FATHER MERRIN - All Is Well That Ends In Hell
FATHER MERRIN - All Is Well That Ends In Hell
Autoproduction / Metal Heart Média
Style : Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Fathermerrin.doom
01. Hellride / 02. Dawn Of The Sixty Day / 03. Lord Of Mercy / 04. The Albigensian Crusade
Les Lorrains de FATHER MERRIN sortent leur première réalisation avec ce All Is Well That Ends Is Hell, un EP 4 titres pour un peu moins de 30 minutes de Doom Metal. Le quatuor s’offre quelques incursions Stoner comme sur "Hellride". Ce morceau débute par un Doom vraiment très lancinant avant de s’envoler, comme écrit précédemment, vers un Stoner et revenir pour un final d’une lourdeur purement dans le style de prédilection du groupe. La transition avec le second titre est vraiment bien vue, "Hellride" se terminant dans une telle noirceur, comme si les ténèbres avaient envahi le ciel d’où fatalement une pluie tombe. Le titre suivant "Dawn Of The Sixth Day" est moins typique du style et plus varié encore, notamment grâce au chant qui est en grande partie sur le mode de la narration. Le break aux sonorités moyen-orientales n’y est pas pour rien non plus. Vers la fin de ce titre, il y a une ligne mélodique vocale en fond et je trouve dommage que le groupe n’est pas plus insisté avec ce plan car celle-ci aurait alors pu complètement s’ancrer dans le crâne de l’auditeur avec plus de répétition. "Lord Of Mercy" revient aux basiques avec son rythme extrêmement lourd, son chant scandé, ses coups de basse. J’ai l’impression d’être enchainé dans une galère subissant les coups de fouet que le quatuor m’assène tel un garde chiourme. Le passage speed est limite tiré du punk (cela me fait légèrement penser au "Blitzkrieg Bop" des RAMONES) mais cet intermède en forme de respiration s’achève bien vite. Le travail du vocaliste est très intéressant et il a une approche vocale vraiment différente sur chaque titre, cela apporte une grande partie de la diversité de ce 4 titres. Sur le dernier titre "The Albigensian Crusade", le groupe s’offre le luxe de plages sonores à l’orgue qui renforcent son aspect confessionnel. D’ailleurs le tocsin sonne la fin du morceau et du EP. C’est à mon sens le titre le plus abouti et qui nous montre le futur du groupe. Chaque composition, tout en restant dans le Doom, a sa propre nuance… de noir, évidemment. Je dois avouer que le style pratiqué par le groupe n’est, à la base, pas ma tasse de thé mais la musique proposée présente suffisamment de diversité pour faire tendre l’oreille même à un non spécialiste. All Is Well That Ends In Hell devrait sans aucun doute séduire les amateurs du genre (peut-être même quelques labels spécialisés) car nous tenons là un groupe à l’avenir certain.
Chronique : Horace Pinker


