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THRUSTOR - Abysmal Fear

Publié le par Nono666

THRUSTOR - Abysmal Fear
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.thrustor.net

THRUSTOR_Abysmal Fear_front



01. Struck By The First Stone / 02. Brutal Assault / 03. Shroud Of Blasphemy / 04. Into The Blackest Hate / 05. Tormented Contradiction / 06. Abysmal Fear / 07. Nocturnal Within / 08. Burnt Offerings / 09. Screws To The Skull / 10. Chamber Of Lost Souls

"THRUSTOR ? Inconnu au bataillon !", c'est ce que vont sans doute se dire certains d'entre vous. Il est vrai que ce groupe de Thrash Américain fondé en 1998 ne fait pas la une des magazines ou la tête d'affiche de nos festivals préférés. Alors THRUSTOR, qu'est-ce que c'est ? Et bien THRUSTOR, c'est une guitare mordante et rentre-dedans, une batterie animée par 8 mains et 4 pieds, une basse groovy et des vocaux variés et agressifs. Agressif, voilà le maître-mot de ce second album des Ricains, Abysmal Fear, qui compte 10 titres tous aussi efficaces les uns que les autres. Le premier d'entre eux, "Struck by the First Stone", plante le décor avec ses riffs en mode "pain-dans-la-gueule" et sa batterie que l'on croirait jouée par une pieuvre et ses 8 bras. Les titres suivants, "Brutal Assault" et "Shroud Of Blasphemy" sont les deux monstres de cette première moitié d'album. Plus lourds, plus rapides, plus haineux, plus travaillés, et à se repasser en boucle sans modération. Le morceau instrumental "Tormented Contradiction" marque la fin de la première partie de l'opus et passe pour un véritable O.V.N.I. musical qui en surprendra plus d'un. Le morceau éponyme qui suit confirme qu'il y a bien deux parties distinctes dans cet album : on a enlevé de la disto, on a ralenti le tempo et on adopte une voix plus humaine. On a ici affaire à un Thrash plus old-school, plus conforme aux fondamentaux du genre comme les vieux KREATOR, SODOM ou TANKARD. "Noctural Within" suit cette vague et l'on se sent voyager dans le temps jusqu'à l'arrivée de "Burnt Offering", encore plus lent et lourd, à la limite de l'ambient ; le tout entre-coupé de passages Speed Metal. Que de moments forts en sensations et en bonnes surprises ! Comme si un morceau instrumental par album ne suffisait pas, "Screw To The Skull" remet le couvert avec une dose de bizarrerie supplémentaire. Son solo d'entrée et ses effets sonores incorporés vous feront sortir un petit "What THe Fuck ?" d'étonnement, mais jamais d'ennui ou d'exasperation, oh non ! Enfin, "Chamber Of Lost Souls', titre le plus court de l'opus, vient nous asséner le coup de grâce après 50 minutes d'un Métal pur, agressif et ô combien savoureux. Abysmal Fear est donc un excellent album, avec des morceaux ayant tous leur identité propre. Ici, pas de remplissage ou d'expérimental foireux; que du Thrash Metal de qualité, à la production sans défaut et à l'inspiration quasi divine. Un objet à posséder au plus vite et un groupe à suivre dés maintenant !

Chronique par Germain

Note : 9/10

 

THRUSTOR_Logo
 

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TEN - Heresy And Creed

Publié le par Nono666

TEN – Heresy And Creed
Frontiers Records
Style : Heavy mélodique/ Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/TenOfficial

TEN - Heresy And Creed



01. The Gates Of Jerusalem / 02. Arabian Nights / 03. Gunrunning / 04. The Lights Go Down / 05. Raven's Eye / 06. Right Now / 07. Game Of Hearts / 08. The Last Time / 09. The Preistess / 10. Insatiable / 11. Another Rainy Day / 12. Unbelievable / 13. The Riddle

Mon rédac’ chef aurait–il une dent contre moi ? Peut–être n’a–t–il pas aimé une de mes chroniques, peut–être suis–je trop en retard dans mon boulot, peut–être même est-il possédé par un esprit farceur…  Bref, il me demande de chroniquer cet album, dont je ne saurais même pas définir le style ! Je consulte donc les oracles du dieu Google et je découvre que TEN existe depuis pas moins de 18 ans et qu’ils sont répertoriés « Hard–Rock mélodique ». Mouais. Plus passe partout comme appellation, tu meurs. A l’écoute, je dirais que les deux premiers morceaux de cet O.V.N.I. (non, pas celui avec Phil Mogg) donnent dans le Heavy mélodique et qu’à partir de "The Lights Go Down", il se transmute en Rock à la EXTREME, MR BIG, voire VAN HALEN. Comment chroniquer un album double–face ? On peut aisément passer les deux premiers titres qui sont au Heavy ce qu’Etienne Daho est à la chanson française. Le reste de ce Heresy And Creed est composé de titres Rock, tout au plus Hard–Rock, aux mélodies agréables et aux refrains accrocheurs. Les guitares sont énormes et clairement Heavy, ce qui dénote furieusement avec l’orientation Rock des compos et surtout avec un chanteur pour qui hurler semble inconcevable. Ajoutez à cela une pochette pourave qui rappelle le premier album de METALIUM et vous aurez une idée assez précise de l’objet. Un disque qui n’est pas vraiment à conseiller aux amateurs de Heavy et que les fans de Rock risquent de bouder au vu de l’omniprésence de guitares Heavy. Oui, vraiment, mon rédac chef m’a mis dans le pétrin…

Chronique par Emil Maniak

Note : 6/10

 

TEN_Band 2012
 

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NEWSTED - Metal

Publié le par Nono666

NEWSTED – Metal
Clophouse Records
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.newstedheavymetal.com

NEWSTED_Metal


01. Soldierhead / 02. Godsnake / 03. King Of The Underdogs / 04. Skyscraper

Inutile de revenir sur le passé du membre emblématique de ce nouveau trio, vous avez tous compris qu’il s’agit de Jason NEWSTED qui a participé à plusieurs formations de renom (METALLICA, OZZY OSBOURNE, FLOTSAM & JETSAM… ça va vous suivez ? et sinon pour les plus largués, son prénom apparait dans les branches du pentacle). C’est avec un EP 4 titres uniquement digital que le bassiste revient sur le devant de la scène puisque VOIVOD a décidé de continuer sans lui en refaisant appel à Blacky, qu’Ozzy Osbourne s’est de nouveau acoquiné avec ses ex-acolytes de BLACK SABBATH et que Robert TRUJILLO tient le choc dans le gang de San Francisco. Et bien vous savez quoi, on est parfois mieux servi par soi-même et soyons clair tout de suite, cet EP, Metal, est un bon condensé de ce que Jason a pu accomplir au cours de toutes ces années de bons et loyaux services et marque surtout son retour sur les terres bien Metallisées après ECHOBRAIN et autres expérimentations salutaires. Pourtant, l’introduction de "Soldierhead" laisse planer des doutes, non il n’a pas fait ça, un EP de Thrash Metal comme METALLICA en faisait dans les années 90, il lui reste bien de la dignité ? Et bien oui car c’est plutôt vers l’esprit d’un TESTAMENT qu’il faut chercher pour cette ouverture de Metal, comprenez que le Heavy Metal y tient une part importante et la voix de Jason est flagrante dans son mimétisme, et pour ceux qui hésiteraient encore, si vous aimez ce titre, FLOTSAM & JETSAM devrait très vite devenir votre came. Bref, après une entrée en matière percutante en forme de clin d’œil, la patte NEWSTED prend forme avec un titre mid tempo, "Godsnake" et son développement Heavy Metal très intéressant, on relève également les solos de guitare (parfois harmonisés à la manière d’un METALLICA, les chiens ne font pas des chats !) et le rythme ne s’accélère pas sur le plus surprenant "King Of The Underdogs" et son approche Rock au groove plus jumpy et qui titille le Thrash Metal par moment sans jamais tomber totalement dedans, un exercice de style périlleux qui montre toute la facilité de Jason NEWSTED à maitriser la musique Metal en général. Enfin, les amateurs de Rock’n’roll dont METALLICA s’est imprégné depuis Load, apprécieront grandement le dernier titre "Skyscraper" et sa mélodie imparable. On pouvait également se poser la question sur la capacité de Jason NEWSTED à tenir le micro sur la longueur, le résultat (studio, pour les examens oraux on attendra de voir mais on peut vraiment être confiant) est plus que probant, la force de ce Metal est simplement que le trio ne semble pas se prendre la tête et se contente d’envoyer le son en prenant son pied, les arrangements sont plutôt simples mais directs et efficaces (l’accélération de "King Of The Underdogs" par exemple), un EP qui porte très bien son nom à écouter avec un volume sonore indécent et qui vous pousse à taper du pied. Si cet essai est transformé, il est fort possible que Jason NEWSTED se pose un peu avec son propre groupe et avec un disque de cette qualité, on ne peut que l’encourager dans cette voie, jouer du Metal !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

NEWSTED_Band

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AVE TENEBRAE - Les Chants De Mnemosyne

Publié le par Nono666

AVE TENEBRAE – Les Chants De Mnémosyne
Autoproduction
Style : Melodic Black/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.avetenebrae.com

AVE TENEBRAE_Les Chants de Mnémosyne



01. Les Chants De Mnémosyne / 02. Intersigne / 03. Vulnerant Omnes, Ultima Necat / 04. La Mesnie Hellequin / 05. Ave Tenebrae / 06. Lethal Secrets / 07. Exorde A L’oubli

Fondé en 1998 par les frangins HOVELAQUE dans le Val d’Oise, AVE TENEBRAE multiplie les va et vient sur le devant de la scène au gré des différents mouvements de line-up. Pourtant si aujourd’hui seuls Julien (guitare et chant) et Damien (basse) ont survécu aux premières années du groupe, le deuxième guitariste Sacha CLERC-RENAUD, également impliqué dans MALEFICENTIA avec Julien, est présent depuis 2006 et une certaine renaissance de ce groupe qui donna vie à une démo en 2008. Pourtant, ce groupe a toujours su faire parler des ses productions en bien et le Death/Black Metal Mélodique des Français répond à certains critères d’élégance dont le groupe avoue de lui-même un rapprochement avec LORD BELIAL. Bingo ! C’est exactement à ce groupe qu’il faut penser et notamment à cette façon de structurer les morceaux qui renvoie vers Unholy Crusade, l’ambiance également avec cette brume qui entoure les 7 titres composant cet album, Les Chants De Mnémosyne, qu’il faut apprendre à appréhender pour découvrir ce que le groupe a réellement voulu faire. En toute honnêteté, à la première écoute, l’ennui m’a guetté, et notamment sur des titres tels que "Vulnerant Omnes, Ultima Necat" et "La Mesnie Hellequin" encore plus brumeux que les autres. Et pourtant, au fil des écoutes, la musique se révèle à nous, les leads de guitare ont un sens et s’imbriquent très bien dans notre tête. La voix criarde totalement Black de Julien n’aidant pas non plus à amener du relief à tout cela, la production vraiment petite et étouffant le tout, il faut laisser le temps à cet album de vous imprégner. Certes, on ne tient pas un album révolutionnaire mais un bon album de Death/Black mélodique mais bien brutal tout de même, un album à l’ancienne, Les Chants De Mnémosyne me rappelle cette ambiance des 90’s lorsque le Black s’est ouvert un peu à d’autres styles sans pour autant renier ses fondements comme c’est le cas aujourd’hui sur la scène Death/Black actuelle, AVE TENEBRAE garde une part bien cradingue, des changements de rythmique à vous briser la nuque montrant une certaine urgence ("Ave Tenebrae") et des riffs bien sombres, si vous n’êtes pas coutumiers de la scène Black, aucune chance que vous n’adhériez à ce que propose ce groupe, un petit retour aux sources qui fait du bien et qui m’a rappelé pourquoi j’avais tant apprécié le Metal Extrême alors que je ne jurais que par IRON MAIDEN, c’est aussi parce que l’on trouve un peu de la Vierge de Fer dans cette scène là, ce côté épique notamment. Il est certain qu’avec une production digne de ce nom, cet album aurait une autre gueule mais si vous lui laissez le temps, vous découvrirez notamment des parties de basse bien chiadées, des parties de batterie (assurées par Thibaut SCHWARTZ – ABSTRUSA UNDE) bien variées et surtout maitrisées, il y a fort à parier qu’avec de la stabilité ce groupe pourrait franchir rapidement un cap qu’il aurait du franchir il y a bien des années et comme il n’est jamais trop tard, je me permets d’y croire encore pour eux.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 6.5/10

 

AVE TENEBRAE_Band
 

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HAMMERFALL - Gates Of Dalhalla

Publié le par Nono666

HAMMERFALL – Gates Of Dalhalla
Nuclear Blast
Style : True Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.hammerfall.net

Hammerfall_Gates Of Dalhalla_CD



Disc 1 : 01. Patient Zero / 02. Heading The Call / 03. Any Means Necessary / 04. B.Y.H. / 05. Riders Of The Storm / 06. Let's Get It On / 07. Crimson Thunder / 08. Renegade / 09. Blood Bound (feat. Stefan Elmgren) / 10. Last Man Standing (feat. Stefan Elmgren) / 11. Fury Of The Wild (feat. Stefan Elmgren) / 12. Drum Solo Anders Johansson / 13. Always Will Be
Disc 2 : 01. Dia De Los Muertos / 02. Steel Meets Steel (feat. Mikael Stanne) / 03. Threshold / 04. The Dragon Lies Bleeding (feat. Jesper Stömblad) / 05. Let The Hammer Fall / 06. När Vindarna Viskar Mitt Namn (feat. Roger Pontare) / 07. Something For The Ages / 08. The Templar Flame / 09. Oh Fortuna (feat. Team Cans) / 10. Glory To The Brave (feat. Team Cans) / 11. One More Time (feat. Team Cans) / 12. Hammerfall / 13. Hearts Of Fire (feat. All special guests)

Non, non, il n’y a pas de faute de frappe dans le titre de ce double live, bande son du DVD du même nom, mais juste un habile jeu de mot, trouvé par quelque métalleux en manque de calembour. Dalhalla, vous pouvez le voir sur la pochette, est une carrière aménagée pour les concerts, avec gradins et un joli petit plan d’eau tout mignon entre le public et la scène. C’est dans ce cadre pour le moins original que HAMMERFALL a choisi d’enregistrer ce double live. On peut d’entrée dire que le son est très bon pour un live en plein air, ce qui est déjà un bon point. HAMMERFALL revisite ici toute son répertoire, du premier au dernier album, personne n’est oublié. La set list est donc équilibrée et les membres du groupes en grande forme. Jusqu’ici, rien ne distingue ce Gates Of Dalhalla d’un autre double live sorti dernièrement. L’originalité de cet album est que ces petits filous sont accompagnés d’une pléthore d’invités : D’anciens membres viennent taper le bœuf (Stefan Elmgren sur "Blood Bound", "Last Man Standing" et "Fury Of The Wild" ; Jesper Strömbald sur "The Dragon Lies Bleeding" ) ou encore des potes s’invitent au chant ( Mikael Stanne de DARK TRANQUILLITY qui chante "Steel Meets Steel", ça vaut le détour !). Je ne vais pas tout vous énumérer ici, vous pourrez en juger par vous – même. HAMMERFALL réussi l’exercice périlleux du double live. Les fans seront ravis, ceux qui n’aimaient pas avant continueront à détester ça !

Chronique par Emil Maniak

Note : 7,5/10

 

Hammerfall 1
 

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VICIOUS RUMORS - Live You To Death

Publié le par Nono666

VICIOUS RUMORS – Live You To Death
SPV / Steamhammer
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.viciousrumors.com

VICIOUS RUMORS_Live You To Death



01. Replicant - Digital Dictator / 02. Minute To Kill / 03. Murderball / 04. Lady Took A Chance (Intro) - Down To The Temple / 05. Abandoned / 06. Let The Garden Burn / 07. Hellraiser / 08. Soldiers Of The Night / 09. Don't Wait For Me / 10. Sign Of The Southern Cross (Black Sabbath cover) / 11. Running Wild (Judas Priest cover)

27 ans de carrière. Pas mal pour un groupe qui est toujours resté dans l’ombre des grands du Metal. Tout auréolé de son statut de groupe culte, VICIOUS RUMORS sort ici son troisième live, 17 ans après A Tribute To Carl Albert. Drôle de live, vu qu’il se termine par deux reprises studio : "Sign Of The Southern Cross" de BLACK SABBATH et "Running Wild" de JUDAS PRIEST. Sans être transcendantes, ces reprises sont agréables à écouter bien qu’on ait du mal à comprendre ce qu’elles foutent sur un CD estampillé live. En fait, l’explication est plus simple qu’il n’y parait : Ce Live You To Death ne comporte que 9 chansons ! Vous avez bien lu : 9 ! VICIOUS RUMORS a sorti plus d’albums qu’il n’y a de titres sur ce live ! Inutile de râler sur les classiques oubliés ou sur un inutile solo de batterie en milieu de set ;  le temps d’insérer cette galette dans votre lecteur et d’appuyer sur play, vous entendez : « Thank you and good night » ! Qui plus est, les guitares sont criardes et le son caverneux. Seul Brian Allen (chant) se voit un tant soit peu gâté, sa voix étant bien en avant. J’aimerais quand même comprendre ce qui pousse un groupe à sortir un live trop court et au son si moyen. Concert enregistré en première partie de X ou Y ? Bandes pourries où l’on sauve ce qu’on peut pour honorer son contrat ? Pluie de météorites durant le show ? Bref, on reste sur sa faim et ce ne sont pas les deux reprises précitées qui vont sauver ce Live You To Death. Dommage, cent fois dommage, on attendait vraiment mieux de la part d’un tel groupe.

Chronique par Emil Maniak

Note : 5,5/10

 

vicious rumors_band
 

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ADLER - Back From The Dead

Publié le par Nono666

ADLER - Back From The Dead
New Ocean Media
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.adlerrocks.com

ADLER_Back From The Dead



01. Back From The Dead / 02. Own Worst Enemy / 03. Another Version Of The Truth / 04. The One That You Hated / 05. Good To Be Bad (feat. John 5) / 06. Just Don't Ask (feat. Slash) / 07. Blown Away / 08. Waterfall / 09. Habit / 10. Your Diamonds / 11. Dead Wrong

Dans la grande famille des ex-GUNS’N’ROSES, voici le vilain petit canard, Steven ADLER, qui revient de loin... après moult péripéties et divers excès en tous genres (alcool, drogues...), notre batteur sort enfin son premier album, après le EP Adler’s Appetite en 2005 (contenant seulement 6 titres), avec un titre évocateur : Back From The Dead. Co-produit par Steven ADLER lui-même et Jeff PILSON (DOKKEN) cet opus n'est rien d'autre qu'un pur condensé de Rock'n'Roll. Quelques invités de choix ont été convié à participer à ce Back From The Dead, à commencer par son ancien compère, SLASH, qui est venu poser un solo sur la ballade "Just Don’t Ask" mais également John 5 (ex-MARYLIN MANSON, ROB ZOMBIE) sur "Good To Be Bad" et Jeff PILSON déjà cité plus haut. Cet album devrait plaire à bon nombre de fans de Rock et de Hard Rock, la section rythmique, emmenée de main de maître par Steven et Jeff PILSON (sur plusieurs titres, quoi rêver de mieux !), vous martèlera les tympans... Après une petite intro acoustique sur "Back From The Dead", ça bastonne sévèrement ensuite, malgré le fait qu'ils nous gratifient d’une deuxième ballade (intro au piano cette fois-ci) avec "Your Diamonds". Steven ADLER s’est entouré pour son nouveau groupe de Lynam Jacob BUNTON au chant et à la composition, mais aussi de Lonny PAUL à la guitare et Johnny MARTIN à la basse, un quatuor qui pourrait s’imposer sans problème sur scène tellement ces morceaux sont d'excellente facture, d'ailleurs ADLER jouera au Japon les 7 et 8 Mars 2013 en ouverture de LOADED, le gang de Duff Mc KAGAN, c’est pas beau ça ?

Chronique par CED

Note : 8/10

 

ADLER_Band
 

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KAOTIK - Starving Death

Publié le par Nono666

KAOTIK - Starving Death
Massacre Records
Style : Death Metal
Origine : Canada
Sortie : 2012
Site Web : www.kaotikmetal.com

KAOTIK_Starving Death_cover
 

01. War At The Door / 02. Carnivorous Madness / 03. Creature / 04. Lobotomy / 05. Screeching Sound / 06. Bad Awakening / 07. Pesticide Shower / 08. Starving Death / 09. Terror / 10. Inbreeding

KAOTIK est un groupe de Death old-school originaire de Québec qui nous livre, en 2012, son premier album chez Massacre Records, un album disponible depuis 2011 en autoproduction... Bien sûr, il n'est pas facile pour un groupe de Death de se différencier de la masse, surtout quand il privilégie les recettes à l'ancienne plutôt que la technique ou la mélodie, de plus en plus présents dans ce cercle qui paraît si fermé et hermétique. Starving Death est donc un album comparable aux méfaits perpetrés par OBITUARY ou ASPHYX il y a 20 ans de cela, à une époque où le Death était vu par certains comme une vaste farce, comme une révolution pour d'autres. Le premier titre "War At The Door" tranche la question sans attendre et nous donne la raison d'être de cet opus: headbanguer ! Les riffs, la compo, tout est conçu dans ce but sans détour et sans compromis. Le morceau suivant, "Carnivorous Madness", confirme cette impression et on se laisse user les cervicales sans effort. Malheureusement les morceaux suivants ("Creature", "Lobotomy") ont tendance à se laisser aller et, passer la première écoute, sont perçus comme des titres assez monotones et dénués d'originalité. Autre point négatif, si l'on peut dire, à signaler, est la longueur des morceaux. En effet, la plupart d'entre eux avoisinne les 5 minutes, voire plus, ce qui a pour effet d'amener un sentiment de lassitude pour un album qui se veut direct et propice au port de la minerve. Mais cessons d'être mauvaise langue ! L'arrivée du titre "Pesticide Shower" nous fait vite oublier l'ennui avec son riff d'intro dévastateur qui met un sacré coup de fouet. Headbanging, air guitar, chant de refrain en choeur, on a retrouvé l'enthousiasme promis en début de set. Sans hésitation l'un des meilleurs morceaux de l'album. Si vous ne devez en écouter qu'un seul, prennez celui-là ! Le titre "Terror", le plus cours de l'album, arrive comme un bon coup de masse en pleine poire et a l'air de dire: "Voilà ce qu'on sait faire" de la part des Canadiens. Un autre titre que la fosse appréciera à n'en pas douter. Cela dit, on reste un peu sur sa faim après le dernier morceau: "Inbreeding". Il manque à ce titre et à cet album un final, une outro qui ferait office de déssert. Dommage... Pour résumer, KAOTIK n'est pas le groupe de l'année et Starving Death n'est certainement pas l'album qui révolutionnera le genre. Mais c'est un album honnête, de qualité, qui plaira aux fans de Death Metal old-school. Même si le genre voit (re)naître une ribembelle de groupes, celui-là ne doit pas finir aux oubliettes et mérite sa chance malgré quelques bémols (durée excessive des titres, un peu mou et linéaire sur pas mal de titres). N'oublions pas que mêmes les plus grands ont commencé en bas de l'échelle et qu'ils ont fait des erreurs.

Chronique par Germain

Note : 6.5/10

 

KAOTIK_Band
 

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ARKHAN - Primal

Publié le par Nono666

ARKHAN – Primal
Monkey Records
Style : Death Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2013
Site Web : www.arkhan.ch

ARKHAN_Primal



01. Martyrs / 02. Fragile Equilibrium / 03. The Last Resonance / 04. You, Monster / 05. Atomic Supermen / 06. Shutdown / 07. Lolita / 08. Dead End

Avec les abus d’alcool divers et variés, quoi de mieux qu’un uppercut pour se remettre d’aplomb. Heureux hasard, voici Primal, le nouvel album des Suisses d’ARKHAN, qui devrait vite vous remettre sur pied. Après une démo en 2009 et l’introduction d’un nouveau batteur, aussi docile que groovy, le groupe a du se mettre un peu en pause mais revient plus fort encore en 2013. Ce deuxième album vous explose au visage avec le premier titre "Martyrs" avec son groove énorme et son côté assez moderne bien prononcé avant que le groupe ne se mette en mode brutal dans la veine d’un MORBID ANGEL sur un "Fragile Equilibrium" où encore une fois Stéphane DIEZ fait preuve de son talent derrière les fûts. Les blasts gardent une dynamique incroyable qui leur donne toujours un groove empêchant la monotonie de s’installer. "You, Monster" se montre un peu plus écrasant et nous renvoie un peu plus vers le côté lourd d’ENTOMBED mais aussi une certaine approche que GOJIRA a popularisé mais que MORBID ANGEL avait déjà initié il y a quelques années. Avec un deuxième album très bien produit par le duo Chris BUTTICAZ et Christoph NOTH, qui a déjà bossé avec THE OCEAN, et dont le mastering a été assuré par un certain David CASTILLO que les amateurs de BLOODBATH connaissent certainement, ARKHAN montre surtout un album qui va au-delà de l’aspect Death classique, on relève quelques touches personnelles comme cette introduction un peu électronique au début de "Fragile Equilibrium" ou le côté Rock’n’roll d’un "Lolita" à la saveur d’ENTOMBED bien prononcée. Ce premier album depuis bien longtemps laisse entrevoir de très belles choses pour la suite de ce groupe. En effet, l’album M.A.C.H.I.N.E. datant déjà de 2007, il était temps que ce groupe se rappelle à notre bon souvenir, c’est maintenant chose faite !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

ARKHAN_Band
 

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THE PROJECT HATE MCMXCIX - The Cadaverous Retaliation Agenda

Publié le par Nono666

THE PROJECT HATE MCMXCIX - The Cadaverous Retaliation Agenda
Autoproduction
Style : Industrial Thrash/Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.theprojecthate.net

THE PROJECT HATE_The Cadaverous Retaliation Agenda



01. DCLXI / 02. I Feed You The Flesh Of Your Poisonous Christ / 03. DCLXII / 04. We Watch In Silence As The Earth Turn To Blood / 05. DCLXIII / 06. Conquering The Throne Of The Cadaverous / 07. DCLXIV / 08. The Great Retaliation Is Upon Them / 09. DCLXV / 10. Carving Out The Tongues Which Speak Of Salvation / 11. DCLXVI / 12. The Judas Agenda

En grande inculte que je suis, ce nouvel album des suédois de THE PROJECT HATE a été mon premier contact avec leur musique. Au fil des infos récoltées, j’apprends qu’ils ont plaqué Season of Mist pour produire eux-mêmes cet album, avec l’aide financière de leurs fans. Cela m’intrigue et le début de leur nouvel opus m’ayant fait bonne impression, je m’en vais donc écouter l’album précédent, pour essayer de comprendre cette envie d’indépendance, le pourquoi du comment, et essayer d’avoir un point de comparaison, c’est le minimum, non ? Si, ça l’est ! Bref, allons-y pour The Cadaverous Retaliation Agenda, produit grâce à l’appui des fans, et qui était apparemment très attendu. Première remarque, cet album est bien mieux produit que Bleeding The New Apocalypse, leur dernier album sorti chez Season of Mist en 2011, le départ valait donc le coup. Il faut ensuite lire les billets de Lord K. Philipson sur le site officiel de THE PROJECT HATE, c’est… instructif. Cet album est leur bébé, il est effectivement très bien étudié, alternant les courtes pistes instrumentales (plus ou moins d'une minute) et les morceaux entre 9 et 15 minutes. Après, dire qu’il s’agit d’un grand virage dans leur carrière, non, on reconnaît bien leur patte, rien de révolutionnaire, mais c’est effectivement un très, très bon album ! Plus d’une heure pendant laquelle THE PROJECT HATE met apparemment ses tripes et son cœur à nu, un magnifique cadeau aux fans qui ont répondu « présent » et les ont aidé à financer ce grand projet. Je préviens d’avance que la remarque qui suivra n’est absolument pas objective, car je n’aime pas du tout le chant féminin en général, je trouve dommage la prédominance donnée au chant clair féminin, parce que le chant guttural, avec les lignes instrumentales très mélodiques, ne ferait qu’enrichir leurs morceaux, mais après, ce n’est que mon avis d’humble chroniqueuse dont Lord K. Philipson se fiche éperdument (cf. le site officiel), donc bon… The Cadaverous Retaliation Agenda ne révolutionnera pas le style de THE PROJECT HATE, mais il apparaît comme un aboutissement, une apothéose, très travaillée, une version « luxe », une distillation de leur passé musical pour en extraire le meilleur et en offrir l’essence. Si j’avais appréhendé THE PROJECT HATE avec leur album précédent, j’aurai sans doute détesté (j’ai de gros a priori parfois…), mais The Cadaverous Retaliation Agenda est une pépite, et si ma note n’est pas plus élevée, c’est parce qu’on peut, sur la longueur, se lasser, l’album a quelques passages monotones (c’est le risque, sur plus d’une heure de durée), néanmoins, merci au groupe et à leurs fans, qui ont rendu cela possible.

Chronique par Nastassja

Note : 8/10

 

THE PROJECT HATE MCMXCIX_Band 2012

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