LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat. RAGE - LMO
LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat RAGE - LMO
Nuclear Blast
Style : RAGE en mode Classique
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.rage-on.de/lmo.html
01. Cleansed By Fire / 02. Scapegoat / 03. The Devil's Bride / 04. Lament / 05. Oremus / 06. Witches' Judge / 07. Eye For An Eye / 08. Afterglow / 09. Straight To Hell / 10. One More Time
La plupart du temps, j’apprécie l’apport des musiciens, instruments et orchestrations de musique classique dans le Métal. Et avec cet album sobrement intitulé LMO, je ne suis, une fois de plus, pas déçu. RAGE m’avait déjà mis sur le cul avec son album XIII mais en 2013 le travail est encore plus abouti. En plus 2 chanteuses, Jeanette Marchewka et Dana Harnge, accompagnent Peavey Wagner sur nombre de titres et cet esprit "Les Belles et La BÄ™te" fonctionne à merveille. Pratiquement entièrement composé par le guitariste de RAGE, Victor Smolski s’est adjoint les services de deux orchestres venus de Biélorussie et d’Espagne, ce qui donne plus de 100 participants dans l’ensemble, pour ce projet mastodonte. Les paroles suivent un concept et sont basées sur une histoire vraie de chasse aux sorcières qui s’est déroulée en Allemagne dans la ville de Gelnhausen en 1599. Nous retrouvons aussi en guest vocal l’ancien chanteur du groupe METALIUM, Henning Basse. Voilà, le décor est planté maintenant place à la musique. Ce n’est pas parce que nous parlons de musique classique et symphonique qu’il va falloir vous attendre à du sirupeux. Non ici il s’agit bien de Métal, celui de RAGE mais magnifié par les orchestrations et les variations que lui donnent son side-projet, LINGUA MORTIS ORCHESTRA. Perso, je suis absolument fan. J’adore. Juste un petit bémol pour moi, je trouve les titres un peu longs (minimum 6 minutes) donc on a du mal à se les incruster dans le cerveau. Mais rassurez-vous, il y a des parties qui font mouche dès la première écoute. Sur "Witches’ Judge" quelques passages Prog viennent aérer le rythme général de ce brűlot qui vous fera headbanger. Et croyez-moi vous allez avoir l’occasion de taper du pied et de remuer la tête. Et me vient cette pensée, ça devait grave headbanger à l’époque des Bach, Mozart et autres… Wagner (bon ok elle était facile et prévisible, désolé, je sors) car comment rester insensible à ces instruments à cordes, à vent, cuivres et percussions quand ils se mettent en oeuvre et se déchaînent sur des tempi rapides. Sur "Eye For An Eye", c’est le guitariste qui se met au diapason de l’orchestre pour nous proposer un solo des plus classiques. Les morceaux, variés, s’enchaînent renforçant encore l’esprit de concept et d’Opéra Rock. Un passage de "Afterglow" me fait penser à du MARILLION (tout le break aérien à partir de 2”20 jusqu’à la reprise du refrain vers 4”). Je passerais sur "Straight To Hell" et "One More Time", les deux derniers titres de l’album, qui sont des versions en mode LINGUA MORTIS ORCHESTRA de ces morceaux tirés de l’album Welcome To The Other Side. Pour revenir à LMO, évidemment il sera impossible de s’imprégner de toutes ses ambiances et atmosphères en une seule écoute, alors repassez-vous l’album en boucle pour en apprécier toutes les subtilités. Moi j’y retourne.
Chronique : Horace Pinker


