du moindre soupçon d'âme. Mille fois dommage donc que ce Loveless Fascination ne possède pas plus de morceaux dynamiques et inspirés, qui auraient pu rendre hommage à STARSHIP de meilleure manière, surtout au bout de tant d'années de silence.

Chronique : Renegade88

3

 

 

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