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SAHG - Delusions Of Grandeur

Publié le par Nono666

SAHG - Delusions Of Grandeur
Indie Recordings
Style : Psychedelic Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.sahg.no

SAHG_Delusions Of Grandeur



01. Slip Off The Edge Of The Universe / 02. Blizzardborne / 03. Firechild / 04. Walls Of Delusion / 05. Ether / 06. Then Wakens The Beast / 07. Odium Delirium / 08. Sleeper's Gate To The Galaxy

Qu’est-ce que c’est que ce truc? Jamais entendu parlé de ces olibrius. Voilà l’état d’esprit dans lequel je m’attèle à cette chronique. Premières notes et là de suite, une réflexion me vient à l’esprit : "Ça fait longtemps que je ne me suis pas écouté une musique aux effluves psychotropes". Et plus le titre avance, plus je trouve ça carrément sympa. La voix est vraiment bien, éthérée à souhait. Une sorte de voix Pink Floydienne. Allons regarder la cover. Ah ben ouais! Ça confirme mes premières impressions. Des images de cosmonautes, de la fumée et des couleurs bleutées. Ce n’est pas ce soir que je vais me briser la nuque pendant une violente séance d’headbanging. Par contre, je vais quand même passer un bon moment à l’écoute de ce Delusions Of Grandeur. J’ai toujours apprécié les débuts du Hard Rock, LED ZEP, l’esprit 70’s, peace and love… un hippie métalleux, en somme. Sur "Firechild" ça s’excite un peu, grâce à un riff principal rapide, cyclique et particulièrement envoutant. Ah ? Des petits mouvements de tête me gagnent. Je trouve qu’il y a du TOOL là-dedans. C’est varié. Le groupe nous prend régulièrement à contrepied en proposant un titre n’ayant pas grand-chose à voir avec le précédent, soit au niveau du rythme, soit au niveau de l’ambiance. "Walls Of Delusion" est lourd au niveau des couplets et arrive un refrain plutôt aérien. C’est assez décontenançant. On va de surprises en surprises. Et plutôt très bonnes dans l’ensemble. La voix ici me fait un peu penser à BLACK SABBATH première période Ozzy. Il y a de la sauvagerie dans les rythmiques, ça martèle sévère ("Odium Delirium"), de belles envolées de guitares planantes à souhait. Malgré tous ces aspects seventies, cet album sonne résolument moderne, preuve en est le cosmique "Ether". Et tout y est un véritable régal, aucun titre à jeter. Bon regardons un peu sur le net qui sont ces zozos. C’est des Norvégiens. Ah ouais, c’est quand même leur quatrième album ! Va falloir que j’actualise mes connaissances… Par contre, on parle de Doom au niveau du style. Moi j’aurais plutôt tendance à qualifier cela de Psychédélic Metal, je pense que ce serait plus approprié à l’écoute de cet album. Celui-ci se conclut par un titre assez long (plus de 11 minutes) et épique "Sleeper’s Gate To The Galaxy". Commençant comme une chanson tirée d’un album de LED ZEP, ce titre est un véritable voyage à lui tout seul. SAHG et son Delusions Of Grandeur auront été une très bonne découverte pour moi. J’en redemande (je vais aller me jeter sur leurs précédentes réalisations). Parfois les surprises surgissent de là où on les attend le moins comme sous les sabots d’une botte de foin, par exemple.

Chronique : Horace Pinker

8,5

 

 

SAHG_Band 2013+Logo
 

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KAYSER - Read Your Enemy

Publié le par Nono666

KAYSER - Read Your Enemy
Listenable Records
Style : Heavy / Thrash Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.kaysertheband.com

KAYSER_Read Your Enemy



01. Bark And Bow / 02. Bring Out The Clown / 03. I'll Deny You / 04. Dreams Bent Clockwise / 05. Read Your Enemy / 06. Almost Home / 07. Where I Belong / 08. He Knows Your Secrets / 09. Forever In Doubts / 10. Carve The Stone / 11. Roll The Dice / 12. The Fake Rose

Avec la présence en son sein du chanteur Spice (ex-SPIRITUAL BEGGARS) et d'autres vétérans de THE MUSHROOM RIVER BAND, on aurait pu s'attendre à un bon album de Stoner. Mais ceux qui suivent KAYSER depuis sa formation en 2004 savent que ce n'est pas vraiment le genre de la maison, et ce troisième album (le premier depuis 2006 !) va le leur rappeler, tout en donnant une leçon à ceux qui n'avaient pas pigé ! Car Read Your Enemy est un album très efficace : morceaux heavy très accrocheurs, influences Thrash ("Bring Out The Clown" lorgne vers un DEATH ANGEL), breaks inattendus et soignés et arrangements classieux (notamment grâce à des claviers discrets), tout y est ou presque. Et est-il besoin de préciser que l'interprétation est impeccable ? Si une comparaison devait se faire, on pourrait dire que KAYSER reprend les affaires là où MEGADETH, ANTHRAX, ou encore METALLICA les ont laissées au début des années 90, en tentant de composer de vraies chansons sans totalement se déparer de leur culture Thrash. Mais le groupe de Dave Mustaine reste la référence la plus adaptée ici, en raison de parties de guitares lead flamboyantes et de riffs sinueux qui rappellent son héritage. Mais attention, KAYSER reste fermement ancré dans son époque, ne serait-ce que par sa production musclée (bien qu'un poil « standard »), ou les cordes vocales façon toile Émeri de Spice. C'est d'ailleurs sur ce plan que les morceaux sont appelés à se ressembler quelque peu. Heureusement que les refrains, très accrocheurs pour certains, permettent d'éviter la répétition. On regrettera aussi une approche un peu trop homogène de la composition. Mais avec un tel sens de la mélodie et du riff qui tue, KAYSER est sans aucun doute sur les bons rails, et peut même en remontrer à certains groupes apparus ces dernières années et dont les noms contiennent des chiffres, suivez mon regard (ah ben non, vous pouvez pas !).

Chronique : Morbid S.

7,5

 

 

KAYSER_Band
 

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PRIMAL FEAR - Delivering The Black

Publié le par Nono666

PRIMAL FEAR – Delivering The Black
Frontiers Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.primalfear.de

PRIMAL FEAR_Delivering The Black



01. King For A Day / 02. Rebel Faction / 03. When Death Comes Knocking / 04. Alive & On Fire / 05. Delivering The Black / 06. Road To Asylum / 07. One Night In December / 08. Never Pray For Justice / 09. Born With A Broken Heart / 10. Inseminoid

Quel grand moment que ce jour où un album signé PRIMAL FEAR est apparu dans le monde du Heavy Metal comme vous l’aimez et comme je l’aime ! Un aigle Priestien suivi d’un autre, Jaws Of Death qui enfonçait le clou. 20 ans plus tard, Delivering The Black est ce qu’il reste de ce grand espoir. Une grosse déception. Un ènieme album de Scheepers and co. en plus. Quoique. Delivering The Black, avec sa pochette hideuse et son menu de livreur de pizza apporte un minuscule plus : PRIMAL FEAR revient à la source. Enfin ! Une première moitié d’album inquiétante de Metal bourrin, jusqu’à l’extrème. Un (trop) gros clin d’œil à GAMMA RAY et son Kai de chanteur ; Et puis… Un brin de fontaine de jouvence, des riffs qui ne rappellent plus Predator d’ACCEPT, mais les grands du speed allemand. De l’humour avec l’intro à coup de débrousailleuse (si,si,si) de "Never Pray For Justice" et même un "Inseminoïd" qui se proclame meilleur single (sans l’être) depuis "Chainbreaker". Delivering The Black est–il un grand PRIMAL FEAR ? Non. Est–il intérressant ? Non. Est–il le meilleur PRIMAL FEAR depuis Jaws OF Death ? Probablement. Est-il calqué sur les deux premiers albums du groupe ? Sans aucun doute. 50% de la livraison correspond même à l’attente la plus optimiste. C’est mieux, mais pas encore assez.

Chronique : Emil Maniak

6

 

 

PRIMAL FEAR_Band 2014
 

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ISKALD - Nedom Og Nord

Publié le par Nono666

ISKALD - Nedom Og Nord
Indie Recordings
Style : Melodic Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.iskald.com

ISKALD_Nedom Og Nord



01. A Fading Horizon / 02. Underworldly / 03. Iskald / 04. The Silence / 05. Nidingsdåd / 06. Nedom Og Nord

Nedom Og Nord est un bon album de Black Metal nordique qui respecte bien les codes des groupes de Black Metal scandinaves : son froid (un peu trop lisse à mon goût), riffs mélodieux, couverture à la double pédale en mid-tempo bien présente et thématiques sur le Nord. Les morceaux se situent dans la veine de groupes tels que SATYRICON ("Mother North")… en moins bien. C’est sûr, on est loin d’un "Black Metal ist Krieg" ! Tant dans la musicalité que dans la thématique guerrière. Ici, les riffs sont lissés et on prône la nature et le « beau ». Mais certains passages s’envolent, les riffs se veulent accrocheurs, entrecoupés de passages plus calmes. On n’est pas surpris, on ne prend pas de claque, mais on écoute avec plaisir. La moitié des textes sont en norvégien, ce qui freine un peu à la compréhension (je ne sais pas pour vous, mais mon norvégien est un peu rouillé). Du coup, cela impose à l’auditeur une identité forte. L’identité de cet album, parlons en : il est dédié au grand nord de la Norvège. L’environnement arctique, gelé, alors on écoute et on imagine : les fjords sauvages, avec les montagnes et les glaciers qui tombent dans la mer, l’océan arctique, les plages désertes et les côtes rocheuses, le désert blanc, la nuit polaire…on a froid mais on se laisse transporter avec plaisir. Le titre éponyme "Iskald" est vraiment très bon, avec des riffs que l’on n’oublie pas ! Le morceau "Nedom Og Nord", qui se veut être un hymne aux régions polaires, est lui aussi intéressant et plus travaillé, plus original que les autres. Le tout manque un peu d’agressivité, mais je chipote. Pour conclure, on a ici un bon album, avec de bons musiciens : c’est propre, c’est lisse, y’a rien qui dépasse, c’est beau, intense, nordique, mais on est loin de l’explosion nucléaire en pleine face !

Chronique : Fanny

6,5

 

 

ISKALD_Band 2014
 

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VASTUM - Patricidal Lust

Publié le par Nono666

VASTUM – Patricidal Lust
20 Buck Spin
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Vastum

VASTUM_Patricidal Lust



01. Libidinal Spring / 02. Enigma Of Disgust / 03. 3A.M. In Agony / 04. Incel / 05. Patricidal Lust / 06. Repulsive Arousal

Sorti fin 2013, ce deuxième album des Américains de VASTUM valait bien un petit coup d’œil dans le rétro. Le combo Californien réunit 5 personnes qui connaissent parfaitement les rouages du style Death Metal pour le pratiquer au travers de nombreux autres projets. Patricidal Lust contient cette fibre old-school faite d’ambiance putréfiée, de guitares taillées à la lime rouillée, une batterie directe et sans fioriture technique inutile, les amateurs d’ARES KINGDOM ou DEAD CONGREGATION mais aussi d’ENCOFFINATION ("Incel") ne seront pas dépaysés, le côté direct et parfois rock’n’roll peut également évoquer ABSCESS par exemple. Les Américains, s’ils ne réinventent pas le style, les habitués n’y verront rien de nouveau sous le soleil de Satan, en tout cas rien de plus qu’un véritable hommage à une scène des 90’s qui trouve ici des vibrations poisseuses dont on a bien du mal à se défaire. Illuminé par quelques solos de guitare loin des clichés du Death, le groupe nous renvoie plutôt vers un feeling plus purement Thrash et notamment SLAYER avec ces sonorités criardes et un peu folles alors que la voix partagée entre Daniel BUTLER et Leila ABDUL-RAUF nous garde bien profondément dans les abîmes d’un monde nauséabond. La production très cradingue nous achève totalement, nous saisissant à la gorge, le poids écrasant des riffs d’un "Repulsive Arousal", tout est là pour séduire les puristes mais le groupe a pourtant bien progressé depuis ce premier album, Carnal Law, publié en 2011, pas sur le fond mais sur la forme avec une production assez similaire mais gonflée en puissance. Un très bon album de Death Metal !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

VASTUM_Band
 

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SENTINHELL - The Advent Of Shadows

Publié le par Nono666

SENTINHELL - The Advent Of Shadows
Autoproduction
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.sentinhell.fr

SENTINHELL_The Advent Of Shadows



01. The Advent Of Shadows / 02. The Archmagus / 03. Time / 04. Dark Legacy / 05. Sea Of Sands / 06. The Stormrider / 07. Demon's Run / 08. Sentinhell

SENTINHELL est une jeune formation française fondée courant 2012 en Avignon, autant dire que le groupe ne s'est pas reposé sur ses lauriers pour nous proposer ce premier album. Pratiquant un Heavy Metal somme toute fort "classique" tirant ses influences de groupes comme HELLOWEEN, JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN ou encore BLACK SABBATH, SENTINHELL ne semble pas vouloir s'enfermer dans un style unique, préférant davantage varier le propos et passer avec aisance d'un Heavy/Doom façon CANDLEMASS ("The Advent Of Shadows") au Heavy/Speed typé HELLOWEEN ("The Archmagus", "Time"), voire même à muscler quelque peu le ton avec le thrashisant "The Stormrider". Le côté Power Metal n'est pas non plus laissé de côté, ce qui est assez flagrant sur l'éponyme "Sentinhell" qui pourra, par instants, évoquer un certain GRAVE DIGGER. Nos Français n'hésitent pas à apporter diverses ambiances à leur musique, se faisant tantôt occulte ("The Advent Of Shadows"), tantôt orientale ("Sea Of Sands"), apportant ainsi une certaine richesse à des compos qui, à la base, sont tout de même assez "basiques", et dans ce sens, l'apport du clavier se révèle être un élément essentiel de l'équation musicale des Avignonnais qui réussissent, tout au long de ce The Advent Of Shadows, à amener des belles atmosphères à leurs morceaux. Au final, pour un premier essai le bilan est plutôt positif, le groupe a su, avec les moyens qui étaient les siens (n'oublions pas qu'il s'agit là d'une autoproduction), nous offrir un album agréable et plutôt accrocheur qui parlera, à n'en point douter, aux amateurs de Heavy/Speed/Power mélodique, nuancé et puissant... certes quelques petits défauts sont là : un léger manque de puissance du chant, une production perfectible... mais c'est là chipoter tant ce premier album est prometteur. Laissons à ce jeune groupe le temps de faire ses armes, la scène devrait les y aider, et il y a fort à parier que SENTINHELL revienne encore plus fort pour un deuxième album qui pourrait bien créer la surprise.... en tout cas le potentiel est là, bien présent !

Chronique : Nono666

7

 

 

SENTINHELL_Band 2013
 

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JC JESS - Broken Bones

Publié le par Nono666

JC JESS - Broken Bones
Brennus Music
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/jcjessmetal

JC JESS_Broken Bones



DISC 1 : 01. Broken Bones / 02. I Need A Thing / 03. Remember / 04. Rock On Sight / 05. Breaking My Balls / 06. Walk With Us / 07. Irreversible Damages / 08. Pissed Off / 09. Hope / 10. Give Me More / 11. Game Of Life / 12. I Know / 13. Don't Stand / 14. Feelings
DISC 2 : Acoustic Album : 01. Moment Of Lightness / 02. Don't Stand / 03. Crappy Day / 04. W.A.R / 05. Remember / 06. Matter In Your Hand / 07. Feelings / 08. Back / 09. I Don't Need You / 10. Drift / 11. Wake Of The Dead / 12. Paradise City (Guns'n'Roses Cover)

Avec Broken Bones, les Savoyards de JC JESS, qui sortent là leur quatrième album, semblent amorcer un virage dans leur approche musicale, passant d'un Heavy parfois thrashisant à un Hard/Heavy Rock tout aussi convaincant. Constitué de nouvelles compos mais également d'anciens titres qui ont subi un léger lifting, cette nouvelle réalisation met l'accent sur le côté le plus Hard rock du combo nous ramenant bien souvent du côté de GUNS'N'ROSES ("Don't Stand"), cela en grande partie dû au chant de JC qui n'est pas si éloigné d'un certain Axl Rose ("Feelings", "Walk With Us"). Si Broken Bones nous offre son lot de morceaux plus calmes ("Remember", le magnifique "Irreversible Damages", "Game Of Life"), il n'en est pas moins efficace et l'on retrouve ici tous les ingrédients qui font l'identité JC JESS, à savoir des guitares tranchantes, une section rythmique solide et des compos variées naviguant quelque part entre puissance et mélodie, toutes plus efficaces les unes que les autres, et ce quelque soit le registre abordé... Toutefois nos Savoyards n'en délaissent pas pour autant leur côté purement Metal et nous délivrent quelques brulots pas piqués des vers comme le puissant et imparable "I Need A Thing", "Pissed Off", "Give Me More" ou "Don't Stand"... Comme à son habitude, JC JESS nous offre un bonus : un second CD en acoustique qui passe en revue la carrière du combo à travers des titres comme "Moment Of Lightness", "Crappy Days", "Matter In Your Hand" ou "Wake Of The Dead" démontrant que dans ce registre également nos Français s'en sortent admirablement. Au final, JC JESS ne devie pas de sa ligne de conduite et nous propose une nouvelle fois un très bon album qui ne pourra que combler les amateurs exigeants de Hard 'N Heavy de qualité.

Chronique : Nono666
 

8,5

 

 

JC JESS_Band 2013
 

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SLAVE MACHINE - Disconnected

Publié le par Nono666

SLAVE MACHINE – Disconnected
Dooweet Records
Style : Industrial Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.slave-machine.com

SLAVE MACHINE_Disconnected



01. Intro / 02. Anthrophobia / 03. The Other Way / 04. Just Like Me / 05. Relevant / 06. Will You / 07. Trouble

Axé sur un mélange de Groove Metal, d’Industrial Metal et de racines puissant dans une certaine scène extrême, SLAVE MACHINE nous dévoile Disconnected, un premier album qui couronne 2 années d’existence. Le groupe Parisien n’a donc pas chômé et il faut dire que le côté clairement direct de sa musique permet une écriture rapide et instinctive. Ce premier album est la rencontre d’un ONE WAY MIRROR avec FEAR FACTORY et SIDILARSEN, ça jumpe énormément mais le quatuor n’en oublie pas pour autant d’envoyer du gras de temps en temps ("Anthrophobia", "Just Like Me", "Trouble"). Toutefois, on ne peut s’empêcher de trouver cet album stéréotypé avec ses refrains en voix claire même si la mélodie qui y est développée est assez personnelle et intéressante, la recette LINKIN PARK est bien appliquée sur ces 7 premiers titres du groupe, ce groove fait de rythmiques saccadées assez répétitives, c’est bien la nappe électronique et le chant qui font la distinction d’un titre à l’autre, une approche qui s’éloigne des standards du Metal mais qui a pour effet vicieux de lisser le propos. Si Nicolas FAURIE chante bien (ndlr ça sent quand même bien la voix surproduite), si les mélodies vocales sont plutôt bien placées difficile de ne pas avoir ce sentiment de déjà entendu. C’est que l’exercice du l’Industrial Metal est particulièrement compliqué pour séduire l’auditoire, et un titre comme "Just Like Me" possède ce supplément d’âme qui permet d’accrocher l’oreille mais ces moments sont suffisamment rares pour que finalement ce Disconnected ne fasse que passer sans laisser de traces indélébiles, dommage ! Avec le temps, SLAVE MACHINE trouvera certainement l’équation pour pimenter sa musique… c’est à souhaiter.

Chronique : Aymerick Painless

5,5

 

 

SLAVE MACHINE_Band Disconnected
 

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STABWOUND - III Ritual

Publié le par Nono666

STABWOUND – III Ritual
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/stabwound.death

STABWOUND_III Ritual



01. Defiler’s Overture / 02. Ritual / 03. The Mark / 04. Vicious Shadows / 05. Brown Plague

Après deux démos et un tâtonnement au niveau du line-up, les Français de STABWOUND relancent la machine après trois années de silence via leur premier EP, III Ritual. Ce 5 titres se veut être le prolongement des deux premières démos mais le groupe s’est donné les moyens pour en faire un véritable EP, tant au niveau de la production, même si l’enregistrement a été réalisé en do it yourself, qu’au niveau plus purement musical. Toutefois, on remarque des effets, notamment sur la voix de Jérémy, qui montrent bien l’intention de ce combo, de même les titres sont aboutis avec des leads de guitare très travaillés. Tout cela fait de III Ritual, un véritable EP et la qualité du Death Metal de STABWOUND nous renvoie vers un GRAVE, la voix de Jérémy, mais aussi l’aspect parfois un peu enlevé, voire Rock’n’roll ("Ritual") et surtout bien cradingue dans les rythmiques place ce groupe à mi-chemin entre le old-school, la production peut y jouer un grand rôle, mais un clin d’œil aux leads Slayeriens sur "Vicious Shadows" n’est pas un hasard, et le plus contemporain avec quelques leads et rythmiques sur de courts passages ("The Mark"). Cet EP vous donne très rapidement envie de secouer la tête et, ne nous y trompons pas, si on ne peut pas crier au génie, ces gars là possèdent un style qui mérite que l’on y jette une oreille très attentive. Bien entendu, l’exercice du EP avec des titres aussi varié que sur ce III Ritual est assez confortable pour ne pas lasser l’auditoire, il faudra donc attendre que STABWOUND ait la possibilité de nous montrer ses capacités à nous captiver sur un album mais cet EP atteint largement son objectif qui est de nous donner envie d’en savoir plus sur ce Death Metal venu de l’ouest de la France. Le seul bémol pourrait peut être venir de ce "Defiler’s Overture" qui peut sembler trainer en longueur par rapport à la longueur du EP, même si le titre pris seul n’est pas mauvais, bien au contraire, il représente très bien l’ambiance décrite pas l’artwork, certains pourraient y voir du remplissage mais c’est vraiment là de l’ordre de l’enculage de mouche ! Il sera temps alors, lorsque l’album sera là, de juger leur vision dont la batterie, les guitares et la basse doivent sonner dans le Death Metal, ici tout sonne très bien et est très bien exécuté malgré quelques petits défauts minimes (certaines coupures nettes du son laissent à penser que du nettoyage de piste à été fait et cela accroche parfois l’oreille sur "Vicious Shadows"). Un vrai bon EP pour les amateurs de Death Metal.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

Stabwound_Logo
 

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METAL CHURCH - Generation Nothing

Publié le par Nono666

METAL CHURCH - Generation Nothing
Rat Pak Records / SPV
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.metalchurchmusic.com

METAL CHURCH_Generation Nothing



01. Bulletproof / 02. Dead City / 03. Generation Nothing / 04. Noises In The Wall / 05. Jump The Gun / 06. Suiciety / 07. Scream / 08. Hits Keep Comin' / 09. Close To The Bone / 10. The Media Horse

Pour moi METAL CHURCH c’est 2 fantastiques albums, des masterpieces comme disent les anglophones, Metal Church et The Dark, sortis dans les années 80. Et que tout fan de Thrash, et même de Metal en général, digne de ce nom se doit absolument d'avoir dans sa collection. Des chansons, que dis-je, des hits, des chefs-d’oeuvre, comme "Metal Church", "Watch The Children Pray" entre autres... C’est aussi un chanteur, David Wayne, et un guitariste, Kurdt Vanderhoof. Fin 2013, sort ce Generation Nothing, dixième album studio des Californiens. De la formation d’origine ne subsiste (persiste serais-je même tenté de dire, voir la suite pour comprendre pourquoi) que le sieur Vanderhoof qui compose ici la totalité des titres. Et on ne peut pas dire qu’il soit inspiré, bien au contraire. À part un "Bulletproof" ouvrant l’album et cachant la forêt, pas grand-chose à se mettre entre les oreilles pour nous faire headbanguer. Peut-être le titre le plus long de l’album à savoir "Noises In The Wall", et encore, pas toutes les parties. Puis sur la fin du freesbee (pardon, du CD) "Suiciety", "Scream" voir  "Close To The Bone". Globalement pas mal de riffs font plus penser à du Heavy qu’à du Thrash, comme sur le titre "Hits Keep Comin’" ou "Dead City" et son côté MAIDEN, notamment au niveau du refrain et du solo qui s’ensuit. Mais franchement ce n’est pas reluisant, le riff principal aurait pu être composé par n’importe quel groupe de Metal débutant. Et celui-ci l’aurait interprété avec plus de conviction . La voix éraillée de Ronny Munroe navigue entre Thrash et Heavy mais manque de variété. Absolument pas de quoi s’enflammer et nous faire oublier le défunt David Wayne. Que dire du titre éponyme de l’album sinon qu’une partie est résumée dans celui-ci : "Nothing"... Après plusieurs écoutes (et oui, il faut laisser sa chance au produit), je dois bien avouer que ce n’est pas si horrible que cela dans l’ensemble. Attention, pas non plus de quoi se pâmer ! Cinq titres, soit une moitié d’album en comptant large et en étant généreux, sont valables.  Donc ce Generation Nothing n’est pas une bouse, juste une moitié de rien... Bref il est grand temps de définitivement raccrocher, d’arrêter les reformations et d’essayer de rallumer une flamme du passé éteinte à jamais. Un conseil pour ceux qui découvrirait le groupe avec cet opus ou serait tenté de l’acheter. Oubliez-le et gardez vos euros pour vous jeter sur les 2 albums que je mentionne en début de chronique ! Vous m’en direz des nouvelles.

Chronique : Horace Pinker

5

 

 

METAL CHURCH_Band 2013
 

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