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LAST BARONS - Cheval De Troie

Publié le par Nono666

LAST BÄRONS – Cheval De Troie
Klonosphere
Style : Psychedelic Stoner Rock
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.lastbarons.fr

LAST BARONS_Cheval de Troie



01. Shaman’s Warning Song / 02. Nomad Soul / 03. Rubber Boots / 04. Hidden Sun / 05. The Violent Kind / 06. Going To Varzi / 07. From Beyond / 08. Soul Grinder / 09. Anthik Technik / 10. A Last Devotchka / 11. Cosmogony And Dimensions Of The Mind / 12. End Of The Beauty

Après un premier album, Elephantyasis, sorti fin 2010, les Français de LAST BÄRONS nous avaient franchement laissé une très bonne impression. Et puis, le nom du groupe s’est un peu répandu et la structure Klonosphere s’est intéressée à ce groupe pour la sortie de Cheval De Troie, le deuxième album qui va au-delà des promesses du premier album. En effet, si les influences de FAITH NO MORE et ALICE IN CHAINS étaient déjà perceptibles en 2010, sur ce nouvel opus, elles le sont encore plus mais offrent aussi, assez bizarrement, une personnalité plus forte au groupe en même temps que son propos se fait plus concis et plus cohérent. L’éléphant a accouché d’un Mammouth avec Cheval De Troie qui porte à merveille son nom car si on laisse entrer cet album qui ne semble pas menaçant, petit à petit, l’efficacité des titres fait son œuvre. Tout d’abord, c’est la production qui permet à cet album d’être plus percutant, une batterie qui sonne live et une bonne présence dans le spectre sonore et voilà 12 titres qui donnent la pêche et avec des titres comme "Shaman’s Warning Song" et "Rubber Boots" ce n’est pas là un mince atout car si on avait déjà noté que le batteur, Ludovic LANDEAU, n’avait pas que des influences Rock/Metal, là la nature parfois Jazz, parfois Blues, parfois Funk des rythmiques appuie assez largement sur le côté FAITH NO MORE de LAST BÄRONS. Toutefois, si le parallèle avec FAITH NO MORE est très facile, difficile pourtant de soutenir la thèse du plagiat ou du groupe de suiveurs tant le propos garde un identité forte notamment grâce à cet esprit ALICE IN CHAINS qui, vocalement, se veut un peu plus gênant tant les mimétismes de Layne STAYLEY sont ici présents, le chant de Julien SOLER se rapproche un peu plus dangereusement de celui de l’ex-chanteur d’ALICE IN CHAINS ou de Mike PATTON ("Hidden Sun", "A Last Devotchka"), on découvre ensuite que ce groupe a su donner une vraie personnalité à chaque fois qu’un titre prenait une tournure un peu trop proche d’un titre des deux groupes déjà cités et pour exemple  "Going To Varzi" très proche d’ALICE IN CHAINS qui prend ensuite une tournure bluesy inattendue et clairement réussie, ou "Shaman’s Warning Soul" et sa rythmique à la FAITH NO MORE mais dont le refrain prend des allures de Post-Rock bien plaisantes sans compter les guitares qui menacent en toile de fond. En clair, LAST BÄRONS a composé bien plus que des chansons, les arrangements sont pointilleux sans pour autant perdre le côté direct de leur Rock qui peut parfois nous faire penser à HEADCHARGER ("Nomad Soul" et ses cordes appuyant la mélodie). Mais lorsque résonne les dernières notes de "End Of The Beauty", on se souvient aussi qu’"Anthik Technik" évoque plus l’Alternative Rock de MUSE, que la fin de "Hidden Sun" renvoie vers le Fuzzrock et que chaque titre porte une identité unique alors que Cheval De Troie forme un album très cohérent. Cet album rappelle indiscutablement les meilleures heures du Garage Rock US des années 90 quelque soit la forme qu’il ait pu prendre, Grunge, Stoner, Alternative, LAST BÄRONS se plait à nous donner un peu de cette nostalgie tout en proposant une version actualisée de part sa production et la dynamique des morceaux. Un excellent album à découvrir urgemment !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8.5/10

LAST BARONS_Band
 

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PYTHIA - The Serpent's Curse

Publié le par Nono666

PYTHIA - The Serpent's Curse
Graviton
Style : Symphonic Power Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.pythiamusic.com

PYTHIA_The Serpent\'s Curse



01. Cry Of Our Nation / 02. Betray My Heart / 03. Kissing The Knife / 04. Just A Lie / 05. Dark Star / 06. Long Live The King / 07. The Circle / 08. My Perfect Enemy / 09. Heartless / 10. Our Forgotten Land

Si PYTHIA avait su attirer notre attention en 2009 avec Beneath The Veiled Embrace, un premier album certes assez classique pour le genre pratiqué mais néanmoins prometteur, les Anglais nous reviennent 3 ans plus tard avec The Serpent's Curse, un second opus qui, s'il s'inscrit dans la continuité de ce que PYTHIA a pu proposer précédemment, fait aujourd'hui preuve d'une personnalité bien plus affirmée, on retrouve bien sûr le symphonic Power Metal du groupe mais tout ici semble avoir été travaillé avec plus de subtilité, apportant une variété bienvenue aux compositions, un point qui faisait défaut au premier album, somme toute assez répétitif. PYTHIA a muri, les progrés sont notables et ce tant au niveau musical que vocal ou technique... Le groupe s'est recentré vers plus d'éfficacité ("Long Live The King") et nous livre avec The Serpent's Curse un album plus mature et abouti qui ne devrait avoir aucun mal à séduire les fans du genre, les refrains sont accrocheurs et les mélodies travaillées, mais l'atout numéro un de PYTHIA reste incontestablement sa chanteuse Emily Alice OVENDEN qui fait preuve ici d'une belle maitrise technique, d'un registre vocal étendu et ce avec subtilité et fluidité ("Our Forgotten Land"), un chant tout en délicatesse et empreint d'émotion... Le travail entrepris par les Anglais depuis leur premier opus commence à payer et The Serpent's Curse en est la preuve flagrante !

Chronique par Nono666

Note : 8/10

 

PYTHIA_Band 2012
 

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PAIN - We Come In Peace

Publié le par Nono666

PAIN - We Come In Peace
Nuclear Blast
Style : Industrial Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.painworldwide.com

PAIN_We Come In Peace_CD



Disc 1 : 01. Crashed / 02. Walking On Glass / 03. I'm Going In / 04. Monkey Business / 05. Dirty Woman / 06. I Don't Care / 07. Fear The Demons / 08. Dark Fields Of Pain / 09. Eleanor Rigby / 10. Stay Away / 11. Bitch / 12. The Great Pretender / 13. Same Old Song / 14. On And On / 15. Shut Your Mouth (feat. Rob Dukes)
Disc 2 : 01. Let Me Out / 02. Dancing With The Dead / 03. End Of The Line / 04. Dirty Woman / 05. Zombie Slam / 06. Psalms Of Extinction / 07. Suicide Machine / 08. Nailed To The Ground / 09. It's Only Them / 10. The Great Pretender / 11. I'm Going In / 12. Monkey Business / 13. Have A Drink On Me / 14. Supersonic Bitch / 15. Fear The Demons / 16. Same Old Song / 17. Shut Your Mouth

C’est avec des pincettes que j’ai abordé ce We Come In Peace, double album live de PAIN, pour la seule mais excellente raison que la dernière fois que j’ai eu un contact avec ce groupe, il y a peu, c’est parce qu’un ami m’a envoyé une vidéo où ils massacraient littéralement leur reprise d’"Eleanor Rigby"… C’est donc sur celle-ci (premier CD, donc issue du live Tchèque) que je me suis ruée en premier, et si la première phrase ne présage rien de bon,  Peter Tägtgren redresse vite la barre, et ça fait bien plaisir. Essayons de procéder avec méthode : ce live est composé de deux CD renfermant deux concerts distincts, le premier en République Tchèque, et le deuxième à Stockholm. Si l’on retrouve effectivement quelques chansons en double, ce live reste néanmoins varié  et nous offre donc plus de deux heures de concert de PAIN. Si le groupe est apparemment réputé pour rester assez statique sur scène, ils distillent cependant une belle énergie musicale, et si, dans les premières paroles, Peter Tägtgren peine un peu, il lui faut seulement le temps de démarrer. Si on est parfois déçu du chant en live (cf. la fameuse vidéo qui m’avait fait peur), sur cet album, la voix est tout à fait acceptable, malgré quelques accrocs. Pour les deux concerts, le son est très bien pris, bien que je préfère celui du concert de Stockholm. J’ai fait la comparaison avec le titre "Dirty Woman", et si à Stockholm le chant est moins beau (selon moi) que sur le live Tchèque, le son de chaque instrument est mieux équilibré (quoique… parfois au détriment de la voix, je l’avoue, à voir avec les deux prises de son de "Same Old Song"). Cependant, mon impression générale est que Peter Tägtgren a mieux chanté en République Tchèque qu’à Stockholm (pression atmosphérique ? Complot ? Nous ne le saurons jamais …) M’est avis qu’avec ce double live, les fans de PAIN seront ravis, quoiqu’il en soit, ça m’a guérie de ma mauvaise impression et de mes a priori à propos de PAIN en live.

Chronique par Nastassja

Note : 8/10

 

PAIN_Band 2011

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KAMELOT - Silverthorn

Publié le par Nono666

KAMELOT - Silverthorn
SPV/Steamhammer
Style : Symphonic Power Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.kamelot.com

KAMELOT-Silverthorn



01. Manus Dei / 02. Sacrimony (Angel Of Afterlife) / 03. Ashes To Ashes / 04. Torn / 05. Song For Jolee / 06. Veritas / 07. My Confession / 08. Silverthorn / 09. Falling Like The Fahrenheit / 10. Solitaire / 11. Prodigal Son / 12. Continuum

Après le décevant Poetry For The Poisoned et le départ de son chanteur Roy KHAN, KAMELOT se devait de réagir et de revenir avec un album qui rassure les fans... Pour parvenir à ses fins, Thomas YOUNGBLOOD a fait appel au Suédois Tommy KAREVIK (SEVENTH WONDER) et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a pas pris un gros risque en l'intégrant au groupe tant le mimétisme, autant vocal que physique, avec le mythique KHAN est impressionnant, les fans peuvent se rassurer, ce n'est pas avec Silverthorn que l'identité KAMELOT va être chamboulée, bien au contraire, le groupe a retrouvé ce regain d'inspiration qui lui faisait quelque peu défaut sur ses deux dernières réalisations qui affichaient clairement une facette plus Dark/Gothic. Silverthorn nous renvoie, lui, vers une approche plus typiquement symphonique, et ce n'est pas pour nous déplaire, on pourra sans peine rapprocher cette dixième réalisation d'albums tels qu'Epica (2003) ou The Black Halo (2005), soit deux des meilleurs opus du combo Ricain. Alors que dire de la prestation de Tommy KAREVIK si ce n'est qu'il est impérial d'un bout à l'autre de l'album, son chant est juste et maitrisé, il monte dans les aigus avec aisance et se montre bien plus convaincant que ne pouvait l'être Roy KHAN sur Poetry For The Poisoned... son chant se faisant tantôt envoutant ("Torn", "Falling Like The Fahrenheit") tantôt empreint d'émotion ("Song For Jolee")... On se retrouve face à un excellent vocaliste qui n'a nullement à rougir de la comparaison avec son prédécésseur... Comme évoqué précédemment, on retrouve d'emblée la patte KAMELOT et ce n'est pas les "Sacrimony (Angel Of Afterlife)", "Torn", "Ashes To Ashes" et autres "Silverthorn" aux allures de futurs classiques qui vont nous contredire... Si l'on pouvait craindre pour l'avenir du groupe après la défection de son emblématique chanteur, Thomas YOUNGBLOOD a eu vite fait de reprendre les choses en main et d'une poigne de fer emmener KAMELOT vers une nouvelle ère... Fort d'une créativité retrouvée, Silverthorn est un très bon album... il ne fait aucun doute que si le groupe continue sur sa lancée, le prochain devrait être un chef d'oeuvre...

Chronique par Nono666

Note : 8,5/10

 

KAMELOT_Band_Logo_2012
 

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THE SWORD - Apocryphon

Publié le par Nono666

THE SWORD – Apocryphon
Napalm Records
Style : Heavy Metal / Stoner
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site web : www.swordofdoom.com

THE SWORD_Apocryphon



01. The Veil of Isis / 02. Cloak of Feathers / 03. Arcane Montane / 04. The Hidden Masters / 05. Dying Earth / 06. Execrator / 07. Seven Sisters / 08. Hawks and Serpents / 09. Eyes of the Stormwitch / 10. Apocryphon /  Bonus tracks : 11. Arrows In The Dark (Live at Emo’s Austin, TX) / 12. Barael s Blade (Live at Stubb’s BBQ Austin, TX) / 13. The Chronomancer II Nemesis (Live at Stubb’s BBQ Austin, TX) / 14. Ebethron (Live at Stubb’s BBQ Austin, TX) / 15. Cheap Sunglasses (ZZ TOP cover)


Placé sous des références de l'Antiquité grecque, Apocryphon nous livre ses "écrits secrets", si l'on prête attention à sa traduction française. Et ce n'est sûrement pas un hasard, lorsque l'on écoute les précédents albums et ses récurrents titres instrumentaux. En effet, pour ce quatrième album, les Texans passent chez Napalm Records et mettent au point un premier album sans titre instrumental. On apprécie un chant présent et mis en avant avec douceur et mélodies. Il rappelle des chants "doomatiens" tel que PENTAGRAM ou encore WITCHFINDER GENERAL. On retient les riffs originels du Heavy Metal, fidèles et sans ratures salués à BLACK SABBATH. En parallèle de ses ambiances rétro, saluons aussi la fraicheur de la production de l'album qui livre un son lisse et claquant. Les titres s’enchainent avec aisance et forment un bel album, qui ne surprend pas car il ne s'agit pas ici de réinventer quoique ce soit, mais plutôt de revisiter les classiques qui fonctionnent. Retour donc à l'authenticité et ça ne fait pas de mal, lorsque l'ensemble est aussi bien maitrisé et orchestré. Attention toutefois, car si cet ensemble est bien ficelé, il peut aussi renvoyer à une première écoute un peu fade mais au bout de plusieurs écoutes est apprécié pour ses séquences efficaces et headbangeuses ! On doit ceci sans nul doute à la patte Stoner du groupe, qui révèle des ambiances massives et percutantes. Celle-ci est parsemée sous le bon dosage tout au long de l'album et parvient ainsi à éviter un rendu trop lisse qui en deviendrait lassant. On encourage ainsi la lancée de ce groupe, qui ne s’essouffle pas, et l'on place nos espoirs en 2013 pour les voir jouer sur scène et prétendre apprécier un expérience musicale à la hauteur de nos attentes. De plus, pour profiter un peu plus du travail accompli par THE SWORD, vous pourrez aussi vous délecter de cinq titres bonus dont une reprise de ZZTOP, "Cheap Sunglasses".

Chronique par Joy

Note : 8/10

 

THE SWORD_Band 2012
 

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BY THE PATIENT - Prémonitions

Publié le par Nono666

BY THE PATIENT – Premonitions
Deathbound Records
Style : Death Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/bythepatient

BY THE PATIENT_PREMONITIONS



01. A Distorted Mirror Image / 02. Hours Of Mist / 03. Veil Of Depression / 04. Where Time Collapsed / 05. Eyes / 06. Premonitions / 07. All Is Valid / 08. Oceans Of Emptiness / 09. Forests

Premonitions est le deuxième album des Danois de BY THE PATIENT qui montrent là un visage bien plus obscur que sur le premier opus, Servants, publié en 2010. En effet, il existe sur Premonitions des racines Black Metal intéressantes que ce soit sur le morceau titre mais surtout sur "All Is Valid" qui dévoile une ambiance très pesante que l’on ne connaissait pas chez ces Danois. En effet, le début de cet album est clairement typé Death Metal avec quelques racines Thrash/Death qui pourrait le rapprocher de THE HAUNTED par exemple mais cette deuxième partie d’album s’en éloigne quelque peu et le résultat ne se fait pas attendre, BY THE PATIENT réussit à se démarquer de toute cette vague de groupes modernes avec lesquels on peut facilement faire un parallèle comme MISERATION ou plus old school comme SUFFOCATION par la nature brutale du propos. Quelques moments plus mélodiques ou apaisants traversent cet album ("Oceans Of Emptiness") mais l’énergie ne se perd jamais en route et au final avec une production plus que convaincante, une musique suffisamment inspirée, BY THE PATIENT réussi à surprendre ceux qui ont fait leur connaissance avec le premier album sans pour autant surprendre des non initiés qui auront certainement déjà entendu cette recette par ailleurs. On reconnaitra un Premonitions bien écrit, bien produit, bien exécuté, un bon album dont on peut tirer quelques excellents moments comme "Where Time Collapsed", "A Distorted Mirror Image", "All Is Valid" ou "Forests" qui clôt merveilleusement bien cet album et où le groupe nous fait un bon résumé de sa patte, moments catchy, moments plus mélodiques, moments mid tempo écrasants, heureusement, les Danois évitent soigneusement le piège des refrains en voix claire pour garder un chant Death agressif, bref un bon album quoi !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

BY THE PATIENT_Band
 

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SISTER SIN - Now And Forever

Publié le par Nono666

SISTER SIN – Now And Forever
Victory Records
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.sistersin.com

SISTER SIN_Now And Forever



01. MMXII / 02. End Of The Line / 03. Fight Song / 04. In It For Life / 05. Hearts Of Cold / 06. The Chosen Few / 07. Hang 'Em High / 08. I'm Not You / 09. Running Low / 10. Shades Of Black / 11. Morning After

Voilà un album qui m’a donné bien du fil à retordre ! La preuve en est cette chronique que j’ai promise pour avant – hier sans fautes… Les suédois de SISTER SIN évoluent dans un Metal très carré appuyé par un chant à la Doro qui n’est pas sans rappeler BENEDICTUM. Le tout avec ce genre de musique est de ne pas tomber dans les clichés ni de le juger trop vite. Là est mon problème. J’ai beau l’écouter et le réécouter, je ne trouve rien dans ce Now And Forever qui m’accroche. Les qualités sont là : son monstrueux, riffs ravageurs, refrains faits pour êtres hurlés en live et chant féminin hurlé à s’en décrocher la mâchoire. On peut citer exactement les mêmes points comme défauts : Un son de guitare pareil pendant tout un album, ça finit par faire mal au crâne tant la puissance des grattes vous écorche les tympans ; Les morceaux ultras – carrés, c’est bien, mais ça devient vite lassant ; Une chanteuse à la plastique de déesse qui hurle avec conviction, c’est géant , mais l’impression se fait vite sentir que c’est là son seul registre et l’impression se renforce quand on entend la ballade qui clôture l’album. Que dire de tout cela ? Aucune plage de ce CD n’est mauvaise (oublions la ballade) et chaque refrain se retiens en un clin d’œil. Le problème est que tous ces morceaux aux qualités identiques sur un même album, ça paraît plus bourrin que réussi. Quand je vois l’engouement général que SISTER SIN provoque en live, j’ai du mal à le comprendre à l’écoute de ce Now And Forever qui joue la facilité tout du long. Du gros Metal à chanter les poings levés, en matant les nibards de la chanteuse, mais sûrement pas l’album que j’écouterai en boucle.

Chronique par Emil Maniak

Note : 6/10

 

SISTER SIN_Band

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LORD OF THE GRAVE - Green Vapour

Publié le par Nono666

LORD OF THE GRAVE – Green Vapour
The Church Within Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/lordofthegrave

LORD OF THE GRAVE_Green Vapour



01. Raping Zombies / 02. Green Vapour / 03. Horsepuncher / 04. Mountain Rites / 05. 00/15

Tout droit venu de Suisse, LORD OF THE GRAVE est un trio qui vient enfumer vos longues soirées d’hiver avec un deuxième album, Green Vapour, qui s’inscrit dans la tradition des groupes de Doom/Stoner Metal qui ont germé un peu partout sur la scène internationale. Avec l’esprit de KYUSS dans les structures qui n’en sont pas ("Raping Zombies" qui s’étire sans limite), l’âme du Fuzzrock des 70’s, les bases Doom d’un BLACK SABBATH auquel on peut également attribuer une part de la paternité de tout le mouvement un peu psychédélique dans le Doom, LORD OF THE GRAVE a les deux pieds bien trempés dans l’underground. De part la production de ce deuxième album tout d’abord, minimaliste à souhait, on pourrait même dire un peu faible dans la puissance, heureusement le style pratiqué par le trio n’est pas propice aux productions cleans, de part sa tendance à reproduire des recettes déjà utilisées par ailleurs ensuite. En effet, rien de bien original ici, la basse outrageusement présente dans le son, une voix qui n’étonnera pas les amateurs d’EAGLE TWIN par exemple, même si Rob GRAVE prend une voix un peu plus Stoner, moins éraillée sur l’ultime "00/15" ou "Horsepuncher", et une rythmique de plomb idéale pour permettre aux cardiaques d’headbanguer sans danger, le métronome étant bloqué à 50 ou 60. Et pourtant, LORD OF THE GRAVE, en l’espace de 5 titres se montre très efficace et un goût de reviens-y se fait nettement sentir à la fin de l’album, l’ambiance dégagée par un "Horsepuncher" par exemple se révèle très vitre être une addiction et l’esprit plus Rock’n’roll dont s’est muni le groupe sur cet album y est pour beaucoup, un esprit qui réside surtout dans l’aspect plus immédiat de ses titres. Green Vapour est un très bon album auquel on ne pourra que reprocher une production trop faible et un manque d’originalité mais l’efficacité fait encore pencher la balance du bon côté, un album vivement conseillé qui manque juste d’un coup de folie, un titre plus énergique qui briserait tous les codes mis en places par ailleurs.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

LORD OF THE GRAVE_Band
 

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NINE COVENS - On The Dawning Of Light

Publié le par Nono666

NINE COVENS - On The Dawning Of Light
Candlelight Records
Style: Black Metal
Origine: Royaume-Uni
Sortie: 2012
Site Web: www.ninecovens.com

NINE COVENS_On The Dawning Of Light



01. Origin of Light / 02. As Fire Consumes / 03. At the Ocean’s Strand / 04. The Mist of Death / 05. The Fog of Deceit / 06. To Quench a Raging Flame / 07. White Star Acception  / 08. Over the Ocean's Way / 09. A Burning Ember

De nos jours, le Metal voit naître une ribambelle de nouveaux groupes, mais bien peu sortent du lot finalement. La plupart se contentant de revisiter le style de ceux déjà là quelques mois auparavant. Trouver de véritables perles dans ce foutoir est donc un exercice long et fastidieux. Le Royaume-Uni, terre mère de notre musique chérie, possède aussi son lot de nouveauté et c'est de là que viennent les anonymes de NINE COVENS. Comme précédemment dit, le groupe refuse de dire qui en sont les membres et c'est bien dommage car on adorerait pouvoir mettre des noms et des visages sur une pareille galette ! On The Dawning Of Light est le deuxième album du groupe, mais on sent que ces musiciens n'en sont pas à leur coup d'essai. Ces gars nous offrent un Black Metal haineux et sombre où la noirceur est partout. On a droit à une démonstration de riffs à la fois mélodiques et incisifs, inquiètants et délicieux. Ce qui surprend le plus, c'est l'intelligibilité des compositions, tout est mis en oeuvre pour que l'auditeur comprenne ce qu'il écoute, contrairement à certains de leurs confrères qui privilégient les bouillons de notes incompréhensibles. Certains titres sont de véritables offrandes faites à la noirceur elle-même comme "As Fire Consumes" ou "Origin Of Light". D'autres titres comme "The Mist Of Death" changent carrément la donne et nous offrent une facette plus posée de NINE COVENS, privilégiant l'angoisse à la colère pure dans son ambiance. Le titre instrumentale "White Star Acception" arrive comme un break orienté post-black et apporte encore une fois la preuve (si besoin est) que NINE COVENS est un groupe talentueux, aux inspirations variées et capable de surprendre sans jamais décevoir ou tomber dans l'expérimental. Les deux derniers titres nous ramènent au style originel de l'album et sont accueillis comme de véritables coups de grâce qui détruiraient les rares survivants ! Enfin, voilà ce qu'il y a à retenir de cette oeuvre : des riffs assassins, une orchestration magistrale, des chants à la hauteur des cadors du genre et une intelligibilité de haut vol trop rare dans ce milieu. Ils sont ANONYMOUS, redoutez-les !

Chronique par Germain

Note : 7,5/10

 

NINE COVENS_Band

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VOID MOON - On The Blackest Of Nights

Publié le par Nono666

VOID MOON – On The Blackest Of Nights
Cruz Del Sur Music
Style : Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.void-moon.com

VOID MOON_On The Blackest Of Nights



01. Hammer Of Eden / 02. On The Blackest Of Nights / 03. The Word And The Abyss / 04. Psychic Bleeding / 05. Cyclops / 06. Among The Dying / 07. The Burning Court / 08. Through The Gateway / 09. The Mourning Son

Dans la mouvance revival du Heavy Metal, les Suédois ne sont pas en reste et tout cela amène aussi son lot de groupes périphériques comme VOID MOON, un quartet qui, certes, s’inscrit dans une mouvance Heavy Metal mais qui nous renvoie surtout vers l'esprit Doom d’un certain MANILLA ROAD et notamment sur le début de ce premier album assez prometteur. Si on omet l’artwork fait à la gouache par le meilleur élève de la classe d’art plastique de Mme Sprong, on baigne vite dans une musique qui nous rapproche de GRAND MAGUS, SOLITUDE AETERNUS ou même CANDLEMASS sur un "The Mourning Son" très down tempo. Les Suédois n’hésitent pas à s’aventurer sur des courts intermèdes délicats histoire de contraster le côté Heavy des guitares alors que Jonas GUSTAVSON éclaircit tout cela de par sa voix totalement dans la tradition Heavy / Doom Metal, un chanteur qui ne fait aucune fausse note. Pourtant, si la musique est profondément Doom, il ne faut pas attendre ici un album sombre, on est plus dans un esprit à la WHILE HEAVEN WEPT par exemple, quelques belles mélodies font leur apparition, notamment sur les refrains, pour converger vers un King DIAMOND dans son exercice le plus grave. On The Blackest Of Nights est un premier album qui demande un temps d’adaptation non négligeable car s’il y a mélodies, elles ne sont pas évidentes et font leur œuvre petit à petit. Ce Heavy minimaliste saura convaincre la vieille garde d’Heavy Maniacs qui peuplent encore ce bon vieux continent, voilà le genre de surprise que l’on aime entendre.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

VOID MOON_Band
 

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