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REPULSIVE AGGRESSION - Conflagration

Publié le par Nono666

REPULSIVE AGGRESSION – Conflagration
Schwarzdorn Production
Style : Thrash/Death Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/RepulsiveAggression

REPULSIVE AGGRESSION_Conflagration



01. Necrosis / 02. Plaguebringer / 03. Breaking Wheel / 04. Sub Human Destruction / 05. Predator / 06. Repulsive Aggression / 07. Reborn Through Annihilation / 08. Leave Her To Rot / 09. Spawn / 10. Conflagration

Formé en 2008 par Saether (SVARTTJERN) et Holter (ex-SVARTTJERN), on se doute que REPULSIVE AGGRESSION n’existe pas pour promouvoir la beauté du monde. En effet après une démo 3 titres, c’est vers la structure Schwarzdorn Production que les Norvégiens se tournent pour sortir leur premier album, Conflagration, qui devrait dynamiter ce début d’année 2013. Le trio pratique un Death Metal très old-school largement teinté de Thrash Metal bien crade et notamment dans ses rythmiques aux allures de brise nuque. Rien de bien nouveau donc dans ce Conflagration, juste un condensé de Metal extrême en 10 titres puissants et pourtant non dénués de talent d’écriture et de production, les gaillards n’étant pas des débutants, on remarque tout de suite un trio très à l’aise avec son style qui montre sa détermination. Ainsi les leads de "Breaking Wheel" illuminent un peu cet album démarré de façon bien sombre et brutale, notamment avec "Plaguebringer" qui trouve un écho sur un "Sub Human Destruction" particulièrement virulent. On relèvera aussi un "Reborn Through Annihilation" qui démontre toute la connaissance de ces gars pour donner à un album des moments clés, ce titre plus structuré amène suffisamment de variation dans le tempo pour faire de ce premier opus un album brutal mais assez nuancé pour ne pas lasser. Pourtant, il ne faut pas prendre REPULSIVE AGGRESSION pour ce qu’il n’est pas, un groupe daté, la production de Conflagration est tout ce qu’il y a de contemporain, on est loin des clichés de Metal extrême baveux des 80’s qui refait surface dans l’underground, les guitares sont bien définies, même si le son n’est pas nettoyé, la batterie claque mais ne sonne pas triggée alors que la basse donne beaucoup de profondeur au son de ce premier album. Une bonne entrée en matière pour les Norvégiens.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

REPULSIVE AGGRESSION_Band 2012
 

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ASYLUM PYRE - Fifty Years Later

Publié le par Nono666

ASYLUM PYRE - Fifty Years Later
Massacre Records
Style : Melodic Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.asylumpyre.com

ASYLUM PYRE__Fifty Years Later



01. Will You Believe Me ? / 02. Dead In Copenhagen / 03. The Frozen Will / 04. These Trees / 05. The Herd / 06. Fisherman's Day / 07. Against The Sand / 08. Any Hypothesis / 09. Just Before The Silence / 10. Fifty Years Later

Si Natural Instinct ?, le premier album d'ASYLUM PYRE, avait su attirer notre attention à sa sortie en 2009, le groupe a du ensuite faire face aux départs de sa chanteuse, Carole ALCANTARA, et de son batteur, Emeric ARNAUDEAU... Si l'on a pu avoir quelques doutes quant à la capacité des Parisiens à rebondir et à revenir avec un nouvel opus au moins aussi bon que le premier, ce Fifty Years Later est là pour nous rassurer. ASYLUM PYRE a su s'adapter et évoluer jusqu'à nous proposer cette seconde réalisation d'excellente facture. Chaos Heidi, vocaliste qui a notamment fait ses armes au sein de groupes tels que DESPAIRHATE et WHISPERING TALES a parfaitement su s'intégrer au groupe et nous offre ici une bien belle prestation, faisant preuve d'un registre vocal assez large et d'une puissance vocale impressionnante... alors certes la dimension symphonique qui était une des composantes sur l'album précédent a quasiment disparue avec le départ de Carole ALCANTARA dont le chant lyrique y était pour beaucoup... Toutefois, rassurez vous, l'identité d'ASYLUM PYRE est toujours là, on sent simplement que le groupe a muri et qu'il a approfondit son travail d'écriture à travers des compos plus variées mais également plus Heavy et techniques. Si tout l'album est d'un excellent niveau, quelques titres tirent toutefois leur épingle du jeu, à commencer par l'entêtant "These Trees", le diablement efficace "Dead In Copenhagen", l'entrainant "Against The Sand", le speed "Just Before The Silence", "The Frozen Will", sans oublier la superbe ballade acoustique "Fisherman's Day" chanté par Johann CADOT qui n'est pas sans rappeler Marco HIETALA (NIGHTWISH)... En d'autres termes, un superbe album qui à n'en point douter comblera les attentes des fans... Avec Fifty Years Later, ASYLUM PYRE entre dans la cour des grands, on en attendait pas moins de cet excellent groupe !

Chronique par Nono666

Note : 8,5/10

 

Asylum Pyre_Band 2012
 

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MORS PRINCIPIUM EST - ...And Death Said Live

Publié le par Nono666

MORS PRINCIPIUM EST - ...And Death Said Live
AFM Records
Style : Death Mélodique
Sortie : 2012
Origine : Finlande
Site Web : www.morsprincipiumest.com

MORS PRINCIPIUM EST_...and Death said live



01. The Awakening / 02. Departure / 03. I Will Return / 04. Birth of the Starchild / 05. Bringer of Light / 06. Ascension / 07. ...And Death Said Live / 08. Destroyer of All / 09. What the Future Holds / 10. The Meadows of Asphodel / 11. Dead Winds of Hope

Il n'est jamais simple pour un groupe de vivre le départ de sa tête pensante et c'est précisément ce qui est arrivé à MORS PRINCIPIUM EST. Après 5 ans de silence et le changement de ses deux guitaristes, le groupe revient avec son nouvel album ...And Death Said Live. Le départ de Jori Haukio et Jarkko Kokko marque un tournant dans l'histoire de la formation finlandaise et même si leurs remplaçants Andhe Chandler et Andy Gillion sont à la hauteur d'un point de vue technique, les changements restent notables, mais est-ce dans le bon sens du terme ? La musique du combo garde le même fil rouge: un Death mélodique à la production et à la technicité impressionnante, un clavier se mêlant aux guitares avec une rare efficacité et un chant énervé et travaillé. Cependant, l'album n'est pas accessible à la première écoute, il faut de la patience et de l'attention pour en comprendre les rouages. Les nouveaux gratteurs/compositeurs ont monté la potentiel technique d'un cran ("Destroyer Of All"), mais on regrette amèrement le manque cruel de véritables tubes ou de riffs accrocheurs. L'aspect mélodique passe malheureusement un peu trop souvent au second plan à cause d'un clavier trop mis en retrait, sauf en de rares exceptions ("...And Death Said Live"). La batterie et la basse remplissent bien leur rôle de base rythmique, mais sans plus. Pas de fioritures, de break ou de solo dignes de ce nom. Le moment fort de cet album restera l'enchaînement des titres "Birth Of The Starchild" et "Bringer Of Light", deux morceaux différents mais complémentaires. Le reste de l'opus tombe malheureusement dans la monotonie et le linéaire ("Departure", "What The Future Holds"). Néanmoins, le dernier titre, "Dead Winds Of Hope", apporte un dernier souffle d'espoir à cette galette quelque peu décevante. Enfin de vrais solis vertigineux, une batterie déchaînée et une originalité retrouvée. On a la chance d'avoir deux guests sur ce titre et pas des moindres, à savoir Ryan Knight (guitariste de THE BLACK DAHLIA MURDER) et Jona Weinhofen (guitariste de BRING ME THE HORIZON). Serait-ce à eux que l'on devrait cette pêche retrouvée ? Pour conclure, ...And Death Said Life est un album médiocre. La technicité et la production sont très bonnes et la volonté y est ; mais on regrette vraiment le manque de masterpieces et de panache sur la plupart des titres. Soyons patients, les nouveaux venus doivent encore se mettre à l'aise et s'approprier l'identité du groupe...

Chronique par Germain

Note : 5/10

 

Mors Principium Est_Band 2012
 

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GHORD - All My Live

Publié le par Nono666

GHORD - All My Live
Autoproduction
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.ghord.fr

GHORD_All My Live_cover



01. Underworld In Mourning / 02. Will You Understand This Act I - March With The Devil / 03. One Week / 04. Blasphemy / 05. Will You Understand This Act II - Mentally Blind / 06. Colors Of Death / 07. Paradise Of Insanity / 08. Bloodsuckers / 09. Phantasmagoria / 10. All My Life / 11. I'm Your Butcher / 12. Sublime Disasters

Après deux albums en 2006 et 2007 et un changement de line-up, GHORD revient avec un album live. Il est réjouissant de remarquer qu’après un petit passage à vide dans leur carrière, les Nancéens n’ont rien perdu de leur énergie, et ils nous embarquent pour 45 minutes de live où ils s’éclatent comme des bêtes. S’il est inutile de rechercher l’originalité chez GHORD, il est indéniable que ces gaillards de la scène Thrash old-school française ont la pêche et savent transmettre leur enthousiasme, ils ont plaisir à jouer, et ça s’entend ! Niveau technique, rien à dire, et le chant guttural est parfait sur ce live. Gros bémol, la qualité de l’enregistrement, qui laisse ma foi un peu à désirer, mais ne demandons pas la lune. Au-delà de la qualité de l’enregistrement, c’est bien la qualité du groupe qui nous intéresse, que les admirateurs se rassurent, ils ne sont pas rouillés, et qui plus est, ils auront l’occasion de le démontrer en live puisque des dates sont déjà prévues. J’ai beaucoup aimé "Paradise Of Insanity" qui donne un bon aperçu de l’album, si quelqu’un a envie de se mettre l’eau à la bouche. Alors oui, GHORD ne casse pas trois pattes à un canard, mais le groupe reste fidèle à lui-même (« il s’intitule comme il se prénomme » spoile !) et cet album live fera des heureux. Je me demande pourquoi le chanteur ne quitte presque pas le « parler guttural » entre les morceaux, mais les rares « breaks » de ce All My Live montrent bien une grande envie de communiquer la fièvre Metal au public, avec humour. En attendant un nouvel album, que le groupe aurait envie de créer courant 2014, ce live, avec ses qualités et défauts (un public en délire qui semble être constitué de cinq personnes … par exemple), saura faire patienter. La première partie du live est meilleure que la fin cependant, par exemple, le titre "All My Life", qui est un raté de l’album, pardon messieurs.

Chronique par Nastassja

Note : 6,5/10

 

GHORD_Band
 

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SPEED SCIENCE - The Theory Of A Genesis

Publié le par Nono666

SPEED SCIENCE - The Theory Of A Genesis
Autoproduction
Style : Indus' Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.speedscience.net

SPEED SCIENCE_The Theory of a Genesis



01. Prequel / 02. The Theory Of A Genesis / 03. Secret Works / 04. Cells / 05. The E.V.E / 06. Scripts To Pursue / 07. (P)reset / 08. Strain 16 / 09. The Needs Beneath / 10. The Seeds Beyond / 11. Perpetuate / Sequel

Fondé en 2003, le “groupe-concept” picard SPEED SCIENCE livre enfin son premier album, The Theory Of A Genesis, après de longues années à travailler le projet et à slalomer entre les changements de line-up (la page « bio » de leur site donnera une meilleure idée de l’imbroglio à qui veut en savoir plus). Le résultat de ces neuf années de labeur et de recherche : un album digne des meilleures offrandes à la scène Metal française. SPEED SCIENCE mêle habilement des influences Thrash et Indus’ dans un album brillant, incroyablement abouti, ce qui peut être surprenant pour un premier essai mais qui ne l’est pas quand on se renseigne plus avant sur le projet. La musique est un art qu’ils ont utilisé comme moyen de questionnement philosophique, rien que ça : The Theory Of A Genesis est donc le questionnement de ces trois sujets pensants (Batt Cauchy, Julien Cozette et Florian Ménard) à propos du monde, de l’humanité, de son état et de son devenir. D’une incroyable cohérence musicale, cet album est aussi l’occasion de découvrir un univers complet bâti par les artistes du « projet », un univers né de la science-fiction et du steam-punk. Le mélange des influences est parfait, fluide, on reconnaîtra autant les influences « Thrash » à la LAMB OF GOD que les emprunts au meilleur du Metal Indus’ avec des samples très bien choisis et intégrés. La maîtrise technique des musiciens est époustouflante, ils sont en symbiose et la magie opère (tous les remaniements qui ont ralenti le projet n’ont donc pas été vains). L’atmosphère qui entoure cet album est un mélange d’inquiétude et de violence, dans un monde troublé, et qui nécessite une perpétuelle remise en question : le miroir de SPEED SCIENCE. Neuf ans, c’est long, mais The Theory Of A Genesis en valait bien le coup. Un superbe début, et vivement la suite...

Chronique par Nastassja

Note : 9/10

 

SPEED SCIENCE_Logo
 

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THERION - Les Fleurs du Mal

Publié le par Nono666

THERION - Les Fleurs du Mal
End Of The Light
Style : Symphonic Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.megatherion.com

THERION_Les Fleurs du Mal



01. Poupée de Cire, Poupée de Son / 02. Une Fleur dans le Coeur / 03. Initials B.B. / 04. Mon Amour, Mon Ami / 05. Polichinelle / 06. La Maritza / 07. Soeur Angélique / 08. Dis Moi Poupée / 09. Lilith / 10. En Alabama / 11. Wahala Manitou / 12. Je n'ai besoin que de Tendresse / 13. La Licorne d'or / 14. J'ai le Mal de Toi / 15. Poupée de Cire, Poupée de Son / 16. Les Sucettes

Christofer JOHNSSON n'est pas homme à se décourager et à abandonner facilement, et ce n'est pas le refus de son label, Nuclear Blast, de sortir Les Fleurs du Mal, qui sera venu à bout de sa motivation... Coute que coute, ce nouvel album constitué de reprises de chansons issues de la variété/Pop française des années 60/70 auquel il croit tant doit sortir, même si pour cela il doit s'autoproduire et tout financer de ses propres deniers... Christofer JOHNSSON aime suivre ses envies quitte à surprendre et à se mettre à dos une partie du public Metal, ce qui se vérifie encore une fois avec Les Fleurs du Mal, un album qui ne va laisser personne indifférent et qui risque bien de diviser les fans, notamment ceux qui s'arrêteront au premier abord, constatant qu'il ne s'agit là que de variété française revue à la sauce THERION et qui ne feront même pas l'effort de tenter de rentrer dans cet album, certes à part, mais pourtant très bon... préférant critiquer la démarche des Suédois... Ah, ces foutus préjugés !!! Bordel, achetez vous une paire d'oreilles, écoutez Les Fleurs du Mal et vous verrez que, même s'il s'agit de reprises, THERION a su s'approprier ces titres et en faire du pur THERION ("Poupée de Cire, Poupée de Son")... Un soin tout particulier a été apporté à cette relecture symphonique, mais pouvait il vraiment en être autrement quand on connait le gout de THERION pour le grandiose et le majestueux, et ces titres, auquels bien peu de metalleux auraient été confrontés, ne dérogent pas à la règle et prennent ici une toute autre dimension, sublimés qu'ils sont par ces arrangements symphoniques et par la grace du chant lyrique de Lori LEWIS ("Soeur Angélique") et l'interprétation sans faille de Thomas VIKSTRÖM ("J'ai le Mal de Toi")... Si Les Fleurs du Mal n'est certes pas un album "classique" dans la discographie de THERION, il peut toutefois y trouver une place de choix tant ces ré-interprétations sont, pour la plupart, sublimes et s'inscrivent dans la continuité de la démarche artistique des Suédois...

Chronique par Nono666

Note : 8,5/10

 

THERION_Band

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LIZZARD - Out Of Reach

Publié le par Nono666

LIZZARD – Out Of Reach
Klonosphere
Style : Alternative Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.lizzard.fr

LIZZARD_Out Of Reach



01. Disintegrity / 02. The Orbiter / 03. Out Of Reach / 04. Skyline / 05. Loose Ends / 06. Backslide / 07. Fakeworld / 08. Twisted Machine / 09. Across The Line / 10. Tear Down The Sky

Nous avions déjà découvert le dernier album de KLONE mais avec ce premier album de LIZZARD les amateurs de TOOL et de A PERFECT CIRCLE vont très certainement finir par surveiller tout ce qui sort de chez Klonosphere car il semblerait que ces influences soient communes à bien des groupes de cette écurie, prochainement l’album d’HACRIDE ne devrait pas déroger à la règle. Out Of Reach est le premier album de ce groupe formé en 2006 et il se trouve à la croisée du côté Heavy de TOOL et du côté mélodique et immédiat d’A PERFECT CIRCLE mais prend des tournures un peu gênantes sur certains passages et notamment le très efficace "The Orbiter" où les influences sont un peu trop visibles, l’effet et la ligne mélodique du chant, le riffing à contre temps, la batterie un peu jazzy sur les cymbales, tout y est. Toutefois, on pardonne finalement assez vite cet excès d’amour déclaré aux Américains car il faut reconnaitre que les compositions sont très bonnes (et puis il y a vraiment pire comme influence, non ?) et touchent à leur but en entrant directement dans votre crâne. Le groupe joue très bien sur les variations de tempo avec des moments plus popisant comme la chanson titre plus délicate mais ne vous y trompez pas, les guitares sont bien présentes derrière et la production particulièrement soignée d’un certain Rhys FULBER (FEAR FACTORY, PARADISE LOST) apporte énormément à l’équilibre musical de ce groupe tout comme ce fut le cas pour le EP Venus sorti en 2008. La véritable évolution en 4 ans semble être l’utilisation de l’anglais systématiquement là où le groupe utilisait plutôt le français auparavant, pour le reste on est dans la droite lignée de ce que le groupe a pu nous proposer mais qui appuie tout de même sur les extrêmes de sa musique en rendant un "Disintegrity" véritablement Heavy et "Loose Ends" vraiment atmosphérique. D’ailleurs dans cette veine, le groupe gagne en personnalité en s’éloignant un peu d’A PERFECT CIRCLE pour se rapprocher de SWALLOW THE SUN sur le dernier album ou même KATATONIA du début des années 2000 même s’il finit par en abuser sur la fin de ce premier album qui perdra en route les amateurs de la facette la plus Heavy, cela manque peut être d’un peu de Rock sur la fin mais ce Out Of Reach nous dévoile un groupe très prometteur, sur de son style et à la mise en son impeccable, un vrai bon premier album qui demandera une suite peut être un peu plus surprenante.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8/10

 

LIZZARD_Band
 

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PARAGON - Force Of Destruction

Publié le par Nono666

Paragon – Force Of Destruction
Napalm Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/paragonmetal

PARAGON_Force Of Destruction



01. The Last Day On Earth / 02. Iron Will / 03. Tornado / 04. Gods Of Thunder / 05. Bulletstorm / 06. Blood & Iron / 07. Blades Of Hell / 08. Dynasty / 09. Rising From The Black / 10. Demon's Lair / 11. Secrecy / 12. Son Of A Bitch (Accept Cover - Bonus Track) / 13. Blood & Iron (Vocals Andreas Babuschkin & Kai Hansen - Remix - Bonus Track)

Dixième album pour PARAGON et ce Force Of Destruction est assurément un grand cru. Il faut dire que les Allemands savent varier leur Power/True Metal afin de ne pas lasser l’auditeur et je dois bien avouer que j’ai pris un grand plaisir à l’écoute de cet album. Evoluant dans un style proche de GRAVE DIGGER, PARAGON nous balance hymne après hymne à la tronche ("Iron Will", "Tornado", …) mais n’hésite pas à s’aventurer dans le mid – tempo comme le majestueux "Demon’s Lair" (la ballade de l’album) ou le long et génial "Blood & Iron", chanté en duo avec Kai Hansen. L’atmosphérique "Dynasty" vous laissera respirer tout en s’incrustant dans vos crânes de headbangers comme une tache de cambouis sur un costard Armani. PARAGON nous offre même une bonne cover du "Son Of A Bitch" d’ACCEPT en bonus track et un mix différent de "Blood & Iron" (nettement plus dispensable). C’est bien triste de constater que tant de groupes estampillés « True Metal » ou « Power Metal » se contentent de sortir encore et encore le même album, voire de se copier les uns les autres quand PARAGON peut sortir un album aussi réussi que Force Of Destruction après plus de 15 ans de carrière et une foultitude de changements de line – up. La plus grande faute de goûts des Allemands reste l’horrible artwork qui devrait dissuader quelques amateurs du genre d’acheter cet album. Ce serait une grave erreur…

Chronique par Emil Maniak

Note : 8/10

 

PARAGON_Band 2012
 

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KERION - CloudRiders Part.1 - Road To Skycity

Publié le par Nono666

KERION - CloudRiders Part.1 : Road To Skycity
Metalodic Records
Style : Symphonic Power Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.kerion.net

KERION_Cloud Riders Pt I



01. Rider's Theme (Intro) / 02. The Map / 03. Everlasting Flight / 04. Bounty Hunter / 05. The Sky Is My Ocean / 06. Fireblast / 07. Tribal Vibes / 08. Never More / 09. Celticia's Song / 10. Ghost Society / 11. The Fall Of Skycity Part.1 / 12. The Fall Of Skycity Part.2 / 13. Rider's Theme (Outro)

L'aventure Staraxis terminée avec l'album précédent, revoici les Niçois de KERION avec un nouveau concept intitulé CloudRiders... Délaissant leur univers Heroic Fantasy développé sur leurs précédentes sorties pour se tourner vers la science fiction, KERION reste toutefois bien ancré dans un Symphonic Power Metal d'excellente facture pouvant notamment évoquer un certain RHAPSODY, mais ne croyez pas pour autant que la musique de KERION soit figée, répétant inlassablement des schémas déjà exploités, bien au contraire KERION n'hésite pas à se renouveler et à faire évoluer son univers musical, incorporant de nouvelles sonorités telle que flute, percussions ethniques ou violons, en sont témoins "The Map" à la coloration Folk, le surprenant "Tribal Vibes" et son ambiance tribale, ou ces violons qui viennent donner une teinte mélancolique à "Celticia's Song"... tout a été soigneusement pensé pour faire de ce CloudRiders Part.1: Road To Skycity un must du genre : des orchestrations bien présentes, des choeurs apportant à l'ensemble une dimension épique ("Bounty Hunter"), rien n'a été laissé au hasard, pas même ces duos fort bien pensés qui apportent indéniablement un plus à cet opus remarquable, que ce soit Rafael DANTAS (CARAVELLUS) qui, de sa voix éraillée, confère puissance et efficacité à un "Bounty Hunter" déjà bien Heavy, ou les growls de Rachel, impressionnante sur "Fireblast", qui contrebalancent avec la voix claire et pure de Flora... et que dire de la pièce-maitresse de cet album, le fabuleux "The Fall Of Skycity Part.2" qui, du haut de ses 8 minutes, renferme tout ce qui fait l'identité KERION : orchestration impeccable, choeurs épiques, riffs incisifs, puissance... Si Holy Creatures Quest (2008) et The Origins (2010) étaient déjà des albums remarquables, alors que dire de ce fantastique CloudRiders Part.1: Road To Skycity si ce n'est qu'il est sans conteste l'album le plus mature et le plus abouti de KERION, on touche ici à l'excellence... et pour une fois la France n'est pas à la traine... Merci KERION !

Chronique par Nono666

Note : 9/10

 

KERION_groupeplage
 

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MONOLITHE - III

Publié le par Nono666

MONOLITHE – III
Debemur Morti Productions
Style : Funeral Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.monolithedoom.tumblr.com

MONOLITHE_Monolithe III



01. Monolithe III

MONOLITHE, c’est toujours un exercice compliqué car ce groupe propose un Funeral Doom Metal qui ne parle déjà qu’à une frange d’un public connaisseur mais en plus chaque album n’est composé que d’un titre nommé "Monolithe". Monolithe III est le troisième album des Français qui répond à cinq années de silence et faire une chronique d’un tel album est donc bien casse gueule. C’est que le CD a tourné sur la platine avant de donner un avis définitif et première chose pour rassurer les personnes craignant la longueur, ce titre est structuré en plusieurs mouvements. Une petite introduction tout d’abord qui donne bien le ton de l’ambiance qui va en découler derrière et puis ensuite des mouvements d’une dizaine de minute ensuite introduit, ou conclu, par des parties atmosphériques très soignées au niveau des claviers. Pourtant, si on distingue bien les mouvements, une fois encore MONOLITHE a réussi a faire de ces 52 minutes un titre très cohérent et passionnant, aucune lassitude ne pointe son nez et la diversité des riffs montre clairement le boulot abattu pour l’écriture de cet album. En effet, des choses typiquement Funeral Doom sont bien présentes, bien appuyées par la voix caverneuse de Richard LOUDIN, mais aussi des riffs plus appuyés rythmiquement, plus sombres aussi et qui donne un supplément de présence en plus de nous sortir d’une logique jusqu’alors plutôt atmosphérique. Et puis, il y a cette fin de titre hypnotique avec la répétition du riff et de sa mélodie à la guitare lead qui aurait presque pu amener encore un développement supplémentaire mais là encore MONOLITHE a su s’arrêter au meilleur moment. Ce groupe est totalement incontournable dans le paysage Funeral Doom Metal au même titre que MOURNFUL CONGREGATION ou ESOTERIC dans un registre et un univers qui est vraiment propre aux Français. MONOLITHE a réussi à se créer un univers et le développe encore avec beaucoup de talent sur ce troisième volet pour lequel on espère vraiment qu’un quatrième volet verra le jour.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 9/10

MONOLITHE_Logo

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