MY DYING BRIDE - A Map Of All Our Failures
MY DYING BRIDE – A Map Of All Our Failures
Peaceville Records
Style : Epic Gothic Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.mydyingbride.net
01. Kneel Till Doomsday / 02. The Poorest Waltz / 03. A Tapestry Scorned / 04. Like A Perpetual Funeral / 05. A Map Of All Our Failures / 06. Hail Odysseus / 07. Within The Presence Of Absence / 08. Abandonned As Christ
MY DYING BRIDE est omniprésent depuis la sortie de For Lies I Sire, un bon album qui voyait le combo Anglais explorer un peu plus sa facette mélodique et gothique. Si cet album a pu diviser, il reste un très bon album comme l’ensemble de la discographie de ces pionniers qui opèrent depuis 20 ans maintenant. A Map Of All Our Failures fait donc suite à tout un tas d’expérimentation, que ce soit Evinta, un projet ambitieux qui est retombé comme un soufflet et qui est le premier véritable faux pas de la part du groupe qui, dans la foulée, nous envoie le EP The Barghest O’Whitby constitué d’un seul titre de 27 minutes assez classique pour du MY DYING BRIDE mais plutôt réussi, l’objectif étant de ne pas lasser sur la durée. Ce nouvel album, le onzième si on évince Evinta, marque le retour de la bande d’Aaron STAINTHORPE a des sonorités plus sombres mais surtout, on note vite une évolution importante, le rapprochement sensible du groupe avec le Traditionnal Doom Metal, la voix d’Aaron se fait moins plaintive, mélodique certes, comme l’introduction du très bon "The Poorest Waltz" qui nous évoque WHILE HEAVEN WEPT en un peu plus lourd et plus sombre. Mais c’est bien tout le début d’album qui est à tomber avec "Kneel Till Doomsday" et son introduction funérale où une cloche se fait entendre, les violons se mettent en branle mais se voient aussi octroyer un rôle plus subtil que le simple pleurnichage auquel ils étaient confinés jadis, et voilà que déboule une véritable partie Black comme on a pu en apprécier sur Songs Of Darkness, Words Of Light (2004) ainsi qu’une fin funérale à souhait, écrasante et étouffante. Hautement varié, cet album nous ramène également vers une ambiance similaire à Turn Loose The Swans (1993) le temps d’un "Tapestry Scorned" qui prolonge également l’exploration noire faite récemment par MY DYING BRIDE. Cette musique développe une ambiance qui vous prend aux tripes dès la première écoute, contrairement à For Lies I Sire ou même A Line Of Deathless Kings qui demandaient un peu plus de temps d’adaptation du fait de leur côté mélodique recherché. Sur A Map Of All Our Failures, on retrouve ces riffs infligés comme des coups de lame sur nos veines, l’introduction de "Like A Perpetual Funeral" nous mène sur des terres bien connues des fans, un petit pied à terre salvateur pour aborder une fin d’album destinée à nous mener à notre perte même si la chanson titre se révèle un peu plus faible, enfin disons un brin trop convenue, dans sa première moitié. Le violon a de nouveau un rôle prépondérant, les guitares ont gagné en lourdeur et si l’ensemble se veut plus sombre, mais aussi plus malsain, c’est aussi grâce à la variation vocale dont Aaron STAINTHORPE joue avec facilité et talent, voix parlée, chant mélodieux, chant Black, la palette du géant est impressionnante rien que sur "A Tapestry Scorned" pour n’en citer qu’un. Proposé en digibook avec un titre bonus et un DVD documentaire, cet album sera d’ores et déjà suivi d’un EP constitué de 4 titres issus des sessions d’A Map Of All Our Failures et qui devrait s’appeler The Manuscript. Si vous aviez laissé de côté ce groupe suite aux développements gothiques, voilà un album qui devrait vous permettre de vous remettre le pied à l’étrier. On ne va pas crier au génie, mais après 20 années de Doom sans accroc, garder un tel niveau d’exigence avec des changements de line-up incessants, sur cet album c’est par exemple Shaun Taylor STEELS qui a déjà opéré au sein du groupe entre 1999 et 2006, qui officie à la batterie, c’est tout simplement bluffant ! Décidément un très grand groupe, sur album comme sur scène.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8.5/10

