METAL CHURCH - Generation Nothing
METAL CHURCH - Generation Nothing
Rat Pak Records / SPV
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.metalchurchmusic.com
01. Bulletproof / 02. Dead City / 03. Generation Nothing / 04. Noises In The Wall / 05. Jump The Gun / 06. Suiciety / 07. Scream / 08. Hits Keep Comin' / 09. Close To The Bone / 10. The Media Horse
Pour moi METAL CHURCH c’est 2 fantastiques albums, des masterpieces comme disent les anglophones, Metal Church et The Dark, sortis dans les années 80. Et que tout fan de Thrash, et même de Metal en général, digne de ce nom se doit absolument d'avoir dans sa collection. Des chansons, que dis-je, des hits, des chefs-d’oeuvre, comme "Metal Church", "Watch The Children Pray" entre autres... C’est aussi un chanteur, David Wayne, et un guitariste, Kurdt Vanderhoof. Fin 2013, sort ce Generation Nothing, dixième album studio des Californiens. De la formation d’origine ne subsiste (persiste serais-je même tenté de dire, voir la suite pour comprendre pourquoi) que le sieur Vanderhoof qui compose ici la totalité des titres. Et on ne peut pas dire qu’il soit inspiré, bien au contraire. À part un "Bulletproof" ouvrant l’album et cachant la forêt, pas grand-chose à se mettre entre les oreilles pour nous faire headbanguer. Peut-être le titre le plus long de l’album à savoir "Noises In The Wall", et encore, pas toutes les parties. Puis sur la fin du freesbee (pardon, du CD) "Suiciety", "Scream" voir "Close To The Bone". Globalement pas mal de riffs font plus penser à du Heavy qu’à du Thrash, comme sur le titre "Hits Keep Comin’" ou "Dead City" et son côté MAIDEN, notamment au niveau du refrain et du solo qui s’ensuit. Mais franchement ce n’est pas reluisant, le riff principal aurait pu être composé par n’importe quel groupe de Metal débutant. Et celui-ci l’aurait interprété avec plus de conviction . La voix éraillée de Ronny Munroe navigue entre Thrash et Heavy mais manque de variété. Absolument pas de quoi s’enflammer et nous faire oublier le défunt David Wayne. Que dire du titre éponyme de l’album sinon qu’une partie est résumée dans celui-ci : "Nothing"... Après plusieurs écoutes (et oui, il faut laisser sa chance au produit), je dois bien avouer que ce n’est pas si horrible que cela dans l’ensemble. Attention, pas non plus de quoi se pâmer ! Cinq titres, soit une moitié d’album en comptant large et en étant généreux, sont valables. Donc ce Generation Nothing n’est pas une bouse, juste une moitié de rien... Bref il est grand temps de définitivement raccrocher, d’arrêter les reformations et d’essayer de rallumer une flamme du passé éteinte à jamais. Un conseil pour ceux qui découvrirait le groupe avec cet opus ou serait tenté de l’acheter. Oubliez-le et gardez vos euros pour vous jeter sur les 2 albums que je mentionne en début de chronique ! Vous m’en direz des nouvelles.
Chronique : Horace Pinker

