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LYKHAEON - Ominous Eradication Of Anguished Souls

Publié le par Nono666

LYKHAEON - Ominous Eradication Of Anguished Souls
Godz Ov War Productions
Style : Black Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2018
Site Web : www.facebook.com/lykhaeon

LYKHAEON - Ominous Eradication Of Anguished Souls



01. Chthonios I / 02. Chthonios II

Emmené par la tête pensante de DAKHMA, LYKHAEON est originaire de Suisse et opère en trio, Kerberos, alias K., en tant que chanteur bassiste, épaulé d'un guitariste et d'un batteur désignés sous les pseudonymes de S. et Infermità (aussi appelé I.). Ominous Eradication Of Anguished Souls est un EP 2 titres, ou plus précisément 1 titre découpé en 2 plages, qui fait suite à un premier album, Tanz Der Entleibten, paru en autoproduction en 2015. Tout comme pour DAKHMA, Godz Ov War Productions a eu vent de la musique orientée Black Metal du trio et nous propose là un EP de présentation assez costaud.

Au niveau de la production, on se retrouve dans l'habituelle grotte où la majorité des groupes de Black Metal enregistrent, grosse réverb' sur le chant, guitare en léger retrait et particulièrement incisive, oscillant entre riffs frénétiques et arpèges plus ambiants appuyés par des claviers en nappe. La batterie, elle, est au fond de la grotte, très en retrait, elle n'en reste pas moins intéressante pour autant, avec un jeu suffisamment varié. Le chant douloureux par moment peut faire penser à DEINONYCHUS et d'ailleurs dans le résultat final, on est pas à des années lumières non plus, même si les Suisses sont bien plus Black Metal que ne l'est DEINONYCHUS.

La construction des deux titres laisse plutôt penser à un seul et même titre découpé en deux plages car sur la première plage et les six premières de la deuxième, LYKHAEON nous assène une descente particulièrement crade, froide et malsaine où les blasts répondent à des parties plus ambiantes pour ensuite se finir sur des voix qui s'entremêlent, qui tournoient dans les effets, le tout sur un glas indiquant une fin, celle des âmes tourmentées si l'on en croit le titre de cet EP. S'appuyant sur un thème unique tout au long des vingt premières minutes, décliné de plusieurs façons musicalement, le trio ne tourne cependant pas en rond et réussit à nous garder avec lui dans cet instant particulièrement troublant qu'est cet Ominous Eradication Of Anguished Souls, les plus impatients trouveront certainement la fin un peu longue et je ne peux pas leur donner complètement tort, cette longue outro paraît un peu démesurée par rapport à la longueur du EP.

Toujours est il qu'après trois années de silence discographique, LYKHAEON nous renvoie une musique mieux produite, un son de batterie bien mieux intégré, un chant mieux produit également même si plus commun, le tout dans une dissonance ne venant plus des guitares mais plutôt de l'ambiance générale, une évolution qui mène le trio vers quelque chose de plus répandu aujourd'hui mais aussi quelque chose de plus intense, plus en accord avec l'imagerie développée par le groupe.

Chronique : Aymerick Painless

LYKHAEON - Ominous Eradication Of Anguished Souls

 

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GHOST - Prequelle

Publié le par Nono666

GHOST - Prequelle
Loma Vista Recordings
Style : Pop(e) Metal
Origine : Suède
Sortie : 2018
Site Web : www.ghost-official.com

GHOST - Prequelle



01. Ashes / 02. Rats / 03. Faith / 04. See The Light / 05. Miasma / 06. Dance Macabre / 07. Pro Memoria / 08. Witch Image / 09. Helvetesfonster / 10. Life Eternal

Le pape est mort, vive le… Cardinal ?! - Nombreuses sont les interrogations suite à « l'enlèvement » de Papa Emeritus III survenu en début d'année lors du Pope Star Tour. Nous nous attendions logiquement à l'intronisation d'un Papa Emeritus IV, quelle surprise d'apprendre que c'est un certain Cardinal Copia qui aura la lourde tâche d'assurer le poste de leader des Nameless ghouls (line up complétement changé pour l'album).

Lors d'une récente déclaration, Tobias FORGE (leader et compositeur du groupe) a déclaré que la pape actuel, Papa Nihil alias Papa Emeritus Zero, étant trop vieux, prend sous son aile le Cardinal Copia afin d'en faire son digne successeur.

Plusieurs mois après ce retournement de situation, Prequelle est révélé au public. Ce quatrième album de GHOST est certainement le plus sombre au vu de l'univers dépeint dans les lyrics. Les thèmes abordés traitent de la peste, de l'apocalypse, ainsi que plusieurs évènements préjudiciables à l'humanité.

La production est de très grande qualité et Tobias  délivre un travail de composition et d'interprétation tout à fait remarquable. Quelle stupéfaction de découvrir deux titres "OVNI" entièrement musicaux, une première pour le combo suédois. Il s'agit des titres "Miasma" et "Helvetesfonster",  de surcroît très progressifs, laissant libre cours au piano avec brio, mais également un saxophone sur "Miasma". On rêve, on voyage, on en oublie même que notre « futur pape » n'officie pas derrière son micro tellement ses/ces morceaux sont transcendants.

Il n'en est pas moins intéressant de voir l'évolution du chant de FORGE sur cet opus, c'est parfaitement maitrisé et varié au fur et à mesure de l'écoute. GHOST est une usine à tubes : des mélodies catchy et très 80's ("Dance Macabre", "Witch Image") allant jusqu'aux riffs heavy ("Rats"), des refrains fédérateurs ("See The Light", "Faith") sans oublier cette douceur propre à certains anciens morceaux ("He Is" par exemple) sur les titres "Life Eternal" ou encore "Pro Memoria". Il manquerait juste cette touche "Doom" commune à Opus Eponymous et Infestissumam qui faisait le charme des débuts du groupe.

Pour conclure, GHOST propose une œuvre conceptuelle à la limite d'un Rock Opéra où chaque élément est à sa place et continue de nous épater tant dans l'écriture que dans la qualité des titres proposés.

Chronique : Bulga Juco

GHOST - Prequelle

 

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IMMORTAL - Northern Chaos Gods

Publié le par Nono666

IMMORTAL - Northern Chaos Gods
Nuclear Blast
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2018
Site Web : www.immortalofficial.com

IMMORTAL - Northern Chaos Gods



01. Northern Chaos Gods / 02. Into Battle Ride / 03. Gates To Blashyrkh / 04. Grim And Dark / 05. Called To Ice / 06. Where Mountains Rise / 07. Blacker Of Worlds / 08. Mighty Ravendark

Si en 2015 le départ d'Abbath pouvait apparaître comme un coup dur pour IMMORTAL, force est de constater à l'écoute de ce Northern Chaos Gods que c'est tout l'inverse qui s'est produit. Recentré autour de Demonaz et Horgh, la basse est ici tenue par Peter Tagtgren (HYPOCRISY, PAIN) qui s'est également chargé de la production, le duo s'en est visiblement trouvé reboosté, retrouvant une inspiration qui lui faisait quelque peu défaut sur un All Shall Fall bien peu marquant sorti en 2009.

Demonaz, tel le gardien des portes de Blashyrkh, se pose désormais en garant de l'identité IMMORTAL, qui renoue, sur ce neuvième album, avec son glorieux passé, nous ramenant à la grande époque de Battles In The North et autre Blizzard Beasts. Une sorte de retour aux sources qui voit le IMMORTAL version 2018 proposer un Black Metal sans concession, froid et haineux. Dès "Northern Chaos Gods" qui ouvre l'album, on se retrouve propulsé en plein blizzard, au cœur de forêts norvégiennes enneigées, les éléments se déchaînent, apportant une force épique à l'ensemble ("Grim And Dark"). Et ce n'est pas "Into Battle Ride" ou "Gates To Blashyrkh" qui vont calmer les choses. Le tempo est rapide et les vocaux redoutablement vindicatifs de Demonaz, éructés avec toute la haine et la puissance propre au style, vont finir d'apporter cette froideur typiquement Immortalienne avec en point d'orgue ce fantastique "Mighty Ravendark", morceau de bravoure de plus de neuf minutes, qui se révèle être la quintessence du style IMMORTAL.

Se relever de la perte d'un chanteur aussi emblématique qu'Abbath n'était pas gagné d'avance, notre duo a su relever le défi et trouver les ressources nécessaires pour revenir au sommet de son art, plus inspiré et rageur que jamais ! Avec ce nouvel opus les Norvégiens frappent un grand coup, faisant de ce Northern Chaos Gods une vraie réussite ! Une tuerie comme le groupe n'en avait plus proposé depuis un bon moment ! Que les Dieux du Nord déchaînent le chaos à tout jamais !!!

Chronique : Nono666

IMMORTAL - Northern Chaos Gods

 

 

 

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KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground

Publié le par Nono666

KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground
Godz Ov War Productions
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2018
Site Web : www.facebook.com/kingdomtempleofdeath

KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground



01. Walls Of Askalon / 02. Putrescent Remains / 03. Grobowiec ludzkości / 04. Niemy krzyk zagłady / 05. Black Light To The Rotten Wombs Of Disgrace / 06. Martwa ziemia / 07. Karma Slayer / 08. Blashyrkh (Immortal cover)

Dans l'underground Death Metal, les Polonais de KINGDOM ne sont pas vraiment des bleus débarquant de nulle part. Auteurs de quatre albums avec une tendance à la régularité accrue, les trois Polonais, tous issus d'autres groupes de la scène nationale, sont de retour avec Putrescent Remains Of The Dead Ground, une ode au Death Metal old-school situé entre le MORBID ANGEL le plus clinique et le Death Metal à Polonaise avec VADER en porte étendard.

Situant l'action maintenant car si Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment publié en 2016 confirmait des capacités du groupe à maintenir le niveau de qualité tout en étant plus présent, il y avait des pistes intéressantes que l'on retrouve ici. La construction de l'album tout d'abord, l'efficacité est de mise avec l'entrée en matière "Walls Of Askalon", on est là dans la frange CANNIBAL CORPSE / DEICIDE du Death Metal, frénétique, rapide et sombre, ça vous explose au visage. Viennent ensuite des titres plus rampants, moins directs comme ces "Putrescent Remains" ou "Grobowiec Ludzkości" où la nature Black Metal du groupe ressurgit de façon très naturelle, le tout très bien porté par la voix de LWN qui tire particulièrement sur ce style, alors lorsqu'en plus on applique sur cette voix une reverb' bien froide et un léger delay, impossible de ne pas faire pencher la musique du groupe vers le Black Metal, style que le trio apprécie particulièrement.

Tout comme l'album précédent, c'est le même Mateu-Sz qui a pris en charge l'enregistrement, le mixage et le mastering de cette galette pour un résultat massif mais terriblement emprunt de nostalgie fin 80's, début 90's. Tout comme l'album précédent et les autres aussi d'ailleurs, le groupe alterne l'expression en anglais et en polonais, de façon plus prononcée ici avec trois titres dans leur langue maternelle dont ce "Grobowiec Ludzkości" au riff principal entêtant, certainement aussi, le titre le plus arrangé. Tout comme l'album précédent, on remarque quelques lignes de chant bien crades signées SBCH (comme sur l'album précédent) sur des "Putrescent Remains" et surtout sur "Martwa Ziemia" pour le même résultat, une folie dégénérative et vraiment intéressante dans le rendu. Enfin, tout comme sur les albums précédents, KINGDOM finit sur une reprise et après ANGELCORPSE ou DARKTHRONE, c'est le classique "Blashyrkh" d'IMMORTAL qui est envoyé.

Alliant un Death Metal assez brutal, à l'image des "Walls Of Askalon" ou l'expéditif "Karma Slayer", à un Death metal plus mid-tempo sur "Grobowiec Ludzkości" ou l'instrumental "Niemy krzyk zagłady" particulièrement réussi également, à un esprit Black Metal dans le fond, KINGDOM confirme assez largement ses capacités à gagner les territoires européens et le tout avec une régularité constante dans la qualité de ce qu'ils proposent. Les amateurs de Sepulchral Psalms From The Abyss Of Torment ne seront pas dépaysés à l'écoute de ce Putrescent Remains Of The Dead Ground tout aussi recommandé.

Chronique : Aymerick Painless

KINGDOM - Putrescent Remains Of The Dead Ground

 

 

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CLIF MAGNESS - Lucky Dog

Publié le par Nono666

CLIF MAGNESS - Lucky Dog
Frontiers Music Srl
Style : Melodic Rock / AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2018
Site Web : http://cliftonmagness.com

CLIF MAGNESS - Lucky Dog



01. Ain't No Way / 02. Don't Look Now / 03. Unbroken / 04. Like You / 05. Love Needs A Heart / 06. Nobody But You / 07. Maybe / 08. Shout / 09. Rain / 10. All Over My Mind / 11. My Heart

Alors que l'on croyait CLIF MAGNESS disparu des radars depuis longtemps, c'est avec une grande surprise que l'on retrouve cet artiste sur le devant de la scène en 2018, mais c'était sans compter sur l'insistance des fans du monde entier et la pression de Frontiers Music, qui nous propose ce nouvel album, Lucky Dog.

Ce deuxième travail solo apporte un son plus contemporain, offrant une bonne variété de paysages sonores qui ne manqueront pas de capter l'intérêt de tout auditeur. CLIF MAGNESS obtient son groove Hard Rock avec le titre "Ain't No Way", "Shout", peut-être ma chanson préférée ici, avec sa guitare pointue et un refrain de tueur. Avec des titres comme " All Over My Mind" et "Maybe", Magness nous offre des parties plus légères, avec de la guitare acoustique et du piano, contre des parties plus fortes et avec de grosses percussions. Les grands tambours sur "All Over My Mind" sont magnifiques. Au sein de "Nobody But You", Magness se laisse tomber dans un bel harmonica. Enfin, sur l'hymne Rock AOR accrocheur "Love Needs A Heart", il est accompagné de Robin BECK pour un superbe duo.

Dans l'ensemble, Lucky Dog est un savoureux plateau de Rock mélodique de la part de ce musicien talentueux et très accompli. Facilement recommandé même si plus Rock qu'AOR, ce Lucky Dog n'en est pas moins un bel album. Et bien que le choix du premier single soit un peu trompeur, ce second effort solo reste plutôt cohérent. CLIF MAGNESS est un compositeur exceptionnel, un excellent chanteur et un guitariste très habile. D'ailleurs je vous conseille fortement son premier album solo, qui est une merveille, tout comme l'album du groupe PLANET 3 où Clif y tient le micro.

Chronique : David L.

CLIF MAGNESS - Lucky Dog

 

 

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LELAHELL - Alif

Publié le par Nono666

LELAHELL - Alif
Metal Age Productions
Style : Death Metal
Origine : Algérie
Sortie : 2018
Site Web : www.facebook.com/Lelahell

LELAHELL - Alif



01. Paramnesia / 02. Ignis Fatuus / 03. Thou Shalt Not Kill / 04. Ribat Essalem / 05. Adam The First / 06. The Fifth / 07. Insiraf / Martyr / 08. Litham (The Reach Of The Kal Asuf) / 09. Parasits / 10. Impunity Of The Mutants

Quatre ans après la sortie de Al Insane…The (Re)birth Of Abderrahmane, les Algériens de LELAHELL nous livrent Alif via le label Slovaque Metal Age Productions. L'album a été mixé et masterisé par les frères WIESLAWSKI, en Pologne, au célèbre Hertz Studio (Behemoth, Decapitated, Hate, Vader) et l'artwork a été réalisé par K Illustrations (Aborted, Dew Scented Sodom). Alléchante cette présentation n'est-ce pas ? Il faut également savoir que la batterie a été enregistré par l'illustre Hannes GROSSMANN (Obscura, Blotted Science, ex-Necrophagist). S'offrir les services d'un invité aussi prestigieux annonce d'ores et déjà la couleur de ce nouveau LELAHELL.

Ce nouvel opus est centré sur le jeune Abderrahmane, cette fois-ci la trame principale raconte l'évolution de cet enfant : ses premiers pas, l'apprentissage de la lecture mais bien évidemment lorsqu'il prend conscience de la dangerosité du monde dans lequel il grandit. LELAHELL nous donne l'opportunité de nous plonger dans le second chapitre du livre d'Abderrahmane. Mais qu'en est il de la bande sonore de cette œuvre ?

Le premier titre, "Paramnesia", démontre une nouvelle fois qu’avec LELAHELL on ne fait pas dans la dentelle. Une entrée en matière directe et soignée. Redouane AOUAMEUR (Chant, guitare, basse) n'en est pas à son coup d'essai, il a déjà officié dans plusieurs groupes de la scène Metal Algérienne. Je vous invite par ailleurs à découvrir le documentaire Highway To Lelahell.

Malgré la jeune existence du groupe, il n'a rien à envier aux pionniers du genre : riffs survitaminés, rythmiques techniques, blast beats démentiels, des solos de guitares méticuleusement placés ("Adam The First", "Ribat Essalem"…). De plus, l'incorporation du folklore traditionnel Algérien apporte cette chaleur qui est en parfaite adéquation avec le concept de Alif. Avec ses compositions pointilleuses alliées à une production renommée, LELAHELL est monté en puissance depuis son premier EP, et le résultat est de très grande qualité.

Chronique : Bulga Juco

LELAHELL - Alif

 

 

 

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DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv

Publié le par Nono666

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv
InsideOut Music
Style : Progressive Metal
Origine : Canada
Sortie : 2018
Site Web : www.hevydevy.com

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv



By Request With Orchestra

01. Truth / 02. Stormbending / 03. Om / 04. Failure / 05. By Your Command / 06. Gaia / 07. Deadhead / 08. Canada / 09. Bad Devil / 10. Higher / 11. A Simple Lullalby / 12. Deep Peace

Ocean Machine

01. Seventh Wave / 02. Life / 03. Night / 04. Hide Nowhere / 05. Sister / 06. 3 A.M. / 07. Voices In The Fan / 08. Greetings / 09. Regulator / 10. Funeral / 11. Bastard / 12. The Death Of Music / 13. Things Beyond Things

 
Inutile de présenter Devin TOWNSEND, le multi-instrumentiste canadien (STRAPPING YOUNG LAD, STEVE VAI, DEVIN TOWNSEND BAND, DEVIN TOWNSEND PROJECT,…) qui, à l'occasion des 20 ans de l'album Ocean Machine : Biomech, vient poser les flight cases du DEVIN TOWNSEND PROJECT en Bulgarie, dans l'enceinte de l'ancien théâtre Romain de Plovdiv (Filmé et enregistré le 22 septembre 2017). Comme à son habitude le Canadien nous démontre qu'il est aussi époustouflant en live qu'en studio. Le live se divise en deux parties : la première n'est autre qu'un florilège des morceaux de DTP choisis par les fans pour ce concert, interprété avec l'orchestre du Plovdiv State Orchestra.

On reconnaît dès les premières notes la marque de fabrique de Townsend : le wall of sound (technique de production qui consiste à superposer plusieurs couches atmosphériques). L'orchestre de Plovdiv vient ensuite se greffer et là c'est le moment de vérité avec le premier riff de guitare de "Truth" (avez-vous remarqué le jeu de mots). Les morceaux s'enchaînent avec une fraîcheur et une interprétation toujours aussi irréprochable. L'orchestration apporte une dynamique qui nous donne la sensation de redécouvrir les classiques du groupe avec une certaine théâtralité. Une première partie riche en émotion, avec un Devin toujours aussi précis et perfectionniste, que ce soit dans son interprétation vocale mais également dans sa qualité de jeu.

La deuxième partie est composée de l'intégralité de Ocean Machine, mais cette fois-ci sans l'intervention de l'orchestre. Mais est-ce vraiment nécessaire de refaire une chronique de cet album qui, d'apparence, ne démontre pas une technicité propre à ce que faisait STRAPPING YOUNG LAD, néanmoins la complexité de composition est dans l'association des autres instruments. C'est toujours un plaisir d'écouter cet opus qui marqua un tournant dans la carrière de Devin. Il y a un chez lui cette sincérité qui nous fait frissonner et voyager tout au long de ce set, le titre "Life" en est le parfait exemple. Les musiciens sont d'une précision chirurgicale, quand on écoute Devin Townsend sur ce Live At Ancient Roman Theater Plovdiv, nous n'avons pas l'impression que cet album est sorti il y a 20 ans. La nuance est infime entre l'album studio et cette interprétation live de grande qualité.

Au final, nous avons là un live épique qui ravira aussi bien les plus anciens fans du Hevy Devy que les plus jeunes headbangers. De plus, Devin a annoncé récemment que le successeur de Transcendance (2016) était déjà en travaux, alors voila de quoi patienter en attendant cette future sortie...

Chronique : Bulga Juco

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ocean Machine - Live At The Ancient Roman Theater Plovdiv

 

 

 

 

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ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back

Publié le par Nono666

ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back
Spinefarm Records
Style : Stoner Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2018
Site Web : www.orangegoblinofficial.com

ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back




01. Sons Of Salem / 02. The Wolf Bites Back / 03. Renegade / 04. Swords Of Fire / 05. Ghosts Of The Primitive / 06. In Bocca al Lupo / 07. Suicide Division / 08. The Stranger / 09. Burn The Ships / 10. Zeitgeist



Salut les amis ! Alors ? On a passé un bon Hellfest ? C’était bien, hein ? Comme chaque année bien sûr ! On en reparle très vite… Pour cette chronique, je vous présente LA découverte live de cette année pour ma part.

ORANGE GOBLIN revient avec un neuvième opus, The Wolf Bites Back, et ça tabasse !!! Les Anglais nous offrent encore 40 minutes de pur plaisir (performant les garçons !). Le grand Ben Ward appelle ses disciples dès les premières notes, et nous sommes tout ouïe. « Rise Up , Sons of Salem !!! ». Oui, oui, c’est bon, on est chaud là ! Envoie du lourd ! Et c’est parti... du gros Stoner tout au long de cet album, avec les morceaux "Renegade" ou "Ghosts Of The Primitive" qui donnent envie de bousculer son voisin. Mais aussi "The Stranger", beaucoup plus bluesy tout en restant très lourd. A la fin c’est toujours pareil... « bah... déjà fini ?? » et on se le remet deux, trois, voire quatre fois, et ça passe toujours aussi bien... on parle toujours de l’album hein ?

Chronique : Ben

ORANGE GOBLIN - The Wolf Bites Back

 

 

 

 

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GRAVECOVEN - Coughing Blood

Publié le par Nono666

GRAVECOVEN - Coughing Blood
Godz Ov War Productions
Style : Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2018
Site Web : www.facebook.com/GraveCoven

GRAVECOVEN - Coughing Blood



01. Summoning Vengeance / 02. Furious Fires / 03. Spiritual Violence / 04. The Ecstasy Of Hatred

Jusqu'ici disponibles en digital sur deux sorties distinctes, Coughing Blood et Coughing Blood 2, depuis 2015, les Américains nous proposent ces mêmes titres sur la version physique de ce premier EP nommé Coughing Blood. Après ROTTING KINGDOM, Godz Ov War Productions confirme donc son œil placé sur la scène américaine qui fourmille de groupes dont les racines sont à chercher du côté du vieux continent.

Le duo emmené par Phillip Gallagher, qui s'occupe de tous les instruments, et James Rauh du chant, verse dans un Black Metal aux influences Doom certaines. Toutefois, si une accointance avec DEINONYCHUS pourrait être trouvée le temps du break de "Summoning Vengeance", elle s'arrête assez rapidement, le chant de James peut parfois évoquer un NIGHTBRINGER pour rester aux Etats-Unis ("Furious Fires", "The Ecstasy Of Hatred" et son rythme bien rentre dedans) alors que musicalement, le duo s'amuse avec les codes des deux genres prédominant, notamment sur un étonnant "Spiritual Violence" qui prend une tournure mélodique en plein milieu d'une avalanche de blasts et de growls caverneux, l'esprit est sombre mais très puissant. On reconnait là l'école américaine du Black Metal où la puissance répond à la crasse européenne et on voit surgir des affiliations à DRASTUS, vous voyez le tableau, on est loin de l'univers d'un BARATHRUM !

La production étant des plus solide, notamment avec une force de percussion sur la caisse claire parfaitement audible, une guitare incisive qui assure la jonction entre le Black Metal et une lourdeur obtenue par le jeu des deux pistes de guitare, une plus précise que l'autre pour jouer sur toutes les dimensions, un choix judicieux qui confère aux quatre titres un caractère suintant tout en conservant la puissance originale. GRAVECOVEN ne va donc rien révolutionner là mais ce n'était pas le sujet, ces quatre titres présentés sur support CD permettent surtout au groupe de s'implanter un peu partout, tout en redonnant une nouvelle jeunesse à ces titres vraiment costauds. Une très belle entrée en matière.

Chronique : Aymerick Painless

GRAVECOVEN - Coughing Blood

 

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PSYCHANOÏA - Unreal Seas

Publié le par Nono666

PSYCHANOIA - Unreal Seas
Requiem Productions
Style : Progressive Hard Rock/Metal
Origine : France
Sortie : 2017
Site Web : www.facebook.com/Psychanoia

PSYCHANOÏA - Unreal Seas



01. Melt Into Dawn / 02. This Between / 03. The Shadows In Me / 04. Thin Roads To Nowhere / 05. Find A Way / 06. The Letter / 07. My Hope / 08. Last Words

Si PSYCHANOÏA était quelque peu passé sous le radar d'Heavy Sound lors de la sortie de ses deux premiers albums, nous avions néanmoins parlé des francs-Comtois en 2012 pour la sortie de la démo, qui nous présentait alors un avant gout de ce que serait ce troisième album, qui n'arrivera finalement qu'en... 2017.

Constitué des membres de FOREIGN, groupe qui avait sorti le très bon The Symphony Of The Wandering Jew Part.1 en 2014, PSYCHANOÏA pratique un Rock/Metal progressif, riche et varié, qui ne manquera pas d'évoquer quelques références du genre comme MARILLION ("This Between"), PORCUPINE TREE ("Thin Roads To Nowhere") ou PAIN OF SALVATION ("My Hope"). Aérien et mélodique, le style de nos Français nous entraine à travers un bien agréable voyage où cohabitent passages planants ("Melt Into Dawn") ou plus atmosphériques ("Thin Roads To Nowhere"), naviguant, au gré des envies du combo, d'un registre plutôt Rock ("The Shadows In Me") à des choses plus progressives comme "Thin Roads To Nowhere", le tout porté par la voix d'un Ivan Jacquin au registre très versatile (les quelques growls présents sur "Last Words") parfois empreint d'une certaine théâtralité ("The Shadows In Me").

Avec ce troisième album, PSYCHANOÏA démontre toute l'étendue de son savoir-faire via des compos parfaitement structurées et des plus inspirées, faisant de ce Unreal Seas un disque d'un très bon niveau, méritant toute l'attention des amateurs de Rock et Metal progressif, de MARILLION à ARENA en passant OPETH ou PAIN OF SALVATION.

Chronique : Nono666

PSYCHANOÏA - Unreal Seas

 

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