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ALASTOR - Out Of Anger

Publié le par Nono666

ALASTOR - Out Of Anger
Metal Mind Productions
Style : Thrash/Groove Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.alastor.pl

ALASTOR_Out Of Anger



01. Beaten / 02. Look At Me / 03. Real Face / 04. Crawling / 05. Out Of Anger (In Your Face) / 06. Righteous Kill / 07. Hatemate / 08. My Soul

ALASTOR est un groupe de Thrash Metal né en Pologne en 1986. Après un split officiel annoncé en 1997, le groupe se reforme en 2002 et n'a depuis lors cessé d'être productif. Même si dans nos contrées le nom d'ALASTOR n'évoque rien pour la plupart d'entre nous, si ce n'est un personnage de la saga Harry Potter, il bénéficie d'une solide réputation scénique en sa terre natale. L'année 2012 fût particulièrement spéciale pour le groupe étant donné qu'elle vit naître non pas un, mais deux albums. Le premier, Destiny, est un essai écrit et enregistré en 1990 mais jamais pressé (allez savoir pourquoi). Le second, celui qui fait l'objet de cet article, se nomme Out Of Anger. Que dire sur cet album ? Et bien que, malgré le fait que le groupe se soit créé dans les 80's, il ne reste pas coincé dans cette optique nostaligique trop fidèle au old-school. Non, le groupe est moderne, il sonne jeune. Les riffs sont tous aussi groovy les uns que les autres, les solos sont rares mais vertigineux et les leads font de gros ravages au fur et a mesure des morceaux. Les titres comme "Crawling", "Out Of Anger" ou "Real Face" vous donneront l'impression d'écouter du PANTERA ou du MACHINE HEAD. Vous reconnaîtrez peut-être la voix du tout nouveau chanteur de la formation, MichaÅ‚ Jarski, qui officiait dans XANADU, un groupe de Prog' polonais. Ses parties de chant sont un savant mélange de hurlements Hardcore à la Rob Flynn entrecoupés de passages plus clairs faisant penser à un certain David Draiman (DISTURBED). On serait tenté de croire que 8 morceaux, c'est un peu court pour un album, mais le tout dure quand même près de 43 minutes et ce sont sans aucun doute les 43 minutes les plus groovy crééent par l'homme depuis de nombreuses années. Il y a une telle énergie dans cet album, une telle volonté d'en découdre et de faire ses preuves sur scène. Le groupe est expérimenté et jouit déjà d'une bonne réputation, mais il semblerait qu'ils soient déterminés à le prouver au monde entier. Quoiqu'il en soit, ils auront convertis au moins une personne de plus ce soir, et j'espère que vous qui lisez ces lignes irez écouter ces mecs et approuverez ces paroles. Out Of Anger est un très bon album, que les jeunes adoreront à n'en pas douter; les moins jeunes le trouveront sûrement très bons eux aussi, mais peut-être un peu banal. A chacun de se faire son opinion.

Chronique par Germain

Note : 8/10

 

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JOHN CORABI - Unplugged

Publié le par Nono666

JOHN CORABI - Unplugged
Rat Pack Records
Style : Acoustic Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.johncorabi.com

JOHN CORABI_Unplugged



01. Love (I Don't Need You Anymore) / 02. If I Never Get To Say Goodbye / 03. Are You Waiting / 04. Crash / 05. Everything's Alright / 06. Father, Mother, Son / 07. Hooligan's Holiday / 08. If I Had A Dime / 09. Loveshime / 10. Man In The Moon / 11. Open Your Eyes / 12. I Never Loved Her Anyway / 13. Bonus Interview

Premier album acoustique pour JOHN CORABI, ex membre de THE SCREAM, UNION et surtout MÖTLEY CRÜE. Evoluant aujourd'hui sous la forme d'un véritable groupe, on retrouve outre John au chant et à la guitare, Karkos Da à la guitare, Topher Nolen à la basse et Cheney Brannon aux percussions... Un invité de marque est également présent sur ce Unplugged puisqu'il s'agit de Bruce Kulick (ex-KISS) qui intervient en lead sur les titres "Hooligan's Holiday" (MÖTLEY CRÜE) et "Man In The Moon". Concernant le contenu de l'album, on retyrouve 7 anciens titres auquels s'ajoutent 5 nouvelles compos ainsi qu'en bonus une interview de John Corabi. Il est toujours amusant d'entendre un version acoustique de "Hooligan's Holiday", après, un album entier en acoustique, il faut être fan, même si l'album dispose de très bons morceaux comme "Loveshine" (MÖTLEY CRÜE) et que l'ensemble ne souffre nullement d'un manque d'inspiration et reste agréable à écouter (au coin du feu pour les longues soirées d'hiver !), toutefois quelques titres relevés d'une saveur "Rock" auraient été les bienvenus... JOHN CORABI a, semble t'il, voulu se démarquer des autres sorties et j'avoue que c'est plutôt réussi.... A réserver en priorité aux amateurs du genre !

Chronique par CeD

Note : 6,5/10

 

JOHN CORABI
 

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CLENCHED FIST - The Gift Of Death

Publié le par Nono666

CLENCHED FIST - The Gift Of Death
Infernö Records
Style : Epic Heavy/Doom Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/clenchedfistband

CLENCHED FIST_The Gift Of Death



01. The Gift Of Fury (Basil Poledouris cover) / 02. Codex Gigas / 03. Spirit Of The Death / 04. Medieval Land / 05. Burning The Holy Gates / 06. Hate Of Dogmas / 07. Asgard / 08. The Signal / 09. Speed Metal Attack / 10. Old School Avenger

Sorti il y a déjà quelques mois The Gift Of Death est le second méfait des Brésiliens de CLENCHED FIST, combo formé en 2000 du côté de Sao Paulo. Après une courte intro empruntée à Basil Poledouris (Conan Le Barbare) nous plongeant dans un univers épique et sombre, nous entrons dans le vif du sujet avec "Codex Gigas" qui nous renvoie vers un Heavy Metal tout ce qu'il y a de plus traditionnel, sorte de croisement entre le IRON MAIDEN des débuts ("Spirit Of The Death"), MANILLA ROAD pour l'approche et le côté épique qui se dégage de la plupart des compositions et CANDLEMASS pour le chant de Vagner Fist dont le timbre n'est pas sans rappeler un certain Messiah Marcolin, un chant typé Doom parfaitement maitrisé par le Brésilien ("Medieval Land")... Rien de revolutionnaire ni d'original sur ce The Gift Of Death naviguant entre NWOBHM et Epic Doom Metal, toutefois CLENCHED FIST nous offre un bien bel album qui ne pourra que combler les amateurs de true Heavy Metal old school, enchainant les hymnes que l'on croirait issus des glorieuses années 80 ("Codex Gigas", "Speed Metal Attack", "Old School Avenger")... Loin de toute modernité, The Gift Of Death est un album profondément ancré dans une tradition typiquement 80's...

Chronique par Nono666

Note : 8/10

 

CLENCHED FIST
 

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NEPTRECUS - L'Aube Du Déclin

Publié le par Nono666

NEPTRECUS – L’Aube Du Déclin
Ancestrale Production / Mortis Humanae Productions
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/neptrecus

NEPTRECUS_L\'Aube du Declin



01. Prelude / 02. L'Eternel Sablier / 03. Magna Grecia / 04. Sous Le Signe de L'Aquila / 05. Fiers Gaulois / 06. 406 : Les Grandes Invasions / 07. Au Royaume de Neustrie / 08. Auld Alliance / 09. L'Aube du Déclin

Certains d’entre vous se rappellent peut être que l’on avait évoqué en 2011 la sortie d’une démo de NEPTRECUS qui présentait alors un Black Metal loin de tout cliché antireligieux ou même d’un quelconque message haineux. Après avoir fait le ménage dans les rangs, les Français se sont penchés sur leur premier album, L’Aube Du Déclin, renfermant 9 titres d’un Black Metal un peu plus sombre que sur la démo mais aussi et surtout plus abouti. Le concept, d’abord, est plus facile à saisir, le groupe expose des faits plus ou moins historiques issus de la mythologie, la musique, ensuite car là où on sentait de très bonnes dispositions il y a deux ans, on comprend que le groupe a franchi un palier dans les arrangements. Cela se vérifie d’ailleurs facilement sur les titres en commun entre la démo et ce premier album et notamment la chanson titre et son lead de guitare entêtant. Ces fameux leads qui nous rappellent par moment MARDUK mais aussi MOONREICH dans la dynamique. Bien entendu, ce dernier nom n’apparait pas par hasard puisqu’Arawn, le nouveau guitariste de NEPTRECUS officie également dans cet autre groupe de Black hexagonal. La production joue certainement un rôle sur le coup de fouet donné à la musique du groupe, bien plus punchy, les dynamiques différentes des titres sont bien mieux mises en valeur, ainsi la rythmique catchy de "Magna Grecia" ne fait pas redondance avec celle de "Sous Le Signe de L’Aquila" qui se joue pourtant sur le même rythme, les ambiances sont différentes et cela s’entend. NEPTRECUS a également évité l’écueil de la production trop brute, voire trop old-school, le groupe s’est donné les moyens d’être crédible et ce premier opus signé communément par Ancestrale Production et Mortis Humanae Productions renferme aussi son lot de petites surprises comme ce solo sur "Auld Alliance" que l’on croirait échappé des doigts de Gregor Mackintosh (PARADISE LOST) ou ces arrangements plutôt sophistiqués sur "Au Royaume de Neustrie" par exemple. Oscillant aisément entre titres mélodiques et titres plus bruts, NEPTRECUS signe un premier album plus que prometteur qui fleure bon les 90’s, et ce titre, "L’Aube Du Déclin", dont on ne se lasse pas.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

NEPTRECUS_Band
 
 

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YUGAL - Illusion Of Time

Publié le par Nono666

YUGAL - Illusion Of Time
Autoproduction
Style : Thrash oriental
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/yugalofficial

YUGAL_Illusion Of Time



01. Illusion Of Time / 02. Iskense / 03. Interlude / 04. The Mad Passenger / 05. Into Spirits / 06. Wicked Shadow

YUGAL est un jeune groupe de Thrash Metal né en 2009 en Bretagne. Le groupe opère dans un registre bien particulier, leur Thrash est, en effet, imprégné de sonorités et d'influences orientales. Leur première démo, From Pain To Pleasure, est sortie en 2011 et a permis au groupe de se produire sur scène aux côtés de groupes tels que NO RETURN, THE ARRS ou TREPALIUM. Ces premiers pas dans la scène vont commencer à forger une solide réputation au groupe et leur nouvel EP, Illusion Of Time, est en bonne voie de confirmer leurs espoirs. Pour commencer, il est important de signaler que le groupe met un point d'honneur à ce que sa musique soit une véritable démonstration de professionnalisme, techniquement impeccable, avec des prises de risques osées. Il est d'ailleurs assez rare que ce genre de groupe ne s'aventure sur de telles contrées musicales, à part de rares exceptions comme MYRATH ou ORPHANED LAND. Les Français s'en tirent pourtant très bien malgré leur jeune âge. Mais regardons ça d'un peu plus près... Le premier titre éponyme est un savant mélange de mid-tempo fracasseur, de riffs incisifs et de chant puissant rappelant un certain Rob Flynn. YUGAL connaît son affaire et la maîtrise avec une rare aisance. Vient ensuite, "Iskence", titre burné à souhait et qui surprend sur toute sa longueur. On prend un plaisir certain à ne pas réentendre les mêmes motifs et mêmes structures encore et encore. "Interlude", est, comme son nom l'indique, une très brève petite mélodie de 23 secondes, fort agréable, jouée à la guitare acoustique. Arrive ensuite "The Mad Passenger" et son intro à la voix trafiquée quasi indus'. Le Thrash est toujours le maître-mot et les solis typés oriental sont du plus bel effet et les petites coupures acoustiques et autres breaks en plein milieu du morceau n'enlèvent rien au plaisir et à la surprise d'écoute. S'en suit le titre instrumental "Into Spirits". Un titre transcendant très élaboré qui reposera et fera voyager l'auditeur vers les lointaines contrées auxquelles aspirent probablement les membres du groupe. On arrive enfin au dernier et plus long morceau de cette galette, "Wicked Shadow". Un titre multi-facettes avec plusieurs changements de rythme, des alternances de voix et des effets samples. Du miel pour les oreilles ! Pour conclure, Illusion Of Time est un EP compliqué, très riche et incroyablement travaillé. Les gars de YUGAL ont voulu montrer au monde l'étendue de leur talent de compositeurs et de musiciens et ils y arrivent très bien ! Ces jeunôts méritent qu'on s'intéresse à eux. Ils sont brillants et ont tous les atoûts nécessaires pour se faire une place au soleil.

Chronique par Germain

Note : 7.5/10

 

YUGAL_Logo
 

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HATEBREED - The Divinity Of Purpose

Publié le par Nono666

HATEBREED - The Divinity Of Purpose
Nuclear Blast
Style : Hardcore/Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : http://hatebreed.com

HATEBREED_The Divinity Of Purpose



01. Put It To The Torch / 02. Honor Never Dies / 03. Own Your World / 04. The Language / 05. Before The Fight Ends You / 06. Indivisible / 07. Dead Man Breathing / 08. The Divinity Of Purpose / 09. Nothing Scars Me / 10. Bitter Truth / 11. Boundless (Time To Murder It) / 12. Idolized And Vilified

Est-il encore nécessaire de présenter HATEBREED, les seigneurs du Hardcore Metal venus du Connecticut ? Bien sûr que non, mais il est important de signaler qu'ils ont sorti il y a quelques jours à peine leur sixième album studio. Il s'agit d'ailleurs de leur premier né dans la prestigieuse écurie Nuclear Blast. Cela fait près de 20 ans que le groupe enchaîne les albums et les tournées à un rythme éffreiné et celui-ci, intitulé The Divinity Of Purpose, vient confirmer ce que tous ses prédécesseurs disaient déjà : la bande à Jamey Jasta est désormais un groupe incontournable en sa scène ! La rage si caractéristique du groupe est toujours aussi omniprésente. Les Ricains nous explosent le crâne à coup de riffs simples mais dévastateurs, une batterie carrée et une basse très présente et audible qui rend le son plus lourd et groovy. Le tout étant surplombé par ce chant si haineux et énergique reconnaissable entre mille. Comme on pourrait s'en douter, les structures et les riffs sont ultra simples, les morceaux ne dépassent que très rarement les 3.30 minutes, mais ces titres sont taillés pour le live et, surtout, pour le mosh ! HATEBREED n'est pas le genre de groupe à perdre son temps en ambiances ronflantes, intro interminables ou mélodies pompeuses et des morceaux comme "Put It To The Torch", "Nothing Scars Me" ou encore "Honor Never Dies" sont bien partis pour devenir les futurs tubes du groupe que le public réclamera à chaque live et emmènera la fosse vers une autre forme de violence. En effet, il ne faut jamais oublié que si un album de Hardcore est agréable dans sa chaîne hi-fi ou sur son pc, c'est surtout dans une fosse que cette musique doit être entendue et vécue pour être appréciée à sa juste valeur. Même si beaucoup ont tendance à reprocher l'aspect répétitif et linéaire des morceaux, les coreux s'autorisent quelques excentricités comme un très sympathique solo de basse au début du titre "The Divinity Of Purpose" ou un vertigineux solo de gratte sur "The Language" ou encore quelques variantes de chant sur "Dead Man Breathing", le phrasé de Jasta y étant d'ailleurs plus efficace et destructeur que jamais. Ce sixième opus est donc un pur concentré d'énergie, de haine, taillé pour le live et qui provoquera un nombre incalculable de bleus. Tous les fans s'y retrouveront et prendront énormément de plaisir à retrouver un HATEBREED fidèle à son poste et à ses principes. En revanche, ceux qui recherchent une musique élaborée, mélodique et originale feraient mieux de passer leur chemin. HATEBREED est une équipe qui gagne et qu'on ne doit pas changer.

Chronique par Germain

Note : 8/10

 

HATEBREED_Band
 

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DARKRISE - Realeyes

Publié le par Nono666

DARKRISE – Realeyes
Great Dane Records
Style : Brutal Death Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2013
Site Web : www.darkrise.ch

DARKRISE_Realeyes



01. Realeyes / 02. I'm Here / 03. Etre Ou Ne Paraître / 04. God Perversion / 05. No Help In Hell / 06. Foeticide / 07. Law Of Liar / 08. End Of Talk / 09. Debt Of Blood / 10. Realize

Avec une existence déjà importante (15 ans) et une discographie plutôt étoffée, les Suisses ont estimé qu’il était temps de sortir de la confidentialité de laquelle les trois premiers albums les ont tiré à chaque fois un peu plus. Seulement voilà, DARKRISE a connu bon nombre de changements de personnel et la sortie espacée de ses albums ne facilitent pas les choses à une époque où tout va toujours plus vite, alors en 2013, on appuie un peu sur pause pour se concentrer sur Realeyes, un quatrième album qui voit le groupe continuer sur la voie Brutal Death déjà bien définie par ses 3 aînés avec des "Law Of Liar", "End Of Talk" ou "God Perversion", on y reconnait même parfois l’approche et le groove d’un ABORTED ("Realize"). Mais c’est aussi vers des propos plus mid tempo et lourds à la SUFFOCATION que les Suisses se sont dirigés pour varier ce quatrième album qui, s’il renferme principalement des idées pas très originales, fonctionne très bien dans un classicisme même lorsque le propos se fait un peu plus mélodique comme sur "I’m Here" ou plus Rock’n’roll et direct comme sur "No Help In Hell" et sa fin tranchant bien dans le vif après un début de titre fait de riffs saccadés, tranchés à la serpe comme très souvent dans ce style. Et puis, il y a le titre le plus abouti et le plus intéressant de ce Realeyes, "Foeticide", véritable compilation de ce que le groupe est capable de faire, du Brutal Death Metal à des choses plus mélodiques en passant par une ambiance pesante comme NILE peut en proposer dans un autre univers toutefois, les Suisses ont parfaitement réussi un titre, en ont réussi 9 autres. Realeyes est donc, une nouvelle fois, un bon album même si l’évolution du groupe n’est pas aussi grande que ce que l’on pourrait imaginer après 5 longues années de silence discographique. Les amateurs de Brutal Death Metal s’y retrouveront sans problème, pour ceux qui cherchent à s’y initier, ce n’est peut être pas encore le bon album, on se demande encore un peu trop souvent ce qui se passe et ce qui est joué à l’écoute de ce Brutal Death Metal certes bien fait mais un peu trop classique. Le groupe devrait tout de même se sortir encore un peu plus de la confidentialité mais fait deux pas en avant avec ses albums et un en arrière avec ses longues absences, dommage.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

DARKRISE_Band Photo
 

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BULLET FOR MY VALENTINE - Temper Temper

Publié le par Nono666

BULLET FOR MY VALENTINE - Temper Temper
Sony Music Entertainment
Style : Metalcore
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.bulletformyvalentine.com

BULLET FOR MY VALENTINE_Temper Temper



01. Breaking Point / 02. Truth Hurts / 03. Temper Temper / 04. P.O.W. / 05. Dirty Little Secret / 06. Leech / 07. Dead To The World / 08. Riot / 09. Saints & Sinners / 10. Tears Don't Fall (Part 2) / 11. Livin' Life (On The Edge Of A Knife)

BULLET FOR MY VALENTINE n’est pas (et de loin) le meilleur groupe de Metalcore de tous les temps, mais indéniablement le plus connu. C’est un peu THE CORRS, mais avec des garçons dans le vent. Que nous inspire ce nouvel album de ces triples « Download festivalistes » (pas « festivaliers », car les festivaliers sont les honnêtes gens qui donnent leurs sous) à succès ? Et bien c’est bâclé. Du "Breaking Point" d’ouverture à "P.O.W." (quatrième morceau tout de même), calme plat. La voix du chanteur, Matthew Tuck, est toujours aussi plate et sans saveur. Vient alors une intro, l’intro de "Dirty Little Secret", un titre qui sent bon l’Eau Jeune, qui semble pouvoir nous tirer d’un profond sommeil (quoique ça sente le pompé à plein nez, on se dit au moins qu’ils savent copier quand c’est bien), mais c’est pour mieux nous saisir par les cheveux et nous recoller la tronche au niveau du sol, avec des riffs à la EVANESCENCE plutôt très très lassants. Presque cinq minutes pour un morceau qui fera hurler de plaisir plus d’une ado, ça me paraît beaucoup trop. Et après on s’étonne de la réputation déplorable du Métalcore ? Il paraîtrait que maintenant ils sont « vaguement » Heavy… Je baisse tout de même le son … C’est pas convaincant, c’est mollasson (même quand ça se veut énergique, allez savoir…) Exemple : "Leech" et sa phrase catchy « Nobody nobody caaaares », et ils ont raison ! Tout le monde s’en fout de Temper Temper et ils ont donc un peu de lucidité. "Dead To The World" ? C’est ce qui leur pend au nez, et ce ne sont pas les gémissements du chanteur ni la lead guitare à la limite de la catatonie qui les sauvera. Plus lent et chiant, c’est presque impossible (« presque » parce que le pire est toujours possible), et au bout de trois minutes passées au bord du coma, le batteur en a marre et accélère, ça passe ensuite à un solo de guitare et ça reste nul. Je vais arrêter là, "Riot" ne fait qu’enfoncer le clou de leur incapacité chronique à se renouveler et à faire des choses qui ne soient pas pompées sur d’autres, et ad lib ... Ils devraient se remettre à faire des reprises.

Chronique par Nastassja

Note : 5/10

 

BULLET FOR MY VALENTINE_Band 2013

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SHAKRA - Powerplay

Publié le par Nono666

SHAKRA - Powerplay
AFM Records
Style : Hard Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2013
Site Web : www.shakra.ch

SHAKRA_Powerplay



01. Life Is Now / 02. The Mask / 03. Higher / 04. Wonderful Life / 05. Dear Enemy / 06. Save You From Yourself / 07. Don't Keep Me Hanging / 08. Dream Of Mankind / 09. Stevie / 10. Because Of You / 11. Secret Hideaway / 12. Too Good To Be True

Back On Track sorti en 2010 nous avait quelque peu laissé sur notre faim, certes John Parkesh se voyait avoir la lourde tâche de remplacer l'excellent Mark Fox et même si sa voix n'était pas en cause, l'ensemble des compos proposées avec cet opus ne facilitait pas la succession et ne favorisait pas un nouveau départ digne d'un SHAKRA que l'on connait pourtant incisif et percutant. Un peu sur la réserve avec ce nouvel album, Powerplay, je vois vite mes doutes s'estomper ! Laissons Back On Track derrière nous et l'esprit bien ouvert, fonçons tête baissée et esgourdes au garde à vous vers cette très bonne galette, un retour aux sources de bonne facture qui envoie la sauce dés le premier titre "Life Is Now", guitares cisellées à souhait (ce qui sera d'ailleurs le cas tout au long de l'album) balancées par Thom Blunier et Thomas Muster, un hymne guerrier qui devrait ravir les fans en concert ! La voix de John Parkesh sonne parfaitement, le lien est fait avec Mark Fox ! Mais aurons nous la même frénésie jusqu'au bout ? SHAKRA serait-il revenu au top de sa forme ? Oui, et même si certains anciens albums ne sont pas égalés, on est largement au dessus de la moyenne... un CD qui fait du bien dans son style Hard Rock couillu ! "The Mask" enfonce le clou, aidé par une rythmique lourde et accrocheuse, (Roger Tanner et Dominik Pfister ne font pas dans la dentelle), "Higher" ne faiblit pas la donne. On peut être rassuré, les Suisses nous reviennent en grande forme ! La suite de l'album s'avère bien calibrée, n'hésitant pas à balancer quelques petites ballades bienvenues ("Wonderful Life", "To Good To Be True"). Notons que "Save You From Yourself", "Dream Of Mankind", "Stevie", "Secret Hideaway" font partie des très bonnes compos de l'opus. Rassuré, voilà ce qui pourrait définir l'ensemble de ce Powerplay dont l'écoute est bien loin d'être ennuyeuse, je dirais même plaisante, joyeuse et dynamique !. Des compos bien en jambe particulièrment bien claquées. SHAKRA aurait-il retrouvé des ondes positives ? Il semble que oui ! Nul doute que la prochaine tournée devrait confirmer la grande forme de nos amis Suisses.

Chronique par Nigel Stargazer

Note : 8/10

 

SHAKRA_Band 2013
 

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ULCER - Grant Us Death

Publié le par Nono666

ULCER - Grant Us Death
Pulverised Records
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Ulcerdeathmetal

ULCER_Grant Us Death



01. Grant Us Death / 02. Devilspeed / 03. Bloodpainted Salvation / 04. The Love Song / 05. Godcremation / 06. Thanatoeuphoria / 07. Devitalized / 08. The Pact / 09. My Lord Has Horns / 10. When Horror Comes

ULCER est un groupe de Death Metal polonais né en 2006 qui nous offre, cet hiver, son deuxième album après 6 ans de silence (à part un split sorti au début de cette année en collaboration avec GRAVEYARD). Ce long silence fit tomber le groupe légèrement dans l'oubli, mais cette nouvelle offrande vient rectifier le tir. ULCER joue un Death Metal inspiré des vieilles formations issues du nord tels que NIHILIST, MERCILESS ou ENTOMBED. On commence avec le morceau éponyme qui débute avec une intro acoustique inquiètante, comme une invitation à entrer dans un univers froid et effrayant. On est alors pénétré par une musique profonde, malsaine, noire et haineuse. La batterie est féroce, speed, élaborée et ne se prive pas d'agrémenter ses blast de breaks du plus bel effet comme sur "The Love Song" ou "Godcremation". Un véritalbe instrument à part entière, plus qu'une simple base rythmique. Les leads peuvent se résumer en un mot : démoniaque et les riffs tantot groovy ("Thanatoeuphoria"), tantot heavy ("The Pact"), parfois même slowy ("When Horror Comes") eux, assoment et décapent les tympans et le crâne. Ce bouillon d'horreur et de haine est assaisonné par la marque de fabrique du groupe : le double chant. En effet, les deux chanteurs, D.ssipline et Angelfuck, aux growls plus ou moins distinctifs, apportent ensemble une touche d'originalité et d'agressivité supplémentaire qui n'est pas pour déplaire, ni pour faire joli. Un joli monolithe dressé en l'honneur de la mort et du chaos, en somme. Malheureusement, on est au regret de constater que, malgré sa qualité, l'album n'a rien de vraiment exceptionnel qui ferait pencher ce disque dans la catégorie des objets à posséder à tout prix. De plus, la qualité de prod' est assez mitigée et c'est bien dommage. Sans une attention particulière et une recherche assidue dans les méandres de l'underground, cet opus pourrait ne rester qu'anecdotique et sombrer dans l'oubli. Comme quoi, même quand on a tous les ingrédients pour faire un bon gâteau, on peut ne pas le réussir parfaitement.

Chronique par Germain

Note : 6,5/10

 

ULCER_photo
 

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