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PAPERBACK FREUD - Hard Rock City

Publié le par Nono666

PAPERBACK FREUD - Hard Rock City
Longfellow Deeds Records
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.paperbackfreud.com



01. Hard Rock City / 02. Shakin' / 03. Soul Eaters / 04. The Boy Is Bleeding Out / 05. Writings On The Wall / 06. This Ain't No Discotheque / 07. Too Drunk To Tell / 08. The Streets / 09. The Wild Ones / 10. Bully Killer / 11. Rock And Roll Star

Après l'excellent All In A Day's Work sorti en 2009, voici enfin le troisième album des Suédois de PAPERBACK FREUD nommé Hard Rock City, un titre qui pourra faire penser à un certain morceau de KISS. On retrouve ici des compos dans la droite lignée du précèdent opus, on ressent évidemment cette influence proche d'AC/DC ou de AIRBOURNE tout au long de l’album, voire même de ENUFF Z‘NUFF sur un titre comme "The Wild Ones". C'est hyper entraînant et terriblement efficace, l’album se conclue par un morceau pied au plancher "Rock And Roll Star", un titre taillé pour le live, aucun doute là-dessus ! Toutefois cet opus semble un poil moins énergique que le précédent, cela n’enlève néanmoins rien à la qualité des compositions. En fait, PAPERBACK FREUD prouve que la relève est largement assurée, et si la Suède n’a pas le soleil de l’Australie, la chaleur du Rock’N’Roll est bien présente. Pour ceux qui aiment THE HELLACOPTERS ou même RECKLESS LOVE, STEEL PANTHER et autres KISSIN’ DYNAMITE cet album vous comblera, PAPERBACK FREUD est un groupe à suivre de très près...

Chronique : CeD

8

 

 

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ARTILLERY - Legions

Publié le par Nono666

ARTILLERY - Legions
Metal Blade Records
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web: www.artillery.dk

ARTILLERY_Legions



01. Chill My Bones (Burn My Flesh) / 02. God Father / 03. Legions / 04. Wardrum Heartbeat / 05. Global Flatline / 06. Dies Irae / 07. Anno Requiem / 08. Enslaved To The Nether / 09. Doctor Evil / 10. Ethos Of Wrath

Je dois vous avouer que là je suis étonné. A l’écoute de ce nouvel opus des Danois d’ARTILLERY je m’attendais à un gros Thrash efficace mais pas original pour un sou. Attention le groupe n’innove pas mais je suis agréablement surpris. Cela provient en premier lieu du chant de Michael Bastholm Dahl, l’un des nouveaux venus (avec Josua Madsen, le batteur) au sein de la bande des frères Stützer pour ce Legions. En effet, le chant n’est pas un chant typiquement Thrash mais il est clairement Heavy, cela donne à l’ensemble des titres plus de mélodies et rend le mélange des genres très agréable. Personnellement j’ai toujours trouvé que le mélange des genres et des styles apportait une richesse que le traditionnel n’aurait pas autant sublimé. L’intro moyen-orientale de "Chill My Bones (Burn My Flesh)" laisse vite place à un Thrash Metal agrémenté d’une voix Heavy. "God Father” (et d’autres titres de l’album, la recette est reprise plusieurs fois) s’ouvre avec un riff Thrash vraiment typique de la belle époque du genre, on se croirait revenu dans les années 80, puis entre en scène la voix et c’est là qu’à mon sens se trouve la "modernité". Pas que le chant du vocaliste soit moderne puisque lui aussi est également plutôt classique dans son style. Mais alors que 30 ans auparavant, on aurait eu droit à un chant typiquement Thrash pour un groupe de Thrash, aujourd’hui les leaders du groupe ARTILLERY prennent le risque de surprendre en embauchant un chanteur dont ils savent que la voix ne rentre pas dans le moule du conformisme. C’est osé mais ça fonctionne. Evidemment les puristes regretteront un manque de hargne dans les lignes vocales qui sont toujours en chant clair et je les rejoins un peu sur ce point, on aurait aimé un peu plus de variations. Et pour le reste ? Et bien, ça bastonne dans les rythmes qui sont la plupart du temps Speed. Ca shred en soli. Les titres sont un peu longs dans l’ensemble, dommage car ils auraient encore gagné en efficacité en étant plus concis. "Global Flatline" est, je pensek le titre le plus réussi de cet opus, enfin question de gout. De nombreux riffs à connotation moyen-orientale agrémentent ce Legions comme sur "Dies Irae" par exemple. L’album est varié et on ne s’ennuie jamais (quoiqu’un manque de variations du chant se fasse sentir sur la longueur) même sur ce qui pouvait passer pour une ballade "Enslaved To The Nether" de par son intro et se transforme rapidement en un mid-tempo énergique. Les soli sont superbement exécutés, aussi bien dans les rythmes lents que rapides. Etonnant je vous dis, comme ce "Doctor Evil" aux passages déconcertants. Attendons de voir la suite afin de vraiment savoir si ARTILLERY changera les quelques défauts de cet album et réussira son pari.

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

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RUSH - Clockwork Angels Tour

Publié le par Nono666

RUSH - Clockwork Angels Tour
Roadrunner Records
Style : Progressive Hard Rock
Origine : Canada
Sortie : 2013
Site Web : www.rush.com

RUSH_Clockwork Angels Tour_DVD



Disc 1 : 01. Subdivisions / 02. The Big Money / 03. Force Ten / 04. Grand Designs / 05. The Body Electric / 06. Territories / 07. The Analog Kid / 08. Bravado / 09. Where’s My Thing?/Here It Is! (Drum solo) / 10. Far Cry
Disc 2 : 01. Caravan * / 02. Clockwork Angels * / 03. The Anarchist * / 04. Carnies * / 05. The Wreckers * / 06. Headlong Flight */Drumbastica  / 07. Peke’s Repose (Guitar solo)/Halo Effect * / 08. Seven Cities Of Gold * / 09. Wish Them Well * / 10. The Garden *
Disc 3 : 01. Dreamline * / 02. The Percussor [I] Binary Love Theme [II] Steambanger’s Ball (Drum solo) / 03. Red Sector A * / 04. YYZ * / 05. The Spirit Of Radio / 06. Tom Sawyer / 07. 2112 / 08. Limelight (Soundcheck Recording) / 09. Middletown Dreams / 10. The Pass / 11. Manhattan Project *

* with the Clockwork Angels String Ensemble



RUSH est un monument ! Véritable pionner en la matière dans leur style, adulé par leurs fans au travers le monde, les Canadiens fêteront en 2014 leurs 40 ans de carrière et la sortie de leur premier album Rush sortit en 1974. J’ai découvert le groupe avec leur single "The Spirit of Radio" (1979) puis ensuite vraiment craqué sur le légendaire live Exit… Stage Left (1981). Il m’aura fallu attendre la fin des années 80, début des années 90 (si je me souviens bien) pour voir le groupe sur scène, que j’ai encore suivi jusqu’à l’album Roll The Bones sorti en 91. Après j’ai lâché l’affaire, écoutant d’une oreille plutôt distraite les sorties suivantes jusqu’à leur dernier album Clocwork Angels encensé par les médias mais qui, je l’avoue, m’a laissé indifférent. A noter un fait rarissime pour un groupe avec cette longévité de carrière, le line-up n’a jamais changé. Le trio nous propose ici un triple CD/DVD (moi je n’ai eu droit qu’au son, à croire que le chef pense que je suis atteint de cécité…) enregistré et filmé à Dallas en novembre 2012 pendant la tournée qui a suivi la sortie de leur dernier opus. C’est velu, 3 CDs repartis comme suit : des titres 1 à 10 "Set One", des titres 11 à 24 "Set Two" puis viennent les titres 25, 26 et 27 "Encore" et enfin les titres 28 à 31 "Bonus". Le "Set One" commence par les classiques du groupe période 80’s "Subdivisions" et "The Big Money" qui ouvraient déjà l’album live A Show Of Hands sorti en 89. Suivent d’autres titres tirés des albums studio Power Studios (1985), Grace Under Pressure (1984), Hold Your Fire (1987), Signals (1982), Roll The Bones (1991). Vient ensuite le génial instrumental "Where’s My Thing" qui introduit (et conclut) la parenthèse "Here It Is !", nom donné pour ce qui n’est autre que le solo de batterie. Classique me direz-vous ? Oui, bien sûr, mais tellement brillant ! Cette première galette finit par "Far Cry" tiré de l’album Snakes & Arrows sorti en 2007 comme pour nous inviter à passer en douceur vers la seconde partie. Sur le "Set Two" le groupe est alors accompagné d’un ensemble à cordes pour interpréter d’abord uniquement des titres de l’album Clockwork Angels. En ce qui me concerne c’est la partie qui m’a le moins marqué (pour le comprendre voir plus haut dans cette chronique) malgré les prouesses de virtuosité des musiciens et quelques passages vraiment excellents. Une fois finie cette partie et après être revenu sur quelques chansons de la période années 80 / début des nineties toujours accompagné par l’ensemble à cordes, ce qui donne à ces titres une nouvelle jeunesse, viennent sur la fin de ce set, les grands classiques "YYZ", "The Spirit Of Radio", "Tom Sawyer" et "2112". Ce CD/DVD live est une bonne occasion, pour les plus jeunes et ceux qui sont, jusqu’à présent, passés à côté, de découvrir RUSH car, comme généralement avec ce type de production, vous y trouverez un très bon condensé de la carrière du groupe. Pour les autres dont je fais partie, cela nous permet de replonger dans l’univers du trio, de réécouter ce que sont capables de faire Geddy Lee (Basse, Chant et Claviers), Neil Peart (Batterie) et Alex Lifeson (Guitares), ces musiciens monstrueux de technicité, de feeling, de précision, de sophistication, d’harmonie… Evidemment on pourra regretter qu’il manque des incontournables classiques de la discographie des Canadiens mais pour satisfaire tout le monde, il aurait fallu une cinquième partie et que le groupe joue plus de 4 heures sur scène. Donc ne boudons pas notre plaisir et profitons de cette réalisation pour reprendre une grosse baffe.
    
Chronique : Horace Pinker

8

 

 

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STRYPER - No More Hell To Pay

Publié le par Nono666

STRYPER - No More Hell To Pay
Frontiers Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.stryper.com

STRYPER_No More Hell To Pay



01. Revelation / 02. No More Hell To Pay / 03. Saved By Loved / 04. Jesus Is Just Alright / 05. The One / 06. Legacy / 07. Marching Into Battle / 08. Te Amo / 09. Sticks & Stones / 10. Water Into Wine / 11. Sympathy / 12. Renewed

No More Hell To Pay est sans aucun doute une des meilleures surprises de l'année 2013, en effet après un Second Coming sorti au printemps dernier qui voyait le groupe des frères Sweet s'attaquer à leurs plus gros "hits" en les réenregistrant de manière fort convaincante, boostés par un son puissant bien actuel, STRYPER confirme aujourd'hui sa bonne forme à travers un huitième album loin d'être anecdotique. Passons sur les considérations stylistes (White Metal, Christian Metal... on s'en fout !), STRYPER nous livre ici un opus de Heavy Metal, point barre ! Et No More Hell To Pay est incontestablement le meilleur que le groupe nous ait livré depuis, au bas mot, 25 ans et In God We Trust... Dès "Revélation" qui ouvre l'album on constate que STRYPER n'a rien perdu de son savoir-faire, nous offrant des compos solides et inspirées oscillant entre tempi assez lourds ("No More Hell To Pay", "Revelation", "Marching Into Battle") et tempi plus rapides ("Saved By Love", "Legacy", "Renewed"), on retrouve ce sens de la mélodie imparable (la ballade "The One", "Te Amo"), ces harmonies vocales et ces choeurs typiques de STRYPER. Michael SWEET reste un excellent chanteur et n'hésite pas à nous gratifier de quelques montées dans les aigus parfaitement maitrisées (comme à la grande époque pourrions nous dire !), le bougre a encore de beaux restes, adoptant même de temps à autres un chant plus rageur comme c'est le cas sur le rapide "Saved By Love" ou sur le menaçant "Legacy". Si Second Coming vous avait mis l'eau à la bouche mais vous avait quelque peu laissé sur votre faim, ce No More Hell To Pay aux allures de retour aux sources ne pourra que vous convaincre ! Alors, intervention divine ou pas, toujours est-il que STRYPER sort en cette fin d'année 2013 une de ses toutes meilleures réalisations, un album à classer entre Soldiers Under Command, To Hell With The Devil et In God We Trust... un futur incontournable de la discographie des Américains, ni plus ni moins !!!

Chronique : Nono666
 

9

 

 

STRYPER_Promoshot 2013
 

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COLD SNAP - World War 3

Publié le par Nono666

COLD SNAP – World War 3
Haensel & Gretel
Style : Groove Metal
Origine : Croatie
Sortie : 2013
Site Web : www.cold-snap.com



01. Straight To Hell / 02. Carnival / 03. Rise Again / 04. Unleash Me / 05. Monster / 06. Dead Guardian / 07. Doomsday / 08. Freedom / 09. Silent Killer / 10. Court Is Corrupted / 11. Chameleon / 12. My Emptiness

Si World War 3 est le troisième album de COLD SNAP, il faut bien avouer que jusque là, la carrière de ce quintet tout droit venu de l’est de l’Europe n’avait pas encore marqué nos contrées. C’est donc avec ce troisième opus, distribué en France, que le groupe se présente plus officiellement et histoire de bien baliser les présentations, ce groupe s’adressera sans mal aux amateurs de DAGOBA ou de SLIPKNOT, en effet c’est sur une base groovy mais aussi Thrash/Death que COLD SNAP brode son Groove Metal dont s’échappe parfois quelques relents de KORN comme sur un "Monster" dont la structure ne fait pas l’ombre d’un doute sur les influences qui nourrissent ce collectif. Avec un artwork très soigné, une production également soignée assurée par Tue MADSEN, signalons au passage que le son ne sonne pas surproduit et permet quelques vibrations brutes qui permettent à COLD SNAP de ne pas sonner comme un énième clone. Par contre, la ressemblance vocale avec Corey TAYLOR ("Straight To Hell", "Carnival") est plus que troublante, de même que ce son de guitare gavé de basse fréquence, toutefois, il faut bien créditer le groupe d’une véritable envie de dévoiler une personnalité propre qui, certes, mélange un peu trop parfaitement KORN et SLIPKNOT ("Dead Guardian") mais qui a au moins le mérite de tenir la route et de donner envie de taper du pied. Les Croates possèdent également une dimension Indus’ qu’ils n’exploitent que partiellement, surtout sur les intermèdes que sont "Unleash Me" et "Freedom", une piste qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une respiration de deux minutes dans cet album groovy certes, mais bien marqué par le Metal. Les riffs, principalement rythmiques, semblent au moins travaillés un minimum et ne nous renvoient pas à chaque fois à des plans déjà entendus 45000 fois, à l’image du "Silent Killer" qui a tout pour n’être qu’une copie de SLIPKNOT et pourtant, le groupe réussi à imposer sa patte, pas une chose aisée dans ce style si formaté. Ce World War 3 possède une très bonne dynamique qui nous permet de passer un bon moment à l’écoute de cette galette qui a parfaitement sa place entre Life Is Peachy, Dagoba et Vol 3 : The Subliminal Verses même si tout n’est pas indispensable ("Court Is Corrupted", "Rise Again").

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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BLOODY HAMMERS - Spiritual Relics

Publié le par Nono666

BLOODY HAMMERS – Spiritual Relics
Soulseller Records
Style : Rock Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.bloodyhammers.com

BLOODY HAMMERS_Spiritual Relics



01. What’s Haunting You / 02. At The Well Of Nazareth / 03. The Transit Begins / 04. The Source / 05. Color Me Blood Red / 06. Night Of The Long Knives / 07. Shiver / 08. Flesh Of The Lotus / 09. Path Of Sorrows / 10. Science Fiction

Alors que son premier album éponyme n’a pas réellement ému l’assistance, les Américains de BLOODY HAMMERS reviennent vers nous avec un deuxième opus, Spiritual Relics, dont les racines Hard Rock et Stoner font toujours office de base au propos du quintet. Alors si le groupe utilisait beaucoup l’imagerie Occult Rock 70’s associée aux films de la Hammer, ils ont un peu revu la perception de tout cela pour se diriger vers quelque chose de plus personnel et ce n’est pas un mal car si un côté Occult se dégage de cette musique c’est surtout vers ORANGE GOBLIN ("What’s Haunting You", "Color Me Blood Red", "Night Of The Long Knives") que le début d’album se dirige avant un virage bien plus Stoner où l’Occult disparait quelque peu, le pompeux "The Source" ne s’avère malheureusement pas au niveau pour maintenir une intensité qui pourtant était bien présente en ce début d’album. Dommage que le triptyque finisse en queue de poisson car un "Color Me Blood Red", malgré son manque d’originalité flagrant, réussi à relancer une machine où la mécanique ne semble pas encore parfaitement huilée et c’est bien lorsque BLOODY HAMMERS se rapproche d’ORANGE GOBLIN qu’il se révèle le plus percutant. Spiritual Relics a le don de souffler le chaud et le froid et ne parvient jamais à convaincre totalement, la faute à des titres beaucoup moins marquant et peut être aussi le manque d’expérience live qui ne permet pas de tester les titres sur scène et coupe un peu le groupe d’une énergie bénéfique. Ce problème étant en cours de résolution avec des tournées, certes modestes, régulières en Amérique du Nord, ce groupe encore jeune avec seulement deux années d’existence, devrait nous revenir dans de meilleures dispositions comme c’est le cas avec ce nouvel opus bien supérieur à son ainé. Pour l’instant, Spiritual Relics s’adressera avant tout aux extrémistes de la scène Stoner désireux de posséder tout ce qui se fait de cohérent dans le milieu et ce deuxième album des Américains peut être considéré comme tel malgré une production peu flatteuse mais qui permet au moins de distinguer ce qui se passe sur ces 10 titres.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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BREAKDUST - Baleful World

Publié le par Nono666

BREAKDUST – Baleful World
Finisterian Dead End
Style : Death/Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/breakdust

BREAKDUST_Baleful World



01. Intro : Time Has Come / 02. Come To Challenge Them / 03. Fuck You, Shut-Up Listen Or Go ! / 04. Make Me A Living Man / 05. Sad Evolution / 06. Poison That Consumes Me / 07. Mother Will Kill Us All / 08. Bloody Puppets / 09. Lost In My Dream / 10. Fucking Sheep / 11. Dark Side Of Human Spirit / 12. Baleful World

Six années de silence, cela peut paraitre long mais dans l’underground c’est malheureusement quelque chose qui se voit de plus en plus, changement de line-up, manque de moyens, les raisons sont multiples. Pour BREAKDUST, les raisons de ce silence sont également nombreuses et une chose est certaine, si cet album est dédicacé à Philippe LEROY, batteur du groupe sur la première démo, ce dernier aurait été drôlement fier du chemin parcouru par les p’tits gars de Bordeaux car ce Baleful World, deuxième opus du groupe, marque clairement un pas en avant extra large, la différence est à peine supportable pour le premier album qui, en son temps, avait été fait avec les moyens du bord. Aujourd’hui, la musique est très bien produite et c’est pourtant le groupe qui s’y est collé (le travail accompli sur les chœurs du refrain de "Come To Challenge Them" montre leur capacité), même si le master a été réalisé à l’extérieur, la composition se révèle efficace avec cet esprit Thrash Metal sans en être réellement, une patte qui nous rappelle BROKEN EDGE et toute cette scène Death/Thrash Française dont ARTSONIC ou DAGOBA ont également fait partie un temps. Il est vrai que quelques facilités s’entendent ci et là, comme cette introduction qui ne met pas assez en valeur ce qui arrive après ou l’instrumental "Lost In My Dream" peut-être un peu long et qui fait apparaitre quelques répétitions pas forcément utiles. Pour le reste, il se dégage parfois un esprit à la MEGADETH le plus récent, notamment dans la gestion des soli, particulièrement vrai sur "Poison That Consumes Me" et puis on sent bien l’impact que GOJIRA a pu avoir sur la paire de gratteux, les tappings sont nombreux jusqu’à ce "Dark Side Of Human Spirit" dont l’influence n’est plus du tout dissimulée, presque trop flagrante mais ce titre étant le seul dans cette veine, on l’excuse très facilement et on peut même se dire que BREAKDUST n’est pas du tout ridicule dans cet exercice, bien au contraire. Il manque encore un petit quelque chose à cet album pour se révéler vraiment indispensable, on peut noter les paroles sur les problèmes de notre société, des paroles brutes et qui mériteraient un peu plus de travail sur les mots et puis dans le travail de composition, il manque également un petit truc, celui qui nous donnera envie de ré-appuyer sur la touche play, une cohésion d’ensemble qui manque encore un peu d’impact, comme si le groupe avait voulu un maximum de titres sur l’album, ils y ont tous leur place, seulement le pavé parait un peu trop gros et perd de son poids au fur et à mesure. Toutefois, si vous êtes amateur du style Death/Thrash Metal, s’il y a un album d’un groupe Français à écouter, ce sera certainement celui-là, voilà qui marque un retour efficace ! BREAKDUST est à surveiller de près car le troisième album pourrait bien marquer un vrai tournant pour ces Bordelais.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

BREAKDUST_Band
 

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HANGING GARDEN - I Was A Soldier

Publié le par Nono666

HANGING GARDEN – I Was A Soldier (EP)
Lifeforce Records
Style : Dark/Doom Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.hanginggarden.net

HANGING GARDEN_I Was A Soldier



01. Winter To Summer Adverse / 02. I Was A Soldier / 03. Will You Share This Ending With Me?

Après l’album At Every Door, paru début 2013, les Finlandais ont décidé d’enfoncer le clou et de ne plus disparaitre de la circulation comme ce fut le cas depuis 2009. Avec une musique empreinte de Melodic Metal à la KATATONIA, d’influences Doom à la NOVEMBER’S DOOM ou DRACONIAN et de chose plus Dark à la MOONSPELL, le groupe célèbre son retour avec ce EP 3 titres disponible en vinyl et téléchargement uniquement. Composé de 3 titres très différents des uns des autres, cet I Was A Soldier est une extension parfaite à l’album déjà fort convaincant, les amateurs de SWALLOW THE SUN ou de KATATONIA devraient apprécier le "Winter To Summer Adverse" qui ouvre les hostilités, ceux appréciant DRACONIAN devraient se rapprocher de la chanson titre alors que les amateurs de MOONSPELL ou TIAMAT apprécieront particulièrement "Will You Share This Ending With Me ?" qui clôt les débats en douceur (attention titre uniquement disponible pour la version digitale). La mélancolie qui se dégage de ces 3 titres donne un esprit contemplatif et nous fait voyager dans une grisaille dont il est bien difficile de s’échapper. Si la scène Melodic Metal regorge de groupes de ce genre, HANGING GARDEN possède l’avantage des compositions efficaces et bien ficelées, une exécution ne souffrant d’aucune faille, une voix Death qui répond parfaitement à une voix claire se rapprochant pas mal de KATATONIA avec cette chaleur et cette profondeur qui assombrie parfaitement le tout, pour le reste et notamment l’originalité, il est vrai que l’on peut regretter que HANGING GARDEN ne se dégage pas encore un peu plus dans un sens ou dans l’autre pour ne rester que dans la moyenne de ce qui se fait. Mais le groupe étant à peine reconstruit, laissons lui le temps de trouver ses repères et cet EP confirme qu’ils sont sur la bonne voie, décidément un groupe très intéressant.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

Hanging Garden_Band
 

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IDENSITY - Chronicles

Publié le par Nono666

IDENSITY - Chronicles
Send The Wood Music
Style : Symphonic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.idensity-metal.com



01.  Chronicles / 02. Over The Abyss / 03. Sekhmet / 04. Mòfa / 05. The Seven Seals / 06. Antikhristos / 07. Typhon / 08. Maddhi's Arrival / 09. Annunaki / 10. Mantra / 11. Loki
 
IDENSITY, groupe Parisien formé en 2008, livre avec Chronicles son deuxième album... Pratiquant un Death Métal symphonique de très haute volée, le concept de l'album est également ambitieux puisqu'il explore les croyances et les mythes sur les origines de la fin de la Vie. L'album met en paroles et en musique les chapitres funestes des différents dogmes que l’humanité ait connue. La musique est incroyablement dense, massive et cinématographique. On pense bien sûr à DIMMU BORGIR ("Loki") ou encore à DEVIN TOWNSEND pour les passages atmosphériques ("Typhon"). Depuis l'introduction "Chronicles" jusqu'à la dernière piste, on ne s'ennuie pas une seconde et l'écoute est sans cesse magnifiée par les nombreuses orchestrations qui invitent au voyage ("Maddhi's Arrival"). Plongé dans d'étranges et fascinantes mélopées proches de la musique ethnique puis secoué par de brusques rafales de brutalité Death, on se demande si la qualité surprenante de cet opus n'a pas quelque chose de divin... les voix féminines d'opéra sont de toute beauté ("Sekhmet", "Annunaki") et l'ensemble transpire le talent et l'inspiration d'un bout à l'autre. Le chant guttural est juste comme il faut, très équilibré, tant dans son timbre que dans la fréquence de ses apparitions et se mélange à merveille aux nombreuses lignes vocales envoutantes distillées tout au long de l'album. Les différentes interventions du violon solo sont également à noter et rajoutent beaucoup d'intensité et de richesse à l'ensemble de l'opus. Que dire de plus ? c'est un sans faute... IDENSITY vient d'accoucher d'une œuvre conséquente, riche, passionnante et très mature. Tout y est sublime, la musique est intense mais également très atmosphérique et réussi le pari de rester digeste et accrocheuse tout au long des 11 tableaux qui composent ce petit chef d'œuvre... IDENSITY offre avec ce Chronicles une véritable petite perle d'inventivité, de noirceur et de grâce entrelacées... indispensable !!

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

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JOAN JETT - Unvarnished

Publié le par Nono666

JOAN JETT - Unvarnished
Blackheart Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.joanjett.com



01. Any Weather (606 Version) / 02. TMI / 03. Soulmates To Strangers / 04. Make It Back / 05. Hard To Grow Up / 06. Fragile / 07. Reality Mentality / 08. Bad As We Can Be / 09. Different / 10. Everybody Needs A Hero / 11. I Know What I Know (Bonus Deluxe Edition) / 12. Seriously (Bonus Deluxe Edition) / 13. Different (Demo Version - Bonus Deluxe Edition) / 14. Any Weather (Blackhearts) (Bonus Deluxe Edition)

Unvarnished arrive sept ans après son prédécesseur, nous présentant une JOAN JETT égale à elle-même avec un Rock sans prétention. Le but affiché est sans doute de faire vivre un bon moment à l'auditeur, pari réussi de ce côté-là, mais pour ce qui est de l'indispensable et d'une éventuelle intégration aux grands classiques du Rock, il nous faut hélas passer notre chemin. En effet, si aucun titre n'est mauvais, aucun ne fait franchement s'extasier non plus... Ce Rock sympa rempli d'hymnes pour teenagers défile tranquillement, laissant parfois même planer une certaine indifférence tant les morceaux sont par trop basiques et linéaires. L'ennui n'est même pas loin sur le refrain lancinant de "Fragile", celui bien répétitif et pas franchement captivant de "Reality Mentality", ou encore sur ce "Different" bien poussif. A noter que l'album se termine par le plus lent et soft "Everybody Needs A Hero", pas désagréable et nous montrant une facette plus émotionnelle de notre chanteuse. Encore une fois, le Rock'n'Roll pop de Unvarnished n'est pas désagréable dans l'ensemble, loin de là, mais ne figurera pas parmi les oeuvres majeures de cette année 2013. Respect est toutefois le mot qui vient le plus à l'esprit en résumé... Respect oui pour ce petit bout de nana qui a toujours su mener une carrière honnête et sincère loin de toute pression médiatique.

Chronique : Renegade88

6

 

 

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