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GEOFF TATE - Kings & Thieves

Publié le par Nono666

GEOFF TATE – Kings & Thieves
Inside Out Music
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.geofftate.com

Geoff Tate_Kings & Thieves



01. She Slipped Away / 02. Take A Bullet / 03. In The Dirt / 04. Say U Luv It / 05. The Way I Roll / 06. Tomorrow / 07. Evil / 08. Dark Money / 09. These Glory Days / 10. Change / 11. Waiting

Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine, QUEENSRYCHE déchainait les passions avec son Heavy prog de haute volée et son extra-terrestre de chanteur. Operation : Mindcrime restera dans les anales du Metal comme un joyau éclatant. Il y a peu de temps dans la presse spécialisée, un QUEENSRYCHE en perdition annonçait se séparer du chanteur qui avait fait sa renommée, et tout en leur souhaitant bonne chance, on ne pouvait qu’être amer devant la triste fin d’un groupe majeur, même si l’inspiration n’ y était plus depuis longtemps. A peine cette nouvelle encaissée, voici venir un album solo du sieur Tate et n’importe qui pensera qu’il veut montrer au monde à quel point son groupe lui pesait, à quel point son talent était bridé par les vilains méchants de QUEENSRYCHE. En fait, après écoute de cet album, je ne peux que me dire que le prochain QUEENSRYCHE risque d’être leur meilleur album depuis longtemps ! Ce Kings & Thieves sent le moisi du début à la fin. Geoff TATE aurait eut plus d’inspiration en se lançant dans l’élevage d’escargots qu’en sortant cet album mou du genou, mal composé, mal chanté (!!!) et ennuyeux à mourir du début à la fin. Il ne reste plus qu’à espérer que QUEENSRYCHE va sortir un album du feu de dieu avec son fraichement déniché Todd La Torre (CRIMSON GLORY) et que Geoff TATE verra son élevage de gastéropodes couronné de succès.

Chronique par Emil Maniak

Note : 4/10

 

geoff tate_2012new
 

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FAMILY - Portrait

Publié le par Nono666

FAMILY – Portrait
Pelagic Records
Style : Progressive Post-Hardcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.familyslays.com

Family_Portrait_frontcover



01. Bridge & Tunnel / 02. Daddy Wronglegs / 03. Bopsky / 04. Illegal Women / 05. Delphonika / 06. The Wonder Years / 07. Othermother / 08. Exploding Baby

Premier album pour les Américains de FAMILY qui avec Portrait nous présente son univers mais montre surtout clairement ses intentions de conquérir le vieux continent avec son Post-Hardcore aux racines Progressive Metal indéniables. La liste des influences de ce quatuor est longue comme le bras mais les amateurs de BARONESS et de THE MARS VOLTA vont très certainement trouver ici une ambiance familière. Tissée autour des développements basés sur des harmonisations et un riffing progressif, la musique de FAMILY se base sur une énergie Post-core qui transparait surtout dans la voix de Kurt APPLEGATE, également bassiste, hurlée mais non dénuée d’une certaine mélodie. Pourtant l’ambiance s’appuie sur des rythmiques et des plans de guitare que leurs compères de label LO ! nous avaient proposé il n’y a pas si longtemps avec la même réussite, les guitares travaillent sur des arpèges plus que sur des riffs, une approche que l’on peut également rapprocher du Hard Rock 70’s, aujourd’hui appelé Classic Rock, et notamment sur "Daddy Wronglegs" qui renferme des relents d’AUDIOSLAVE par exemple et donc de LED ZEPPELIN ou "The Wonder Years" et sa ligne de guitare caractéristique. Toutefois, en fond, c’est bien l’univers de TOOL qui est ici transposé au Modern Metal avec un Hardcore bien barré et qui n’hésite pas à aller sur des terrains propices aux expérimentations ("Delphonika" qui pourrait être un terrain favorable à l’improvisation sur scène tant sa fin parait modelable à souhait). Moins barré que THE MARS VOLTA, plus Hardcore que TOOL, plus Classic Rock que BARONESS, Portrait est toutefois un peu fouillis et demandera beaucoup d’effort à ses auditeurs pour ne pas que ces derniers se perdent en route, bizarrement si le résultat est moins prémâché que ce que la scène Post-Hardcore actuelle nous propose, on regrette tout de même un manque d’énergie et de titre vraiment direct. La fin de l’album avec "The Wonder Years" et "Othermother" montre un visage expérimental et progressif du groupe qui devrait tout de même permettre à FAMILY d’imposer sa personnalité. Avec un mastering assuré par Alan DOUCHES (MASTODON, TORCHE), rien que ça, cet album bénéficie d’une mise en son équilibrée, laissant même apparaitre quelques leads de basse bien sentis ("Bopsky"), une habitude sur cette scène, mais qui est ici bien mise à profit. Ceux qui ont l’habitude des sorties de PELAGIC RECORDS connaissent cet univers proche de THE OCEAN et ne seront pas déçus par cette nouvelle trouvaille du label Allemand.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

Family_promo
 

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STONE SOUR - House Of Gold And Bones Part.1

Publié le par Nono666

STONE SOUR - House Of Gold And Bones Part 1
Roadrunner Records
Style : Nu Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.stonesour.com

stone sour_house of gold and bones



01. Gone Sovereign / 02. Absolute Zero / 03. A Rumor Of Skin / 04. The Travellers Part 1 / 05. Tired / 06. RU486 / 07. My Name Is Allen / 08. Taciturn / 09. Influence Of A Drowsy God / 10. The Travellers Part 2 / 11. Last Of The Real / 12. Gallows Humor (Rough Demo - Bonus Track)

De mon temps, KORN, STONE SOUR, SLIPKNOT et DEFTONES étaient les meilleurs groupes de Nu Metal qu’un ado puisse avoir dans son baladeur CD (oui, pas de lecteur mp3, croire que ça remonte à l’âge de pierre…). Qu’en est-il de ce nouvel opus de STONE SOUR ? Et bien, pas d’évolution, rien à signaler. Les aficionados seront contents, les sceptiques s’en ficheront et les détracteurs de se dire « c’est du STONE SOUR quoi ! ». Corey Taylor a toujours eu une voix plus jolie hurlée que chantée (sauf sur "Taciturn" où la justesse n’est pas approximative, mais qu’est-ce que c’est mou et niais). Déjà sur Come What(ever) May en 2006, ça n’avait pas la pêche. Il est difficile de se dire que SLIPKNOT et STONE SOUR sont quasiment les mêmes groupes, à 7 gaillards prés, et je ne peux m’empêcher de comparer, presque malgré moi. Ce sont deux projets différents, oui, mais à ce point c’est presque du mensonge ! Mais passons là-dessus, ça va m’énerver... House Of Gold And Bones Part 1, car la deuxième partie est prévue pour l’an prochain, n’est pas désagréable à écouter, et le premier morceau est vraiment punchy, ce qui laisse espérer du bon pour la suite, mais nenni. Et sur ce morceau, "Gone Sovereign", il y a indéniablement un problème de cohérence vers la fin du solo. Non, je ne tatillonne pas, si ça passait inaperçu, je ne le remarquerais pas, mais là il faudrait vraiment être sourd. "RU486" donne lui aussi un semblant d’énergie à cet album, mais le rythme de base devient rapidement lassant : tentative de réanimation loupée. Hormis la mollesse générale de l’album, qui sera plus efficace pour s’endormir le soir qu’à mettre à fond dans la bagnole pour se réveiller le matin, rien à noter : égal à lui-même ce STONE SOUR, circulez, il n’y a rien à voir. Réussir un album « pas désagréable » ne veut pas dire faire un bon album, et je ne trépignerai pas en attendant le Part 2 de l’année 2013. Un peu d’originalité ne ferait pas de mal, plutôt que de réciter encore et encore la recette du succès « made by Roadrunner », non ?

Chronique par Nastassja

Note : 5/10

 

Stone Sour_Band 2012

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GRAND SUPREME BLOOD COURT - Bow Down Before The Blood Court

Publié le par Nono666

GRAND SUPREME BLOOD COURT – Bow Down Before The Blood Court
Century Media
Style : Doom/Death Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/grandsupremebloodcourt

GRAND SUPREME BLOOD COUNT_Bow Down Before The Blood Count



01. All Rise / 02. Bow Down Before The Blood Court / 03. There Shall Not Be Acquittance / 04. Veredictum Sanguis / 05. Behead The Defence / 06. Grand Justice – Grand Pain / 07. Fed To The Boars / 08. Circus Of Mass Torment / 09. Public Castration / 10. Piled Up For The Scavengers / 11. …And Thus The Billions Shall Burn

Oui ce sont bien 3 des 4 membres actuels d’ASPHYX qui se cachent sous ce nom de GRAND SUPREME BLOOD COURT qui publie là son premier opus malgré le fait que l’idée de ce projet remonte déjà à 2009. En effet, alors qu’ASPHYX s’apprête à signer son retour discographique avec l’excellent Death…The Brutal Way, Martin VAN DRUNEN (chant), Bob BAGCHUS (batterie) et Alwin ZUUR qui prend ici le poste de deuxième guitariste au lieu de la basse s’acoquinent avec l’ancien guitariste d’ASPHYX Eric DANIELS et en profitent pour enrôler le bassiste d’HAIL OF BULLETS, Theo VAN EKELEN. Le retour fracassant d’ASPHYX retarde un peu le projet mais les idées Doom/Death Metal du groupe restent dans un coin de la tête de ce quintet qui renoue avec ce que ASPHYX a publié sur The Rack ou Last One Earth , les rythmiques ne trompent pas ("Veredictum Sanguis"), parfaites pour un mosh et les parties down tempo contrastent à merveille avec les parties de Death Metal à l’esprit cradingue dont "Behead The Defence" est un fervent représentant. D’ailleurs tout ce qui figure ici n’aurait pas dépareillé avec ce qui forme Deathhammer, le dernier album en date d’ASPHYX, alors la question de l’utilité d’un tel projet finit invariablement par se poser. Tout d’abord, il y a un esprit old-school, genre retour aux sources, très sensible, un fait qui ne sautera aux oreilles que des plus grands fans du genre, ensuite il y a la qualité indéniable de ces titres qui, vu le rythme d’ASPHYX, n’auraient certainement jamais vu le jour et surtout l’idée même vient d’Eric DANIELS, absent depuis 9 ans de la scène Metal et un certain On The Wings Of Inferno, la Cour Suprême était née et chaque membre de celle-ci allait pouvoir siéger, le Magistrat BAGCHUS, le Grand Juge Daniels, chacun tient son rôle et s’il devait exister une telle cour, nul doute que ces 5 lascars y auraient leur place. Bow Down Before The Blood Court n’aura rien de bien surprenant pour les initiés si ce n’est une certaine cure de jouvence, ou comment revenir 20 ans en arrière, si ce n’est ces 2 derniers titres, l’un "Piled Up For The Scavengers" avec quelques leads mélodiques donnant une petite personnalité différente à GRAND SUPREME BLOOD COURT et l’ultime "…And Thus The Billions Shall Burn" qui renferme également un côté plus mélodique que ces gars là ont pu proposer  avec ASPHYX, THANATOS ou HAIL OF BULLETS. Finalement, la qualité même de cet album suffit à expliquer la bonne idée de monter ce projet cradingue, efficace, destiné à vous broyer les os lors des headbangings que provoquent ces titres.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

GRAND SUPREME BLOOD COUNT_Band

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HAUT ET COURT - La Vie

Publié le par Nono666

HAUT & COURT - La Vie
Autoproduction
Style : MathCrust/Grind
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/HautCourt

HAUT ET COURT_La Vie



01. Let It Burst / 02. Krokodil / 03. This Genesis / 04. Colision / 05. Life / 06. Wasted Time For Wasted Minds

« Trois gars de l’est de la France », trois musiciens de Strasbourg, HAUT & COURT, groupe fondé en juin 2012, un premier EP en novembre : démarrage en trombe, et ce n’est rien de le dire à l’écoute de La Vie… Description : Math, Crust, Grind, expérimental… Mouais, enfin ça, j’ai envie de dire que rien ne sert de chercher une catégorie précise : les ruptures de rythme du Mathcore sont là, violent comme du Crust, des rythmes de batterie et une voix bien Grind, pour un mélange expérimental, effectivement c’est tout un programme, et oui, ça envoie. En écoutant La Vie, il ne faut pas avoir peur de la vitesse. On appuie sur « play », et c’est parti : démarrage en trombe, et le rythme est soutenu sans aucun souci, ça donne envie de voir ça en live, ou d’en avoir plus à écouter, pour voir jusqu’où va le talent de ces gaillards. Des morceaux très courts, seules "Krokodil" et "Wasted Time For Wasted Mind" dépassent les trois minutes et ce sont d’ailleurs les deux morceaux qui sont les plus riches musicalement, même s’il ne faut absolument pas faire l’impasse sur les autres, qui sont des concentrés d’énergie. Mention spéciale à "Wasted Time For Wasted Mind" qui après un démarrage très rapide comme sur les autres morceaux, va se calmer, et laisser chanter guitares et batterie : influence des grands UFOMAMMUT ?… Quoi qu’il en soit, c’est un peu un mélange de tout ce que j’aime. HAUT & COURT savent indéniablement manier l’énergie et la violence sans délaisser la mélodie. Le son saturé est bien étudié, les guitares hurlantes ne sont pas inaudibles, bon équilibre entre tous les instruments et la voix (seul petit bémol, le solo de guitare sur "Let It Burst" : il faut tendre l’oreille !), je dis chapeau. Dix minutes de violence, de virtuosité technique, de chant guttural parfaitement maîtrisé, de guitares hurlantes et de batterie survoltée. On dit  que La vie est trop courte, et ça c’est bien vrai. Donc, à suivre !

Chronique par Nastassja

Note : 8,5/10

 

HAUT ET COURT_Band

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ANDRE MATOS - The Turn Of The Lights

Publié le par Nono666

ANDRE MATOS - The Turn Of The Lights
e-a-r Music
Style : Melodic Power Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2012
Site Web : www.andrematos.com

ANDRE MATOS_The Turn Of The Lights



01. Liberty / 02. Course Of Life / 03. The Turn Of The Lights / 04. Gaza / 05. Stop ! / 06. On Your Own / 07. Unreplaceable / 08. Oversoul / 09. White Summit / 10. Light-Years / 11. Sometimes / Fake Plastic (bonus track)
 
The Turn Of The Lights, le nouvel album d'ANDRE MATOS vient de débouler et c'est plutôt une bonne surprise qui nous attend même si concrètement, rien de révolutionnaire concernant le style, du Power Metal mélodique, mais on sent que le Bresilien se fait plaisir et amène un côté vraiment énergique à l'ensemble et a l'air de vouloir faire valoir la place qui est la sienne, à savoir celle d'un grand chanteur. A coup sûr cet opus ne décevra pas les fans du sieur MATOS car cet album est gorgé de mélodies imparables tout en nous rappelant que c'est bien à du bon Heavy Metal que nous avons affaire, le tout doté d'une production très propre qui donne à ces morceaux un léger côté progressif. Malgré tout, un petit bémol s'impose à nous parmi toutes ces éloges, ce sera surement le manque de diversité dans l'interprètation vocale, et même si ce The Turn Of The Lights est plutôt un bon cru et qu'il reste agréable à écouter, il y a peu de chance pour que cet album fasse vraiment date dans la carrière de l'ex-chanteur d'ANGRA.
 
Chronique par FUX
 
Note : 6,5/10

ANDRE MATOS_Band
 

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WELL OF SOULS - Sorrow My Name

Publié le par Nono666

WELL OF SOULS – Sorrow My Name
Brainticket Records
Style : Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/wellofsoulsdoom

WELL OF SOULS_Sorrow My Name



01. Sorrow My Name / 02. Forsaken / 03. The Pain’s Not Forgotten / 04. As I Die / 05. Sanity’s Lie / 06. Ashes Of Despair / 07. A Dark Souls Destiny

On ne va pas dire que l’on avait déclaré les Américains de WELL OF SOULS comme cliniquement morts mais le long silence qui a suivi le EP Pilgrimage Of Doom en 2005 et les aléas de line-up avec des faux départs de Tim WAYNE désormais guitariste et non plus bassiste, tout cela ne laissait présager rien de bon pour l’avenir du groupe. Toujours dans l’ombre de SOLITUDE AETERNUS le groupe se retrouve également en arrière plan par rapport à PROJECT ARMAGEDDON, un excellent groupe réunissant 3 ex-membres de WELL OF SOULS, bref ce groupe a tout de la réunion de damnés ! Pourtant, Sorrow My Name, le deuxième album du combo, pointe enfin le bout de son nez et si l’on peut penser que le groupe a perdu des années, il n’en a pas perdu sa capacité à composer des titres d’Epic Doom Metal dont l’affiliation à CANDLEMASS mais plus encore à SOLITUDE AETERNUS est plus qu’évidente. Toutefois, comme ce fut le cas pour la première partie d’existence du groupe, ce nouvel album s’adresse avant tout aux férus du genre, à ceux qui ne jurent que par l’Epic Doom car il faut reconnaitre que la voix de John CALVIN parait un peu forcée, le chanteur interprète mais ne véhicule que très peu le feu qui l’anime comme Robert LOWE peut le faire. Pourtant, l’homme se débrouille très bien, les lignes de chant sont soignées, bien exécutées, aucune fausse note, disons que cela parait un peu trop lisse. Ensuite musicalement, si ce que propose WELL OF SOULS ne présente pas de grande révolution, on note tout de même un esprit Progressive Metal très présent dans la structure des morceaux qui permet à ce groupe de se démarquer un peu et notamment avec des breaks comme celui de  "Forsaken" amenant un côté presque Folk sympathique. Et puis il faut reconnaitre que les Américains savent apporter un peu de variation, autant dans les tempi que dans l’intensité des morceaux, une facette épique réussie donc. On regrettera tout de même ce son de basse qui résonne comme un pet de furet et qui laisse apparaitre certaines bizarreries comme ces parties un peu à côté sur la chanson titre alors que sur "As I Die", le lead à la basse est bien mené. Ce nouvel album plaira aux amateurs de CANDLEMASS, SOLITUDE AETERNUS ou DAWN OF WINTER c’est certain, mais il s’avère encore un peu lisse pour pouvoir prétendre aller au-delà, mais WELL OF SOULS signe là un retour agréable et c’est déjà une grande satisfaction.

Chronique par Aymerick Painless   

Note : 7/10

 

WELL OF SOULS_Band
 

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DEPOPULATE - Till Man Exists No More

Publié le par Nono666

DEPOPULATE – Till Man Exists No More
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/depopulateofficial

DEPOPULATE_Till Man Exists No More



01. Intro / 02. Deranged I Slice / 03. Pandemic Lust / 04. Wastesoaked / 05. Show Me The Way To Your Heart / 06. Harvesting Human Flesh

La Pologne, pays de Death Metal, compte un sérieux représentant de plus depuis la sortie de Till Man Exists No More, le premier EP autoproduit de DEPOPULATE, groupe formé en 2010 sous le nom d’EVISCERATED. D’un classique assumé, le quintet nous balance tout de même un Death Metal à la sauce HATE façon bouchère, un peu à l’image de PSORIASIS chez nous, un doux parfum de sang et de barbaque se dégage de ces 5 titres accompagnés d’une courte introduction. Si "Deranged I Slice" donne dans le conventionnel, des "Pandemic Lust", "Show Me The Way To Your Heart" et surtout "Wastesoaked" dévoile un brin de personnalité pas désagréable avec quelques parties down tempi qui font des ravages. Certes, DEPOPULATE reste dans les limites imposées du style mais c’est très bien fait et les 15 minutes de cet EP passent sans aucun problème, les amateurs de HATE ETERNAL, DYING FETUS ou HATE devraient largement y trouver leur compte, y compris les deçus des derniers ABORTED.  La production de cet EP est assez bonne, la batterie bénéficie d’une sorte de traitement de faveur avec une forte présence de la grosse caisse, surtout dans les moments de double, et on peut parfois ressentir quelques baisses de son ("Pandemic Lust") mais qui peuvent peut être s’expliquer par la production sur la batterie qui laisse apparaitre quelques blancs très courts, mais pour une autoproduction, et même des sorties labellisées, on est très largement dans les tolérences.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

DEPOPULATE_Band

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INFIDEL - Eviscerate Yourself

Publié le par Nono666

INFIDEL – Eviscerate Yourself
Old Temple
Style : Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.infidel.pl

INFIDEL_Eviscerate Yourself



01. Praise The One / 02. Eviscerate Yourself / 03. Chaos Blood Blasphemy / 04. Flames Of Desolation / 05. The Plague

Est-ce que chaque Polonais joue dans un groupe de Métal ? On peut se poser la question ou simplement admettre que ce pays a une scène très développée et que le style Métal est bien ancré dans la société de ce pays. INFIDEL a publié en début d’année le EP Eviscerate Yourself et comme il n’est jamais trop tard pour vous parler des sorties qui le mérite, en voici une nouvelle. Cet EP fait suite à un premier album Ejaculating Chaos et inutile de vous préciser que le groupe joue également avec des thèmes religieux, sataniques et antichrétiens, assez répandus sur la scène Black Polonaise. Toutefois, si on remarque rapidement l’affiliation d’INFIDEL avec un groupe tel que HORNED ALMIGHTY, on reconnait également que quelques passages plus Death bien sentis ("Chaos Blood Blasphemy") boostent un peu cet EP qui ne faibli pas en intensité sur les 25 minutes qu’il affiche au compteur. "Flames Of Desolation", pour sa part, repose plus sur des leads de guitare qui nous renvoie vers le Raw Black Metal et l’univers d’un CHRIST AGONY, là encore rien de bien neuf mais INFIDEL  réussit à maîtriser les éléments de ce Black Metal en y apportant de la variation de tempo mais aussi de riffing, en clair le groupe s’est sorti les doigts pour pouvoir tapoter sur leur manche pour un résultat de très bonne tenue. La production est plutôt bien gonflée, on est loin du Black enregistré au fond de sa cave, certains trouveront que cela perd de son charme mais INFIDEL propose un Black Metal suffisamment élaboré, mais pourtant sauvage et brutal, pour ne pas reposer son message uniquement sur cet aspect old-school derrière lequel on cache beaucoup de mauvais albums et de mauvais musiciens. Depuis, le groupe a publié un DVD avec un show renfermant sa prestation au Grim Harvest Festival en 2009 ainsi qu’un MCD 3 titres. Et puis l’ultime "The Plague" nous rappelle un peu l’univers d’OTARGOS alors on ne pouvait pas passer cet EP sous silence…

Chronique par Aymerick Painless

Note : 6.5/10

 

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STONE REMAINS - Addiction

Publié le par Nono666

STONE REMAINS – Addiction
Autoproduction

Style : Rock/Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/stoneremains

STONE REMAINS_Addiction



01. Addiction / 02. Stand On / 03. Something Happens / 04. Where Am I ? / 05. R.I.P. (Rest In Peace) / 06. As You Rise

Originaire de l’Est de la France, Nancy pour être précis, le quartet STONE REMAINS s’est formé à partir de plusieurs groupes de lycée successifs (SKAREKROW, TEMPLE…) réunissant trois frères d’origine Vietnamienne et Pierre PERDICARO à la batterie. Le line-up évolue, des démos sont publiées (dont Desert Of Life en 1997 qui bénéficiera d’une exposition un peu plus large), des concerts régionaux s’enchainent et les styles fluctuent d’un enregistrement à l’autre. Les compositeurs, notamment les guitaristes, s’imprègnent beaucoup de ce qui les entoure alors lorsque les gars côtoient MORTUARY ou SCARVE, les compositions s’en ressentent. Aujourd’hui, c’est sous le nom de STONE REMAINS que les trois frangins et Pierre reviennent avec un EP, Addiction, qui a tout d’un premier album autoproduit. Les 6 titres présents sont bien aboutis et couvrent bien l’ensemble des influences du groupe autant dans le Garage Rock avec ALICE IN CHAINS ("Something Happens") ou BLACK STONE CHERRY ("Stand On") que dans le Metal avec SOILWORK ou IN FLAMES ("Addiction", "As You Rise"), le Progressive Metal à la DREAM THEATER et notamment dans certaines pistes vocales (les couplets d’"Addiction") mais aussi bien d’autres choses comme NEVERMORE pour la puissance Power Metal qui se dégage des guitares ("Stand On"). Le chant pour sa part se révèle très varié, entre voix Death Mélodique dans la lignée d’IN FLAMES, voix claire dans l’esprit Progressive Metal, ou voix plus Rock et c’est sur ces dernières que la production montre le plus de faiblesse car si les lignes de chant ne sont pas mauvaises, elles s’intègrent même plutôt bien à l’ensemble bien catchy, elles manquent un peu d’habillage et de présence. La production de l’album, tout à fait honnête, a été confiée à Simon MULLER et Christophe EDRICH, guitaristes de X-VISION et le résultat est plutôt intéressant pour une autoproduction (le travail sur les guitares d’un "R.I.P (Rest In Peace)"), hormis le mixage et surtout le mastering un peu léger. Le groupe a depuis recruté un autre guitariste en la personne de Thomas JUNG, qui devrait donc opérer sur les prochaines sorties du groupe qui se voit encore confronté à des instabilités de line-up. On espère vraiment qu’ils s’en relèveront dans le cadre de STONE REMAINS car la recette affichée par le groupe est pleine de promesse malgré quelques petits défauts évidents pour une première sortie mais tout de même marquant pour des gars ayant déjà roulé leur bosse dans le milieu, à suivre…

Chronique par Aymerick Painless

Note : 6.5/10

 

STONE REMAINS_Band
 

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