HEROD - They Were None
HEROD – They Were None
Mighty Music
Style : Post Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.herodnoise.com
01. The Fall / 02. Glory North / 03. Inner Peace / 04. Northern Lights / 05. Sad Hill Part 1 / 06. We Are The Failure / 07. Albert Fish / 08. Betraying Satan / 09. Watch ‘Em Die / 10. No Forgiveness For Vultures / 11. Sad Hill Part 2
Imaginé en 2006 par Pierre CARROZ, guitariste et bassiste du groupe, lors d’un séjour en Suède qui fut l’occasion d’un achat de guitare, HEROD prend réellement forme en tant que groupe en 2011 lorsque Pierre revient en Suisse. They Were None est le fruit de toutes ces années de composition influencée par CULT OF LUNA ou BREACH, bref un Post Hardcore qui peut avoir quelques lourdeurs profondes à l’image de "Watch ’Em Die" qui vous amène dans des lieux abyssaux. Toutefois, si on relève des similitudes flagrantes entre HEROD et les groupes précités, on ne peut nier une part de personnalisation du style assez intéressante et cela transpire dès la première écoute avec "No Forgiveness For Vultures", un titre assez ambiant à la HYPNO[5]E sur lequel un spoken word en Russe issu de la nouvelle The Master & Margarita de Mikhail BULGAKOV vient apporter une ambiance glaciale pour ensuite se diriger vers un Post Hardcore plus moderne où le chant se fait en un français plutôt réussi. Enregistré en Suisse avec Julien FEHLMANN (COILGUNS), la production de ce premier opus est tout ce qu’il y a de plus gras, des guitares accordées quelques tons plus bas aide également à ce résultat, une voix Post Hardcore pas criarde mais hurlée avec un coffre assez grave et surtout cette fin d’album allant de plus en plus profondément. Un premier album très intéressant qui nous permet de mettre ce groupe sous la lumière, à surveiller, une propension à faire vaciller des titres pouvant apparaitre comme très habituel dans le style Post Hardcore, les Suisses proposent en fait une musique bien plus complexe qu’il n’y parait, à découvrir après plusieurs écoutes, il y a une certaine élégance qui nous rappelle HACRIDE.
Chronique : Aymerick Painless

