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CENTURIAN - Contra Rationem

Publié le par Nono666

CENTURIAN - Contra Rationem
Listenable Records
Style : Death Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Centurian333 

CENTURIAN_Contra Rationem



01. Thou Shallt Bleed For The Lord Thy God / 02. Crown Of Bones / 03. Feast Of The Cross / 04. Judas Among Twelve / 05. Antinomian / 06. The Will Of The Torch / 07. Sin Upon Man / 08. Damnatio Memoriae / 09. Adversus

L'histoire de CENTURIAN est pour le moins inhabituelle. Né en 1997 des cendres d'INQUISITOR, le groupe sort une démo et 2 albums avant de devenir NOX en 2002. NOX sort alors 2 EP et un album entre 2003 et 2010 avant de redevenir CENTURIAN en 2011, lorsque le guitariste Rob Oorthuis déclare que les compos du nouvel album sont plus proches de CENTURIAN que de NOX. Le chanteur Seth Van De Loo passe alors derrière les fûts et c'est Niels Adams (PROSTITUTE DISFIGUREMENT) qui est engagé pour assurer les voix. C'est donc sous cet ancien nom retrouvé que les Hollandais sortent leur nouvel album, Contra Rationem, chez Listenable Records. Le groupe nous livre ici un Brutal Death satanique et occulte, des morceaux généralement courts et extra rapides, une ambiance malsaine et haineuse à souhait. Ca blast non-stop du début à la fin, hormis quelques passages mid-tempo ("Crown Of Bones", "Feast Of The Cross"). Les riffs font l'effet d'un bulldozer sur les tympans : lourds, rentre-dedans, aux rythmes variés et entrecoupés de solis impressionnants. La voix n'est évidemment pas laissée pour compte. Le Growl est d'excellente qualité, intelligible et, par moments, doublé d'une voix aigue criarde comme on peut en entendre chez DEICIDE ou VITAL REMAINS sur les titres "Antinomian" ou "Sin Upon Man", par exemple; mais on était en droit d'en attendre autant de la part du vocaliste de PROSTITUTE DISFIGUREMENT... Vous l'aurez donc compris, le groupe ne fait pas dans la dentelle. Les morceaux s'enchaînent à grande vitesse et matraquent la gueule avec une violence rarement aussi bien menée. Contra Rationem est vite commencé et vite achevé, car durant moins de 30 minutes. Mais ce court laps de temps est un véritable autel dressé au culte de la violence, de la brutalité, de la haine et de l'occultisme. Un album de Brutal Death à l'esprit underground mais à la sonorité moderne et à la qualité de prod' plus que correcte, digne de ce qui sort des entrailles du label français.

Chronique par Germain

Note : 8.5/10


CENTURIAN_Band 2012
 
 


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CHICKENFOOT - LV

Publié le par Nono666

CHICKENFOOT - LV
e-a-r Music / Edel
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.chickenfoot.us 

CHICKENFOOT_LV



01. Lighten Up (live in Chicago) / 02.  Big Foot (live in Seattle) / 03.  Last Temptation (live in Seattle) / 04.  Something Going Wrong (Live in Boston) / 05.  Oh Yeah (live in Phoenix) / 06.  Down The Drain (live in Phoenix) / 07.  Turnin’ Left (live in Phoenix) / 08.  My Kinda Girl (live in Phoenix) / 09.  Learning To Fall (live in Phoenix)

CHICKENFOOT… une grande histoire qui sent le clash avec les fans de VAN HALEN ! Bref, nous ne sommes pas ici pour parler une énième fois de l’ancien parcours Van Halenien de Sammy Hagar et du bassiste originel du groupe qu’est Mickaël Anthony mais bien de leur nouveau band ! Du gros riff, du groove, du fun, voilà le programme ! Il est toujours une appréhension lorsque l’on écoute un album live… généralement, ça passe ou ça casse ! Là, on passe tellement la porte est grande ouverte ! Première chose, le son ! Très propre, on distingue tout ce qui se passe sans aucun problème, rien de brouillon, bref, chapeau à l’ingénieur du son pour la prise live et le mix studio ! L’album est ‘divisé’ en 2 parties. La première, basée sur 4 titres de la dernière tournée n’a pas été enregistrée avec Chad Smith, le monsieur groove des RED HOT, contrairement à la seconde. Bien que n’étant pas du tout fan du gang de L.A , je dois admettre que j’ai toujours aimé sa frappe et le son de sa batterie. Il est donc remplacé par l’excellent Kenny Aronoff.  La seconde partie est basée sur des titres du premier album. Ce mélange de Rock très 70’s mais aussi très moderne est vraiment une marque de fabrique chez CHICKENFOOT. On peut sans hésiter citer LED ZEPPELIN comme référence première ! Ils n’ont pas la prétention de révolutionner le monde du Rock mais simplement d’y rendre un bel hommage en jouant des titres qui donnent la patate et le smile ! Imaginez vous entrain de rouler à toute berzinguette sur une route déserte traversant les grands espaces Américains en écoutant les titres "My Kinda Girl" ou "Last Tenptation" ! Mais attention, Sammy Hagar est peut être un "Entertainer" comme son « rival » David Lee Roth, mais il sait aussi, parfois, être plus sérieux et grave, comme sur le titre "Something Going Wrong". Joe Satriani est impressionnant tout au long de cet album ! De part sa rigueur et sa propreté dans le jeu ! Il sait envoyer au bon moment et sait se mettre en retrait pour laisser place aux autres, très bon boulot ! Perso, je redécouvre cet énorme musicien. Michaël Anthony, pour sa part, assure toujours les chœurs comme personne et pose son jeu simple mais rock’n’roll à merveille sur la batterie et ce, quelque soit le batteur ! Pour terminer, Sammy, du haut de ses 66 printemps, nous gratifie d’une très grande maîtrise vocale sans faille ! Une belle Dream Team comme on aimerait en voir plus ! Tout ne peut pas être bon non plus. Je n’ai pas beaucoup de reproche pour cet album. Juste que celui-ci n’a pas été enregistré lors d’un seul et même concert. J’aime entendre ce qu’un groupe donne lors d’un show complet. Ici, on se retrouve avec des performances enregistrées à Seattle, Chicago et Boston pour la première partie du CD. Par contre, le reste est issu d’un concert donné à Phoenix en 2009. Autre dernier petit point noir : 9 titres… je trouve ça un peu léger quand même ! Surtout qu’il y avait encore quelques bons titres en stock… dommage ! Heureusement que l’album est très bon car sinon, la note n’aurait pas été aussi bonne ! En espérant qu’ils repassent bientôt par la France pour enfin avoir la chance de les voir. Pour tous les amoureux de Big Rock sans prise de tête, foncez l’acheter, c’est du tout bon !

Manu de DEAD N CRAZY
www.deadncrazy.com 

Note : 8/10


CHICKENFOOT_Band
 
 


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LOVE AND DEATH - Between Here & Lost

Publié le par Nono666

LOVE AND DEATH - Between Here & Lost
Tooth & Nail Records
Style : Nu Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.loveanddeathmusic.com

LOVE AND DEATH_Between Here & Lost



01. The Abandoning / 02. Whip It / 03. Watching The Bottom Fall / 04. By The Way / 05. Meltdown / 06. My Disaster / 07. I W8 4 U (feat. Mazttie Montgomery) / 08. Fading Away / 09. Paralized / 10. Chemicals / 11. Bruises

Tu sais que tu prends soin de tes affaires quand tu possèdes un t-shirt KORN où figure encore Brian Welch et qu’il est en parfait état (le T-shirt, pas Brian Welch), mais bref, on n’est pas là pour parler chiffons, mais du nouvel opus « solo » de Mr Brian « Head » Welch au sein de LOVE AND DEATH, 5 ans après Save Me From Myself, son premier album solo, et 8 ans après avoir quitté KORN pour cause de révélation divine (il y a pire comme raison, et dans la foulée il a arrêté la drogue, pas mal). Between Here & Lost est un album de Nu Metal d’un peu plus de 40 minutes dans lequel Brian Welch démontre son habileté au chant et son talent indéniable pour la composition (qui n’était plus à démontrer, mais on en reprend une louche). Comme c’est un album Nu Metal, on notera quelques redondances, mais au-delà de ça, LOVE AND DEATH et son leader charismatique nous abreuvent de mélodies « catchy », superbement menées par et accompagnées par un chant très maîtrisé, qui ont le potentiel de « tubes nu metal » (et je dis ça absolument sans dénigrer, je calcule ceci à l’échelle PAPA ROACH / LINKIN PARK). Beaucoup d’influences se mélangent ici, mais c’est aussi le propre du Nu Metal, genre hybride, qui a du mal à se définir (n’oublions que dans cette catégorie bâtarde se côtoient SYSTEM OF A DOWN, SLIPKNOT et LIMP BIZKIT, ce qui nous fait nous écrier « mais rien à voir !!! » et pourtant…). Il y a pourtant des références évidentes ici (celles qui le sont moins, je les passe sous silence, je ne veux pas ressembler à ces adeptes des théories du complot qui trouveront que tout est en lien avec ceci ou cela) : l’intro de "Fading Away" ne vous rappelle rien ? Moi si ! ("A.D.I.D.A.S" !) Mais évidemment, c’est parce que j’aime être tatillonne… Et qu’il est bien normal de trouver quelques passages de cet album « kornesques », puisque le leader et compositeur est un des fondateurs de KORN. Quoi qu’il en soit, « Head » a su trouver une voie différente, et malgré quelques passages de l’album où les paroles susurrées nous feront invariablement penser à Jonathan Davis, il faut bien avouer que Brian Welch mérite amplement cette place de leader qu’il occupe avec prestance et brio. Un morceau d’ouverture brillant, qui annonce la couleur ("Wake Up Sleepy, Wide Awake"), suivi de morceaux superbes, avec une mention spéciale pour "Watching The Bottom Fall". Si le Nu Metal représente tout ce que je déteste, il contient toujours quelques perles, et si ici il est inutile de chercher le détail original, cet album vaut le détour, ne serait-ce que pour la voix magnifique de Brian Welch.

Chronique par Nastassja

Note : 8/10

 

LOVE AND DEATH_Band
 

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INFINITE TRANSLATION - Masked Reality

Publié le par Nono666

INFINITE TRANSLATION - Masked Reality
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.infinitetranslation.com

INFINITE TRANSLATION_Masked Reality



01. Malicious Mental Oppression / 02. Destined To Death / 03. Join The Masses / 04. Killing Solution / 05. I’ll Love You Dead / 06.Lead To Madness / 07. Life Of Submission / 08. The Boat Can Leave Now / 09. Masked Reality

On l'a déjà dit et on le répète : le Thrash s'offre une seconde jeunesse, une renaissance ô combien jubilatoire et prolifique. Certains puristes sceptiques diront que tout à été fait et qu'il ne sert à rien continuer. A ceux là, je dis: "Ecoutez donc INFINITE TRANSLATION !". Le groupe s'est formé en 2005 et est originaire de la belle région de Lille. Alors, qu'est-ce que ces Chti'mis ont dans le ventre ? Hé bien, leur deuxième album, Masked Reality, nous offre un Thrash old-school aux influences teutonnes très marquées. Les neufs morceaux qui composent ce petit bijou sont un concentré de violence et de rapidité nourri d'une énergie à vous couper le souffle. Nos Lillois manient leurs instruments avec une dextérité digne des grands de la Bay Area et enchaînent les riffs avec une fougue impressionnante. La voix n'est pas sans rappeler un certain John Connelly (NUCLEAR ASSAULT) ou un Andreas "Gerre" Geremia (TANKARD) alors que les parties de batterie redéfinissent la notion de "précision" tant c'est réglé à la nanoseconde près. Le seul break qui nous est laissé est le titre instrumental "The Boat Can Leave Now" d'à peine une minute. Evidemment, il n'est pas question de révolutionner le style, les riffs et la structure des morceaux ont biensûr été utilisés des milliers de fois mais ça n'enlève rien à l'efficacité des titres qui donnent envie de se démettre les cervicales dés les premières secondes. On retiendra également le son brouillon qui donne un aspect "usé" à la musique des Français qui tentent de nous rappeler la saveur des vieux albums d'antan.  Je terminerai en vous faisant remarquer l'artwork à la fois drôle, subtilement décalé et en totale phase avec le titre et l'esprit de cet album. Cette couverture est l'oeuvre de Ed Repka, à qui on doit, entre autre, les pochettes de Rust In Peace et de Peace Sells de MEGADETH. Masked Reality est un excellent album de Thrash nouvelle génération et INFINITE TRANSLATION peut donc rassurer tous les Thrasheurs français qui cherchaient depuis longtemps leur EVILE ou leur MUNICIPAL WASTE national.

Chronique par Germain

Note : 9/10

 

INFINITE TRANSLATION_photo
INFINITE TRANSLATION_Logo
 
 

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NIGHTFALL - Cassiopeia

Publié le par Nono666

NIGHTFALL – Cassiopeia
Metal Blade Records
Style : Death/Doom/Black Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/nightfallgr

NIGHTFALL_Cassiopeia



01. Phaethon / 02. Oberon & Titania / 03. Colonize Cultures / 04. The Nightwatch / 05. Stellar Parallax / 06. Hubris / 07. The Reptile Gods / 08. Hyperion / 09. Akhenaton, The 9Th Pharoh Of The 18th Dynasty / 10. The Sand Reckoner / 11. Astropolis

Après Astron Black And The Thirty Tyrants qui marquait le retour du groupe 4 années après son split, nous attendions de voir si ce retour s’inscrivait sur la longueur. Il semblerait que oui puisque Cassiopeia débarque pour donner une suite à la discographie bien remplie des Grecs. NIGHTFALL qui a si souvent fait évoluer son Metal avant son split a désormais trouvé sa voie en alliant une base Death/Black mélodique au Doom Metal et au Metal mélodique que l’on peut rapprocher de SEPTIC FLESH ou de ROTTING CHRIST dont les racines semblent identiques mais ce Cassiopeia se rapproche également de la démarche de MOONSPELL ("The Nightwatch") puisque le Black Metal tient une assise importante sur ces 11 titres. Les Grecs ont soigné la dynamique de l’album avec des titres immédiats comme "Phaethon" ou "Akhenaton, The 9th Pharaoh Of The 18th Dynasty" habilement placés en début et en fin d’album alors que d’autres titres plus surprenants jonchent Cassiopeia comme "Hyperion" et son plan musical répétitif qui lui donne un aspect Industriel sans pour autant en avoir réellement la forme. Là où son aîné était compact, ce nouvel opus s’avère plus varié et ce grâce à ce solo parfaitement Heavy Metal sur "Colonize Cultures" et ses passages grandiloquents que nous retrouvons également sur d’autres titres de cet album ("Hubris") mais aussi grâce aux variations de tempo et dans ce domaine l’ajout de passage down tempo est une arme imparable ("Astropolis", "Phaethon"). Le groupe qui a encore subi quelques remaniements de line-up depuis 2010 manque encore la marche avec quelques petites fautes de goût inhabituelles pour un groupe du niveau de NIGHTFALL ainsi les notes de claviers sur le refrain d’"Oberon & Titania" sont vraiment déstabilisantes et paraissent datées alors que ce même effet est plus réussi sur "Hubris", l’artwork est d’une sobriété qui pourrait faire croire à de la paresse de la part du groupe dans ce domaine (même si NIGHTFALL n’a jamais su proposer des imageries très soignées). Au niveau de la production ce Cassiopeia est clairement axé guitare et la nature sombre des morceaux est ici mise en avant ("The Nightwatch"). Avec un neuvième album de bonne qualité, NIGHTFALL se réinstalle dans le paysage Metal mais un petit plus manque encore pour véritablement mettre ce groupe sur l’estrade qu’il mérite, en tout cas la qualité de ses albums est bien plus régulière qu’avant, c’est déjà ça !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

NIGHTFALL_Photo 2012
 

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IDOLS FOR DINNER - Tenant Of A Declining World

Publié le par Nono666

IDOLS FOR DINNER – Tenant Of A Declining World
M&O Music
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/IdolsForDinner

IDOLS FOR DINNER_Tenant Of A Declining World



01. I Sell You That World / 02. Legally Instituted Murder / 03. Perpetual Decline / 04. Scarlet / 05. Prosthetic Memories / 06. We The Lost Travelers / 07. Mask Of Sorrow / 08. Districts Of Fear   
 
Le Deathcore étant un style très en vogue ces derniers temps, voyons ce que IDOLS FOR DINNER propose pour se démarquer d'un genre saturé de groupes proposant plus ou moins la même recette... Bon, l'intro n'était pas vraiment nécessaire tant elle n'apporte rien hormis un grognement et un riff des plus basique sur 30 secondes... La suite est, par contre, beaucoup plus intéressante, le groupe démontre sa capacité à captiver l'auditeur par des ambiances glauques, des guitares puissantes et catchy mais aussi très mélodiques, un batteur survitaminé, des structures à tiroirs et un chant brutal qui alterne entre registre très grave et très aigu... la recette du Deathcore en somme... Les titres sont cohérents et passent très bien, les accroches mélodiques sont présentes et la violence musicale aussi ! Les guitares alternent le plus souvent entre des thèmes harmonisés du plus bel effet et de bonnes rythmiques très incisives ("Scarlett", "Prosthetic Memories"). La production est plutôt bonne et dans la norme du style, bien que j'aurai aimé entendre des guitares un poil plus aggressives... "We The Lost Travellers" apporte une petite touche de fraîcheur avec son thème à la guitare classique très réussi et enjôleur. Bref, avec Tenant Of A Declining World, le groupe remplit le cahier des charges sans fausse note et à défaut de sonner original, il fait très bien son boulot et donne envie de voir à quoi ça ressemble sur scène !

Chronique par Ziltoik Skeksis

Note : 8/10

 

IDOLS FOR DINNER_Band

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PARADOX - Tales Of The Weird

Publié le par Nono666

PARADOX - Tales Of The Weird
AFM Records
Style : Thrash/Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.paradox-bangers.de

PARADOX_Tales Of the Weird



01. Tales Of The Weird / 02. Day Of Judgement / 03. Brutalized / 04. Fragile Alliance / 05. Escalation / 06. Brainwashed / 07. Slashdead / 08. Zeitgeist / 09. The Downward Spiral / 10. A Light In The Black

PARADOX est de retour ! Nouveau line-up, nouvel album et retour aux sources pour la bande à Steinhauer. La bande est ravie de compter parmi ses nouveaux membres Daniel Buld (ex-HATRED) à la batterie et Christian Münzner (OBSCURA, SPAWN OF POSSESSION, ex-NECROFAGIST, ex-METALFORCE...) à la guitare lead. Le nouvel album s'intitule Tales Of The Weird et est sorti chez AFM Records. Que dire sur ce nouveau bébé ? Hé bien qu'il est plus centré sur le speed que sur la violence comme l'était son prédécesseur Riot Squad. Des morceaux speed donc, et surtout la spécialité de PARADOX : des riffs, des riffs à la pelle ! On commence avec le morceau éponyme qui démarre avec une longue et superbe intro acoustique sur fond de tonnerre et de hurlements de loups. Le titre est très long (plus de 9 minutes !) et regorge d'influences Power Metal dans sa compo et les lignes de chant. D'ailleurs ces influences Power et Heavy sont clairement ressenties tout au long de l'album. Il faut attendre le troisième titre, "Brutalized" pour vraiment commencer à entendre du Thrash, à l'instar de "Slashdead" ou "Escalation" qui montrent le groupe sous son aspect le plus sombre et enragé. Même si les Allemands offrent un album très axé sur le speed, ils savent aussi ralentir le pas et nous proposer des morceaux aérés et transcendants comme un "Fragile Alliance" aux nombreux changements de tempo ou "Brainwashed" qui arrivent comme un bol d'air frais au milieu de tous ces soli défiant la vitesse même du son. Autre point fort à ne pas négliger : la voix. Charly Steinhauer a, dans la gorge, une énergie unique, une tonalité à la fois rétro et actuelle. Il ne monte pas trop souvent dans les aigus et reste dans des tons agréable à l'oreille et sans jamais en faire des caisses. Sa voix colle à merveille avec l'ambiance et à l'énergie des morceaux et prouve que le Thrash n'est pas seulement réservé aux voix rocailleuses ou criardes. On n'oubliera pas de noter enfin l'excellent travail de production et de mixage réalisé au studio Woodshed. On termine en beauté avec la très bonne reprise de RAINBOW, "A Light In The Black". Tout y est, même le solo de claviers assez étrange, mais en accéléré. Bien sûr, on serait tenté d'émettre des réserves quant à la reprise d'une oeuvre du regretté Dio, mais rassurez-vous, Charly a très bien su s'approprier le titre sans être obligé de le reprendre à la note près, ce qu'ont la fâcheuse habitude de faire les amateurs de covers... Le seul bémol qu'on pourrait trouver à cet opus est sa longueur et la redondance de certains titres qui pourraient faire apparaître un sentiment de lassitude. Mais Tales Of The Weird reste un excellent album très travaillé, énergique et plein de caractère. Il vaut largement le détour et doit au plus vite être joué live.

Chronique par Germain

Note : 7/10

 

PARADOX_Band
 
 

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STEVE LUKATHER - Transition

Publié le par Nono666

Grand fan de TOTO et de STEVE LUKATHER devant l'éternel, Manu du groupe DEAD N CRAZY s'improvise aujourd'hui chroniqueur et vous donne son avis sur Transition....



STEVE LUKATHER - Transition
Mascot Records
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.stevelukather.net

STEVE LUKATHER_Transition



01. Judgement Day / 02. Creep Motel / 03. Once Again / 04. Right The Wrong / 05. Transition / 06. Last Man Standing / 07. Do I Stand Alone / 08. Rest Of The World / 09. Smile

Lorsque mon ami Nono666 de HEAVY SOUND WEBZINE me proposa de faire la chronique de cet album, j’ai dit « OUI » sans hésiter ! STEVE LUKATHER…l’un des guitaristes, et surtout musiciens, qui m’a le plus influencé et donné envie de faire de la musique mon métier. Bref, après presque 3 ans d’absence depuis son précédent album, Luke revient très en forme, armé de sa nouvelle guitare signature ! Avant toute chose, si vous n’aimez pas les belles mélodies, le mélange de Jazz Rock, de Blues et de Pop, merci de passer votre chemin ! Cet album regorge de subtilités ! Notons un superbe travail d’enregistrement ainsi que sur le mixage.  Certaines chansons pourraient directement faire partie de certains albums du groupe TOTO. "Judgement Day" et "Creep Motel" iraient sans aucun problème sur Mindfield, l’album qui a relancé TOTO en 1999. Ce mélange si particulier entre des nappes de claviers, de riffs tournant et d’une ambiance jazzy font vraiment références, pour ma part, à ce dernier. Le titre "Once Again" lui irait parfaitement sur l’album plus intimiste et acoustique Tambu. Luke a mis le chant très en avant depuis plusieurs années et cet album marque encore un sacré travail effectué ! Quelle voix… ! Je me suis amusé à le comparer au chanteur d’HELLOWEEN, Andy Deris, sur la fin des couplets de "Judgement Day" ! En plus d’avoir un jeu de guitare hallucinant sur tout l’album, il est depuis plusieurs années déjà, devenu un très grand chanteur ! Les mélodies s’enchaînent, on passe d’une ballade FM ("Once Again") à un Blues à l’ambiance piano-bar enfumé ("Rest Of The World"), d'un titre Pop-Rock qui devrait être balancé sur certaines radios FM Françaises, histoire d’entendre de la vraie et bonne Pop-Rock ("Last Man Standing") à un titre commençant par une belle intro bourrée de claviers et de programmation et qui, un peu plus tard, se teinte d’une couleur Pink Floydienne ("Right The Wrong") à un hit taillé pour la scène qui donne envie de bouger dés les premières notes ("Do I Stand Alone")…bref un régal ! La chanson "Transition" est un sacré titre. Dur d’écoute la première fois, mais quel travail mélodique ! On commence par du Jazz, puis, par de la fusion pour arriver sur une guitare acoustique entourée de chœurs et qui repart comme elle a commencé…chapeau ! Dernière chanson de l’album : "Smile", titre que j’ai envie de dédier à tous les guitaristes car mettre autant de feeling dans son jeu relève d’un sacré défi pour bon nombre d’entre nous. Certains feraient mieux d’oublier leurs gammes pentatoniques et leur métronome pour se consacrer au plus important : l’émotion ! Bien entendu, depuis le début, je ne parle que du bonhomme, mais ce dernier a su parfaitement s’entourer en studio, car la basse/batterie groove, la programmation des claviers est superbe, en gros, ça joue ! Pressé de le revoir sur scène, en mars prochain au Bataclan !

Chronique par Manu de DEAD N CRAZY
www.deadncrazy.com

Note : 8.5/10

 

STEVE LUKATHER

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OTEP - Hydra

Publié le par Nono666

OTEP - Hydra
Victory Records
Style : Nu Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/otepofficial

OTEP_Hydra



01. Rising / 02. Blowtorch Nightlight / 03. Seduce & Destroy / 04. Crush / 05. Hematopia / 06. Necromantic / 07. Quarantine / 08. Voyeur / 09. Apex Predator / 10. Feral Game / 11. Livestock / 12. Hag / 13. Theophagy

Cracher sur un album d’OTEP est un sport mondialement pratiqué et très apprécié des métalleux qui sont taxés de « sexistes » dès qu’ils émettent une critique à propos de la musique de cette dame. Je ne suis pas très fan du Metal avec du chant féminin, et si il y a maintenant presque 10 ans (quand le Nu Metal et le chant féminin étaient très à la mode), j’avais trouvé qu’écouter quelques morceaux d’OTEP me conféraient plus de charisme qu’aux copines qui se pâmaient sur du NIGHTWISH, je réalise que prendre du recul, et bien ça a du bon. Quand on découvre, ça a l’air chouette, mais ça devient rapidement chiant. Madame Otep Shamaya a expliqué en long et en large son album concept (le dernier apparemment, j’ai entendu quelques soupirs d’aise), mais c’est simplement n’importe quoi. Si on déshabille un peu la bête, on se dit qu’en langage non publicitaire c’est : « vous allez passer une petite heure à vous ennuyer comme jamais ». J’ai sincèrement cru que j’avais oublié de désactiver la lecture en boucle. "Hag" sera un intermède plus « Death » qui aura peine à nous sortir du profond sommeil provoqué par "Voyeur" et "Apex Predator", soit deux fois 5 minutes de murmures et récitations avec peu de variations de ton et aucunes sur la trame musicale. Et une fin d’album avec six minutes de « rebelote que je murmure » avec "Theophagy". C’est lent, c’est lassant, en cas d’insomnie, prendre une dose d’Hydra avec une tisane de camomille. Madame Otep est poète, et elle récite : pourquoi se fendre d’un album alors qu’il lui suffirait de mettre ses nouvelles créations sur Lulu.com comme elle l’a déjà fait ? J’ai écouté Hydra et j’ai perdu mon temps, cet album n’a rien remué (sauf peut-être la blogosphère orientée Metal), je le trouve musicalement très pauvre et si j’ai envie d’entendre quelqu’un murmurer sur de la musique pseudo-atmosphérique… Non je n’ai jamais envie d’entendre des trucs comme ça à vrai dire.

Chronique par Nastassja

Note : 5/10

 

otep2-band
 

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SUBDIVISION - Day Zero

Publié le par Nono666

SUBDIVISION - Day Zero
Autoproduction
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.subdivision.fr

SUBDIVISION_Day Zer0



01. Intro / 02. Nil / 03. Rain Of Pain / 04. Recoil Of Nature / 05. Impersonate / 06. Forget My Past / 07. Day Zero

Après une intro qui m’a fait penser que j’étais en train d’écouter un vieux CRADLE ou DIMMU BORGIR, le premier morceau met en évidence un premier problème : le mixage met beaucoup trop en avant le chant guttural (excellent, mais encore faut-il pouvoir entendre les autres musiciens non ?), puis, solo de guitare. Maintenant que j’en ai terminé avec le choc de la première écoute, je peux passer aux choses sérieuses. Les strasbourgeois de SUBDIVISION livrent ici un EP de 30 minutes, leur bébé, très désiré, et très travaillé, peut être même un peu trop, mais j’y reviendrai. Passée la première écoute qui peut laisser perplexe, on se rend compte que les problèmes de mixage ne sont pas bien grave, et que la suite annonce du lourd. Je n’ai pas aimé le début du EP, mais pas du tout, jusqu’à "Recoil Of Nature" qui annonce une fin d’EP sous de meilleurs auspices. Pas mal de détails m’ont dérangée, mais surtout les sons synthétiques, et une incohérence générale. SUBDIVISION est encore en phase d’expérimentation, ils se cherchent, et ça se sent. Ce qui se sent aussi, c’est le plaisir qu’ils ont eu à travailler sur ces morceaux et leur volonté évidente de bien faire, ce qui a sans doute beaucoup contribué au rendu « foutoir » sur certains titres : en voulant trop en mettre, on entasse, et l’effet final est que nous ne savons plus où donner de l’oreille ou définir ce que l’on est en train d’écouter. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, car j’ai trouvé "Recoil Of Nature", "Impersonate" et "Day Zero" sublimes. Cet EP me donne envie de connaître la suite, il ne manque qu’un peu de maturité et de stabilité, mais l’essentiel est là : du talent, de l’inspiration, de bons morceaux, de la maîtrise technique, et il ne reste plus qu’à mettre un peu d’ordre dans tout ça. En attendant la suite, « bravo » à ces messieurs.

Chronique par Nastassja

Note : 7,5/10

 

SUBDIVISION_Band
 

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