GRAVECOVEN - Coughing Blood
GRAVECOVEN - Coughing Blood
Godz Ov War Productions
Style : Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2018
Site Web : www.facebook.com/GraveCoven
01. Summoning Vengeance / 02. Furious Fires / 03. Spiritual Violence / 04. The Ecstasy Of Hatred
Jusqu'ici disponibles en digital sur deux sorties distinctes, Coughing Blood et Coughing Blood 2, depuis 2015, les Américains nous proposent ces mêmes titres sur la version physique de ce premier EP nommé Coughing Blood. Après ROTTING KINGDOM, Godz Ov War Productions confirme donc son œil placé sur la scène américaine qui fourmille de groupes dont les racines sont à chercher du côté du vieux continent.
Le duo emmené par Phillip Gallagher, qui s'occupe de tous les instruments, et James Rauh du chant, verse dans un Black Metal aux influences Doom certaines. Toutefois, si une accointance avec DEINONYCHUS pourrait être trouvée le temps du break de "Summoning Vengeance", elle s'arrête assez rapidement, le chant de James peut parfois évoquer un NIGHTBRINGER pour rester aux Etats-Unis ("Furious Fires", "The Ecstasy Of Hatred" et son rythme bien rentre dedans) alors que musicalement, le duo s'amuse avec les codes des deux genres prédominant, notamment sur un étonnant "Spiritual Violence" qui prend une tournure mélodique en plein milieu d'une avalanche de blasts et de growls caverneux, l'esprit est sombre mais très puissant. On reconnait là l'école américaine du Black Metal où la puissance répond à la crasse européenne et on voit surgir des affiliations à DRASTUS, vous voyez le tableau, on est loin de l'univers d'un BARATHRUM !
La production étant des plus solide, notamment avec une force de percussion sur la caisse claire parfaitement audible, une guitare incisive qui assure la jonction entre le Black Metal et une lourdeur obtenue par le jeu des deux pistes de guitare, une plus précise que l'autre pour jouer sur toutes les dimensions, un choix judicieux qui confère aux quatre titres un caractère suintant tout en conservant la puissance originale. GRAVECOVEN ne va donc rien révolutionner là mais ce n'était pas le sujet, ces quatre titres présentés sur support CD permettent surtout au groupe de s'implanter un peu partout, tout en redonnant une nouvelle jeunesse à ces titres vraiment costauds. Une très belle entrée en matière.
Chronique : Aymerick Painless
