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DARKTRIBE - Mysticeti Victoria

Publié le par Nono666

DARKTRIBE – Mysticeti Victoria
Massacre Records
Style : Speed Mélodique
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.darktribe.fr

DARKTRIBE_Mysticeti Victoria



01. Genesis / 02. Taiji / 03. Roma XXI / 04. Black Meteor / 05. Lightning Guide / 06. Lost / 07. Poison Of Life / 08. Eyes Have You / 09. Beware The God / 10. From Us / 11. Life, Love & Death

Voici venir Mysticeti Victoria, premier album des français de DARKTRIBE qui paraît chez Massacre Records. Loin de ses origines extrêmes, Massacre a largement élargi son panel ces dernières années et nous propose aujourd’hui ni plus, ni moins qu’un groupe de Speed mélodique ! Le premier coup d’ œil sur l’objet vaut le détour : Superbe pochette (bon choix, les mecs !) qui n’ est pas sans rappeler STRATOVARIUS, période Millenium. C’est à l’écoute de ce Mysticeti Victoria (titre à répéter 10 fois tous les soirs, sans bafouiller) que le bât blesse un peu… Non, définitivement non, rien n’est mauvais sur cet album ! Les grattes sont impeccables, les solis lumineux, le chant clair et ultra-mélodique et la section rythmique semble avoir la même équipe médicale que Lance Armstrong. Malheureusement, on a constamment l’impression d’entendre un album composé de faces B de SONATA ARCTICA et de STRATOVARIUS, ce qui ne serait pas pour me déplaire, si ce n’est qu’il s’agit ici d’un nouveau groupe ! L’impression de déjà-entendu est d’autant plus forte que l’album a été mixé et masterisé aux Finnvox studios (chers à SONATA ARCTICA, pour ne citer qu’eux) par Mikko Karmila (NIGHTWISH,…) et Mika Jussila (SONATA ARCTICA,…). On notera quand même une certaine volonté de s’éloigner (un peu) du style « traditionnel » avec certains passages aux guitares nettement plus agressives comme dans "Poison of Life" et son intro carrément Black ou dans "Beware the God" et ses énormes riffs. Alors, NON ! DEFINITIVEMENT NON ! DARKTRIBE n’est pas un mauvais groupe et Mysticeti Victoria est un album que les fans du genre aimeront et se passeront en boucle. J’aurais juste aimé un grain de folie en plus…

Chronique par Emil Maniak

Note : 6/10

 

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THE SLAUGHTERS - Brothers In Blood

Publié le par Nono666

THE SLAUGHTERS – Brothers In Blood
Brennus Music
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/theslaughters31

THE SLAUGHTERS_Brothers In Blood



01. Intro / 02. The Last Stand / 03. The Avenger / 04. Don't Leave Me / 05. The Hunger / 06. Brothers In Blood / 07. The Legacy / 08. Warchant / 09. If I Don't Wake Up Tomorrow / 10. The Misfortune Of The Pythia / 11. Outro / 12. Brothers In Blood (Radio Edit - Bonus track)

Brothers in Blood est le premier album du combo toulousain THE SLAUGHTERS. Contrairement à ce que leur nom pourrait suggérer, THE SLAUGHTERS évolue dans un Heavy Metal classique fortement influencé par IRON MAIDEN. « Ah non ! » me dites-vous, « pitié, pas un clone de Maiden à deux sous de plus, ça suffit ! ». Rassurez vous ! Coller une pareille étiquette à THE SLAUGHTERS serait une lourde erreur… Car si Brothers in Blood est un album qui suinte le Piece of Mind de partout, il possède sa propre personnalité, sa propre ambiance. On est souvent (très) loin du tagada-tagada cher à Steve Harris, les guitares sont acérées et aggressives, la section rythmique ultra carrée. Là dessus vient se greffer le chant qui finit d’éloigner le spectre de la Vierge de Fer de vos oreilles : Tantôt éraillé, tantôt clair et haut perché ; tantôt martial, tantôt lyrique ; une ambiance sombre et glauque tombe et vous plonge dans l’univers de THE SLAUGHTERS. Mention spéciale à "The Hunger" et son ambiance vampiresque, au chant rappelant KING DIAMOND et à "Brothers in Blood" oscillant entre du vieux RUNNING WILD et du VENOM (le tout avec une partie narrative en français s.v.p.). Le groupe a parfois tendance à tomber dans les clichés du genre (citons les « oh, oh » disséminés un peu partout), mais il le fait avec sincérité et une envie évidente d’apporter sa pierre à l’édifice Heavy Metal, et si tout n’est pas parfait sur cette première galette, on ne peut qu’être impatient d’entendre la suite. En résumé, THE SLAUGHTERS nous offre ici un premier album de bonne facture contenant quelques hymnes accrocheurs et pose les bases de son style.

Chronique par Emil Maniak

Note : 7/10

 

THE SLAUGHTERS_photo
 

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RETALIATORY MEASURES - Withdrawal Syndromes

Publié le par Nono666

RETALIATORY MEASURES – Withdrawal Syndromes
Massacre Records
Style : Death/Thrash Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/retaliatorymeasures

Retaliatory Measures_Withdrawal Syndromes



01. The Offering / 02. Withraw / 03. Decompose / 04. Pharynx / 05. Soap  / 06. Threshold / 07. Revulse / 08. Killing / 09. Existence / 10. Since Nothing

Actif depuis 2009, le groupe Finlandais RETALIATORY MEASURES voit ses efforts fournis à travers deux autoproductions récompensés par un premier album, Withdrawal  Syndromes, publié via MASSACRE RECORDS. Dans une veine Death/Thrash Metal assez virulent, le groupe présente quelques aspects mélodiques qui vont prendre de plus en plus d’importance au fil de cet album car si "The Offering", qui nous évoque les travaux les plus durs de TESTAMENT ou ONSLAUGHT, tape dans le dur, on y décèle également quelques mélodies qui sur "Soap" donne un côté plus ambiant à la musique du groupe. Pourtant des "Withraw" ou l’excellent "Decompose" brisent des nuques à tout va et c’est encore là où le groupe semble être le plus à l’aise. En effet, l’orientation musicale varie beaucoup sur cet album et on a un peu de mal à voir où le groupe veut aller malgré la qualité indéniable des compositions, ainsi on trouve des nappes de clavier sur "Revulse" qui appuient sa ligne de chant ou des claviers au son Prog’ incontestable sur "Killing", est-ce là le résultat des derniers travaux d’OPETH ? Et puis il y a ce chant clair sur l’ultime "Since Nothing" qui augmente encore le champ d’action des Finlandais. Alors non pas que cet album souffre d’incohérence car la racine Death/Thrash est toujours perceptible, mais pour un premier album, nous sommes plus souvent confrontés à des opus menés sur un rythme et une ambiance continue, la preuve d’une maturité certaine du groupe, peut être, ou bien un flou dans la direction que le groupe souhaite suivre, toujours est-il que ce Withdrawal Syndromes montre un groupe qui maitrise le style et qui essaie d’y apporter un peu de variation, parfois avec un peu de maladresse mais rien de mauvais. RETALIATORY MEASURES devra certainement asseoir son nom à travers ses concerts car, pour le moment, sur album, la musique des Finlandais manque encore de titres véritablement marquants.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

Retaliatory Measures_Band
 

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ENTRAPMENT - The Obscurity Within...

Publié le par Nono666

ENTRAPMENT – The Obscurity Within...
Soulseller Records
Style : Death Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/entrapment

ENTRAPMENT_The Obscurity Within...



01. Catatonic Rites / 02. Shallow Breath / 03. Feast Of Atonement / 04. The Obscurity Within… / 05. Dead And Cold / 06. Infernal Blasphemies / 07. Anxiety / 08. Eternal Bliss / 09. Mentally Deranged / 10. Soul Entrapment

Si je vous dis ABSORBED ou MASSIVE ASSAULT, vous répondez instantanément Death Metal, non ? Ce n’est pas grave car ENTRAPMENT, un one-man band emmené par l’ex-batteur de ces groupes, Michel JONCKER assure le lien en proposant depuis quelques temps des démos qui se retrouvent bien rapidement sold out. Une compilation nommée Irreligious Abominations a été publiée l’an passé afin d’assouvir la soif de Death Metal old-school de certains amateurs n’ayant pu acquérir les premières sorties du Néerlandais mais c’est bien The Obscurity Within…, le premier album, qui était attendu. Le voici donc, entièrement enregistré et interprété par Michel JONCKER et dont le rendu nous renvoie vers les premiers GRAVE, MAIM, DEATH BREATH et tout un tas d’autres groupes de Death Metal old school qui est fait d’une rythmique souvent up-tempo contrebalancée par quelques parties down tempi à l’image de la chanson titre de cet album. Aucune surprise n’est à attendre ici, le son est également bien ancré dans la tradition 90’s mais malgré ce terrain bien balisé, on doit avouer que la sauce prend rapidement avec ces mélodies délivrées au couteau et cette ambiance cradingue qui fait instantanément mouche. ENTRAPMENT n’est toutefois pas à rapprocher d’une quelconque scène Doom/Death comme pourrait l’être ASPHYX, le Néerlandais œuvre dans une violence de tous les instants mais aussi un groove unique qui fait que l’envie de taper du pied vous gagne bien vite. The Obscurity Within… ravira donc les amateurs de Death Metal old-school à l’affût de nouveaux noms car l’aspect commun du propos aura raison des amateurs de nouveautés, par contre sur scène, car un line-up live est en place, ENTRAPMENT devrait marquer les esprits, essentiellement constitué de mecs ayant déjà bien bourlingué, il y a fort à parier que le temps de la claque sera venu.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

Entrapment_Logo
 

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THE 69 EYES - X

Publié le par Nono666

THE 69 EYES - X
Nuclear Blast
Style : Gothic Rock / Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2012
Site Web : www.69eyes.com

THE 69 EYES_X



01. Love Runs Away / 02. Tonight / 03. Black / 04. If You Love Me The Morning After / 05. Red / 06. I Love The Darkness In You / 07. Borderline / 08. I'm Ready / 09. I Know What You Did Last Summer / 10. When A Love Comes To An End

THE 69 EYES, c’est le groupe sympa qui revient tous les deux / trois ans effectuer sa livraison de Rock gothique pas prise de tête pour un sou. Dixième cuvée de ces corbeaux finlandais, X ne révolutionne pas le style du groupe. On peut même dire que l’ennui nous guette lors des trois premiers morceaux, malgré une entrée en matière pêchue sur "Love Runs Away". Heureusement, la suite se veut bien plus enthousiasmante grâce à un "If You Love Me The Morning After" hyper catchy, un single imparable ("Red", au clip absolument inutile), "I Love The Darkness In You" et ses relents de PARADISE LOST période One Second, et enfin le délicieusement désuet "Borderline" et ses influences Rock’n’roll des 60’s. Malheureusement, après un "I’m Ready" bien entrainant, X se termine à nouveau sur deux morceaux moins marquants. Bien entendu, cela reste affaire de goûts, et ce sera aux fans de décider s’ils ont affaire à un bon ou à un excellent cru. Le groupe, de son côté, semble en tout cas très confiant. En ce qui nous concerne, X est davantage un bon album qu’un disque définitif. Saluons tout de même sa production, parfaite en tous points, et les arrangements bien sentis qui foisonnent tout au long de cette rondelle bien agréable.

Chronique par Morbid S.

Note : 7/10

 

THE 69 EYES_Band
 

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IUGULATUS - Satanic Pride

Publié le par Nono666

IUGULATUS – Satanic Pride
The End Of Time Records
Style : Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/iugulatus

IUGULATUS_Satanic Pride


01. Satanic Pride / 02. Chaos Invocation / 03. Beware The Flame From Undun / 04. Black Song Of Necromancy / 05. Demons Lust

Satanic Pride est un album qui sort dans un contexte particulier pour les Polonais d’IUGULATUS puisqu’après le départ de Wojtass, batteur à l’origine du combo, les autres ont décidé de changer de nom pour ARCHITECT OF DISEASE non sans sortir ce qui avait déjà été écrit dont les 5 titres de ce deuxième album qui font suite au split EP Chapel Of Fear l’an passé. Pourtant, cet album a été enregistré en 2010 mais ne voit le jour qu’aujourd’hui, une situation étrange mais qui pourrait surtout laisser quelques regrets à l’écoute de celui-ci. En effet, si la chanson titre est très classique, bien confortablement enveloppé dans un moule standardisé Black Metal, l’approche plus mélodique à travers des riffs ciselant de "Chaos Inception" laisse déjà présager du meilleur qui ne tarde pas à débouler avec le long "Beware The Flame From Undun" dont certains relents Doom nous évoquent leurs amis de DEEP DESOLATION. Pourtant IUGULATUS propose un Black certes old-school mais moins cradingue que leurs compères, même si on retrouve cette dynamique dans la variation des tempi, cet univers sombre, ici le Black Metal semble ne pas vouloir s’affubler de beaucoup d’autres influences, tout juste transpirent elles sur quelques parties bien distinctes mais jamais sur l’ensemble. D’ailleurs, lorsque les Polonais s’attaquent à des titres courts comme "Satanic Pride" ou "Black Song Of Necromancy", le propos est bien plus convenu, pas désagréable, mais pas non plus surprenant alors que "Beware The Flame From Undun" et l’ultime "Demons Lust" amènent immanquablement une touche supplémentaire qui fait de ce Satanic Pride, un bon album de Black qui vaut largement le dernier CHRIST AGONY par exemple, on tachera de suivre la nouvelle aventure commencée sous le nom d’ARCHITECT OF DISEASE. Bien entendu au niveau production, la batterie est un peu brouillonne, de même que les guitares rythmiques mais dans le cadre d’un album underground, il faut saluer les efforts faits par le groupe pour arriver à ce résultat.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

Iugulatus-Band

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CRADLE OF FILTH - The Manticore And Other Horrors

Publié le par Nono666

CRADLE OF FILTH – The Manticore And Other Horrors
Peaceville Records
Style : Extreme Gothic Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.theorderofthedragon.com

CRADLE OF FILTH_The Manticore And Other Horrors



01. The Unveiling Of O / 02. The Abhorrent / 03. For Your Vulgar Delectation / 04. Illicitus / 05. Manticore / 06. Frost On Her Pillow / 07. Huge Onyx Wings Behind Despair / 08. Pallid Reflection / 09. Siding With The Titans / 10. Succumb To This / 11. Sinfonia

CRADLE OF FILTH ou le groupe que les Metalheads aiment détester, un groupe qui, contre vents et marées, reste solidement debout sur ses bases et propose régulièrement de bons albums. La nouvelle offrande des hideux monstres Anglais se nomme The Manticore And Other Horrors et arrive deux ans après un Darkly, Darkly, Venus Aversa suivi de son extension et de la compilation d’orchestrations comme Peaceville aime en proposer actuellement pour ses poulains. Cette nouvelle livraison est dans la continuité des trois derniers albums, avec des blasts signés Marthus et qui rappellent le passé Black du groupe, la voix de Dani également, une marque de fabrique et quoiqu’on en dise, que l’on aime ou pas, ce petit bonhomme est le seul à faire ce genre de prestation. Alors derrière, avec les guitares, c’est la fête du riff et on retrouve avec satisfaction cet aspect Thrash/Punk que l’on avait aimé sur Nymphetamine (2004) avec "For Your Vulgar Delectation", un titre riche qui oscille entre mélodies et parties punchy, un titre taillé pour la scène avec ses variations rythmiques nombreuses. On note le retour de James McIlroy aux guitares et qui avait déjà opéré sur Nymphetamine… les informations se recoupent et pourtant c’est visiblement Paul ALLENDER qui a tenu le manche seul sur cet album, mais ce The Manticore And Other Horrors possède des orchestrations plus riches que ce dit album, on retrouve d’ailleurs l’univers mis en place depuis Godspeed On The Devil’s Thunder, finies les cavalcades au clavier, celui-ci habille la toile tissée par les guitares alors que la batterie martèle violemment notre esprit. Enregistré en trio, ce nouvel album marque la fin des concept-albums pour CRADLE OF FILTH car si un fil rouge peut être trouvé entre chacun des titres de cet opus, il n’y a pas de réelle histoire comme Dani aime en raconter habituellement, une liberté de plus qui n’enlève rien à l’esprit de cohésion bien au contraire, moins prisonnier d’une trame scénarisée, CRADLE OF FILTH lâche les fauves, les classiques "Manticore" et "The Abhorrent" affichent une énergie Thrash qui fait plaisir aux oreilles. Au carrefour du Black, du Death, du Gothic et du Thrash, les Anglais ont développé leur style propre. The Manticore And Other Horrors est également un album plus digeste que ses ainés les plus récents, tout d’abord grâce à des variations de tempi, d’ambiances et vocales, une production propre mais qui ne stérilise pas les reliefs de l’album, des mélodies inspirées mais pas racoleuses comme on pouvait en trouver sur les derniers singles du groupe, un album inspiré dans lequel on retrouve tous les éléments qui font la personnalité de CRADLE OF FILTH, y compris le chant féminin ("Succumb To This" et son approche moins Gothic que d’habitude), voilà qui ravira les nombreux amateurs du groupe.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

CRADLE OF FILTH_Band 2012
 

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T.A.N.K - Spasms Of Upheaval

Publié le par Nono666

T.A.N.K - Spasms Of Upheaval
Symbol / Brennus Music
Style : Death mélodique
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.thinkofanewkind.com

T.A.N.K_Spasms Of Upheaval



01. Life Epitaph / 02. The Raven's Cry / 03. Unleash The Craving / 04. Spasms Of Upheaval / 05. Through The Disgrace / 06. Inhaled / 07. Slumber / 08. Conflict / 09. Stillness Withered / 10. A Life Astray / 11. Cryptic Words / 12. Daze
 
T.A.N.K (Think Of A New Kind) est un groupe parisien formé en 2007 et pratiquant un Metal moderne dans le sillage de SOILWORK et MESHUGGAH. D'emblée, on est agréablement surpris par la production léchée qui met en valeur notamment le travail remarquable du batteur et de la paire de guitaristes très incisifs et virtuoses... Les vocaux sont également extrêmement convaincants avec la dose d'aggressivité et de clarté qui colle au style du Death mélodique actuel. L'album sonne aussi bien que les meilleurs productions suédoises, ce qui est un gage de qualité... Certes, il faudra plusieurs écoutes pour en déceler toute la richesse tant les structures sont complexes et les refrains pas forcément directement accessibles... Il y a une part de progressif dans ce Spasms Of Upheaval à l'image de "Daze"... qui ne va pas forcément marquer les esprits dès la première écoute, mais qui va bel et bien se savourer au fil du temps, comme le reste de l'album... L'accroche n'est donc pas immédiate mais le travail fourni sur l'instrumentation et les diverses structures révèlent toute leur richesse pour peu que l'on s'y attarde suffisamment... Le single "Inhaled" a été enregistré avec la participation du chanteur Jon HOWARD du groupe THREAT SIGNAL, ce qui donne une idée du côté "pro" de T.A.N.K... On n'évitera pas, tout de même, un côté "déjà entendu" sur la longueur, qui pourrait s'appliquer à beaucoup de groupes actuels, mais qui n'enlève rien à la qualité des musiciens et au potentiel de ce groupe largement au-dessus de la moyenne... En définitive, le nouvel album de T.A.N.K est une sacrée belle surprise doublée d'une réelle fierté de compter des groupes de cette qualité dans le paysage métallique français !

Chronique par Ziltoik Skeksis

Note : 8/10

 

T.A.N.K_Band
 

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DEEP DESOLATION - Rites Of Blasphemy

Publié le par Nono666

DEEP DESOLATION – Rites Of Blasphemy
Darkzone Productions
Style : Black/Doom Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/deepdesolationband

Deep Desolation_Rites of Blasphemy



01. Between The Tits Of A Witch / 02. Searching For Yesterday / 03. Intermezzo / 04. Blasphemous Rite / 05. Mroczny Hymn / 06. Cuius Regio/Eius Religio / 07. I Became Your God / 08. Necromouth

DEEP DESOLATION est un groupe Polonais que l’on avait découvert avec Subliminal Visions, un premier album qui, malgré quelques faiblesses, montrait des capacités importantes de la part de ce groupe qui grandi à chaque sortie. Le split EP Chapel Of Fear sorti l’an passé montrait déjà une progression certaine mais avec Rites Of Blasphemy, le quatuor franchi clairement un palier. Tout commence avec "Between The Tits Of A Witch" qui nous rappelle les Américains de DOOMSTONE avec un Doom bien teinté de Black et d’autres styles tout aussi cradingues. Il est vrai que cette nature Black était déjà fortement présente sur les premiers titres proposés par le groupe mais avec une musique plus aboutie et plus riche, inspirée, DEEP DESOLATION pioche autant dans l’esprit de PARADISE LOST avec ces quelques mélodies que dans l’esprit direct d’un SATYRICON ("Searching For Yesterday"). L’approche mélodique, la façon de triturer les sons (avec ce petit côté psycho qui nous renvoie vers NACHTMYSTIUM), un riffing proprement Doom, les arrangements soignés, les titres gagnent en impact, il est vrai que la production s’étant améliorée, on apprécie plus les subtilités dans la composition. Voilà un groupe qui s’inscrit dans la continuité d’un CELTIC FROST tout en amenant un supplément de personnalité assez mélodique (le solo énorme sur la fin de l’excellent "Mroczny Hymn", le lead de guitare transperçant sur "Cuius Regio/Eius Religio" ou la fin plus lumineuse surprenante d’un "Necromouth" très réussi), les guitaristes semblent d’ailleurs avoir investi dans du matériel (un pédalier wah-wah par exemple) et ne s’éloigne pas énormément de la mouvance Black, autant dans les parties posées que sur les parties plus rapides qui renvoient à une musique primaire qui colle parfaitement à l’identité de ce groupe qui confirme tout le bien que l’on pensait de lui. La voix de Meriath emprunte totalement au Black Metal et elle est surtout plus en place que les travaux précédents du groupe, un album pas évident à trouver dans nos contrées mais il vaut le coup que vous vous fassiez un peu violence pour le dénicher.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8/10

 

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BLOOD OF THE SUN - Burning On The Wings Of Desire

Publié le par Nono666

BLOOD OF THE SUN - Burning On The Wings Of Desire
Listenable Records
Style : Hard Rock 70's
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/bloodofthesun

BLOOD OF THE SUN_Burning On The Wings Of Desire



01. Let It Roll / 02. Burning On the Wings of Desire / 03. Can't Stop My Heart / 04. Brings Me Down / 05. Rock Your Station / 06. Good Feeling / 07. The Snitch / 08. Good and Evil
 
Il se passe depuis quelques années déjà une chose assez incroyable à laquelle tout le monde ne prête pas forcément attention, c'est le revival de notre musique chérie, c'est à dire d'un Hard Rock sans concession, souvent estampillé 70's. Il m'est ici donné l'opportunité de chroniquer le nouvel album de BLOOD OF THE SUN, eh bien sachez que ces gars-là sont tout simplement incroyables car capable de nous donner l'impression d'entendre jouer LYNYRD SKYNYRD et DEEP PURPLE au sein d'un même groupe et ce avec une force absolument hors du commun. La bande à Mark ZAMMARON réussit ici l'exploit de mixer parfaitement ces deux groupes et le résultat est plus que bluffant, car le sieur ZAMMARON arrive à nous convaincre que Ian GILLAN a retrouvé ses 20 ans, quelle voix mes aieux ! Je ne vous parle même pas de la paire de guitaristes ici réunie : Rich CHRISTOPHER et Jay BENFIELD, tout simplement deux tueurs... et puisque les choses doivent être faites comme il faut, je me dois aussi de finir les présentations avec aux claviers Dave GRYDER, à la basse Miguel VELIZ, et enfin à la batterie Henry VASQUEZ qui a notamment joué au sein des mythiques SAINT VITUS, un line up plus que solide et un groupe d'une maturité absolue qui nous offre avec ce quatrième album, un album que nous ne sommes pas prêt d'oublier... Huit titres qui vont nous mettre sur le cul, et le terme n'est pas trop fort !  Dès "Let It Roll", premier titre de cet opus, la machine est lancée à vive allure sans jamais s'arrêter, et paradoxalement en donnant dans un style qui sent bon la fin des seventies, BLOOD OF THE SUN nous envoie une bouffée d'air frais. On retrouve ce son HAMMOND si particulier que le grand Jon LORD, paix à son ame, a su populariser auprès du grand public, et si ce grand maitre entend ce que nous propose ces Américains sur Blood On The Wings Of Desire, il doit se réjouir de voir que la relève est assurée. Des compos d'un fin mélange Hard Rock/Rock sudiste, alors que demande le peuple ? eh bien de les voir live le plus vite possible, mais malheuresemnt je n'ai pas d'informations concernant un éventuel passage dans notre pays, mais ceci étant dit je surveille tout cela de très pret. Il me semble que les termes que je viens d'employer tout au long de ma chronique vous donneront le sentiment que le fait d'avoir eu cet album entre les mains et de le déguster se sera fait sentir, et bien je dis un énorme OOUUIII. A consommer sans modération et ne croyez pas que l'opportunité d'entendre un groupe d'une telle classe vous sera donné tous les jours... Sur ces mots je vous dis bonne écoute, car moi je vais me le remettre dans les oreilles pour la cinquième fois...
 
Chronique par FUX

Note : 9/10

 

BLOOD OF THE SUN_Band
 

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