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CRYSTAL VIPER - Possession

Publié le par Nono666

CRYSTAL VIPER - Possession
AFM Records
Style: Heavy Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2013
Site Web : www.crystalviper.com

CRYSTAL VIPER_Possession



01. Zeta Reticulu / 02. Voices In My Head / 03. Julia Is Posseded / 04. Fight Evil With Evil / 05. Mark Of The Horned One / 06. Why Can't You Listen / 07. You Will Die You Will Burn / 08. We Are Many / 09. Prophet Of The End / 10. Thundersteel (Riot Cover)

Déjà le cinquième album studio original pour les polonais de CRYSTAL VIPER. Ceux qui connaissent le groupe savent déjà à quoi s'attendre, et pour les autres, bienvenus pour un voyage vers le passé. CRYSTAL VIPER propose son Heavy Metal façon 80's, aussi bien dans le son, comme dans la composition et tout ce qui va bien avec. Et ça n'est pas ce dernier album qui changera la donne, toujours emmené par Marta Gabriel au chant et à la guitare et suivi par les 3 hommes qui complètent la formation. L'album commence par une intro ("Zeta Reticuli") emmenée par une voix planante féminine, faisant contraste avec le reste de l'album, car dès qu'on attaque le véritable premier titre ("Voices In My Head"), on attaque direct dans la pure tradition Heavy. La voix hargneuse et légèrement rocaileuse pouvant aller chercher les aigus nous rappelle bien qu'il s'agit bien de CRYSTAL VIPER. Une compo légèrement enlevée à la ligne mélodique des plus simpliste, suivant tranquillement la rythmique. Un solo balancé façon "twin guitar" et un passage acoustique en guise de break. On connait cette recette dont de nombreux groupes ont usé et abusé. Mais ça fonctionne toujours aussi bien pour peu qu'on aime le style archaïque façon NWOBHM. On continue sur la lancée avec "Julia Is Possessed". Même recette pour ne pas décevoir le fan avec un changement de tempo pour bastonner un peu plus. Rien de neuf sous le soleil, mais c'est efficace. Je passe sur les 5 suivants qui sont dans la même lignée et la pure tradition, variant les tempi, passant du très heavy au mid-tempo. A noter cependant sur "Why Can't You Listen?" un refrain bien emmené et où la voix se fait plus mélodieuse et mieux arrangée. "Prophet Of The End", (http://youtu.be/a429pc5CZs8 ) au tempo lent très heavy, apporte aussi sa qualité mélodique qui change du reste de l'album. Une évolution pour CRYSTAL VIPER ? C'est plus "maidenesque" quelque part en donnant dans ce type de chant et apportant une touche de délicatesse qui manque la plupart du temps aux compos des Polonais. Pour finir l'album, le groupe se fend d'une reprise de RIOT en nous servant "Thundersteel" d'une fort belle manière. Ca réveille la fin de l'album et l'interprétation est excellente. En résumé, un album correct, pas de quoi non plus en faire un monument, mais ceux qui apprécient le style de CRYSTAL VIPER ne seront ni étonnés ni déçus finalement.

Chronique : Helldoween

5

 

 

CRYSTAL VIPER_Band 2013
 

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OPERADYSE - Pandemonium

Publié le par Nono666

OPERADYSE - Pandemonium
Sonic Attack / SPV
Style: Symphonic Heavy/Speed Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/operadyseofficial

OPERADYSE_Pandemonium



01. Rise / 02. Celestial Sword / 03. Unfold Legend / 04. Keeper Of The Flame / 05. The Path Of Divine / 06. Fairies Secret Garden / 07. Arkanya / 08. Pandemonium / 09. Nevermore / 10. Frozen / 11. My Paradise

Après l'intro "Rise" qui nous plonge directement dans l'univers propre au genre, "Celestial Sword", qui s’enchaîne illico, nous balance la sauce sur un tempo speed avec des breaks forts nombreux, hachant le titre systématiquement dans les passages uniquement instrumentaux. On sent que les musiciens ont un bon niveau, que les arrangements sont nombreux et le tout parfaitement exécuté. Une constante sur tout l'album d'ailleurs. La production n'est malheureusement pas sans défaut. Attention, c'est très audible, mais ça manque de relief et ça baigne dans des nappes de claviers omniprésents. Et le chant...comment dire....ça reste relativement lisse, ça manque de punch et ça dessert malheureusement l'ensemble. "Unfold Legend" qui poursuit le mouvement musicalement, continue sur la même lancée, avec de nombreux breaks, de nombreux changements malgré un tempo heavy speed qui sert de trame. "Keeper Of The Flame", "The Path Of Divine"et "Fairies Secret Garden" restent eux-aussi dans la même veine que le début de l'album et on a bien du mal à s'y retrouver dans tout ça. Pourtant ça n'est pas du copier/coller, mais trop de changements tuent l'effet escompté et de relancer l'intérêt. Sur "Arkanya", une voix féminine fait son apparition en duo et c'est bien là la seule nouveauté à constater. "Pandemonium" et "Nevermore" ne feront pas exception aux autres morceaux. "Frozen", qui est comme un intermède très planant, sur fond de piano et quelques nappes de claviers, voit la vedette revenir à la chanteuse qui vient refaire une apparition. "My Paradise" vient conclure l'album avec le duo au chant, un peu plus de percussion que sur le titre précédent mais ça reste du même calibre. Etonnant de vouloir coller 2 titres aussi lents en fin d'album après nous avoir servi un Heavy Speed Symphonique haché pendant tout le début de l'album. Après multiples écoutes à répétition, je dois bien admettre avoir eu un mal fou à entrer dedans. On décroche vite face à autant de titres semblant tous se ressembler, où les trop nombreux changements finissent par vous lasser. Dommage, car il y a de la qualité indéniable chez les musiciens, mais à force de vouloir trop en faire, on finit par s'y perdre.

Chronique : Helldoween

5

 

 

OPERADYSE_Band 2013
 
 

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DUSTBOWL - Another Kind Of Black

Publié le par Nono666

DUSTBOWL - Another Kind Of Black
DB Prod
Style : Progressive/Gothic Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.dustbowl.net

DUSTBOWL_Another Kind Of Black



01. C.Compressus / 02. Ego Of My Sun / 03. Lost In Clarity / 04. Ashes Of Devotion / 05. Exponential Needs / 06. Exploded View / 07. Silver / 08. Almighty / 09. The Balance / 10. Offensive Coil / 11. Solar Soul System / 12. Life On Mars? (David Bowie cover)

Guillaume Richard (chant), Fabien Laville (basse), Julien Cornolo (guitare/programmations), Nicolas Cornolo (guitare/programmations) et Arnaud Richard (batterie) sont de retour avec un troisième album, Another Kind Of Black ! Nous restons dans cet univers proche de celui des géants PARADISE LOST ! Et c'est très bien pour notre culture musicale metallique ! Le groupe de la région parisienne sait y faire ! Les douze titres qui illustrent ce nouvel album reflètent parfaitement ce que chacun attend d'un album de ce type : Sombre, ténébreux, mélancolique, heavy, voilà qui constitue l'oeuvre de nos cinq instrumentistes ! Le Gothic Metal de DUSTBOWL fait mouche ! Pas besoin d'épiloguer sur chaque titre de cette troisième réalisation ! Il faut prendre l'album dans son ensemble et apprécier ! De l'immense et explosif "C.Compressus" jusqu'à la reprise "Life On Mars?" de David Bowie en conclusion, Another Kind Of Black ne peut que propulser un peu plus cette formation française sur le devant de la scène ! Cet album ne se fondra pas dans la masse des sorties actuelles car il s'en dégage quelque chose qui en fait un objet unique à prendre avec considération ! Prenez le temps d'écouter et de réecouter ce nouvel album, et pourquoi pas vous pencher un peu plus sur les réalisations antérieures de DUSTBOWL pour vous rendre compte du potentiel de ce groupe possédant un avenir certain dans l'histoire du Metal !

Chronique : Phil Pkms Neuville

8,5

 

 

DUSTBOWL_Another Kind Of Black_Band
 

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BEHEMOTH - The Satanist

Publié le par Nono666

BEHEMOTH – The Satanist
Nuclear Blast
Style : Black Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.behemoth.pl

BEHEMOTH_The Satanist



01. Blow Your Trumpets Gabriel  / 02. Furor Divinus / 03. Messe Noire / 04. Ora Pro Nobis Lucifer / 05. Amen / 06. The Satanist / 07. Ben Sahar / 08. In The Absence Ov Light / 09. O Father O Satan O Sun !

Voici la renaissance de BEHEMOTH et de son frontman Nergal. The Satanist, déclaration non anodine lorsque l’on connait l’épreuve par laquelle est passée le Polonais ces dernières années. La production et le contenu de ce dixième album sont également très révélateurs de l’évolution que le trio avait déjà amorcée sur Evangelion paru en 2009. Tout d’abord, c’est dans l’artwork que l’on voit en premier ce virage, ou cette cassure diront certains, c’est ici une peinture, en tout cas dans son rendu général, qui orne cet album, dans une ambiance plus sombre et inquiétante qu’auparavant, le lien est directement fait avec le titre de l’album, ce sera plus spirituel que brutal de premier abord. Alors lorsque déboule "Blow Your Trumpets Gabriel", qui est également un premier single surprenant pour BEHEMOTH, tous les éléments se mettent doucement en place, la brutalité se veut être à un autre niveau. Soyons clairs, finis les riffs édités, la superposition stérile de couches de guitare, la surproduction vocale, tous ces éléments qui étaient la marque de fabrique de BEHEMOTH qui avaient déjà été freinés sur Evangelion, ont ici été totalement abandonnés. La voix plus nature de Nergal donne une dimension incroyablement brutale à ce The Satanist ("Messe Noire", "Amen") et les Polonais ont lâché les chevaux avec des leads et des solos de guitare plus fluides et terriblement Heavy ("Ora Pro Nobis"), et des passages dans des extrémités peu entendues chez ce groupe, que ce soit le titre plus mid tempo lorgnant tranquillement sur certains titres de MOONSPELL ("The Satanist") ou un retour au Black plus direct sur "Furor Divinus" où la voix de Nergal explose littéralement le titre. Une fois l’effet de surprise passé, on note un léger rapprochement de ce que GOJIRA a pu accomplir, et dans ce domaine tout le début de l’ultime "O Father O Satan O Sun !" est vraiment troublant et surtout on note que BEHEMOTH s’est amusé à ne pas être là où on l’attend forcément, "Messe Noire" avec ses accélérations courtes mais expéditives promet une fin chaotique et c’est finalement sur un solo plutôt mélodique et très Heavy que ce titre se finit dans des passes d’armes de guitare efficaces et bien ficelées sur fond de guitares lourdes, les chœurs grandiloquents habituels du groupe se font plus mystiques, un rapprochement avec ROTTING CHRIST ne serait pas totalement déconnant. Toutefois, et comme régulièrement avec BEHEMOTH, le cœur de l’album est un peu moins pertinent avec un "Amen" ou "Ben Sahar" plus dispensable, pas qu’ils soient mauvais mais ils n’apportent pas grand-chose à ce The Satanist affichant tout de même une incroyable force de frappe. Avec cet album, BEHEMOTH démontre avec puissance qu’ils n’ont pas besoin de se cacher derrière une production ultra présente pour sonner, alors certes le rendu est moins impressionnant techniquement mais la prestation vocale de Nergal, la batterie d’Inferno et les arrangements soignés et très fins (les claviers de "Messe Noire"), la présence de la basse dans le mix final rendent cet album plus intemporel que ces prédécesseurs. Il est vrai que cet album demande bien plus d’attention et d’écoute pour se révéler mais il renferme des titres qui ne font que poursuivre la voie prise par Evangelion, une suite logique pour ceux qui ont apprécié le virage amorcé à l’époque et un retour assez excitant pour les amateurs de Metal extrême en général !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

BEHEMOTH_Promo 2013
 

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THRASHBACK - Possessed By Thrash

Publié le par Nono666

THRASHBACK - Possessed By Thrash
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/oldschoolthrashback

 

THRASHBACK_Possessed By Thrash



01. Human Race Extinction / 02. Bombers Of Death / 03. Box Of Power / 04. Possessed By Thrash / 05. Wardance / 06. Leatherface / 07. Thrashback (EVIL ONE cover) / 08. Feast For The Dogs / 09. Unleashed The Beast / 10. Pounding Metal (EXCITER cover feat Dan Beehler)

Nouveau venu sur la scène Thrash Metal, THRASHBACK n'en est pas pour autant constitué d'illustres inconnus puisque l'on retrouve aux commandes de ce rouleau compresseur aux allures de panzer 3 ex-membres de EVIL ONE, combo Heavy/Thrash qui a malheureusement péri après deux très bons albums, la faute à de trop nombreux changements de personnel. Mais revenons en à THRASHBACK au sein duquel évolue dorénavant Speed (batterie/chant), Freddy Bouteloup (guitare) et le fameux Le Gorg (basse, également connu pour être membre d'HÜRLEMENT). Ne cherchez pas ici de traces de modernité, il n'y en a tout simplement pas ! Tout sur ce Possessed By Thrash respire l'authenticité, le old school. Les Parisiens nous balancent un Thrash explosif et primitif sans concession, speed et rageur ("Human Race Extinction", "Bombers Of Death"). Les vocaux agressifs et rugueux de Speed nous ramènent aux débuts de KREATOR et de WHIPLASH, autant le dire, ça envoie sévère ! Deux reprises sont également au programme, la première de EVIL ONE et de son "Thrashback" dans une version bien speed et plus "méchante" que l'originale, et la seconde : "Pounding Metal" d'EXCITER qui voit la participation de Dan Beehler, batteur/vocaliste fondateur du mythique combo canadien. Que vous soyez amateur de Thrash Allemand, KREATOR en tête, ou de Thrash US comme WHIPLASH, SLAYER ou EXODUS, ce Possessed By Thrash ne pourra que vous séduire tant il renferme tous les codes du genre... Un album in your face, direct et concis qui, du haut de ses 10 titres et de ses 32 petites minutes, va vous foutre la tête à l'envers... 100% Fuckin' Thrash Metal !!!!

Chronique : Nono666

8,5

 

 

THRASHBACK_Logo
 

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MAJESTY - Banners High

Publié le par Nono666

MAJESTY – Banners High
NoiseArt Records
Style : True Metal Manowarien
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.majesty-metal.de

MAJESTY_Banners High



01. Judgment Of The Gods / 02. We Want His Head / 03. Banners High / 04. Time For Revolution / 05. United By Freedom / 06. Pray For Thunder / 07. Bloodshed And Steel / 08. All We Want, All We Need / 09. Take Me Home / 10. On A Mountain High / 11. The Day When The Battle Is Won

Autant j’avais apprécié Thunder Rider, le précédent effort des allemands de MAJESTY, autant ce Banners High, qui se devait d’enfoncer le clou, me laisse dubitatif. Pas que les clones de MANOWAR aient changé leur recette, toujours faite de riffs calqués sur la bande à DeMaio et de… euh… ben non, tout est calqué, en fait ! MAJESTY est, semble – t – il, tombé dans les mêmes travers que ses idoles, ou presque. Pas que les morceaux soient bâclés, ou moins bien foutus qu’avant, mais il manque toujours ce petit quelque chose qui rendait Thunder Rider divertissant. Trop lisse. Voilà ce qui saute aux oreilles dès la première piste de l’album. "Banners High", titre éponyme, est tout mou, malgré de bonnes idées ; "Pray for Thunder" est prometteur avec un gros riff et des cloches en arrière plan avant de s’endormir dans un déluge de molassonnerie. Je pourrais continuer pendant des heures à énumérer les titres évitables, tant Banners High est ennuyeux. Seuls sortent du lot l’hymne "United by Freedom" (avec des oh, oh à reprendre en chœur) et le plus speed "Bloodshed and Steel". 2 titres sur 10, ça fait quand même peu. Même la pochette est affreuse. C’est quand même dommage qu’un groupe qui faisait du MANOWAR mieux que MANOWAR réussisse la prouesse de le faire maintenant aussi mal qu’eux ! Eurêka ! En fait, les mecs de MAJESTY sont des génies ! En faisant du bon True-Metal, ils ne ressemblaient plus aux (ex-) Dieux du Metal, tandis qu'avec Banners High, ils en sont la parfaite copie carbone ! Des sacrés petits malins ces allemands !

Chronique : Emil Maniak

5

 

 

MAJESTY_2013
 

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NETHERBIRD - The Ferocious Tides Of Fate

Publié le par Nono666

NETHERBIRD – The Ferocious Tides Of Fate
Scarecrow Music Group
Style : Black Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.netherbird.com

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01. Elegance And Sin / 02. Så Talte Ygg / 03. Ashen Roots / 04. Shadow Walkers / 05. Along The Colonnades / 06. Of The Setting Sun

Après deux albums qui n’auront pas totalement convaincu l’auditoire Black Metal, les Suédois de NETHERBIRD ont publié plusieurs EPs en 2011 et 2012 qui ont eu le mérite de garder la lumière pointée sur eux en attendant le troisième album, The Ferocious Tides Of Fate, qui voit le jour aujourd’hui. Le groupe a également connu un changement de sa section rythmique avec l’arrivée du batteur Fjellström qui traine également ses baguettes dans DARK FUNERAL ou THE WRETCHED END, une agitation qui s’avère bénéfique à l’écoute de ce troisième album. En effet, si le parallèle avec les Anglais de CRADLE OF FILTH a toujours plus ou moins collé aux basques de NETHERBIRD, on relèvera aussi ce petit truc qui nous renvoie vers LORD BELIAL et notamment dans les mélodies de guitare qui nourrissent cet album. Alors c’est tout de même vers Midian qu’il faut regarder si vous voulez vous faire une idée car le propos, sous son aspect mélodique ("Shadow Walkers", "Elegance and Sin"), est tout de même assez sombre. Le jeu particulièrement dynamique du nouveau frappeur permet aux longues structures d’un "Along the Colonnades" de ne pas s’essouffler, de même le jeu très subtil sur un "Ashen Roots" qui aurait pu tomber à plat sans cette finesse de jeu. Toutefois, on persiste dans le fait que NETHERBIRD ne présente pas grand-chose de neuf, juste un album de Black aux relents mélodiques et même quelques passages plus Death, juste un album assez inspiré pour titiller l’envie des amateurs de CRADLE OF FILTH, NAGLFAR ou LORD BELIAL, une scène Black somme toute assez gentillette dans l’approche brutale. Pour les amateurs de sensation forte ou de sauvagerie, ce n’est pas sur cet étale que vous trouverez le bonheur ou le désespoir (!).

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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DOOMRIDERS - Grand Blood

Publié le par Nono666

DOOMRIDERS – Grand Blood
Deathwish Inc.
Style : Stoner Death’n’roll
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/doomriders

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01. New Pyramids / 02. Mankind / 03. Grand Blood / 04. Bad Vibes / 05. Dead Friends / 06. Death In Heat / 07. We Live In The Shadows / 08. Gone To Hell / 09. Back Taxes / 10. Father Midnight

Si DOOMRIDERS ne vous dit rien, il y a pourtant de forte chance que vous ayez déjà entendu son guitariste chanteur dans d’autres groupes tant son CV est rempli de collaborations aussi prestigieuses comme celle avec THE OCEAN au milieu des années 2000 mais aussi CAVALERA CONSPIRACY depuis peu où le bonhomme tient la basse. Le point commun de tout cela se retrouve dans Grand Blood, le troisième album des Américains, une certaine urgence Rock’n’roll exprimée dans un univers Stoner et Post-Hardcore bien pesant. Ainsi le direct "Dead Friends" vous permettra de pogoter allègrement dans votre salon alors que l’essence de "Death In Heat" entraine plus facilement le headbanging intempestif. Le son particulièrement crasseux de ce troisième album renforce encore l’énergie qui s’en dégage, bien supportée par quelques leads et mélodies bien senties, un talent pour faire sonner le Stoner où les racines Sudistes vous prennent bien aux tripes, un peu à l’image de CLUTCH, l’efficacité est de mise mais dans un environnement poisseux dont on a du mal à se défaire. Le lancinant "We Live In The Shadows" vous entraine dans des profondeurs que le groupe n’avait encore pas exploité en début d’album, ni même de carrière d’ailleurs. Mêlant aisément la lourdeur du Sludge, l’énergie du Rock’n’roll, les ambiances enfumées du Stoner ("Black Taxes"), ce carré magique de Boston nous délivre là un album où les burnes sont fournies avec, un concept intéressant, non ? Incroyablement varié, ce Grand Blood intéressera autant les amateurs d’EAGLE TWIN que de CARCHARODON ou d’EARTHSHIP, un album à découvrir sans plus tarder !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

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ARCHITECT OF SETH - The Persistence Of Scars

Publié le par Nono666

ARCHITECT OF SETH – The Persistence of Scars
Great Dane Records
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/architectofseth

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01. LFDY / 02. Engender Of Confusion / 03. Transhumance Astrale / 04. Embrace Of Anguish / 05. Hybrid Consuming Flesh / 06. Tears Empty Of Sadness / 07. Teacher Of Nocturna

C’est que la tournée de DEATH TO ALL qui s’effectue en ce moment intéresse du monde, il est vrai que l’impact qu’a eu le groupe de Chuck SCHULDINER sur la scène Death Metal est énorme et pas seulement à cause d’un statut de groupe culte arrivé avec la fin prématurée du combo, la discographie de DEATH regorge de classiques qu’ARCHITECT OF SETH doit connaitre par cœur. En effet, s’il est une influence qui est notable et notée, c’est bien celle là, et sur le premier album du groupe (ndlr ou plutôt du duo !), c’est non seulement dans la technique que l’on retrouve cette influence, les descentes d’arpèges, de manche et de tout ce que peut contenir une guitare sur laquelle nos deux illustres compagnons sont tout à fait à l’aise ("Embrace Of Anguish", "Engender Of Confusion"). Mais c’est surtout dans l’ambiance des morceaux que l’influence de DEATH prévaut, car si pour la technique, beaucoup ont déjà essayé de copier, par contre pour l’âme apportée à la musique, peu ont réussi ce pari et nos Français y parviennent partiellement ("LFDY", "Embrace Of Anguish"). Toutefois, ARCHITECT OF SETH nous rappellent également ANATA ou OBSCURA avec cette recherche d’ambiance pour sortir sa musique du lot, sur ce plan, "Hybrid Consuming Flesh" est un premier échec avec le seul titre de cette galette sans véritable âme, ce titre est plus une démonstration technique stérile qu’autre chose mais ce faux pas, que l’on pardonne bien aisément, est bien contrebalancé par ce "Transhumance Astrale" qui est LE titre qui ressort de cet album, il y a cette ambiance à la EMPEROR dans ce titre, et les incartades des claviers n’y sont pas pour rien, et lorsque le groupe tente d’y revenir sur "Tears Empty of Sadness", il manque ce petit quelque chose qui fait de cette expérimentation structurale un ovni qui ne décolle jamais réellement et puis il y a ce clavier sur le break basse/batterie qui ne devrait plus être permis d’être fait en 2013, le kitsch de ce passage est vraiment too much pour évoquer une once de nostalgie. Cependant, avec une production un peu plus catchy et quelques errances en moins, de même qu’une certaine répétition des plans techniques, ce premier album aurait pu faire une énorme impression, en attendant, The Persistance Of Scars fait une très bonne impression et laisse présager du bon pour ce duo qui n’est pas uniquement dans la recherche de reproduction d’une œuvre mais bien dans son alimentation pour continuer à la faire vivre, un premier album intéressant !

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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ANGRA - Angels Cry - 30th Anniversary Tour

Publié le par Nono666

ANGRA - Angels Cry - 20th Anniversary Tour
Ear Music
Style: Heavy Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2014
Site Web : www.angra.net

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CD 1 : 01 Angels Cry / 02. Nothing To Say / 03. Waiting Silence / 04. Lisbon / 05. Time / 06. Millenium Sun / 07. Winds Of Destination / 08. Gentle Change / 09. The Voice Commanding You / 10. Late Redemption / 11. Reaching Horizons / 12. A Monster In Her Eyes
CD 2 : 01. No Pain For The Dead / 02. Stand Away / 03. Wuthering Heights / 04. Evil Warning / 05. Unfinished Allegro/Carry On / 06. Rebirth / 07. In Exelsis/Nova Era

Après des changements de line-up, des nouvelles parsemées, parfois positives ou d'autres fois négatives, laissant entrevoir que ce groupe allait finir par périr une fois pour toute, ANGRA décide de faire une tournée pour fêter les 20 ans de son premier album. L'ombre au tableau qui demeure, c'est de savoir qui chantera sur cette tournée, puisqu'Edu Falashi a quitté le navire. André Matos ferait il son retour dans les rangs pour cette tournée événementielle ? Autant croire à un retour de Michael Kiske dans HELLOWEEN pendant qu'on y est ! La nouvelle tombe, ça sera donc Fabio Lione qui tiendra le rôle du frontman (Depuis devenu officiellement le nouveau chanteur d'ANGRA). Une bonne nouvelle finalement mais on attend de juger sur pièce pour savoir si le répertoire lui convient et s'il assure. Donc allons-y pour cette revue en détail de titres que tous les fans connaissent déjà. Ouverture de l'album avec "Angels Cry" (http://youtu.be/XiBRTyAldU8 ). Au moins, ça ne démarre pas mollement et Fabio semble avoir bien pris la mesure du titre. Certes, les montées peuvent paraître un peu justes de prime abord, vu la qualité vocale dont faisait preuve Matos à l'époque de l'enregistrement, mais ça passe et après quelques écoutes de l'album, on n'y fait même plus attention. C'est quelque chose qu'on notera facilement à la première écoute, mais Fabio Lione n'est plus très jeune non plus et si Edu a quitté le groupe, c'est aussi à cause des performances vocales nécessaires pour restituer le répertoire du groupe. "Nothing to Say", "Waiting Silence", "Lisbon" et "Time" seront dans la même lignée. Le groupe est parfaitement en place, c'est carré, ça ne dépasse pas d'un poil et Fabio retranscrit quasi-parfaitement l'émotion des titres quand elle est nécessaire. Bref, il n'y a pas grand chose à redire dans la formule "classique" des titres qui sont joués sur l'album. On notera l'apparition d'invités pendant le concert, pour rehausser l'intérêt. "Stand Away" (http://youtu.be/JFJkCdOUEQg ) voit Tarja Turunen venir pousser ses vocalises aux côtés de Fabio. Ca change le titre quelque peu quand même. Ca monte beaucoup moins haut que l'enregistrement original, mais Tarja n'est pas une soprano et Fabio donne tout en grave dans un exercice où on ne l'attend pas. Ce titre vaut presque plus par sa performance vocale que par celle de Tarja. Celle-ci continue d'ailleurs sur "Wuthering Heights" (reprise de Kate Bush où André Matos avait réalisé une véritable prouesse sur l'album) et la finnoise assure. C'est moins haut puisque la diva n'a pas dans la tessiture comparable à Kate Bush, mais la performance est encore une fois de qualité. A noter qu'Uli Jon Roth accompagne le groupe pour le solo sur ce titre. Tous les arrangements de cordes sont assurés par la "familia Lima" "Carry On", classique imparable du répertoire d'ANGRA, est un peu massacré vocalement lorsque Fabio montre ses limites et sa voix part en sucette dans un dérapage mal contrôlé à chaque grosse poussée. C'est vraiment là qu'on pourra véritablement reprocher quelque chose à ce live, quasi-parfait et bien dosé, car tout s'achève dans une grande qualité qui laisse entrevoir un bel avenir pour le groupe si la qualité des compos sur les futurs albums est au rendez-vous.

Chronique : Helldoween

8

 

 

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