Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

MANIMAL - Multiplicity

Publié le par Nono666

MANIMAL - Multiplicity
Autoproduction

Style : Open Death
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/manimale

MANIMAL_Multiplicity



01. Michael / 02. Nicholas / 03. Ben / 04. Corey / 05. Christian / 06. Laura / 07. Frank / 08. Scottie / 09. Edmond

MANIMAL, je ne connaissais que de loin, quelques morceaux au hasard, il y a longtemps, et ce groupe toulousain (qui a annoncé son split, je tombe au bon moment on dirait…) m’a enchantée à l’écoute de Multiplicity. S’ils se qualifient de groupe d’ « open death », on dirait un savant mélange de Death, de Thrash et de Metalcore (si, si, désolée, la voix quoi, Julien Cassarino, l’ex PSYKUP). Un groupe qui envoie, qui se fait plaisir, adepte des ruptures de rythmes et des contrastes. Sur Multiplicity, neuf morceaux, neuf prénoms, pour un album agréablement schizophrénique qui passe sans prévenir du chant guttural grave au hurlement hystérique, pour enchaîner sur du chant clair. "Scottie", avec son intro à la SYSTEM OF A DOWN et sa rapidité, décoiffe complètement, c’est comme donner du Guronsan à un hyperactif (à ne pas faire), c’est presque trop tellement c’est fou, mais tellement jouissif. L’album en général souffre parfois de quelques redondances : comme c’est toujours du « trop », on a parfois envie de répondre « avec modération les gars », et la dernière chanson… On se demande si c’était pour le même album (bien sûr, puisqu’ils se séparent…), c’est mielleux, c’est étrange, pour clore ce concentré d’énergie déglinguée. Dès l’intro du premier morceau ("Michael", nice to meet you…), la couleur est annoncée, et c’est parti pour une grosse demie heure (37 minutes, l’album est court, on peut bien se permettre de risquer d’y perdre le souffle) de délire, de gros riffs, d’une batterie parfaitement maîtrisée (de la double pédale en veux-tu, en voilà, des ruptures de rythme à se demander comment il a fait pour ne pas s’emmêler dedans), un chanteur au mieux de sa forme… Bravo MANIMAL, c’est du lourd ! Et bonne chance pour la suite...

Chronique par Nastassja

Note : 8/10

 

MANIMAL_Band
 

Voir les commentaires

RED LAMB - Red Lamb

Publié le par Nono666

RED LAMB - Red Lamb
Haensel & Gretel / Mig Music
Style : Hard Rock / Alternative Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.redlambofficial.com

RED LAMB_Red Lamb



01. The Case / 02. Runaway Train / 03. Standby Passenger / 04. One Shell (In The Chamber) / 05. Puzzle Box / 06. Watchman / 07. Keep Pushing Me / 08. Get Up / 09. Don't Threaten To Love Me / 10. Angels Of War / 11. Warpaint / 12. Temptation

Pour commencer : il paraît que j’ai écouté « la musique d’une ère nouvelle » (et si, Dan Spitz le dit…), tout un programme donc ! Né en 2010 de la collaboration entre Dan Spitz (ex-ANTHRAX), qui ne connaît pas la modestie, et Don Chaffin, le groupe RED LAMB se proclame « duo », mais les « Brothers in Arms », comme les deux leaders les appellent, méritent aussi d’être cités, à savoir Patrick Johansson à la batterie, et Chris Vrenna (aux claviers et au mixage, si j’ai bien compris). Je vais mettre fin au suspens : tout cela n’a rien, mais alors rien de nouveau… « Mais » me direz-vous « qui a dit qu’il fallait qu’un album soit original pour être digne d’intérêt ? ». Ce qui est intéressant en revanche, c’est de voir qu’il ne suffit pas de mettre un ex-ANTHRAX, trop content d’avoir un projet  et qui crie partout « c’est moi qui l’a fait ! », avec un claviériste de renom (NINE INCH NAILS et MANSON, s’il vous plaît) et aussi de mettre Monsieur Dave Mustaine (MEGADETH) à la production et lui permettre de mettre son grain de sel sur les paroles, que ça va envoyer du lourd… Et en plus, la voix de Don Chaffin a un je-ne-sais-quoi de pire que banal qui n’aide pas à la concentration durant les 12 morceaux que compte cet album. Quoi qu’il en soit, il faut noter que "Stand By Passenger" et "Watchman" sont des titres très efficaces, énergiques, et le son général de RED LAMB très « old school » n’est guère désagréable. Cependant, ce que l’enthousiaste (voire carrément surexcité, pour dire des trucs pareils) Dan Spitz nous présente comme (je cite approximativement) « la création d’un nouveau genre » nous laisse plutôt une impression de réchauffé, ou même carrément de pâle copie de MEGADETH. C’est beau l’enthousiasme, et ça se voit que Dan Spitz avait envie de faire ça bien, vu qu’il met plus en valeur la production que les interprètes de son « bébé »… c’est sûr qu’il sait s’entourer. Bien choisir ses collaborateurs, c’est bien, mais si l'on a ses propres idées sans avoir besoin de copier, c’est mieux.

Chronique par Nastassja

Note : 5/10

 

RED LAMB_Band
 

Voir les commentaires

KISS - Monster

Publié le par Nono666

KISS – Monster
Universal Music
Style : Hard-Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.kissonline.com

KISS_Monster



01. Hell Or Hallelujah / 02. Wall Of Sound / 03. Freak / 04. Back To The Stone Age / 05. Shout Mercy / 06. Long Way Down / 07. Eat Your Heart Out / 08. The Devil Is Me / 09. Outta This World / 10. All For The Love Of Rock & Roll / 11. Take Me Down Below / 12. Last Chance / 13. Right Here Right Now

« Allons, les enfants ! Faites tous la file pour votre distribution quotidienne de Rimmel !
- Mais M’sieur, pourquoi on doit on doit se peinturlurer la tronche comme ça tous les jours ?
- C’est pour devenir une Rock Star, mon petit Paul.
- Et c’est aussi pour ça qu’on doit porter des vêtements de carnaval chaque jour ?
- Tu as bien compris, Tommy. Tu auras un bon point en rentrant en classe !
- Mais alors, M’sieur, pourquoi Eric il met même pas des hauts talons comme nous ?
- Eric sera batteur et il n’en aura pas besoin.
- M’sieur, M’sieur ! J’veux encore du Rimmel, sivouplaîîîîîîîît !
- Non, Gene. Tu sais très bien que tu es tombé dedans quand tu étais petit et que ça t’a fait enfler la langue ! Dieu sait ce qui se passerait si tu en reprenais !
- Ouiiiiin !
- Allons, calme – toi. Si tu es bien sage, tu pourras chanter une chanson tout seul devant tes petits camarades.
- Ouaiiis ! J’veux chanter "Eat Your Heart Out" !
- D’accord ! Après on chantera "Hell or Hallelujah" tous ensemble et peut – être "All For The Love Of Rock & Roll", si nous avons encore le temps.
- C’est celle qui ressemble à "Shout It Out Loud" M’sieur ?
- Oui, oui, elle lui ressemble, mais elle est bien quand même.
- Dites, M’sieur, c’est quand qu’on arrêtera de vénérer KISS ?
- Jamais, les enfants, jamais.

Chronique par Emil Maniak

Note : 8/10

 

KISS_2012
 

Voir les commentaires

VISION DIVINE - Destination Set To Nowhere

Publié le par Nono666

VISION DIVINE – Destination Set To Nowhere
e-a-r Music / Edel
Style : Progressive Heavy Speed Metal
Origine : Italie
Sortie : 2012
Site Web : www.visiondivine.com

VISION DIVINE_Destination Set To Nowhere



01. S'I Fosse Foco / 02. The Dream Maker / 03. Beyond The Sun And Far Away / 04. The Ark / 05. Mermaids From Their Moons / 06. The Lighthouse / 07. Message To Home / 08. The House Of The Angels / 09. The Sin Is You / 10. Here We Die / 11. Destination Set To Nowhere

Septième album déjà pour VISION DIVINE et pourtant, je ne les connaissais que de nom ! Et oui, votre serviteur est un ignare ! Découverte donc. Nous avons ici un groupe qui connaît visiblement son sujet sur le bout des doigts : Les guitares sont finement ciselées, la section rythmique est métronomique, les claviers envoutants et Fabio LIONE (RHAPSODY OF FIRE) impérial de bout en bout. Parlons–en, justement de ce cher Fabio : Pour moi qui m’attendait à entendre du RHAPSODY, la surprise fût de taille ! Il se permet ici de varier son chant pour le plus grand plaisir de nos oreilles (écoutez "Mermaids From Their Moons" ou "Here We Die", pour ne citer que ces deux là) et cela lui va diablement bien ! On a droit sur ce Destination Set To Nowhere à un groupe clairement au top de sa forme, tout est bien joué, bien chanté, bien composé et bien produit. Si vous êtes fan du groupe ou du style, jetez–vous dessus et rendez–vous à ma note, sans passer par la case départ ni toucher 4000 Euros. Si, par contre, vous ne connaissiez pas VISION DIVINE, sachez que la version collector de cet album vous offre un cd bonus contenant 10 titres réenregistrés et une reprise de SAVATAGE. Une superbe occasion de découvrir le groupe et, comme moi, de rattraper votre retard, de passer par la case départ et de toucher 4000 Euros.

Chronique par Emil Maniak

Note : 8,5/10

 

VISION DIVINE_Band 2012
 

Voir les commentaires

PAPA ROACH - The Connection

Publié le par Nono666

PAPA ROACH - The Connection
Eleven Seven Music
Style : Nu Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.paparoach.com

PAPA ROACH_The Connection



01. Engage / 02. Still Swingin' / 03. Where Did The Angels Go / 04. Silence Is The Enemy / 05. Before I Die / 06. Wish You Never Met Me / 07. Give Me Back My Life / 08. Breathe You In / 09. Leader Of The Broken Hearts / 10. Not That Beautiful / 11. Walking Dead / 12. Won't Let Up / 13. As Far As I Remember

PAPA ROACH, dans mon esprit, ça date… C’est non sans surprise que j’ai repris connaissance de leur existence, et non sans curiosité que j’ai écouté ce nouvel opus, The Connection, de ce quatuor californien, emblématique de mes quelques mois « Nu Metal ». C’est régressif. Ceux qui avaient 15 ans il y a 10 ans s’étonneront d’avoir tant mûri, de s’être acheté des oreilles depuis, et auront donc le « dramatic look » de rigueur et les oreilles qui saignent, comme il se doit… Mais un peu de sérieux, on éponge le sang sur le clavier, on réapprend à cligner pour humecter sa cornée, et on essaye d’être objectif, un minimum, nom de Dio. Ils sont fidèles à eux-mêmes, ces icônes d’adolescents : un son bien « californien » (c’est culturel, ou dû à une malédiction dans cette région, je ne sais …), des riffs efficaces à la radio et des refrains toutes les quatre mesures bien cadencées. D’originalité point, mais ce qu’il faut reconnaître au Nu Metal, c’est bien son statut de tremplin vers des genres meilleurs (oui oui, chacun ses goûts, je le sais bien). Tout le monde n’a pas baigné dans le Metal depuis sa plus tendre enfance, et pour s’initier aux musiques extrêmes, comment faire sinon en entendant un LINKIN PARK ou un HOOBASTANK au hasard. Pour le coup, c’est le CD à offrir à son cousin de 14 ans : The Connection mélange les styles de la pop, de l’électro ultra commercial de la vague « dubstep », avec de bons riffs, une voix pas désagréable et une énergie rafraîchissante (il fait si chaud, en Californie). C’est une graine à planter, un premier pas à faire. Même si je n’aime plus, je me souviens avec nostalgie, et en voyant où ça mène… Et bien, pourquoi pas, mais inutile de chercher l’originalité, même si The Connection ne dérange pas, ça ne casse vraiment pas trois pattes à un canard !

Chronique par Nastassja
 
Note : 5/10

 

PAPA ROACH_Band 2012
 

Voir les commentaires

MANOWAR - The Lord Of Steel

Publié le par Nono666

MANOWAR – The Lord Of Steel
Magic Circle Entertainment
Style : True Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.manowar.com

MANOWAR_The Lord Of Steel_Definitive Cover



01. The Lord Of Steel / 02. Manowarriors / 03. Born In A Grave / 04. Righteous Glory / 05. Touch The Sky / 06. Black List / 07. Expendable / 08. El Gringo / 09. Annihilation / 10. Hail, Kill And Die / 11. The Kingdom Of Steel

Après le hors-normes Gods of War, toute la planète Metal espérait que MANOWAR allait redresser la barre et retrouver sa verve d’antan. Qu’enfin, comme à la bonne époque, nous pourrions hurler des hymnes barbares et chevaucher nos destriers d’acier. Et surtout que plus jamais les Kings of Metal n’entrecouperaient leurs chansons de solos de clavier joué avec les pieds. The Lord of Steel est il mission accomplie pour MANOWAR ? Chaussez vos peaux de bête et huilez vos biceps, nous partons à la rencontre du Lord of Steel… A vrai dire, l’album commence assez mal avec "The Lord of Steel" et "Manowarriors" qui sans être foncièrement mauvais sont accordés en dessous et montrent un MANOWAR assez poussif, malgré des refrains pas trop mal. La barre est très vite redressée avec "Born In A Grave" et son refrain imparable au airs de déjà entendu et la ballade "Righteous Glory" belle et triste à pleurer. Sans jouer au track by track, "Black List" est le morceau inécoutable de l’album, "El Gringo" est fun sans être bon, le reste étant du MANOWAR moyen, sans être mauvais. Mention spéciale à "Hail, Kill and Die", morceau agréable dont le titre à lui seul résume le concept MANOWAR. Bref, si The Lord of Steel était sorti en lieu et place de Gods of War, il serait un album dans la moyenne des dernières productions du groupe. Son défaut est de devoir sauver un réputation entachée par un très mauvais album, ce qu’il ne parvient pas à faire entièrement … Que les sujets de sa majesté se rassurent : Le Roi n’est pas mort, il va même beaucoup mieux.

Chronique par Emil Maniak

Note : 6,5/10

 

MANOWAR_Band 2012
 

Voir les commentaires

NEUROSIS - Honor Found In Decay

Publié le par Nono666

NEUROSIS -  HONOR FOUND IN DECAY
Neurot Recordings
Style : Experimental Doom/Sludge/Post Hardcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.neurosis.com

Neurosis_Honor Found In Decay



01. We All Rage In Blood / 02. At The Well / 03. My Heart For Deliverance / 04. Bleeding The Pigs / 05. Casting Of The Ages / 06. All Is Found...In Time / 07. Raise The Dawn

Les sombres soirées d’hiver se préparent, on soupçonne la fin du monde et NEUROSIS livre comme un dernier souffle avant le cataclysme. Un dixième album murit, qui surprend par la richesse de ses ambiances affutées jusqu’au moindre dernier recoin. On l’appréhende de manière progressive, cloisonné entre le détachement et l’immersion la plus totale. Absolument rien d’instantané, soyez prévenus, mais une expérience intense, profonde qui nous retranche dans un carcan d’émotions subtiles et funestes. Un double jeu où l’on survole librement d’une part et sommes oppressés d’une autre, tiraillés entre l’envie d’approcher ces sons machiavéliques et l’urgence d’en ressortir. Les Américains savent y faire avec la manipulation des états d’âme, ils nous emportent et nous relâchent sans pitié, bien sûr on adore ça !  On est ainsi confrontés sans détour à des séquences massives projetées à grand tir mais qui restent contenues, et des descentes incontrôlables vers une inépuisable dépression. Un coup bien joué à nouveau par ces maitres de l’avant-garde, qu’on s’impatiente de revoir sur le devant de la scène pour nous asséner d’un coup final ? Jusqu’où peuvent-ils nous conduire sur le chemin de la torpeur la plus suprême ? Rien à prévoir, il semble, on laisse juger, apprécier ou bien laisser indifférent. La question se pose aussi sur leur capacité à se réinventer, même si l’album est plus abouti, la tendance d’un doom/sludge innovant et comme il a pu l’être, percutant dans les précédents albums n’est pas présent sur la forme, mais se dévoile intelligemment sur un fond mystique, placé sous la retenue. Car c’est cela qui nous rend avide chez NEUROSIS, la conservation d’un goût toujours aussi amer…

Chronique par Joy

Note : 8/10

 

Neurosis-2012
 

Voir les commentaires

COILGUNS / NEVER VOID - Split

Publié le par Nono666

COILGUNS / NEVER VOID – Split
Dead Dead Dead Music
Style : Post Hardcore
Origine : Suisse / Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/coilguns
www.nevervoid.de

COILGUNS_NEVER VOID_Split



01. COILGUNSMandarin Hornet / 02. COILGUNSDewar Flasks / 03. NEVER VOIDHungry For Needs / 04. NEVER VOIDDirektore / 05. COILGUNSMastoid (Live In Berlin 2012) / 06. COILGUNSParkensine (Live In Berlin 2012) / 07. NEVER VOIDSon Of Man (Live In Emmen 2012) / 08. NEVER VOID ­– Null And Void (Live In Emmen 2012)

Ah les petits cachotiers ! Vous l’avez peut être remarqué mais Heavy Sound apporte un soutien sans limite à ces petits Suisses de COILGUNS, la claque du premier Split EP reste encore gravée dans ma mémoire tout comme le show en compagnie d’EARTHSHIP plus tôt cette année. Alors lorsque Jonathan, le guitariste de ce trio incroyable me dit qu’il revient d’Australie où il cumulait tournée avec COILGUNS et THE OCEAN, il me confirme également que quelques titres sont prêt pour la suite et peut être un album et puis voilà qu’arrive par la poste un colis suspect dont je reconnais immédiatement la touche do it yourself des Suisses. Le tout présenté dans une enveloppe noire fermée par un sceau à la cire, c’est un digipack au format A5 que j’en ressors, l’artwork est une nouvelle fois très soigné et correspond tout à fait à la démarche du groupe qui semble mené par l’urgence de la situation (l’enregistrement du EP Stadia Rods n’est qu’un exemple) et ce sont les Allemands de NEVER VOID qui se retrouvent associés à la démarche. Avec deux nouveaux titres studios de chacun des deux groupes ainsi que 2 titres live, à Berlin pour COILGUNS et Emmen pour NEVER VOID, on prend d’un seul coup l’évolution du groupe depuis ce fameux EP sorti l’an passé avec un "Mandarin Hornet" à l’introduction Progressive qui nous évoque les plages les plus ambiants de Stadia Rods, j’avais bien compris dans les news données par le groupe que les nouveaux titres étaient plus réfléchis mais avec ce premier titre c’est la claque assurée car la brutalité n’a pas disparue, elle se fait plus vicelarde, on imaginait mal le groupe nous balancer sans cesse des ressucées de "Mastoid" dont on retrouve une version live sur cet EP, l’occasion de voir tout le chemin parcouru par le trio. Et puis il y a un "Dewar Flasks" fait pour les amateurs des sensations fortes du premier split avec KUNTZ et qui assure la jonction avec les Allemands de NEVER VOID dont les deux titres "Hungry For Needs" et "Direktore" font bonne figure, de très bons morceaux speed de Post Hardcore qui ne semble pas perdre en intensité dans les conditions live. Attention tout de même car si le son des titres live ne sont pas trop mauvais, ceux de NEVER VOID bénéficient d’un meilleur son, ils sont plus à prendre comme des bonus qu’autre chose (peut être aussi l’occasion de découvrir les travaux passés de ces deux groupes talentueux), vous remarquerez au moins que l’énergie ne fait pas défaut sur scène avec ces 2 groupes ! Après ce troisième EP, COILGUNS, cette fois c’est certain, a enregistré 45 minutes de musique en vue d’un premier album que l’on attend de pied ferme et ces 2 nouveaux titres mettent l’eau à la bouche. Pour ce qui est de NEVER VOID, c’est le groupe avec lequel COILGUNS a le plus d’affinité stylistique pour un beau split sous toutes les coutures.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8/10

 

COILGUNS_Promo2012_2
 
NEVER VOID_bandpic2011_1
 
 

Voir les commentaires

BLACK MAGIC SIX - III : Brutal Blues

Publié le par Nono666

BLACK MAGIC SIX – III : Brutal Blues
Svart Records
Style : Punk/Rock'n'Roll
Origine : Finlande
Sortie : 2012
Site Web : www.blackmagicsix.net

BLACK MAGIC SIX_III-Brutal Blues



01. Intro / 02. I Hate People / 03. 61/49 Clarksdale / 04. Beaver Killer / 05. Ghoul / 06. Homerun / 07. Total Dunkelheit / 08. The Biggest Ass In Town / 09. Turning Gold / 10. TPTPATFOTHMPT2 / 11. Brutal Blues

III : Brutal Blues est, vous vous en doutez, le troisième album de ce combo Finlandais nommé BLACK MAGIC SIX et derrière un aspect Rock’n’Roll où le Punk des 70’s tient une place déterminante, le Blues n’est pas un terme totalement banni et à travers lui, la musique Afro-Américaine des 50’s comme le démontre l’introduction de cet album qui nous renvoie vers un crooner alors que "Beaver Killer" nous évoque plus le Rock’n’roll 50’s avant que sa fin nous envoie carrément vers THE CLASH et que penser alors du terrible "The Biggest Ass In Town" à l’accent Country avec un dix-neuvième degré qui file la banane. Vous l’aurez compris, les bases de ce duo sont très solides et pourtant une forte personnalité se dégage de ces 11 titres absolument jouissifs et c’est qu’il n’est pas aisé de proposer une musique au style si emprunté avec autant de fraîcheur, et dans ce domaine un titre comme "Ghoul" possède tout ce qu’il faut, une énergie Punk/Rock, un chant déterminé mais non dénué d’une certaine mélodie, on pense à un DANKO JONES bien plus crade, notamment dans la production avec cette guitare au son très épais, duo oblige. Les titres sont courts, environ trois minutes, mais possèdent un développement tel que chacun fourmille d’idées, un talent d’écriture très varié qui voit débarquer des chœurs et le tuba et le trombone sur un incroyable "Homerun" très entraînant. Alors que bon nombre de groupes tentent de faire revivre un Punk cradingue, BLACK MAGIC SIX nous balance à la face les racines du style sans verser dans la nostalgie (même si le studio du mastering a été baptisé Kick Out The Jams Studios), affichant une fraicheur, une bonne humeur sans verser dans la mièvrerie. Si vous n’êtes pas fan de Punk, cet album saura vous donner le goût de ce style trop souvent limité à des groupes d’autodidactes aussi guitaristes qu’un candidat de Secret Story sachant lire, c’est marrant 5 minutes… III : Brutal Blues est clairement la découverte Rock de cette fin d’année, à écouter d’urgence, sans se prendre la tête, juste se prendre cette urgence et ce talent dans les esgourdes, et mon dieu que c’est bon !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8/10

 

BLACK MAGIC SIX

Voir les commentaires

SHINING - Redefining Darkness

Publié le par Nono666

SHINING - Redefining Darkness
Spinefarm Records
Style : Black Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.shiningasylum.com

SHINING_Redefining Darkness (2012)



01. Du, Mitt Konstverk / 02. The Ghastly Silence / 03. Han Som Hatar Människan / 04. Hail Darkness Hail / 05. Der Stora Grå / 06. For The God Below

Ce huitième album de SHINING, porté par son leader complètement déglingué mais néanmoins charismatique Niklas Kvarforth, réserve pas mal de surprises, album qu’il a composé en étroite collaboration avec le bassiste Christian Larsson. Ca commence tout en violence avec "Du, Mitt Konstverk", morceau très agressif avec quelques pointes mélodiques qui m’a immédiatement fait dire que décidément, j’aime SHINING ! Pas de surprise, mais c’est toujours bon de se dire que des groupes restent fidèles à eux-mêmes (ce qui comporte tout de même le risque de ne pas se renouveler). Entrée en matière tout en noirceur, gros riffs et cris de colère de Kvarforth : très bon ! Vient ensuite "The Gastly Silence" dont l’intro fait immédiatement penser à John Murphy et son incroyable bande son composée pour le film 28 semaines plus tard. Atmosphérique, chant clair, saxophone… je n’ai pas été désagréablement surprise mais malgré tout j’ai été quelque peu gênée par un je-ne-sais-quoi de trop lisse, même si j’ai grandement apprécié la référence (que j’espère voulue, sinon…). Tout le reste de l’album oscillera entre ces deux premières impressions, entre guitare acoustique, douceur et chant clair, et riffs énergiques, chant guttural et noirceur. Le véritable problème avec cet album c'est le dosage. Plus de douceur que d’énergie (du désespoir, c’est SHINING tout de même), et même sur certains passages, des relents de Rock old school qui m’ont déplu, car je ne m’attendais pas à entendre un album de SHINING tirant vers les canons radiophoniques. "Hail Darkness Hail" est un patchwork de différentes influences (j’ai même pensé à Rodrigo y Gabriela à un moment donné, tout en me posant la question « Mais qu’est-ce que ça fait là ça ? »). L’avant-dernière piste, "Der Stora Grå", n’est rien d’autre qu’une intro au piano. Un morceau, une intro, je ne savais pas en fait, ce n’est qu’une intro mais sans la suite : trois minutes de piano, bon… Mais la fin de l’album donne carrément une impression de fin bâclée, ça part dans tous les sens, on passe d’une intro à la guitare acoustique à un passage plutôt mal étudié, sans transition ou presque, dans le registre des gros riffs et du chant guttural, et ensuite, retour au chant clair, solo « old school », et la fin du morceau n’est pas une fin, juste le morceau qui s’éteint à la va-vite. Beaucoup de contrastes, de changements de rythmes, on est surpris, ce qui montre une certaine recherche ou plus simplement les changements brusques d’humeur de monsieur le leader Kvarforth qui a indéniablement une araignée au plafond (diagnostic de troubles bipolaires et de schizophrénie, comme si personne ne s’en doutait !), sauf que Redefining Darkness, à mon sens, abandonne quelque peu le côté Doom, je trouve cet album moins sombre et moins lugubre, alors que SHINING excellait naguère à poser ce genre d’atmosphère oppressante avec des mélodies inoubliables, là aussi avec de la guitare acoustique et des passages atmosphériques, mais en plus travaillé. Autre fait étrange : je ne comprends pas un mot de suédois, mais le chant en anglais m’a fait presque penser à de la variété (je ne suis pas fan de Robbie Williams…) et  a moins de puissance évocatrice que lorsque Niklas Kvarforth chante en suédois. Ce dernier point est peut être un caprice de ma part, mais l’impression est là... Alors que je m’attendais à écrire une chronique dithyrambique sur ce groupe qui me fait habituellement frémir, Redefining Darkness me laisse une impression d’inachevé, de patchwork plutôt brouillon... je vais me remettre de cette petite déception en réécoutant l’album V-Halmstad qui n’est certes plus de première fraîcheur mais qui, à mon sens, renferme bien plus l’essence de SHINING que ce Redefining Darkness.

Chronique par Nastassja

Note : 6/10

 

SHINING_Niklas Kvarforth_2012_promo photo
 

Voir les commentaires